dimanche 30 décembre 2012

Le Sang de la déchirure

Le Sang de la déchirure

Editions Bragelonne - 536 pages - Illustration par Keith Parkinson

    Le Sang de la déchirure est le troisième tome de L'Epée de vérité de Terry Goodkind. Sorti en 1996 aux Etats-Unis, il a fallu attendre août 2004 pour une sortie en France. Keith Parkinson signe encore une fois l'illustration de la couverture.

     L'histoire débute sur la fin du second tome, après l'entrevue de Richard et Kahlan dans cet espace entre les mondes. Le Sourcier accepte enfin qui il est: l'héritier de Darken Rahl et donc son successeur à la tête de d'Hara. Richard est désormais le Seigneur Rahl et décide de détruire l'alliance des royaumes des Contrées du Milieu afin de tous les contrôler dans un seul but: les protéger. En effet, l'Ordre Impérial est en marche pour contrôler l'Ancien et le Nouveau Monde avec à sa tête le terrible Jagang, celui qui marche dans les rêves. De plus, une autre menace plane: le Sang de la déchirure, secte qui espère éliminer quiconque sait utiliser la magie. Kahlan, la Mère Inquisitrice, est donc en grand danger. Richard, maître de d'Hara et Sourcier, va donc devoir faire face à plusieurs menaces afin de sauver son peuple du mal, tout en ne négligeant pas la troisième leçon du sorcier...

    Prix: 25€

Samantha

L'avis de Samantha:
      Un troisième tome à la hauteur des deux précédents. Au départ, je me demandais ce que l'auteur aurait bien pu avoir à écrire encore concernant les aventures de Richard. Et bien, Terry Goodkind explore de nouveaux sujets et nous plonge une nouvelle fois au coeur d'une intrigue surprenante et débordante d'énergie!
      Le début du Sang de la déchirure est centré presque exclusivement sur Richard sauf quelques chapitres sur Tobias Brogan, dirigeant du sang de la déchirure qui recherche tous les "messagers du fléau". Cependant, par la suite, nous sommes transportés d'intrigues en intrigues, de personnages en personnages, chacun essayant à sa manière de sauver le monde du joug de l'Ordre Impérial. Entre Soeur Verna, la Dame Abesse, Kahlan, Zedd ou encore Richard, le livre ne cesse de nous emmener partout à travers le monde tout droit sortit de l'imagination de l'auteur.
    L'écriture et le style de Terry Goodkind sont définitivement parfaits! J'adore ! Les descriptions ne manquent pas, bien au contraire. Sans être dans l'excès, nous sommes aux côtés de chaque personnage. Les descriptions sont telles que nous avons l'impression d'être directement présents. C'est incroyable. 
      De plus, j'ai adoré la relation Richard / Gratch. Elle est si surprenante et tellement attendrissante! Richard réussit toujours l'impossible sans être un parfait héros. Car parfois, en réussissant quelque chose, il en aggrave plutôt une autre! Et c'est ce qui est si particulier à cette intrigue: même s'il réussit souvent ce qu'il entreprend, Richard est TRES loin d'être le héros parfait auquel on pourrait s'attendre dans ce genre de livre. Il est vrai qu'il se révèle très fort et chanceux, mais son don en est l'explication. Malgré ses réussites, il se fourre toujours dans des situations bien pires après! 
     Les autres personnages se trouvent également plus efficaces et surprenants que j'aurais pu le penser. J'ai beaucoup aimé Soeur Verna. Sa loyauté envers Richard lui a permis de rester maîtresse d'elle-même et de ses rêves... Car dans ce tome, de nouveaux éléments sont introduits sur le passé de Richard et du monde créé par les Sorciers de l'ancien temps. On y apprend notamment l'origine du lien qui unit les D'Harans à leur maître et cela ne manque pas d'imagination. 
     Terry Goodkind est un maître du genre et nous le prouve bien. Je me demande ce que le tome 4 me réserve mais une chose est certaine, j'ai hâte de le dévorer pour suivre les aventures de notre cher Sourcier! Je recommande vivement ce livre qui n'est que le début d'une longue série ...



samedi 29 décembre 2012

Chiens de Guerre

                                                                    L'Agent des ombres


Chiens de Guerre

Editions Fleuve Noir, 454 pages, illustration de J. Delval

Chiens de Guerre est le septième tome du cycle de L'Agent des ombres, de l'écrivain français Michel Robert. Le roman est sorti en octobre 2012 aux éditions Fleuve Noir.

Cellendhyll de Cortavar est devenu bien malgré lui un homme de l'Empire de la Lumière, il a prêté serment sous la contrainte à Priam et accède au rang de Lige. Malgré ce rang prestigieux et militaire, l'Ange s'ennuie profondément à rester inactif à Tygarde. Il ne tient plus en place, surtout que sa relation avec Constance de Winter, la Phœnix de l'Empreur Priam, s'obscurcit de jour en jour. Heureusement, il obtient une mission grâce à un prisonnier échappé, un ancien colonel des forces de la Lumière : Vargh Loken. Lui et ses Chiens de Guerre entendent bien d'avoir vengeance et Cellendhyll est chargé de les arrêter coûte que coûte.
Prix : 21 €

Marion

L'avis de Marion : L'Ange du Chaos est revenu plus fort que jamais dans ce septième tome au service de la Lumière. Je rebutais à lire ce roman au début à cause des critiques peu enthousiasmes que j'avais pu trouver et de l'avis aussi de mon ami qui me l'a prêté mais au final, Chiens de Guerre figure parmi les meilleurs de la série.


Si le livre est, certes, un tome de transition comme beaucoup ont pu le répéter, Chiens de Guerre dépasse largement les critiques qu'il a pu recevoir et n'a pas la mollesse reprochée. L'histoire du livre est bien construite avec une enquête principale basée sur les Chiens de Guerre, groupe de guerriers redoutables, mais avec aussi de-ci de-là des détails et informations éparpillées dans le livre qu'il faut savoir repérer et ne pas oublier car elles sont annonciatrices de beaucoup d'intrigues pour la suite des aventures de Cellendhyll de Cortavar. Il y a donc plus de finesse qu'on ne le pense avec une trame qui étend progressivement ses fils telle un réseau de toile d'araignée. De plus, il n'y a pas cet enchainement trop rapide d'événements successifs que je pouvais reprocher aux autres tomes, par exemple comme à Guerrier des lunes que j'avais trouvé moyen et décevant, j'ai senti un effort de mise en place progressif, l'action est plus posée et Cellendhyll ne trouve pas toutes les solutions d'un coup de génie comme il pouvait le faire auparavant. Petit bémol en revanche pour la conclusion du roman qui, du coup, m'est apparue un peu rapide.

