samedi 21 janvier 2017

Doctor Strange

Doctor Strange

L'une des nombreuses affiches promotionnelles

Doctor Strange est un long métrage de 1h55 min réalisé par Scott Derickson, sorti en salle le 26 octobre 2016. Le film se base sur le comics crée par Steve Ditko et Stan Lee. Distribué en France par Walt Disney Compagny France, le film a engrangé près de 2 millions d'entrées en France. Le film a couté 165 millions de dollar à produire et réaliser mais a rapporté plus de 650 millions de dollars, un franc succès donc. La présence du Doctor a été confirmé pour Thor 3 : Ragnarok.
DVD & Blu-ray : 15 mars 2016 

Casting principal :

Dr Stephen Strange : Benedict Cumberbatch
Mordo : Chiwetel Ejiofor
L'Ancienne : Tilda Swinton
Christine Palmer : Rachel McAdams
Kaecillius : Mads Mikkelsen

Synopsis : Chirurgien de génie et surdoué, le Doctor Strange est aussi une personne très arrogante et imbue de lui-même, n'acceptant que des cas exceptionnels comme patient. La situation tourne à sa défaveur quand il perd l'usage de ses mains dans un accident de voiture. Les mains tremblantes, il ne pourra plus jamais opérer. Prêt à tout pour guérir, il s'enfonce dans les arts mystiques et défit les lois de la métaphysique pour apprendre des choses qui le dépassent et mettre de côté son égo. Deviendra-t-il le sorcier dont le monde a besoin ?

Marion

L'avis de Marion : Fan de Marvel mais peu connaissance du sorcier suprême des mondes, je suis allée voir le Doctor Strange avec une certaine curiosité et aucune attente. Une expérience rafraichissante.
   Ce qui frappe tout de suite dans le film, c'est la qualité des effets spéciaux. Les images sont impressionnantes, j'aime particulièrement les cercles de magie qui apparaissent aux mains des pratiquants, léger, esthétique. Alors en plus, ils peuvent se battre avec ! La manière dont cette lumière magique jaune brillante est utilisée, comment cela semble si naturel, me laisse sans voix d'admiration. Et ça, ce n'était que la mise en bouche. Le meilleur arrive quand les sorciers distordent la réalité pour la bouger, mettant le tout Londres à l'envers, imbriquant des immeubles dans d'autres, la rendant malléable comme bon leur semble pour perturber leurs adversaires. Les scènes de combat prennent une toute autre tournure avec cette élément, nous faisant tourner la tête. À cela s'ajoute les costumes superbes. Les tenues de l'Ancienne, de Kaecillius et du Doctor sont d'un esthétisme pur qui cadrent parfaitement avec leur discipline. Leur art martial si particulier fait que je ne les voyais pas porter des tenues modernes et bien restés dans ces sortes de kimonos à l'ancienne. Celui de l'Ancienne marque son statut, c'est celui qui semble le plus travaillé, le plus noble. Ceux des disciples tels que Mordo, Stephen ou Kaecillius, sont plus élimés, on voit qu'ils ne sont probablement pas les premiers à les porter, c'est plus rustique. Toutefois, on voit la volonté de Kaecillius à se mettre au niveau de l'ancienne par une tunique de couleur semblable là où les autres disciples ont des couleurs ternes. Mon étonnement est de voir à quel point celle de Strange fait classique et se métamorphose à partir du moment où il endosse la cape. On ne réalise pas qu'il s'agit de la même tenue mais juste avec un accessoire supplémentaire. Il m'a semblé voir quelques faux raccords sur les doubles anneaux qui disparaissaient et réapparaissaient quand ça arrangeait. Les décors sont tout aussi somptueux et je ne fais pas la différence entre les effets spéciaux ou les scènes en extérieur réellement. L'intérieur du quartier générale de Londres notamment est sublime, tout en bois, véhiculant quelque chose de noble.
    Niveau scénario, le film est scindé en deux : dans une première partie, la découverte des arts mystiques et l'entrainement du Dr Strange avec en filigrane, en fond, subtil, les éléments qui font la seconde partie. Et quelle partie ! Combattre l'ascension de Kaecillius mais aussi comprendre les éléments de magie qui lui font défaut contre Kaecillius. La première partie du film ne parait pas longue grâce au fait que j'étais autant dans le flou que Strange. L'effet est-il moins saisissant quand on connait mieux que moi l'univers ? Je pourrais en témoigner en deuxième lecture du film. En tout cas, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Gageur Marvel, on retrouve l'humour malgré le sérieux relatif du film et c'est toujours aussi bon.
     Si cela se passe aussi bien, c'est grâce aux acteurs qui sont assez exceptionnels. Benedict Cumberbatch était fait pour être Dr Strange. Son visage, sa stature, tout était fait pour qu'il incarne le sorcier suprême. Il réussit l'exploit d'être cette personne détestable en cinq minutes de film et ensuite un être humain que l'on prend en pitié, que l'on comprend. Le voyage interne du Dr est énorme et on l'en ressent grâce au travail d'acteur de Cumberbatch.
       La présence de Rachel McAdams n'est pas superflue mais n'apporte pas non plus quelque chose d'essentiel. Elle est certes la part d'humanité restante du docteur mais sans plus. Elle fait bien pâle figure à côté de Tilda Swinton. On ne l'a même pas vu encore dans la première scène qu'elle en impose déjà. Elle est calme, un puits de science mais aussi semble caché quelque chose. C'est typiquement la personne trop parfaite qui doit forcément cacher quelque chose. En revanche, Mads Mikkelsen en Kaecillius, lui il est évident qu'il n'a rien à cacher, c'est le méchant, et l'acteur a démontré tout son charisme et sa présence est magnétique. Ce qui est fort, c'est qu'on ne peut pas forcément lui en vouloir, il y a une certaine logique dans son raisonnement. Il impressionne quand on le voit entrer en scène, rien que cela démontre qu'il a réussi son job.
     En somme, Dr Strange est un film en deux mouvements. Le premier peut sembler lent mais avec un peu de curiosité et la touche Marvel qui nous emporte, le deuxième mouvement se révèle comme parfait. À voir pour la beauté et le travail des acteurs.
      

