lundi 27 août 2012

Lune de printemps

Indian Teller


Lune de printemps



 
Editions Michel Lafon, 372 pages, illustration de Andreas Rocha


Lune de printemps est le premier tome du cycle Indiana Teller de Sophie Audouin-Mamikonian. Le volume a été publié aux éditions Michel Lafon en mars 2011. La très belle illustration est de Andreas Rocha, qui se chargera également des trois autres tomes.
Indiana Teller a été écrit il y a maintenant une dizaine d'année, Sophie Audouin-Mamikonian a décidé de le sortir du tiroir suite à une pique à propos de son succès, qui aurait été basé sur la chance avec Tara Duncan et donc qu'il ne se renouvellerai pas. L'auteur de cette prédiction s'est donc trompé en beauté puisque ce tome s'est tout de suite classé dans les meilleures ventes Livre Hebdo. De même, le succès est tel que le projet d'adaptation cinématographique est en cours de réalisation.


Indiana Teller peut sembler chanceux, seul héritier d'une grosse fortune du Montana, il vit entouré de ses grands-parents, de ses amis dans l'immense Lykos Ranch. Puis vient la réalité, Indiana est seul, il ne se sent pas à sa place parce qu'il est humain. Le seul du ranch dirigé par le plus puissant clan de loups-garous d'Amérique du Nord. Né d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, les gènes lupins ne se sont pas manifestés et Indiana ne souhaite plus qu'une chose : aller étudier dans l'université du Montana pour découvrir enfin ce qu'est une vie d'humain. Seulement arrivé sur place, sa vie d'humain banal tourne court lorsqu'il échappe miraculeusement à un accident en … rebroussant le temps !
Prix: Michel Lafon: 17, 20 €
Marion

L'avis de Marion : J'ai commencé le livre avec ferveur et l'ai continué avec tout autant mais il y a eu un petit moment de doute. En effet, le prologue est un court aperçu du présent du héros qui se situe quelque part dans le livre. On a donc le droit à une superbe analepse qui nous met en haleine aussitôt le roman entamé. Le doute intervient quand j'ai constaté qu'on découvrait l'intégralité de la vie du héros avant de pouvoir vraiment avancé dans l'histoire. Cependant, l'humour léger et la plume de Sophie Audouin-Mamikonian m'ont vite emporté et chassé ce moment.
Tout d'abord, le thème abordé. J'avoue avoir eu une crainte puisque le livre est paru en pleine période vampire, loup-garou à la mode, mais qui nous exaspèrent au final, avec ces deux fameux personnages que je ne citerai pas – merci, Jacob et Edward – mais Sophie Audouin-Mamikonian s'approprie avec brio le thème. Elle explique les origines, les transformations, les faiblesses, bref, tout afin de poser le cadre et d'imposer sa version. Et celle-ci m'a plus que convaincue, elle m'a transporté dans les lointaines terres du Montana.
Ensuite les personnages. Le héros, Indiana Teller, ne tombe pas dans l’apitoiement mais ne devient pas non plus un surhomme pour faire ses preuves face aux loups-garous complètement supérieur à lui, c'est somme toute un jeune homme presque banal. J'ai d'ailleurs apprécié le changement d'âge par rapport à la série Tara Duncan – l'héroïne a seulement 12 ans dans le premier tome et 17 ans dans le dernier – qui permet de voir aussi les capacités de l'auteur a donné vie à ses personnages. Indiana connait d'ailleurs la tourmente des hormones qui vont parfois à l'encontre de notre volonté mais n'est pas un tombeur de ces dames. Katerina O'Hara, quant à elle, est une jeune femme intègre qui sait garder la tête haute malgré sa situation, elle a du caractère et ne se laisse pas faire. Elle est loin de la blonde écervelée qui sert juste à être la fille du groupe d'ami, elle ne veut pas faire figuration et le montre. Sophie Audouin-Mamikonian aborde aussi le regard des autres sur les personnes en surpoids d'une manière humoristique qui, néanmoins, remets à leur place les prôneurs d'une philosophie : « soyons beau, soyons mince » en faisant de cet aspect d'une personne un critère de charme chez les loups-garous où plus on est un humain gros, plus on est un loup imposant et puissant de muscle.
Le scénario maintenant. Ah le scénario. Malgré que ce soit le douzième livre de l'auteur que je lis, Sophie Audouin-Mamikonian arrive à réitérer l'exploit de me surprendre ! L'intrigue mêle amour, enquête, social et politique en imbriquant l'un dans l'autre. L'exploit résulte dans le fait qu'on croit tout comprendre et déchiffrer pour finalement nous détromper sur les dernières pages du roman. C'est d'ailleurs la première fois que je ferme un livre en pensant : « Déjà ? J'aurais juré n'être qu'à la moitié ».
Bref, vous l'aurez compris, adepte de Sophie Audouin-Mamikonian, la magie opère toujours aussi bien et je ne peux que vous recommandez ce livre. Si vous n'avez encore jamais lu de livre de cette merveilleuse auteure française, il est temps et je vous conseille de commencer par celui-ci qui vous enchantera.