Le style d'écriture de Michel Robert est toujours aussi dévastateur en description de combat. Il n'en fait pas trop, tout est dans la juste mesure, d'autant plus que l'Adhan se confronte à des guerriers d'exceptions au niveau d’excellence sensiblement proche du sien, si ce n'est supérieur. En revanche, une fois de plus, j'ai trouvé Michel Robert avare en description concernant l'environnement. Les nouveaux personnages sont très bien décrits, on imagine sans peine Danseur, Vargh Loken ou encore Taï-Keng mais beaucoup moins le décor qui les entoure qui reste très flous, au contraire des plats cuisinés très souvent détaillés.

Cellendhyll est resté fidèle à lui même, une arme vivante, un tueur implacable qui le fait parce que c'est inévitable voire nécessaire et non pas par plaisir. Cet aspect de sa personnalité est accentué avec les remords ou la peine qu'il peut ressentir parfois, notamment sur des cas particuliers que je ne révèlerai pas. Il se pose aussi plein de questions sur sa relation amoureuse et sur le souvenir de ses parents. Pour une fois le personnage se remet en question non pas en tant que guerrier mais en tant qu'être humain, ce qu'on aurait parfois l'impression qu'il oublie être. J'apprécie notamment le retour très discret d'Estrée d'Eodh dans le roman.

Priam est un personnage très bien construit, je l'imaginais un peu vieux dans un style très « vieux monsieur bienveillant » au vu des premières descriptions mais Michel Robert nous détrompe très vite en montrant bien que si Priam est l'Empereur de la Lumière enfermée dans sa capitale, il n'en reste pas moins un combattant, un peu rouillé certes, mais tout en masse et muscles néanmoins. Une aura de mystère plane autour de lui et instille en moi le doute et fissure l'image du personnage typiquement « gentil », je n'en dis pas plus pour les éventuels lecteurs.

Le moins que l'on puisse dire des Chiens de Guerre, c'est qu'ils ont une morale bien à eux et plutôt particulière. Vargh Loken et Taï-Feng étaient les deux les plus mis en valeur mais j'aimais beaucoup aussi Danseur qui incarnait la quintessence des travers humains et toute la noirceur que peuvent avoir les humains. Cependant, ces guerriers si particuliers m'ont inspiré une certaine empathie par leur fil de conduite qui est l'incarnation de la fidélité envers leur chef mais aussi avec une certaine preuve de clémence, bon très limitée mais belle et bien présente, pour les âmes innocentes.

Finalement, j'ai passé un très bon moment à lire Chiens de Guerre, ce qui a été une réelle surprise, et j'attends plus que jamais de lire la suite. Je recommande donc vivement à tous ceux qui n'ont pas lu la série de la débutée pour ce tome et aux autres de lire avidement ce livre et de savourer tous ces petits détails dispersés.

Péchés capitaux


Morgane Kingsley


Péchés capitaux

Éditions Milady, 384 pages, traduction de A. Tronchet, illustration de G. Mollica


The Devil's Playground est le cinquième et dernier tome des aventures de Morgane Kingsley, le personnage crée sous la plume de Jenna Black. Publié en 2010, il fut édité sous le titre de Péchés capitaux en France en 2010 par les éditions Milady au format poche.


Ses ennuis de mortelle réglés, Morgane peut enfin reprendre un semblant de routine humaine jusqu'à ce que Shae, la propriétaire des 7 péchés capitaux le sexclub SM, vienne dans son bureau lui révéler qu'un grand nombre de démons illégaux ne cessent d'affluer dans son club et dans des hôtes en piteux états. Morgane est donc de nouveau en guerre contre Dougal avec Lugh et son conseil à ses côtés pour sauver l'avenir de l'humanité.
Prix : 7,10 €

Marion

L'avis de Marion : Bon, même si ce n'est pas de la grande littérature, ce dernier tome (enfin!) est le mieux fait, bien qu'un peu faible pour un dénouement, et le moins pénible à lire.
Comme dis précédemment, ce livre est mieux construit que les tomes 3 et 4, qui étaient affligeants, mais ne reste tout de même pas à la hauteur d'un livre qui est censé être l'aboutissement, le dénouement final de cinq livres de complots démoniaques contre l'engeance humaine. Il est vraiment dommage que l'auteur passe encore par des enquêtes qui ne servent à rien d'autre que lasser le lecteur. Je voulais de l'action ! Ce sont des démons enfin ! Ils veulent anéantir une espèce en les réduisant à l'état de mouton pour les posséder, les gentils se battent pour que cela n'arrive pas mais c'est pas flagrant. Tous les tomes se ressemblent d'ailleurs. Une enquête voire plusieurs pour embrouiller la tête du lecteur, en vain étant donné le degré de prévisibilité des livres, des scènes de sexe SM homo vulgaires et érotiques (enfin pornographiques selon mon point de vue). Toutefois, soyons juste avec Péchés capitaux, il se détache des autres tomes par sa légèreté en scène sexuelle et injures. De même, la scène finale n'était pas prévisible et, je le reconnais, même bien faite, c'est sans nulle doute la meilleure scène de toute la série.
Petit point sur la traduction des titres que je ne comprends pas. Les titres ne sont pas fidèles à ceux d'origine et ne conserve le petit jeu avec la répétition de devil à chaque roman. De plus, pour certain, je n'ai même pas compris le choix de titre.
Les illustrations de chaque tome sont graphiquement magnifiques, les couleurs s'accordent bien, la femme est jolie mais ... était-ce si difficile de lui faire des cheveux courts, caractéristique première de l'héroïne ?
Les personnages se sont enfin décidés à évoluer aussi. Morgane est moins exaspérante, elle prend en compte les avis de ses compagnons, elle est moins bornée, s'ouvre plus à Brian et arrête enfin de se prendre pour une dure à cuire.
Brian restera pour moi la bonne poire du livre. Aucun caractère ni amour propre j'ai l'impression. Je le trouve vraiment détestable comme personnage, de ceux qu'on aimerait qu'ils leur arrivent un malheureux accident … défintif.
Lugh est la grosse déception de la série. Se faire posséder par le roi des démons, ça ouvre tout de même plein de possibilité à exploiter ! Visiblement, Jenna Black n'est pas du même avis que moi et le fait passer au second plan, un peu moins dans ce tome-ci, hormis quand il fait des apparitions pour faire fantasmer Morgane, chouette encore une mauvaise scène de sexe.
Raphaël est LE personnage dont le potentiel a été pleinement exploité selon moi. C'est un personnage complexe avec des défauts et des qualités, qu'on peine à trouver ce qui est pas mal pensé pour un gentil, et surtout des plans diaboliques digne d'une perfidie démoniaque qu'on a beaucoup de mal à retrouver tout de même.
En somme, même si Péchés capitaux est pas mal, il ne peut à lui seul rattraper une série constituée de deux tomes « lisables », deux autres complètement nulles pour finir donc sur un pas mal. En définitif, je ne recommande vraiment pas cette série, que je qualifierai de perte de temps.