vendredi 20 janvier 2017

The Flash - Saison 2

The Flash - Saison 2

Affiche officielle

Amené lors d'une apparition du scientifique Barry Allen dans Arrow, le jeune homme est vite parti pour avoir sa propre série en octobre 2014. Crée par Greg Berlanti et Andrew Kreisberg, diffusé par CW, la série connait un succès similaire à Arrow, dirigé par les mêmes personnes. Un crossover sur deux épisodes est installé obligeant à regarder les deux séries de front pour comprendre. Au terme des 22 épisodes, une seconde saison a été annoncée.
Synopsis : Avoir vaincu le Reverse Flash a eu bien des conséquences néfastes. Ronnie, le fiancé de Caitlin, est mort dans la manoeuvre, laissant la scientifique déboussolée, et des brèches temporelles se sont ouvertes à Central City. Depuis, une invasion de méta-humain sévit sur la ville. Mais plus étrange, chacun d'entre eux semble avoir un objectif bien précis : tuer Flash. Mais qui est donc ce Zoom, qui les envoie et semble tous les terroriser

Episodes :
  1. L'homme qui a sauvé Central City, diffusé le 06 octobre 2015, 3 600 000 téléspectateurs
  2. L'autre monde, diffusé le 13 octobre 2015, 3 300 000 téléspectateurs
  3. Pression familiale, diffusé le 20 octobre 2015, 3 500 000 téléspectateurs
  4. Le nouveau candidat, diffusé le 27 octobre 2015, 3 400 000 téléspectateurs
  5. Un retour inattendu, diffusé le 03 novembre 2015, 3 900 000 téléspectateurs
  6. Le face-à-face, diffusé le 10 novembre 2015, 3 600 000 téléspectateurs
  7. Gare au gorille, diffusé le 17 novembre 2015, 3 500 000 téléspectateurs
  8. Les légendes d'aujourd'hui, diffusé le 1er décembre 2015, 3 900 000 téléspectateurs 
  9. Encore plus fort, diffusé le 8 décembre 2015, 3 600 000 téléspectateurs
  10. Course au ralenti, diffusé le 19 janvier 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  11. Un seul et unique, diffusé le 26 janvier 2016, 3 700 000 téléspectateurs
  12. Les pleins pouvoirs, diffusé le 2 février 2016, 3 700 000 téléspectateurs
  13. Bienvenue sur Terre-2, diffusé le 9 février 2016, 4 000 000 téléspectateurs
  14. La dernière brèche, diffusé le 16 février 2016, 3 900 000 téléspectateurs
  15. King Shark, diffusé le 23 février 2016, 3 800 000 téléspectateurs
  16. L'éclair bleu, diffusé le 22 mars 2016, 3 000 000 téléspectateurs
  17. Flash-back, diffusé le 29 mars 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  18. L'affrontement, diffusé le 19 avril 2016, 3 000 000 téléspectateurs
  19. Un héros ordinaire, diffusé le 26 avril 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  20. Rupture, diffusé le 03 mai 2016, 3 300 000 téléspectateurs
  21. La vitesse pure, diffusé le 10 mai 2016, 3 500 000 téléspectateurs
  22. Invincible, diffusé le 17 mai 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  23. Le Duel, diffusé le 24 mai 2016, 3 400 000 téléspectateurs

 Casting principal :
Barry Allen / Flash : Grant Gustin
Caitlin Snow : Danielle Panabaker
Dr Harrison Wells : Tom Cavanagh
Cisco Ramon : Carlos Valdes
Joe West : Jesse L. Martin
Iris West : Candice Patton