dimanche 26 août 2012

Balafrée

 La Fille des Clans


Balafrée


Editions Fleuve Noir, 489 pages, illustration de Julien Delval


Balafrée est le douzième roman de l'écrivain Michel Robert, édité en 2011 chez Fleuve Noir. L'auteur commence avec ce tome un nouveau cycle, celui appelé La Fille des Clans, dont on ignore pour le moment le nombre de volume précis. la couverture est toujours du même illustrateur qui ne quitte plus l'auteur: Julien Delval.
On reconnaît le style de l'auteur qui persévère dans un style de fantasy noir rongé de violence physique, mentale et sexuelle, ce qui fait une fois de plus que son œuvre n'est pas conseillé au moins de quinze ans.



Dans un monde ravagé par la guerre entre les Clans et les Humains survit Malken, connue aussi comme Balafrée. À l'image des Clans, elle n'a connu que la répression, la violence et le mépris des Humains dans un camp d'esclave, Brise-Espoir. Alors quand Balafrée voit la possibilité de changer son futur, elle n'hésite pas et s'engage dans l'armée. Pour elle, pour les Clans, pour les femmes de Brise-Espoir, pour sa balafre qui brûle de vengeance.
Prix: Fleuve Noir: 20, 18 €
Pocket: 9, 10€

Marion


L'avis de Marion : Avant même de commencer ce livre, j'étais très enthousiaste et pressée de le dévorer, n'ayant été que rarement déçue par Michel Robert dont je venais de terminer Gheritarish. Hélas, déception immense. Les cinquante premières pages sont intéressantes, le livre commence sur des chapeaux de roues, peut-être est-ce là le problème puisque le rythme se casse ces fameuses cinquante pages passées. Je me suis ennuyée pendant tout le cœur du roman jusqu'aux dernières cent pages qui retrouvent le rythme palpitant des cinquante premières.
Tout d'abord, le personnage Malken est une Cellendhyll féminine, personnage principale de la série L'Agent des Ombres du même auteur, avec la liberté sexuelle en plus. Même violence, même désir de vengeance, même capacité limitée à s'exprimer, une maîtrise d'un art martial dissimulé qui en font des guerriers d'exception, rien d'innovant en soi, j'ai retrouvé là la première série de l'auteur dont je voulais me détacher un peu et dont j'attendais une évolution dans la trame de ses personnages. Première déception.
Puis vient l'univers en lui-même. Incompréhensible. Peut-être est-ce dû au fait qu'il fasse une allusion à Balafrée dans Guerrier des Lunes, le sixième tome des aventures de Cellendhyll, mais on s'attend à retrouver l'univers de la première série, grossière erreur. Point de Lumière, Choas ou Ténèbres, que des nouvelles races – trop de races, trop d'informations à retenir qui ont engendré des oublis et des confusions – et des nouveaux conflits. Mais alors pourquoi avoir sous-entendu que Cellendhyll et Malken se croiseraient ? C'est là un des rares mystères qui donnent envie de poursuivre la série La Fille des Clans.
J'attendais un certain relief du fait de passer d'un héros à une héroïne mais il ne passe que par une certaine misogynie plus ou moins présente, encore que Malken étant une guerrière surentrainée, les hommes un peu trop machistes ne font pas long feu. La débauche et l'appétit sexuel dont fait preuve Balafrée n'apporte pas grand chose à l'histoire qui s'installe, par des changements de cadre, dans une routine que Malken doit toujours réapprendre.
En somme, si vous n'avez lu aucun livre de Michel Robert alors le livre a un potentiel non négligeable qui peut plaire, mais lecteur averti de l'auteur, passez votre chemin, la nouveauté n'est pas ici.