La Dame aux dragons


La Ballade de Pern


La Dame aux dragons

Éditions Pocket, 414 pages, illustration de W. Siudmak, traduction de S. Hilling


La Dame aux dragons est un roman issu de La Ballade de Pern écrite par la célèbre Anne McCaffrey. Ce volume, publié en 1983 chez Ballantine aux Etats-Unis, est traditionnellement regroupé dans le sous-cycle de L'Épidémie avec Histoire de Nerilka. Dragonlady fut publié en 1990 en France par Pocket qui maintient Simone Hiling à la traduction de la saga.
L'histoire se situe lors du sixième passage des Fils – F'lar et Lessa se trouvent au neuvième passage – où apprentissage des ballades et devoirs envers les Weyrs n'étaient pas en perdition. Ce livre est le récit détaillé de La Ballade du Vol de Moreta qu'on peut lire dans Le Dragon-Chanteur de Pern.


Il ne reste que huit années avant la fin du passage des Fils. Après ces huit années passées, les chevaliers-dragons pourront profiter d'un repos mérité après vingt ans, et plus pour certains, de lutte acharnée contre les Fils. Moreta, maîtresse de Orlith, Dame du Weyr de Fort, n'aspire qu'à cela pour enfin profiter de la vie. Seulement la destin et la curiosité humaine en ont décidé autrement. Alors que deux fêtes ont lieu sur Pern, les marins de Keroon ont ramené un félin étrange venant du continent méridional et l'ont exposé à la fête d'Ista. Ils ignoraient alors qu'ils venaient d'exposer par la même occasion plus de trente mille personnes à une maladie redoutable qui progresse très vite à travers les terres. L'épidémie est déclarée et elles touchent tout le monde, même les chevaliers-dragons, les peuples de Pern pourront-ils survivre à la double menace des Fils et de la maladie ?
Prix : Pocket Intégrale II : 12, 80 € avec deux autres titres.
Marion

L'avis de Marion : Pour ma part, je pense qu'avec La Dame aux Dragons, Anne McCaffrey signe son meilleur livre et de loin. En voici les raisons.
L'histoire peut paraître simple d'approche mais elle soulève tellement de points d'importance qu'on en oublie cet aspect. S'il est vrai qu'aujourd'hui on a aucun problème avec la grippe, cette maladie qui frappe Pern, dans l'âge reculé de Pern qui a perdu bon nombre des connaissances et techniques de leurs ancêtres, celle-ci se révèle fatale. On peut donc observer une fois de plus Pern en pleine crise. Un point négatif toutefois, la fin du roman est très belle et philosophique mais qu'en est-il de la fin de l'épidémie ? On se le demande toujours.
L'écriture de Anne McCaffrey est toujours aussi bluffante. Dans un style simple, clair mais à la fois touchant, elle a réussi à me faire pleurer à chaudes larmes alors que ma lecture était entrecoupée. Si cela n'est pas du talent, je ne sais pas ce que c'est ! Sa façon d'écrire est telle qu'on comprend tout avec une facilité déconcertante mais qu'on ne lit pas le livre d'une traite, on le savoure et progresse lentement sans même s'en rendre compte. Fabuleux. Mon édition de 1991 est cependant truffée de coquille et faute d'orthographe notamment sur les prénoms, dommage, espérons toutefois que Pocket a corrigé de nouveau ses textes pour la réédition.
Moreta est devenue mon héroïne, Lessa fait pâle figure à côté d'elle. C'est une femme forte qui sait où se trouve son devoir et accepte tout en raison de celui-ci même de des décisions qui lui brisent le cœur. Mais en même temps, elle reste terriblement humaine, à souhaiter si désespérément la fin de l'Intervalle pour vivre une vie qu'elle choisirait un peu plus libérée de ses contraintes en tant que Dame du Weyr et chevalier-dragon.
Alessan est aussi un personnage intéressant. Totalement dévoué à son fort, rongé par le deuil d'une femme morte trop tôt, un homme courageux qui n'a rien a envié aux chevaliers-dragons. Dommage qu'en sache pas plus sur lui à la fin du livre.
J'ai donc adoré ce roman qui est pour ma part le chef d'oeuvre de Anne McCaffrey et aurait mérité un prix à l'image du Dragon Blanc, mon deuxième coup de cœur.

mardi 18 décembre 2012

Faute Avouée

Morgane Kingsley


Faute avouée


Éditions Milady, 384 pages, illustration de A. Tronchet, traduction de G. Mollica


Faute avouée est le quatrième roman de la série Morgane Kingsley de Jenna Black. Speak of the Devil est paru en 2009 aux Etats-Unis et fut traduit l'année suivante chez Milady en format poche uniquement.