 Marion

L'avis de Marion : Après une première saison sympathique mais sans plus, j'attendais une vraie lancée pour Flash. Résultat, mon avis est très paradoxal. Je m'explique
     Petit infime changement de look pour The Flash, maintenant, le logo a un fond blanc. Ce petit détail n'est qu'anecdotique mais fais plaisir quand même pour la ressemblance encore avec le Flash du comics. En revanche, je suis clairement déçue du costume de Zoom. Ils ont fait le choix de changer son costume (qui est plutôt celui du Reverse Flash) et de le faire proche d'une version inconnue que l'on peut trouver dans certains comics - que je ne connais pas. Toutefois, le résultat me déçoit car finalement, ce n'est que le même costume que Flash mais en noir et avec un genre de masque en muscle fondu sur la bouche. Les lignes sur le masque, les éclairs sur le côté du casque, ceux sur le pantalon, tout est identique au costume de Flash à l'exception de la teinture noire. En revanche, j'ai été plus que séduite par les personnages de la Terre-2, à l'exception de Laurel, mais ça, c'est physique. Les costumes de cette Terre sont plutôt cools et donnent une idée de ce que pourrait être aussi la réalité de Barry. La comparaison était drôle à faire, un élément scénaristique classique mais efficace.
     Le scénario donc. Globalement, j'ai été plutôt satisfaite par le scénario et la direction choisie par la série. Bien sûr tout n'est pas parfait. Par exemple l'épisode 4 est assez inutile à mon goût et m'a lassée. J'aime que les personnages morts le restent. C'est pourtant pas sorcier comme demande. L'arrivée d'un troisième protagoniste pour chambouler l'absence de vie amoureuse de Barry est sympathique, cela permet de raviver un peu le personnage qui ne se cantonnait qu'à sa vie de super-héros. Toutefois, le scénario est beaucoup beaucoup beaucoup trop long à se dérouler. Je me lasse au fur et à mesure des épisodes et j'attends avec morosité la fin de saison. Le scénario en lui-même n'est pas mauvais mais il est beaucoup trop lent et tourne un peu en rond à la fin. Et justement, la fin en question m'a exaspéré. Cette fin de saison m'a donné envie d'abandonner la série car finalement, j'ai eu le sentiment qu'il mettait à la poubelle deux saisons. 
     Les personnages maintenant. J'ai l'impression qu'il n'évolue pas trop. Je ne me rends pas compte du temps qui est censé s'être écoulé mais j'ai l'impression que les personnages stagnent. Caitlin, en deuil au début de la série, surmonte ça un peu trop rapidement à mon goût pour revenir simplement à ce qu'elle était dans la saison 1. Il en est de même pour Cisco. Il reste très drôle, très intelligent, mais de fait, le même que dans la saison précédente. C'est un peu plus compréhensible étant donné que c'est l'un des personnages les moins travaillés je trouve dans sa vie personnelle. En revanche, le personnage que j'aime le moins est celui que je trouve le plus abouti dans cette saison : Iris. Iris était vraiment fade dans la saison 1 mais depuis la perte de son cher et tendre, elle a muri et évolué. Elle se remet en question et se rend compte des blocages qu'a causé la perte de Eddie. En revanche la petite intrigue autour de sa famille m'a blasée, c'était assez prévisible, mais bon, le personnage de Wally est agréable donc passons. Barry fait partie des personnages qui n'évoluent pas. Je le trouve linéaire, parfois très ado, qui demande des conseils, les renvoie pour finalement les appliquer, c'est un peu le bazar dans sa tête. Le seul point donc sur lequel je lui accorde une petite évolution, c'est le plan amoureux. Il essaye enfin de se détacher de Iris.
   En somme, une saison avec un scénario intéressant mais finalement trop long et plat sur la durée, des personnages qui n'évoluent pas et un final qui m'exaspère. La saison 3 s'annonce pas très bien pour moi. Du moins jusqu'à ce qu'on m'annonce un certain Tom Felton.

jeudi 19 janvier 2017

Noragami Aragoto

Noragami Aragoto

Affiche officielle


Noragami Aragoto est la deuxième saison de l'anime Noragami. Diffusée du 02 octobre 2015 au 25 décembre 2015, l'anime reprend la suite directe des événements de la saison 1, retournant sur le scénario du manga. L'OAV Noragami se regarde (selon le manga) au milieu de cette saison, juste après les événements reliant Yato et Bishamon. Tout comme la saison 1, cette saison a été licenciée par Wakanim. Pour la saison 3, il faudra patienter jusqu'en hiver 2017.

Synopsis : Après avoir réglé ses problèmes avec Rabo, Yato décide de se consacrer encore plus à ses obligations de dieu et de devenir un exemple plus sérieux pour Yukine. Celui-ci se sent seul et aimerait avoir un ami de son âge. Sympathisant avec un des shinkis de Bishamon, il est surpris lorsque Yato lui interdit catégoriquement de s'approcher de quelqu'un relatif à cette dernière. Bishamon inquiète de par son état physique et des souvenirs viennent de nouveau la hanter, éveillant plus que jamais sa haine envers Yato. Les deux dieux de la guerre en viendront-ils à se s'entretuer ? 