 

samedi 25 août 2012

Lewis Carroll

 
Lewis Carroll


Lewis Carroll, de son vrai nom Charles Lutwidge Dogson, est né le 27 janvier 1832 dans le Cheshire, en Angleterre, et meurt en 1898 à l'âge de 66 ans des suites d'une bronchite. Il est issu d'une grande famille de onze enfants, dont sept sœurs – détail qui influença toute sa vie et œuvres – et élevé par ses parents, une mère adorée et un père révérend.

L'enfant qu'il est s'intéresse très vite à l'écriture, sans doute un moyen d'échapper à son bégaiement , et commence à rédiger des magazines familiales et parodiques à douze ans jusqu'à ses dix-sept ans. Lewis Carroll est un enfant brillant, il remporte plusieurs prix lors de sa scolarité en histoire, mathématiques et rédaction. En 185à, soit à dix-huit ans, il écrit le Rectory Umbrella (« Le Parapluie du Rectorat ») afin d'entrer au Christ Church College d'Oxford, endroit où il est admis et qu'il ne quittera pas jusqu'à la fin de ses jours. Homme isolé par son bégaiement, il se réfugie dans la poésie, Solitude du nom d'un de ses poèmes, et dans l'écriture d'un journal (Diary).

Il devient professeur de mathématiques au Christ Church College en 1856, à vingt-quatre ans, et publie son poème Solitude dans la revue Comic Times. De là, le rédacteur en chef lui demande un nom de plume. Il en propose cinq : Dares, abrégé de Daresbury, Edgar Cuthwellis, anagramme de Charles Lutwidge, Edgar U. C. Westhill, un autre anagramme, Louis Carroll, deux dérivé de Lutwidge et Charles, et enfin Lewis Carroll. C'est cette même année qu'il achète un appareil photo et prend en photo pour la première fois les filles du doyen d'Oxford : les filles Liddell.

Lewis Carroll consacrera beaucoup aussi à la logique et aux mathématiques, notamment en inventant divers jeux de cartes et en publiant des ouvrages de mathématiques.

C'est en 1862 qu'intervient un événement majeur qui changera sa vie : il invente, lors d'une promenade en barque avec les filles Liddell, les aventures d'Alice. Il commence à le rédiger l'année de ses trente et un ans, en 1863 et illustre lui même un exemplaire avant de confier ce travail à un professionnel. Il donnera son exemplaire à sa muse, la petite Alice Liddell qui avait alors douze ans. Le premier exemplaire d'Alice au pays des merveilles sort en 1865 chez l'éditeur MacMilan, il en est mécontent et exige une réimpression. À partir de cette année, il publiera des quelques œuvres jusqu'en 1879, année de ses quarante-sept ans.

Il a d'ailleurs multiplié les amitiés enfantines pendant ses années et passe un cap dans ses photographies : il fait du nu enfantin. Il s'arrête tant bien que mal l'année suivante, à quarante-huit ans, ses mœurs commençant à dépasser les bornes avec les nus enfantins au regard de la morale victorienne. Il ne se détache pas totalement de ses « petites amies », comme il les appelle, et donne un cours de logique dans une école pour filles après sa démission du poste de professeur de mathématiques. Voici quelques une de ses photos:

 


 Alice Liddell (1858)







 Saint George et le Dragon 1875






Il consacrera le reste de sa vie à la logique et aux mathématiques en écrivant que des œuvres qui leur sont consacrés et rejette le pseudonyme de Lewis Carroll en rejetant le courrier qui est adressé à ce nom jusqu'à sa mort en 1898 à soixante-six ans.



Bibliographie indicative:
L'auteur ayant écrit bon nombre de livres sur la logique et les mathématiques, nous les passerons sous silence et nous focaliserons sur les œuvres littéraires.