Après la résolution de l'affaire Tommy, Morgane voit un nouveau problème arriver : l'exorcisme qu'elle a pratiqué sur Maguire s'est soldé par la mort de celui-ci et son père Maguire Senior la traine en justice ! Celui-ci va jusqu'à engager une détective privée pour fouiller dans sa vie et les circonstances vont même jusqu'à désigner Morgane comme coupable d'un meurtre.
Prix : 7,10 €
Marion


L'avis de Marion : Si Confiance aveugle se distinguait par sa nullité absolue, Faute avouée ne fait guère mieux sur tous les plans.
Tout d'abord l'histoire, ou du plutôt l'absence d'histoire qui sert de trame, est encore plus prévisible que le tome précédent, c'est navrant. L'enquête poursuit ce qui avait été amorcé dans le tome précédent avec les menaces de mort mais une fois de plus n'en dit pas plus sur le complot pour s'emparer du trône des démons et avilir les humains. Pire, il est même confirmé que cela n'a rien à voir. Pourquoi alors avoir mis ces deux tomes au milieu d'un scénario un peu plus important tout de même … ? Je ne comprends pas et je ne comprendrai sans doute jamais. La romance entre Brian et Morgane devient de plus en plus niaise et tordue, c'est sans queue ni tête et pitoyable.
L'écriture me déplait toujours autant et atteint même le summum du mauvais goût avec les scènes érotiques SM qui deviennent de pire en pire niveau ridicule.
Les personnages n'ont plus le même intérêt que dans le premier et deuxième tome. J'ai l'impression personnellement de m'enfoncer dans la médiocrité. Andy est la personnification du syndrome du complexe du héros, Morgane est l'idiote de base qui ne peut rien faire sans ses amis masculins sur lesquels elle fantasme, Adam échappe peut-être avec Dominic à ma critique sévère parce qu'ils forment un couple atypique et plaisant ainsi que Raphaël qui est un démon, un vrai, avec les coups fourbes qui vont avec, Lugh est inexistant ou presque et n'a pas vraiment d'intérêt, dommage pour le roi des démons, petit plaisir de découvrir Saul même si sa relation tendue avec Raphaël est la seule chose attrayante dans son personnage.
Vous l'aurez compris, je ne suis pas fan. Ainsi donc, comme le troisième tome, je vous conseille de passer votre chemin pour lire directement la fin du complot dans le cinquième tome (du moins j'espère qu'on aura finalement la solution …).

vendredi 14 décembre 2012

Confiance aveugle


Morgane Kingsley


Confiance aveugle

Editions Milady, 352 pages, illustration de M. Tronchet, traduction de G. Mollica

Confiance aveugle est le troisième tome de la série Morgane Kingsley de Jenna Black, crée en 2007. The Devil's due a été publié en 2008 puis Milady l'a très vite traduit et édité en 2010 au format poche, il n'en existe pas d'édition grand format.


Alors que Morgane se remet à peine de ses aventures avec le démon psychopathe Der Jäger, elle pense pouvoir en profité pour régler ses problèmes personnels avec sa famille et son petit ami Brian mais que nenni. Lugh a décidé de créer un conseil autour de lui réunissant les démons qui lui sont fidèles et les membres sont plutôt discordants. De plus, une mère en détresse vient voir Morgane et lui assure que son fils est possédé contre sa volonté, il n'en faut pas plus pour l'exorciste pour se lancer dans une enquête qui la met en danger elle et son royal démon.
Prix : 7, 10 €

Marion

L'avis de Marion : Je ne pensais pas cela possible mais ce tome est vraiment vraiment pire que les autres. Pour faire simple, il ne sert à rien – du moins pour le moment, j'attends le tome 4 pour me fixer.
Parlons en de l'histoire, elle est absente. J'ai suivi une enquête, si l'on peut appeler ça une enquête, bidon du début à la fin. Si ce n'est la surprise finale, tout est prévisible et même pire que prévisible si le mot existait. Il y a une guerre de pouvoir et l'enjeu d'un royaume ainsi que celui de la race humaine qui se jouent depuis les deux premiers tomes dont l'auteur ne cesse de nous rabâcher les oreilles mais apparemment les méchants comme les gentils ont décidé de faire une pause pour deux trois enquêtes concernant le présent comme le passé puis pour faire le conseil de guerre – en trois pages le conseil bien sûr après tout ce n'est pas bien important d'avoir de bons conseillers. En plus, est-il nécessairement de mettre deux ou trois intrigues en même temps si c'est pour ne pas en conclure une ? J'en doute
L'écriture … c'est tellement affligeant que je n'y fais même plus attention, ce n'est vraiment pas un style auquel j'accroche. C'est vraiment un langage cru et vulgaire, j'ai l'impression de lire les racailles de mon quartier … Peut-être est-ce pour cela qu'on appelle ça de l'urban fantasy ?
Les personnages, il n'y a rien de biens folichons non plus. Prévisible, prévisible et oh ! Prévisible ! Morgane est toujours aussi embêtante, une tête brûlée qui meurt d'envie de mourir – on se le demande à force vu comment elle persiste à ne pas écouter ceux qui la protège. Brian reste fidèle à lui-même … pas vraiment original même si Morgane estime qu'elle doit se poser des questions (encore!). Même les démons perdent de leur intérêt dans ce volume fade. Pas d'histoire, pas de personnage charismatique, des caractères contradictoires, bref, c'est un gros fourre-tout ce roman.
En somme, j'ai pas vraiment aimé le livre, vous l'aurez compris, je regrette même de l'avoir lu, c'était une perte de temps. Si vous voulez vous évitez une seconde perte de temps passer directement du tome 2 au tome 5, le quatrième tome non plus ne brille pas d'excellence comme vous pouvez le constater ici.

mercredi 12 décembre 2012

Moindre mal


Morgane Kingsley


Moindre mal

Editons Milady, 384 pages, traduction de A. Tronchet, illustration de G. Mollica


Moindre mal est le second tome des aventure de Morgane Kingsley, exorciste de son état, un personnage crée par Jenna Black. Publié en 2008 aux Etats-Unis, The Devil You Know, de son titre original, fut traduit et édité par les éditions Milady en 2009 au format poche.