Episodes :
  1. Bearing A Posthumous Name
  2. One Of Her Memories
  3. False Bond
  4. Wish
  5. Divine Acclamation, Imprecation
  6. What Must Be Done
  7. How To Whorship A God
  8. God Of Calamity
  9. The Sound Of A Thread Snapping
  10. A Certain Desire
  11. Revival
  12. Your Voice Calls Out
  13. The God Of Fortune's Message

Casting principal :
Yato : Kamiya Hiroshi
Hiyori Iki : Uchida Maaya
Yukine : Kaji Yuki
Bishamonten : Sawashiro Miyuki
Kazuma : Fukuyama Jun
Kokufu / Bimbogami : Toyosaki Aki
Daikoku : Ono Daisuke
Marion
L'avis de Marion : Reprenant dans le vif du sujet, la deuxième saison de Noragami s'annonce plus intense et plus à même à rentrer dans les détails.
     Dès le début du premier épisode, le téléspectateur sait qu'il trouvera ce qu'il cherchait. L'opening reprend les codes du premier tout en se différenciant, avec une chanson plus rythmée toujours chantée par le groupe de rock indépendant Hello Sleepwalkers, qui avait aussi signé le premier opening. Le ton est donné aussi par les premières minutes, la saison s'annonce plus noire, plus mature, plus sérieuse.
    Et c'est bel et bien le cas ! La première partie de la saison se focalise sur Bishamon et notamment pourquoi elle hait tant Yato. L'anime se fait alors plus psychologique, insistant sur la difficulté d'être un dieu, notamment un dieu important. Si Yato connait bien des misères et galères du fait de sa pauvreté et sa non-popularité, les dieux majeurs ont aussi leur lot de problèmes. L'idée majeure est de ne pas prendre partie pour les uns ou les autres mais de meiux comprendre les deux camps. Le scénario avance à un rythme régulier mené par des doubles intrigues et des combats musclés. Petit à petit, le système des dieux se dévoile et nous montre le voile d'une conspiration si énorme qu'elle pourrait même dater de plusieurs siècles. Au milieu de tout ceci, le trio de héro doit sortir la tête de l'eau. Chaque chose semble pensée, ainsi quand on voit Hiyori de moins en moins à l'école, ce n'est pas une manière d'ellipser des moments plus plats mais bel et bien ce qu'il y parait et même cela a un impact sur les faits présentés. Les trois mondes - humains, ayakashi et divins - se mélangent plus que jamais, prenant presque même une dimension philosophique qui, pour les plus rêveurs d'entre nous, donne matière à s'interroger sur les choses métaphysiques de la vie. La réalisation et le rythme des épisodes offrent des moments à couper le souffle, de la tension et montre bien l'évolution des personnages.
    Comme dans la première saison, les personnages sont mis en valeur par leur beauté graphique et leur doublage impeccable. En si peu d'écart de temps, il est intéressant de voir l'évolution de ces personnages. Bien évidemment, on ne refait pas Yato et celui-ci reste insouciant et continue d'acheter tous et n'importe quoi sous prétexte que cela lui apportera de la chance, mais, les changements en profondeur sont là et on le ressent vis à vis de Hiyori et Yukine. Plus paternel, il n'hésite pas à montrer toute son affection et sa fierté de l'évolution de son shinki. Les deux protagonistes forment un duo tendre et bagarreur, comme des frères, qui me fait sourire. Quand l'un souffre, l'autre souffre et moi aussi, aidé par les effets d'ambiance tels que la musique. Les personnages sont finalement peu nombreux et font qu'on s'attache énormément à eux. 
    En grande fan de Bishamon, j'ai été ravie de voir qu'une plus grande importance lui était accordée dans cette saison. La divinité de la guerre se montre tantôt comme la farouche combattante qu'elle incarne et tantôt comme une mère de famille, prête à tout pour ceux qu'elle se doit de protéger. Loin pour autant d'être un signe de faiblesse, le personnage grandit et se fait de plus en plus classe.
     C'est donc une deuxième saison qui avec un épisode de début plutôt calme, tisse des intrigues en tout sens pour annoncer de grands bouleversements chez les dieux. Il n'y a plus qu'à prendre son mal en patience pour la saison 3 ou lire le manga qui, en France aussi, a dépassé les animes.

mercredi 18 janvier 2017

Noragami - Saison 1



Noragami - Saison 1
Affiche officielle

Noragami est une série télévisée animée produite par le studio Bones et inspirée du manga du même nom dessiné par le duo de mangaka Adachitoka. Le manga ne comportant que peu de tomes, l'anime ne s'est décliné pour le moment qu'en deux saisons, deux OAV (constituant plutôt des hors-séries) et une parodie. Diffusée du 05 janvier 2014 au 23 mars 2014, la première saison fut bien reçue par les fans notamment pour sa fidélité dans l'adaptation. En France, l'anime est licencié par Wakanim mais n'est pas sorti en DVD.


Synopsis : Dieu de la guerre mineur, Yato est sans le sou, sans temple et surtout sans fidèles, élément indispensable pour la survie d'un dieu. Déterminé à devenir une divinité importante, il exauce n'importe quelle prière pour 5 yens. Lors d'une de ses missions, il croise la route de Hiyori, une humaine sensible au monde des âmes, qui met sa vie en périple pour le sauver. Touché par ce geste, Yato lui sauve la vie. Cependant, Hiyori se retrouve avec un certain handicap : son âme quitte inopinément son corps. Donnant 5 yens à Yato, elle lui prie de régler ce problème.  La voici à suivre le dieu dans ses aventures mais aussi ses conflits avec les autres dieux.