1845 : Poésie instructive et utile (Useful and Instructive Poetry)
1848 : La Revue du presbytère (The Rectory Magazine)
1850-1853 : Le Parapluie du presbytère (The Rectory Umbrella)
1855-1862 : Micmac (Mischmasch)
1856-1857 : The Train (revue littéraire) - contributions
1865 : Alice au pays des merveilles
1867 : Voyage en Russie (Russian Journal) avec le docteur Lindon, publié à titre privé en 1928 puis en 1935.
1867 : Bruno's Revenge publié en 1924.
1869 : Phantasmagoria et poèmes divers, (Phantasmagoria and Other Poems).
1872 : De l'autre côté du miroir, (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There), Jabberwocky, Le Frelon à perruque, (The Wasp in a Wig), Le nouveau clocher (The New Belfry Of Christ Church)
1873 : The Vision of the Three T's
1876 : La Chasse au Snark (The Hunting of the Snark)
1883 : Rime ou Raison ou Sans rime ni raison (Rhyme? and Reason?)
1885 : Une histoire embrouillée (A Tangled Tale')
1886 : Les Aventures d'Alice sous terre (Alice's Adventures Under Ground)
1888 : Isa visite Oxford (Isa's visit to Oxford)
1889 : Alice racontée aux petits enfants (The Nursery Alice)
1889 : Sylvie et Bruno (Sylvie and Bruno)
1893 : Sylvie and Bruno Concluded
1895 : What the Tortoise Said to Achilles
1898 : Three Sunsets and Other Poems



Marion

mercredi 22 août 2012

Alice au pays des merveilles


Alice au pays des merveilles

Editions Pocket, 126 pages, illustration de Coliandre

Alice au pays des merveilles est le premier des deux tomes des aventures de la petite Alice, crée par l'anglais Lewis Carroll pour son inspiratrice Alice Liddell, une enfant de douze ans à l'époque. Le roman est en effet issu d'un récit de Lewis Carroll à cette enfant pour la distraire lors d'une promenade en barque qui eut lieu en 1862. L'oeuvre est rédigé en 1863 et publiée en 1865. Elle fut d'abord appelé Les Aventures d'Alice sous terre pour se fixer finalement au titre anglais Alice's Adventure in Wonderland, traduit Alice au pays des merveilles.
Lewis Carroll a tenté d'illustrer lui-même son œuvre avec ses photos personnelles d'Alice Liddell mais a finalement abandonné en donnant à celle-ci le seul exemplaire illustré par ses soins. Alice Liddell autorisera d'ailleurs bien longtemps après, la petite fille devenue femme avait trente-six ans, la publication de son exemplaire personnel en fac similé.

Le roman a été adapté au cinéma par Walt Disney en dessin animé, très fidèle, et en 2011 par Tim Burton qui s'est inspiré d'Alice au pays des merveilles et de sa suite, De l'autre côté du miroir, pour faire son film Alice au pays des merveilles.


Par une chaude journée d'été, la petite Alice s'ennuie. Elle s'ennuie tellement qu'elle n'est même pas surprise à la vue d'un lapin blanc vêtu d'un gilet qui ne cesse de répéter qu'il est en retard. Piquée  de curiosité, la petite fille s'élance à sa suite dans un terrier sans fond où elle ne fait que chuter. Elle atterrit finalement dans un pays plein de folie où la logique n'a plus place et où les créatures les plus incongrues vivent. Bienvenue au pays des merveilles, Alice.
Prix:  Pocket: 1, 50 €


Marion

L'avis de Marion : J'ai voulu lire ce livre pour comparer avec le dessin animé qui a bercé mon enfance et pour savoir comment pouvait être rédigée l'œuvre originale qui a inspiré cette si étrange adaptation de Walt Disney. J'ai été très déçue par le roman qui est plus un conte qu'autre chose. On voit très nettement les tendances enfantines et l'origine du livre qui est beaucoup trop rédigé sur le ton du récit. J'ai eu la nette impression que Lewis Carroll cherchait à retranscrire parfaitement son récit avec les filles Liddell plutôt qu'à écrire un roman qui serait lu de tous, alors qu'on sait que cette version est destinée à tous les âges. Tout le texte est entrecoupé de parenthèses qui ne cessent de donner des explications quant au comportement de l'enfant qu'est Alice, ce que j'ai trouvé ridicule puisque l'oeuvre n'ayant aucune logique en elle-même il n'y aurait pas de problème à ce qu'Alice soit illogique aussi.
Alice n'est d'ailleurs qu'une enfant qui veut avoir raison et sembler intelligente, pourtant elle ne s'étonne pas de ce monde dont elle ne doute pas un seul instant.
Le livre n'a ni queue ni tête, j'ai eu la sensation que l'auteur faisait des ajouts progressifs sans tenir compte de la continuité de l'oeuvre pour constituer un tout inharmonieux et absurde.
Au final, je me suis très franchement ennuyée en lisant le roman qui est heureusement très court, j'en suis venue même à penser que j'aurais dû m'en tenir au dessin animé.