La vie de Morgane Kingsley est devenue un vrai enfer depuis qu'elle sait qu'elle est possédée par le roi des démons en personne. Elle a été contrainte de déménager, de quitter son petit ami Brian pour le protéger de démons vindicatifs et comploteurs, et pour couronner le tout, elle est pourchassée par un virulent psychopathe, même les démons s'accordent là-dessus, qui veut sa mort. Elle pensait que rien ne pouvait être pire jusqu'à ce qu'elle apprenne de douloureux secrets de famille la concernant ainsi que son séjour à la Société de l'esprit, une secte pro-démon.
Prix : 7, 10 €
Marion

L'avis de Marion : Même si il y a de l'amélioration par rapport au premier livre, Moindre mal fait lui aussi parti des livres passe-temps qu'on pourrait commenter par « ça se lit quoi ».
L'histoire est toujours appréciable, le complot devient plus étendu et plus complexe mais reste compréhensible ce qui est un bon point pour nous, pauvre lecteur. Cependant, il y a quelques longueurs dans le scénario ainsi que des passages complètements inutiles. Der Jäger, le démon psychopathe, est censé être le meilleur de sa catégorie dans ce qui est de la traque et pourtant il n'est qu'une ombre planant sur le petit groupe d'héros et donc ce n'est pas sa chasse qui fait avancer l'histoire mais un mélange brouillon de la conspiration royale, de la vie amoureuse et des origines de Morgane. Enfin les passages de sexe. Ils sont ridicules et vraiment vides de sens et de charmes, je pense surtout à la scène de rêve avec Lugh, Adam et Dominic. Non pas que le sexe entre homosexuel me dérange, loin de là, mais la scène est pathétique et décalée visant juste à montrer la frustration sexuelle de Morgane, qu'on avait bien compris.
L'écriture est toujours aussi vulgaire : injures, argot sexuel. Et tout cela n'apporte rien hormis une simplicité de lecture pour tout ceux qui ne sont choqués ou ne se heurtent pas au vocabulaire coloré de Morgane.
Comme dans le premier tome, Morgane est un personnage pleins de contradictions avec toujours cette petite couardise humaine qui la rend crédible. Malheureusement, elle devient exaspérante au plus haut point de pages en pages. Entourée de démons et d'hommes qui tient à elle, Morgane passe outre tout leurs conseils bénéfiques et parfois avisés pour n'en faire qu'à sa tête. Elle ne cesse de répéter encore et toujours qu'elle est une dure à cuire, ce qui une fois de plus comme dans le tome précédent ne correspond pas avec sa pruderie et ses réactions.
Brian prend un peu plus de relief, il n'est plus un personnage passif et essaye maintenant de devenir une part intégrante de l'histoire et vie de Morgane, il est la petite surprise et le plus de ce tome.
Adam et Dominic sont égaux à eux-même mais moins présent, selon mon sentiment, dommage puisque ce sont eux qui donnent un peu plus de piquant et d'intérêt. Lugh devient lui aussi plus intéressant car plus présent, mais aussi parce qu'on voit enfin apparaître la logique démoniaque que son espèce applique, il cesse d'être le gentil tout beau tout rayonnant pour prendre une teinte un peu plus sombre et réaliste.
En somme, Moindre mal est mieux que Démon intérieur mais ne brille pas non plus d'excellence, une fois de plus il s'agit d'une œuvre pour tuer le temps.

La Pierre des larmes

La Pierre des larmes

Editions Bragelonne - 836 pages - Illustration par Keith Parkinson

     La Pierre des larmes est le second opus de la saga de L'Epée de Vérité de Terry Goodkind. Initialement sorti en septembre 1995 aux Etats-Unis, le livre n'est paru en France qu'en octobre 2003 aux éditions Bragelonne. Dans ce tome, on y apprend la deuxième leçon du sorcier: "les pires maux découlent des meilleures intentions".
Prix: 10€

     En ouvrant une des boîtes d'Orden, le voile qui sépare le monde des vivants du monde des morts s'est déchiré en laissant passer dans notre monde la pierre des larmes. Ce n'est plus qu'une question de temps pour que le Gardien ne s'empare des vivants et anéantisse le monde.
     Selon la prophétie, seul Richard peut remédier à cela et refermer le voile. Nos trois héros vont alors faire route à part, Richard étant contraint de suivre la formation de ceux qui ont le don chez les Soeurs de la Lumière, dans l'Ancien Monde, afin de contrôler le sien. Cependant, le Gardien a des sbires partout et les Contrées du Milieu subissent le règne de l'Ordre Impérial qui massacre tous les opposants. Le Sourcier va donc devoir redoubler de talent afin de sauver le monde de l'emprise du Gardien.

Samantha


Avis de Samantha: 
     Un deuxième tome qui nous prouve le talent et l'habileté d'écriture de Terry Goodkind qui devient sans conteste, un de mes auteurs favoris. J'ai juste une critique à apporter pour cet opus qui est la lenteur de certains passages. En effet, en passant d'un personnage à l'autre, j'ai eu l'impression que l'intrigue n'avançait pas vraiment, surtout avec un livre aussi gros que celui-ci ! Au final, à peine quelques mois se sont passés entre l'arrivée de Richard chez les Soeurs de la Lumière et la fin ! Autant dire, rien du tout ! Mais ce passage d'un personnage à l'autre a aussi ses avantages puisqu'il permet le redoublement du suspens. Chaque passage se termine par une action qui promet d'être intéressante. L'attente est donc d'autant plus longue.
Concernant les descriptions, l'auteur nous confirme son art en la matière! Les scènes décrites sont tellement réalistes et pleins de détails les plus infimes! Certaines sont très crues, et tellement bien décrites qu'on ose à peine les lire. Mais c'est ce qui est si intéressant et génial dans le style d'écriture de cet auteur.
A propos des personnages: Kahlan prend une toute autre ampleur dans ce tome. Elle s'affirme encore plus que dans le premier en devenant véritablement une meneuse de guerre prête à tout! (vraiment à tout!) Je l'ai trouvée superbe, à la fois dure mais vulnérable et j'ai beaucoup aimé surtout sa complicité avec Chandalen. Lui qui ne voulait pas l'accompagner finit par se lier sincèrement d'amitié avec elle.
Richard, lui, est fidèle à lui même. Il m'a fait rire à certains moments, avec son franc parler. Mais lui aussi est d'une grande sensibilité et est prêt à tout par amour pour Kahlan. Cela est vraiment perceptible dans la scène où il est obligé de remettre un collier pour rejoindre les Soeurs de la Lumière. Il est vraiment touchant, tout comme Kahlan d'ailleurs qui accepte de se faire passer pour une traîtresse par amour. Je n'en dit pas plus pour ne pas spoiler ceux qui n'auraient pas encore lu le livre.
     En définitive, je recommande vivement ce deuxième tome qui ne vous décevra pas, tant il est rempli de rebondissements surprenants! 

mardi 11 décembre 2012

Démon intérieur

Morgane Kingsley

Démon Intérieur

Editions Milady, 352 pages, traduction de A. Tronchet, illustration de G. Mollica


Démon intérieur, Devil inside, est un roman de Jenna Black et le premier livre d'une série de cinq tomes. Paru en 2007 au Etats-Unis, il a été édité en France par Milady au format poche en 2009. Plusieurs avis divergent sur l'auteur, certains s'accordent à dire qu'elle fait de la bit-lit (littéralement, littérature de mordu) tandis que d'autre préfère le terme plus prudent de fantasy urbaine.