Episodes :
  1. A Housecat, A Stray God, And A Tail 
  2. Snow-Like  
  3. Bidden Calamity  
  4. Where Happiness Lies 
  5. Borderline
  6. Scary Person
  7. Uncertainty & Destiny
  8. Over The Line
  9. Name
  10. Regarded With Hate
  11. Abandoned God
  12. A Scrap Of Memory
     
Casting principal :
Yato : Kamiya Hiroshi
Hiyori Iki : Uchida Maaya
Yukine : Kaji Yuki
Bishamonten : Sawashiro Miyuki
Kazuma : Fukuyama Jun
Kokufu / Bimbogami : Toyosaki Aki
Daikoku : Ono Daisuke


 Marion



L'avis de Marion : Ayant complètement accroché au manga et la critique étant bonne avec l'adaptation animé, je me suis laissée tenter.
   La première chose qui frappe aux yeux avec cette anime, c'est la qualité graphique de l'animation. Je n'avais pas regardé depuis un certain temps d'anime récent, et c'est une vraie claque quand on passe de One Piece début des années 2000 à Noragami, quatorze ans après. Ne serait-ce que sur la couleur des yeux des personnages, la recherche couleur est dingue. Les phases de combat sont dynamiques, souples, fluides, emprunt d'une certaine magnificence. Les phases d'exécution des Ayakashi, esprits malfaisants influençant les humains, sont particulièrement bien représentées avec une certaine mysticité.
   Niveau scénario, l'anime commence directement dans le vif du sujet et nous évite l'introduction lourde et inutile du manga papier. Les différences avec le manga sont très légères mais surtout on retrouve toute l'ambiance du manga. Les gags des personnages, l'humour déjanté, mais aussi le sérieux que peuvent affecter certains, les changements brutaux d'humeur de Yato, les spécificités des armes (Shinki) des dieux. L'intrigue commence doucement afin de mettre en place ces éléments, montrer l'univers dans lequel le spectateur se trouve plongé. La surprise de cet anime est que pour un shônen, l'action est présente mais reste minoritaire. Elle est certes le quotidien de Yato et Yukine mais n'est pas non plus au centre de l'intrigue. La clef de cet anime réside surtout dans les relations entre les personnages mais aussi les dieux et les humains. Il donne d'ailleurs un bref aperçu de la divinité japonaise, prenant appui sur des déités existants réellement dans la mythologie japonaise. Si la fin diffère du manga, elle ne fait qu'apporter un plus à l'anime, proposant un voyage bref dans les origines de Yato. Ainsi, l'anime propose action, humour, tendresse, amitié, culture et beauté graphique.
    Autre point positif : la musique et le doublage. D'entrée de jeu, le générique se détache. La musique de Hello Sleepwalkers est entrainante, colle parfaitement avec l'univers graphique présenté. Les personnages sont dévoilés au fur et à mesure en accord avec leur caractère. Il fait partie de ces openings qu'on ne zappe pas finalement au bout du troisième épisode et qu'on prend plaisir à écouter et regarder pour voir si on a pas loupé des détails dedans. Le doublage est tout simplement parfait. Le seiyuu (doubleur) de Yato sait tant passer du dieu sérieux à mort qu'au lycée qui enchaîne les boulettes pour déconner avec Hiyori. Je salue le travail de Kamiya Hiroshi qui démontre une fois de plus son talent dans ce domaine. La relation entre Yato et Yukine est parfaitement retranscrite grâce au travail d'excellence des deux doubleurs, prouvant qu'à l'instar de L'attaque des titans, ils savent s'associer dans un tout autre registre.
   Les personnages donc sont essentiels dans cet anime où tout gravite autour d'eux. Yato, derrière ses éternelles blagues, son manque de sérieux et ses gamineries, est un personnage touchant. Bien sûr bon nombre de fois, il fait plus rire qu'autre chose mais l'équilibre est là, faisant de ce héros, le meilleur personnage de l'anime.
    Yukine est le plus mignon de la bande, âme perdue dans ce monde qu'il connait mais redécouvre sous sa forme de fantôme, on ne peut que compatir et comprendre sa douleur. Si il peut sembler un peu sale gosse sur les bords, ce n'est que pour nous charmer davantage après.
     Hiyori, l’héroïne de cet anime, se partageant la vedette avec Yato, a le mérite de ne pas être l'un de ces clichés d'anime. Quand la jeune fille se trouve mêlée à la bagarre, elle n'hésite pas à y participer, peu importe combien cela peut s'avérer dangereux pour elle au vue de sa condition. Elle ne fait pas partie de ces cruches reléguées au second plan. Toutefois, pour ma part, elle doit s'incliner devant la suprématie de Bishamon, le personnage féminin le plus stylé de cet anime. Elle manie le sabre, les armes à feu, le feu et monte un lion. Que demander de plus ? Guerrière d'exception, Bishamon crahce sa haine pour cacher sa douleur et sa relation entre elle et ses shinki ou avec Yato fotn l'un des nombreux point d'intérêt de l'anime.
    En somme, en proposant une intrusion dans la vie des dieux d'un point de vue humoristique et d'une lycéenne, Noragami vise de suite un public jeune qui ne prend pas la tête mais son scénario, lent à démarrer, basé sur les relations de personnages, démontre tout de même qu'il faut une certaine patience pour s'y intéresser. C'est à double tranchant, soit on s'intrigue pour cet univers singulier, soit on se lasse dans les premiers épisodes. Dans le deuxième cas, dommage car la suite vaut le coup d'oeil !