L'avis de Samantha: J'ai enfin lu Alice au pays des merveilles ! Même si je suis d'accord avec l'absurdité de certains passages qui sont assez étranges et sans aucun sens, ce petit livre est assez distrayant. Le public visé qui est plutôt à la base, les enfants, est clairement définit même si ce conte est porteur de certains messages. En effet, on ne peut que voir une certaine critique de l'époque victorienne à travers cet ouvrage. Le monde est sans dessus-dessous et tout semble déréglé! 
     Par ailleurs, j'ai trouvé l'adaptation de Disney pour le coup assez cohérente avec le livre. Il est impossible de faire un copier-coller visuel d'un ouvrage pour la simple et bonne raison que chaque personne a sa propre vision des choses. Pourtant, les éléments qu'on trouve dans l'original se retrouvent dans le dessin animés. Que ce soit le Lapin Blanc, la Reine de Coeur, le gâteau et la potion qui font grandir/rétrécir etc... Tout y est !
     Pour résumer, ce conte est assez sympathique à lire, pour au moins découvrir ce qui se cache derrière le Disney !

lundi 20 août 2012

La couleur de l'âme des anges


La Couleur de l'âme des anges



Éditions Robert Laffont, 444 pages, illustration de Thinkstock



La Couleur de l'âme des anges, premier tome d'une duologie, est le douzième livre de l'auteur Sophie Audouin-Mamikonian, sorti en en janvier 2012 aux éditions Robert Laffont. On doit la couverture artistique au photographe Thinkstock. L'auteur se coupe de son univers habituel en abordant le thème de la vie après la mort en s'adressant à un public plus mûr, conseillé au plus de quinze ans par Robert Laffont, mais tout en restant dans la veine fantastique qui la caractérise.
Pour anecdote, Sophie Audouin-Mamikonian a trouvé l'inspiration de ce roman lors d'une balade familiale à l'exposition Bruges 2002 « Jane Van Eyck, les primitifs flamands et le Sud ». Elle est en effet restée plus d'une heure devant le même tableau qui l'a fascinée : Vierge à l'Enfant entourée d'anges - tableau ci-dessous - peint par Jean Fouquet, un peintre français. L'oeuvre représente la Vierge entourée d'angelots bleus et rouges, après réflexion l'idée lui apparaît comme évidente : les anges ont eu une couleur en fonction des sentiments et se nourrissent de ceux-ci.


Vierge à l'enfant entourée d'angelots de Jean Fouquet


Jérémy Galveaux, petit français de 23 ans émigré à New York, avait tout pour réussir : génie du monde financier, il était en passe de devenir l'un des plus jeunes traders. Il ne le deviendra jamais puisqu'il est mort décapité par un samouraï en plein New York au XXIème siècle. Il découvre avec surprise qu'il est bien mort mais qu'il vit tout de même dans un monde d'anges aux couleurs variées.
De plus, les anges, bien que morts, peuvent eux aussi mourir s'ils ne se nourrissent pas des sentiments des êtres humains. Jérémy tente alors de survivre dans ce nouveau monde qui est le sien mais ne peut se détacher du monde des vivants et décide d'enquêter sur sa mort. L'enquête le mène alors vers Allison, une ravissante jeune femme de vingt ans bien vivante, qui a été témoin de son meurtre et qui est donc potentiellement en danger. Saura-t-il protéger cette belle jeune femme dont il semble s'enticher un peu plus chaque jour ?
Prix: Robert Laffont: 18, 15€