Morgane Kingsley est une exorciste. C'est sa vocation depuis toujours. Elle méprise les démons et se fait un plaisir de les exorciser quand ils enfreignent la loi ou quand ils prennent possession des humains de manière illégale. Car Morgane vit dans une société qui a acceptée et accueillie les démons puisque les humains se portent volontaires pour que les démons habitent leur corps, effaçant leur personnalité propre. Qu'elle n'est donc pas son horreur quand elle découvre des mots qu'elle se serait écrit dans son sommeil lui indiquant qu'elle est possédée par un démon ! Une découverte qui vire au cauchemar.
Prix: 7,10 €
Marion

L'avis de Marion : Le roman a quelques points positifs qui égalent ceux négatifs, ce qui n'en fait pas le livre du siècle même si toutefois il reste correct.
L'histoire est l'un de ses quelques points intéressants. Les démons, voilà l'une des rares perspectives non explorées dans tous ses romans de bit-lit qui ne cessent de paraître de nos jours. Je découvre donc un nouvel univers qui, à l'image de la société, n'est pas tout rose mais pas non plus tout noir. Les démons font penser aux vampires de La Communauté du Sud de Charlaine Harris, ils s'intègrent et essayent de se mettre sur un pied d'égalité niveau juridique avec les humains tout en leur rappelant bien leur supériorité et bien sûr sans rien leur révéler des quelques secrets indispensables sur leurs conditions. Toutefois, la relation hôte/démon et l'évolution dans un complot, qui dépassent les sphères humaines, sont efficaces et rendent l'histoire accrochante.
Fort heureusement puisque le style d'écriture en revanche n'est pas au rendez-vous. C'est simpliste et vulgaire. Morgane, l'héroïne, ne cesse de jurer et les passages érotiques deviennent malsains par ce langage fleuri ajouté aux tendances sado-maso de certains personnages.
D'ailleurs, si les démons sont intéressants par leurs fonctionnement différents et leur ressenti particuliers, l'héroïne, elle, est déroutante. Morgane a un côté bravache et provocateur mais aussi terriblement humain avec la peur et la bêtise. Mais le point le plus déroutant est la provocation. Le personnage, qui nous raconte l'histoire à la première personne, se décrit elle-même comme un personnage provocant qui ose le pantalon en cuir moulant et les petits hauts révélateurs et qui est une dur à cuire ne peut pas en revanche faire face à quelques petites allusions sexuelles, pas très convaincant tout ça. D'ailleurs, Morgane ne cesse de se répéter son amour pour son petit ami Brian mais cela ne l'empêche pas de s'exciter toute seule sur d'autres hommes, qui plus est des démons qu'elle déteste en théorie. Certes, tout ceci est naturel et ne se contrôle pas mais il faut pas pousser non plus, le personnage n'a plus aucune cohérence.
Brian est quant à lui un personnage mièvre et sans intérêt disons le franchement. Il représente l'archétype même du petit ami parfait et qui pardonne tout à sa petite amie extravagante. Aucun intérêt dans ce livre pour ma part, je le vois juste comme une bonne poire.
Enfin viennent les vrais intérêts du livre : Lugh, Adam et Andrew. Les trois démons principaux du roman qui donnent l'envie de poursuivre notre lecture. Tous les trois ont une personnalité complexe, du fait de leur nature, et donne un peu de relief à ce livre parfois plat. Difficile d'en dire plus sans révéler intrigue et complot qui tournent autour de ces trois-là, néanmoins le premier diffère de tous les standards tandis que le second confirme les pires clichés de l'être démoniaque alors que le dernier est vraisemblablement hors catégorie.
Ma conclusion donc : ce n'est pas le livre du siècle mais qui vous fera tout de même bien passer le temps. À lire si on a rien sous la main ou envie d'une lecture sans prise de tête et très décontractée.

dimanche 9 décembre 2012

Dette d'Os

Dette d'Os


Editions Bragelonne - 117 pages - Illustration par Keith Parkinson


     Dette d'Os, de Terry Goodkind, est une préquelle à la fameuse saga L'Epée de Vérité. Publiée en 2008, en plein cycle de sa série romanesque, l'auteur a voulu écrire un livre à part concernant un personnage qu'il voulait à tout prix approfondir: Zedd. En effet, lorsqu'il écrit les différents tomes de L'Epée de Vérité, il dispose de plus d'éléments qu'il ne pourrait l'écrire en un seul livre. C'est pourquoi Dette d'Os fut un moyen parfait d'approfondir sur la vie de Zedd, avant l'apparition des frontières. Il voulait montrer que "dans un univers de fiction, comme dans la réalité, un individu, même s'il se croit impuissant, a parfois le pouvoir de changer le cours de l'histoire - et pas toujours dans le bon sens."   
     La couverture que je vous mets ci contre est celle que l'on trouve si on enlève le protège livre. Je vous la publie car je la trouve vraiment très jolie.
Prix: 15 €

     Ainsi, dans cette préquelle, nous retrouvons Zedd, jeune sorcier tout juste promut Sorcier du Premier Ordre et qui doit faire face à la guerre entre D'Hara, sous le contrôle de Panis Rahl, et les Contrées du Milieu. Alors que la guerre fait rage et que Zedd essaye de trouver toutes les solutions possibles, Abby vient lui demander de sauver les habitants de son village, pris au piège des d'Harans. Alors que Zedd veut refuser, les choses vont se compliquer puisque la jeune femme est venue avec une Dette d'os ...