Noragami

Noragami





Noragami est une série télévisée animée produite par le studio Bones et inspirée du manga du même nom dessiné par le duo de mangaka Adachitoka. Le manga ne comportant que peu de tomes, l'anime ne s'est décliné pour le moment qu'en deux saisons, deux OAV (constituant plutôt des hors-séries) et une parodie. Diffusée du 05 janvier 2014 au 23 mars 2014, la première saison fut bien reçu par les fans notamment pour sa fidélité dans l'adaptation. Un an et demi plus tard, du 02 octobre 2015 au 25 décembre 2015, la saison 2 est diffusée sous le titre de Noragami Aragoto. En France, la série est licenciée par Wakanim.

Synopsis : Dieu de la guerre mineur, Yato est sans le sou, sans temple et surtout sans fidèles, élément indispensable pour la survie d'un dieu. Déterminé à devenir une divinité importante, il exauce n'importe quelle prière pour 5 yens. Lors d'une de ses missions, il croise la route de Hiyori, une humaine sensible au monde des âmes, qui met sa vie en périple pour le sauver. Touché par ce geste, Yato lui sauve la vie. Cependant, Hiyori se retrouve avec un certain handicap : son âme quitte inopinément son corps. Donnant 5 yens à Yato, elle lui prie de régler ce problème.  La voici à suivre le dieu dans ses aventures mais aussi ses conflits avec les autres dieux.




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Saison 1








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OAV :
Noragami OAV [À regarder au milieu de la saison 2] 2014
Noragami Aragoto OAV [Hors série], 2015
Noraneko [parodie] 2014

mardi 17 janvier 2017

Supergirl - Saison 2

Supergirl - Saison 2

Affiche officielle saison 2


Supergirl est la nouvelle série de CBS, crée par Allison Adler, Andrew Kreisberg et Greg Berlanti en 2015. L'équipe à la production est notamment en partie celle pour Arrow et The Flash mais le premier test de la série s'est fait sur CBS par sécurité. Les audiences étant au rendez-vous, la série est désormais diffusée sur CW avec ses pairs pour la seconde saison. La troisième a été confirmée. Personnage populaire de l'univers DC, crée par Otto Binder et Curt Swan, elle est notamment apparue dans Smallville avant d'avoir sa propre série.

Synopsis : Intriguée par le kryptonien recueilli dans la capsule lors du final de la saison 1, Kara lui promet qu'à son réveil, il ne connaitra pas la solitude qu'elle a eu. Toutefois, la jeune femme a fort à faire avec une nouvelle intrigue qui se lie autour de Lena Luthor, la soeur du diabolique Lex. Celle-ci est la cible d'un tueur professionnel. Très vite, le DEO se rend compte que tout cela est lié à la vie extra-terrestre sur Terre et plus précisément au groupuscule CADMUS qui tente de les éradiquer. Entre son nouvel allié Mon-El, sa famille et les aliens de la Terre, Supergirl arrivera-t-elle à protéger tout le monde de CADMUS ?

Episodes :
  1.  The Adventures Of Supergirl, diffusé le 10 octobre 2016, 3 100 000 téléspectateurs
  2. The Last Children Of Krypton, diffusé le 17 octobre 2016, 2 700 000 téléspectateurs
  3. Welcome To Earth, diffusé le 24 octobre 2016, 2 700 000 téléspectateurs
  4. Survivors, diffusé le 31 octobre 2016, 2 200 000 téléspectateurs
  5. Crossfire, diffusé le 7 novembre 2016, 2 500 000 téléspectateurs
  6. Changing, diffusé le 14 novembre 2016, 2 400 000 téléspectateurs
  7. The Darkest Place, diffusé le 21 novembre 2016, 2 600 000 téléspectateurs
  8. Medusa, diffusé le 28 novembre 2016,  3 500 000 téléspectateurs
  9. Supergirl Lives, diffusé le 23 janvier 2017, 
  10. We Can Be Heroes, diffusé le 30 janvier 2017,

Casting principal :
Kara Danvers / Supergirl : Melissa Benoist
Alex Danvers : Chyler Leigh
Jimmy Olsen : Mehcad Brooks
Winn Schott :  Jeremy Jordan
Mon-El : Chris Wood 
Hank Henshaw / J'on J'onzz : David Harewood
Maggie Sawyer : Floriana Lima
Marion