Samantha

Avis de Samantha: 
     J'ai trouvé cette petite nouvelle très intéressante. Elle se lit très vite et grâce à elle, nous en apprenons plus sur le passé de Zedd mais aussi sur la création des frontières. Elle n'était pas indispensable au cycle de L'Epée de Vérité, c'est vrai. Mais j'ai beaucoup aimé voir Zedd en action, encore jeune et tout juste promu. Nous pouvons mieux comprendre les choix qu'il peut être amener à faire dans les autres tomes de la série et le poids qu'il devait porter. Il est d'ailleurs un peu présenté comme un personnage incroyable et très intelligent, le meilleur de son temps.
     L'auteur a raison quand il nous dit que lorsqu'il a écrit, il voulait "que les lecteurs se demandent ce qu'ils auraient fait à la place de Zedd ou d'Abby". C'est exactement cela. Zedd, qui a sacrifié sa propre fille, accepte d'aider celle d'une inconnue. Mais pourquoi ? Les choix que les personnages font ne sont pas forcément ceux que nous aurions faits. 
     Un autre point que j'ai aimé, c'est le fait de voir des personnages que nous serons amenés à revoir plus tard dans la saga comme les Mord-Sith. De même, la blessure infligée à Darken Rahl et son père qui est mentionnée brièvement dans le premier tome trouve sa cause ici. 
     Terry Goodkind signe ici une bonne nouvelle, qui n'est vraiment pas indispensable mais qui a son intérêt pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l'étrange sorcier qu'est Zedd mais aussi sur "l'aube du monde dans lequel naîtront un jour Richard et Kahlan".



vendredi 7 décembre 2012

L'Éclat de cristal


La légende de Drizzt

L'Éclat de cristal

Editions Milady, 360 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de F. Cointot.


L'Éclat de cristal, Crystal Shard de son titre original, est le quatrième tome des aventures de l'elfe noir Drizzt, un héros mythique inventé par R. A. Salvatore évoluant dans l'univers crée par Ed Greenwood. Il fut publié en 1995 chez Fleuve Noir mais l'édition ne comportait qu'une traduction partielle de l'oeuvre. En 2009, Milady publie une édition intégrale brochée qui sera suivi en 2010 d'une édition poche.

Dans le Valbise, Akar Kessel, un apprenti sorcier incompétent, se fait tromper par ses camarades et est abandonné dans la montagne enneigée. Il est condamné à mourir de froid. Jusqu'à ce qu'il trouve Creshinibon, une relique magique qui lui sauve la vie mais aussi s'empare de son âme pour le pousser vers une quête de puissance. Non loin de là, les Dix-Cités devront affronter une menace encore plus pressante, les barbares se réunissent pour les envahir et nulle pitié ne les arrêtera. Mais une fois de plus, Drizzt, aidé de ses amis Bruenor, Régis et Wulfgar, va changer le cours des choses.
Prix : Milady broché : 19, 80 €
Milady pocket : 7, 10 €

Marion

L'avis de Marion : Cette fois-ci, Drizzt déçoit légèrement mais promet des aventures palpitantes pour la suite.
En effet, l'histoire est très, trop, longue à s'installer. Une fatigante description de la région de Valbise enlise le début du récit et est tellement monotone que je me souviens même plus à quoi elle sert. R. A. Salvatore instaure ensuite l'histoire de Akar Kessel mais la coupe brusquement pour en entamer une autre. Cela aurait pu être intéressant si l'auteur n'avait pas multiplié les nouvelles ouvertures dans son scénario. Résultat, les quêtes semblent soit trop courtes soit trop longues ou pire trop longues à être mises en place et brusquement finies trop tôt. Dommage.
L'écriture m'a moins captivée qu'auparavant, pire, elle m'a lassée à cause du scénario qui aurait pu être mieux. Le pire étant la bataille finale, qui à force de trop de combats différentes avec plusieurs races, est rendue incompréhensible si on a le malheur d'interrompre sa lecture et il n'y a même pas parfois besoin de s'arrêter pour ne plus comprendre. C'est vraiment dommage car le potentiel, que j'ai vu être exploité dans les trois précédents tomes, est tout bonnement énorme.
Les personnages sont le seul point positif de ce livre. Drizzt est toujours fidèle à lui-même, emprunt d'une férocité au combat mais d'une sagesse de paroles. J'ai pu découvrir une autre facette de ce personnage fascinant en le voyant professeur, ce qui était un ravissement. J'ai aussi aimé voir davantage Bruenor, un personnage bourru mais au grand cœur, un nain, un vrai, qui n'a pas peur de ses opinions et qui soutient toujours ses amis. Puis vient le personnage de Wulfgar. Là c'est vraiment intéressant, on explore une nouvelle race : les barbares. Bourru, méfiant envers la magie, colérique, assoiffé de sang et de violence, le barbare n'est pas vraiment l'être le plus sympathique qu'on espérerait croiser. Cependant, une fois de plus il se révèle être un personnage extraordinaire qui se détache de sa race, finalement il semblerait que Bruenor et Régis soient les seuls « normaux » dans cette aventure. J'espère voir aussi le personnage de Catti-Brie se développer.
Au final, le livre est vraiment très décevant, seul l'attachement que j'ai pour les personnages m'a fait continuer ma lecture. Heureusement le cinquième tome semble plus convaincant et prometteur.

jeudi 6 décembre 2012

Bilbo le Hobbit


Bilbo le Hobbit


Editions Le livre de poche, 400 pages, illustration de E. Drouhin, traduction de F. Ledoux

Bilbo le Hobbit est le premier grand succès de son écrivain légendaire J. R. R. Tolkien . L'écriture de The Hobbit commença par hasard, alors que Tolkien tombe sur une feuille blanche parmi ses copies. Il continue l'histoire pour ensuite cesser de l'écrire, il la poursuit à l'oral en la racontant à ses enfants. Ceux-ci grandissent et bientôt l'oeuvre tombe dans l'oubli.
Heureusement l'une de ses élèves lit le manuscrit et très enthousiasme elle le pousse à le présenter à une maison d'édition, George Allen & Unwin. Le livre est publié en 1937 et c'est un succès fulgurant, qui plus est international.
Il est paru pour la première fois en France aux éditions Stock et Christian Bourgois en 1969 et a été très souvent réédité depuis.
Bilbo le Hobbit a connu de nombreuses adaptations : au théâtre, à la radio, en téléfilm d'animation, en jeux de société et en jeux vidéos. Plus récemment, Peter Jackson, réalisateur des trois films Le Seigneur des Anneaux, a adapté le livre en trois films dont le premier, Le Hobbit: Un Voyage Inattendu, sera sur nos écrans le 12 décembre prochain.
Prix : Hachette Jeunesse et Le livre de poche : 6€

Bilbo Baggins est un hobbit qui, comme le veut sa race, n'aime pas l'aventure et n'aspire qu'à la tranquillité de vivre dans son trou de hobbit ou de fumer calmement sur sa pelouse. Mais sa vie de hobbit sera perturbé par l'arrivée de Gandalf, magicien de son état, et l'arrivée de treize nains, non invités, dans sa maison. Voilà qu'il l'embarque comme cambrioleur dans leur compagnie pour vaincre le terrible dragon Smaug et récupérer la montage de leurs ancêtres.

Marion


L'avis de Marion : Après une première tentative de lecture infructueuse, il y a très longtemps, j'ai décidé de me lancer à l'occasion de la sortie du film. J'ai bien aimé mais il ne me laissera pa sun souvenir impérissable ou de pur enthousiasme.
Tout d'abord, un mot sur l'histoire. Bilbo le Hobbit est un conte pour enfant et cela se ressent dans le scénario mais aussi dans la manière d'écrire. Ce sont donc treize nains, un hobbit et un magicien qui partent à l'aventure pour récupérer la demeure de leur ancêtre qu'un dragon leur a volé. Une grande quête épique donc pour de petits héros puisque Gandalf n'est pas présent pour une grande partie de l'aventure. Comme dans beaucoup de contes, le héros est souvent celui qui sauve de toutes les situations ses compagnons ou lui même et Bilbo n'échappe pas à la règle. Cependant la fin marque un bel effort d'originalité et de réalisme.
L'écriture donc est très influencée par le fait du conte. En effet, on trouve souvent des parenthèses qui commentent ou justifie les actions des personnages mais contrairement à Alice au pays des merveilles, cela ne m'a pas gêné puisque le narrateur est présent mais de façon humoristique et toute suite défini dès le début du texte : il est clair qu'il nous raconte l'histoire du Hobbit. D'ailleurs, loin d'être agaçantes, les incises de l'auteur sont bien placées, pertinentes et remplies d'humour. J'aime particulièrement l'humour de répétition qu'il faisait sur Bilbo, qui pense à son trou de hobbit quand il lui arrive une aventure malheureuse, ponctué du commentaire « ce n'était pas la dernière fois », qu'on voit apparaître plus d'une fois tout au long du livre.
Les personnages sont intéressants. Bilbo est un hobbit, par définition donc il recherche la paix et le calme, pourtant il se laisse convaincre de partir à l'aventure en tant que cambrioleur. Plus d'une fois, il fera des choses à l'encontre de sa nature profonde qui m'ont d'abord fait penser qu'il était le héros cliché différend des siens et totalement classique. Mais Tolkien détrompe avec art et par des petites touches de subtilité tout au long du livre (notamment les repas) pour finalement nous le confirmer dans les dernières pages du roman : Bilbo Baggins est un vrai hobbit qui veut être tranquille. J'ai été légèrement déçue par les nains, ayant vu les trois films du Seigneur des Anneaux récemment je suis restée sur le rude Gimli, qui n'étaient pas vraiment d'humeur … naine. Ils partent à l'aventure à l'aveuglette très clairement : ils ne savent pas comment traverser la forêt de Mirkwood, n'ont aucune idée de comment vaincre le dragon, ni même de ce qui les attend avant. Pire, ils n'ont rien de guerriers, ils sont patauds. Quand je vois les affiches de Thorïn un peu partout dans le métro, je me rends bien compte qu'il ne cadre pas avec l'image que renvoie les nains et me demande sceptiquement ce que Peter Jackson va en faire.
Quant à Gandalf, il reste égal à lui-même, magicien mystérieux mais bien loin d'être invincible, en proie aux doutes comme tout le monde.
En somme, j'ai bien aimé le livre si ce n'est la fin qui m'a déçue, cependant je le recommande à tout fan de fantastique, il s'agit d'un classique incontournable. 
N.B: Je suis sceptique quant à la scission en trois film de l'adaptation de Bilbo, mais après tout on verra.

samedi 1 décembre 2012

Les sorties du mois de décembre


Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.

 

 



Atria

Les phénomènes de Corneghem (T1) – L'esprit de la forêt de Patrice Michel





 

Black Library

Le Sang d'Aenarion de William King
L'épée de Caldor de William King
La voie du Renégat de Andy Chambers



Bragelonne
07 décembre

Jon Shannow – L'intégrale de David Gemmell
Hordes – L'intégrale de Laurent Genefort
Genesia – L'intégrale de Alexandre Malagoli
La Revanche des Nains – L'intégrale T3 de Markus Heitz




 
Fetjaine
06 décembre

The Hobbit – L'Art de … Un voyage inattendu de Falconer





 
Harlequin

Je suis une Immortelle de Julie Kagawa
L'étrange pouvoir de Finley Jayne de Kady Cross
Les Voleurs d'âmes – N'ouvre pas les yeux de Rachel Vincent
Le secret des loups de Linda Thomas-Sundstrom
Les princes de minuit de Maureen Child, Vivi Anna et Theresa Meyers



 
J'ai lu
05 décembre

Le Cercle des Immortels (T13) – Le silence des ténèbres de Sherrilyn Kenyon
Eden en enfer (T2) – Chasseuse d'aliens de Gena Showalter
Les immortels – Intégrale de Christopher Pike




Milady
07 décembre

Vampire et indésirable de Mary Janice Davidson
Charley DavidsonTroisième tombe tout droit de Darynda Jones
La confrérie de la dague noire (T7) – L'Amant Vengeur de J. R. Ward
Sorceleur (T7) – La Dame du lac de Andrzej Sapkowski – poche





 
Petit Caveau (Les éditions du)
05 décembre

Vampire malgré lui – Anthologie collectif (repoussé de novembre à décembre)






Sharon Kena
04 décembre

La Belle et La Bête – Collectif

18 décembre

Le sceau maudit de Emmanuelle Bau
Possédés (T1) – Pris au Jeu de Sharon Kena
Khaos (T3) – Luxuria de Frédérique de Keyser