L'avis de Marion : Déjà bien accrochée par la saison 1, j'attendais tout aussi bien pour la saison 2 avec cette fois-ci CW aux rênes et je ne suis pas déçue.
    La saison commence doucement dans un premier temps en introduisant celui dont on parle tout le temps mais dont le visage est en permanence dissimulé : Superman ! Pur moment de fan-service, la présence de l'homme d'acier n'apporte pas grand chose au scénario, hormis peut-être à recontextualiser la famille Luthor pour les non-connaisseurs, si ce n'est montré le changement de comportement de Kara quand elle est avec son cousin. La série prend le parti de montrer qu'à l'instar de Kara, Clark et Hank, il existe des extra-terrestres qui n'aspirent qu'à vivre en paix parmi nous autres humains, un parti pris que j'apprécie et qui faisait défaut par exemple à Flash. La première partie de saison s'articule là dessus et avec les trois personnages principaux Kara, Alex et Hank. Cela permet de faire rentrer CADMUS dans le schéma de manière encore plus frappante, qui perturbera tous les personnages. Et tout ceci se fait de manière musclée, en distribuant quelques supers raclées mais aussi en prenant certaines. Autre atout de ce début, Kara a beau être Supergirl, il n'en reste pas moins qu'elle ne peut pas faire face à tout et elle a besoin parfois de renforts ou de s'y reprendre à plusieurs fois. La défaite est envisageable et avec un personnage si supérieur, c'est le bienvenue pour ne pas être trop prévisible.
   Niveau effets spéciaux et costumes, le changement de chaîne n'a rien apporté ou enlevé. Le costume de Kara reste toujours fidèle à lui-même, dans l'esprit du film Man of Steel, et celui de son super cousin a été fait dans le même acabit. Les effets spéciaux sont convenables dans l'ensemble et comme avant, je regrette l'effet prothèse sur le martien vert ou quelques passages qui font faux avec le martien vert.
    Les personnages sont très concentrés sur leur vie amoureuse dans cette première partie de saison. Si on peut trouver ça niais, je suis plutôt de ceux qui trouvent que cela apporte une touche plutôt réaliste. Après tout, les supers-héros ont le droit eux aussi de vivre une belle histoire d'amour. 
    Les nouveaux personnages sont plutôt sympathiques. Si Clark m'avait un peu choqué dans les images de tournage, une fois en action, il me charme complètement. L'acteur fait un bon travail pour incarner le super-héros si sûr de lui mais aussi le reporter maladroit et peu assuré. Mon-El a tout le charme et le comportement mignon d'un étranger sur une nouvelle terre, quelque peu naïf, qui a tendance à tout croire et s'émerveiller, c'est touchant. Quant à Maggie, elle permet de faire ouvrir les yeux justement sur les aliens sur Terre et rien que pour ça, je l'apprécie.
    En bref, la première partie de saison a commencé fort, j'en attends pas moins de la suite ! 

lundi 16 janvier 2017

Les Animaux Fantastiques

Les Animaux Fantastiques

Affiche officielle française

Les Animaux fantastiques est un long métrage de David Yates, son septième film et cinquième sur l'univers d'Harry Potter, sorti en salles le 16 novembre 2016. Adapté de l'univers crée par J. K. Rowling, il traite de Norbert Dragonneau et son livre, Les Animaux fantastiques, qu'elle avait sorti en 2001 pour une association humanitaire à qui les bénéfices ont été reversé. Avec J. K Rowling au scénario et l'un des réalisateurs majeurs des Harry Potter, les fans ont fébrilement attendu ce film et le résultat est visible au box office. Le 13 janvier 2017 il a été annoncé qu'il avait passé les 800 millions de dollars de recette dans le monde. Quatre autres films ont été annoncé.
Sortie DVD/ Blu-ray : 1er mars 2017

Casting principal :
Norbert Dragonneau / Newton Scamander : Eddie Redmayne
Porpentina "Tina" Goldstein : Katherine Waterston
Queenie Goldstein : Alison Sudol
Jacob Kowalski : Dan Fogler
Percival Graves : Colin Farrell

New-York, 1926, le monde sorcier est plein de tension alors que la ville est en proie à de mystérieuses attaques risquant de les dévoiler aux non-mages. C'est dans ce contexte qu'arrive Norbert Dragonneau, un sorcier passionné par les animaux fantastiques, des bêtes formellement interdites aux Etats-Unis, dont sa valise est pleine. La catastrophe arrive lorsqu'il perd celle-ci et que quelques-unes de ses créatures s'échappent en plein New-York ! Accompagné de Jacob et Tina, il se lance à la poursuite de ses animaux avant de s'attirer plus de problèmes qu'il n'en a déjà !

Marion

L'avis de Marion : Immense fan de Harry Potter, je ne pouvais pas ignorer ce film et me suis précipitée à sa sortie pour en ressentir des étoiles dans les yeux et soufflée.
     Si certains journalistes critiquent le scénario du film, il m'a pour ma part convenue. La première raison est que j'en attendais absolument rien et surtout j'ignorais sur quoi allait porter le film - outre Norbert Dragonneau. J'ai trouvé au contraire habile comment les deux intrigues, qui n'ont dans un premier abord rien à voir, se mêle pour finalement se confondre. Mais au-delà de cela, les éléments du décor sont plantés au fur et à mesure en douceur. Tout comme Norbert ou Jacob, nous découvrons le monde magique de New York en 1926, comment il est régulé par le MACUSA (le Congrès Magique des Etats-Unis d'Amérique - Magical Congress of the USA), les créatures magiques encore non croisées dans Harry Potter, mais surtout, les choses évoquées dans Harry Potter qui se passent à cette époque. Ainsi l'évocation de Gellert Grindelwad donne une toute autre dimension au film pour les plus passionnés du petit sorcier à lunettes, on sait d'avance qu'il aura une importance dans les films à suivre. Tous les éléments donnés dans ce film qui semblent anodins peuvent se trouver capitaux pour la suite. Bien sûr, les nombreux clins d'oeil à la saga mère ne sont pas pour déplaire et les "easter-egg" (référence cachée) sont nombreux à être débusqué.
    Niveau visuel, Les Animaux fantastiques est une claque monumentale. Que ce soit effets spéciaux ou costumes, rien n'est laissé au hasard pour donner vie au New York de 1926. La magie est présente mais subtile avec des notes de services en forme de souris, des petits sortilèges par-ci par-là. L'avantage d'avoir mis Jacob, un moldu, est que nous découvrons comme lui, béat d'admiration les prouesses magiques qui prennent vie grâce aux effets spéciaux. De la cuisine de Queenie à la reconstruction de la maison de ce pauvre Jacob, à la fameuse valise de Norbert, tout est fait pour laisser pantois le spectateur qui savoure chaque instant qu'on lui dévoile. Les costumes aussi marquent les personnages. Bien que Norbert vienne d'une famille ayant un certain prestige, celui-ci est vêtu de manière assez banale, presque même pauvre. son grand manteau bleu semble avoir connu des jours meilleurs, il porte toujours l'écharpe de Poufsoulffe de son école, son pantalon laisse apercevoir à l'occasion un feu de plancher et ses rangers sont élimées. Norbert est un homme de terrain et sa tenue le laisse voir. C'est aussi le cas de Tina, femme de terrain reléguée à un bureau, elle ne porte que des pantalons pour mieux se mouvoir, des couleurs assez ternes passe partout, des chaussures plates et s'oppose radicalement à sa soeur, la délicate Queenie, aux couleurs douces, pastel, vêtue d'une robe, des chaussures à talons. Les trois personnages portent des tenues d'ailleurs assez classiques pour plus de discrétion dans le monde moldu mais la tendance s'inverse quand on entre dans le bâtiment du MACUSA où des tenues de magiciens sont favorisés avec leur extravagances (mention spéciale aux cheveux de la présidente).
   À l'annonce de Eddie Redmayne dans le rôle, je me suis tout de suite faite une image du caractère que pouvait avoir Norbert du fait de la physionomie particulière de l'acteur. Cela me laissait la crainte d'une différence entre comment je le voyais et l'interprétation. Mais l'acteur oscarisé ne déçoit pas bien au contraire. Il incarne littéralement tout ce que j'avais imaginé de Norbert, un jeune homme sensible, un peu timide, passionné, dévoué à ses créatures, peu à l'aise en communauté, candide, naïf, mais farouche quand cela va à l'encontre de ses convictions. Eddie Redmayne est devenu Norbert Dragonneau et il m'a fait rire, m'a brisé le coeur, m'a attendrie, mise aux bords des larmes, donné envie de le consoler, bref, il a rendu vivant un être fictif.
    Les soeurs Goldstein sont en revanche dissonantes. Non pas à cause des actrices mais à cause du caractère opposée des deux personnages. Je l'avais soulevé dans les costumes, elles ne se ressemblent en rien. Tina est sérieuse et l'affiche souvent sur son visage, Queenie est rêveuse et donne envie de sourire bêtement comme Jacob en face d'elle. Alison Sudol fait de Queenie un rayon de soleil qui rabat sa soeur à l'ombre, elle prend toute la place alors qu'elle n'est secondaire. En conséquence, Tina parait bien fade et, c'est en cela que c'est bien fait, cela semble être le drame de sa vie d'être toujours effacée par le charme et la personnalité de sa soeur alors que, comme le dit Queenie, c'est elle qui a un "vrai" métier et les honneurs qui vont avec. Toutefois, une vraie métamorphose s'opère en Tina au fur et à mesure du film grâce à Norbert et c'est en cela que je salue la performance de l'actrice qui arrive à le montrer avec subtilité. Qui dit Queenie, dit Jacob ! Le duo fonctionne à merveille. En fait, Jacob passe super bien peu importe avec qui il est. Ce personnage est génial ! Naïf, gentil, attendrissant, drôle, et en plus, il fait de l'auto-dérision. 
   Enfin mention spéciale pour Colin Farrell, que je connais très peu mais qui m'a beaucoup perturbé dans ce film, et à Ezra Miller qui ne cesse de m'impressionner.
  Que dire de plus ... Les Animaux fantastiques est un divertissement enchanteur qui nous montre que la magie ne nous a jamais quitté et qu'elle est prête à agir même pour les non-connaisseurs de Harry Potter. Fait par un fan pour des fans, il faut se plonger dedans en toute confiance, le voyage ne fait que commencer !