Marion


L'avis de Marion : J'ai acheté ce livre un peu sceptique quant à sa raison d'être chez les jeunes adultes et craignais de retrouver trop des traits de Tara Duncan, une série que je connais très bien depuis des années. J'attendais donc beaucoup de ce nouveau livre de Sophie Audouin-Mamikonian que j'admire beaucoup. Mes attentes ont été plus que comblées. Sophie Audouin-Mamikonian a su créer un univers unique et vivant où les sentiments ont le premier rôle de l'histoire. Les personnages sont très attachants, notamment les deux héros Jérémy et Allison qui sont tous deux hors normes à leur façon, mais aussi construit d'une manière plus complexe que je m'y attendais. Ils ont beau être des anges, ils n'en gardent pas moins une part humaine et malgré leurs nouveaux pouvoirs, ils ne sont pas des super-héros qui réussissent tout: ils connaissent l'échec, la peur, la trahison et toutes autres traits parfaitement humains. Une surprise que j'ai eu le plaisir de retrouver au niveau des rebondissements de scénario qui sort du chemin, si prévisible, que je lui avais tracé. Sophie Audouin-Mamikonian a su réinventé un monde sans se détacher de ce même univers dans lequel nous vivons, plus encore, elle le décortique, l'explique et n'hésite pas par la même occasion à le critiquer.
L'écriture caractéristique est toujours aussi appréciable, un savant mélange et équilibre entre familier et littérature qui prouve une fois de plus que les deux sont conciliables. Le nom des chapitres est bien choisi et construit sur le même modèle : « le goût de ... », un modèle qui nous donne un avant-goût de ce qui se passera dans chaque chapitre et nous donne envie de lire toujours un peu plus le livre.
Il m'est avis que ce roman est le meilleur que nous ait donné Sophie Audouin-Mamikonian et j'attends avec impatience la suite et fin de cette série aux possibilités infinies.
Avis à ceux qui le liront, mention spéciale pour Albert, vous le reconnaîtrez et comprendrez.


dimanche 19 août 2012

Gheritarish

 
Gheritarish – Les terres de sang

Editions Pocket, 573 pages, illustrations de Julien Delval


Gheritarish est un spin-off de l'auteur français Michel Robert paru en janvier 2009 chez les éditions Mnémos puis en septembre 2011 chez Pocket. Le roman relate les vacances de Gheritarish, un loki à peau bleu, que les lecteurs ont pu voir dans la série principale de l'auteur : L'Agent des Ombres. Le roman est articulé en chapitres plus ou moins long qui facilitent la lecture. L'auteur poursuit dans une veine de fantasy où il a instauré son propre monde de créatures uniques qui nous importent dans cet univers.
L'oeuvre n'est toutefois pas lisible de tous du fait de sa violence et du fort caractère sexuel qui l'imprègne.

Les missions sont finis pour le joyeux loki Gheritarish, il part en vacances ! Il décide d'aller aux confins des plans primaires. Il avance vers l'ouest, encore et toujours l'ouest. Il va vers les Terres de sang. Mais, au fil des rencontres, il apprend que des choses étranges se passent là-bas. La terre y est devenu plus sauvage que jamais, imprégné de magie et de violence et seul le plus fort peut y survivre. Tous conseille à Gheritarish de faire demi-tour, de ne pas aller vers cette étrange destination de vacances. Têtu n'est pas loki, Gher' n'en fait qu'à sa tête et continue vers l'ouest. Qui disait que les vacances servaient à se détendre ?
Prix: Pocket: 9,10€
Mnémos: 22€


Marion

L'avis de Marion : C'est avec joie que j'ai partagé les vacances du loki, personnage facétieux et plaisant, que je me tardais de connaître un peu plus. L'absence de Gheritarish se faisait sentir dans le dernier tome des aventures de Cellendhyll, j'étais donc heureuse de lire les aventures pleines d'humour du loki dans ce tome. L'histoire est très bonne, on retrouve l'univers de L'Agent des Ombres dans un lieu non exploré de l'Ange, avec cette fois-ci une ambiance à la Gheritarish qui est plus appréciable et plus légère que le reste du cycle. Une fois de plus, l'auteur manie très bien les alternances entre scènes de violences, celles érotiques et les points descriptifs. J'ai beaucoup aimé le petit retour d'un des personnages du premier tome de L'Agent des Ombres qui est très bien pensé. Il y a comme d'habitude profusion de races qu'on ne connait pas et l'auteur ne fait pas vraiment de points explicatifs sur chacune et nous laisse le loisir de les découvrir au fur et à mesure qu'on avance dans son univers. Ce fait ne m'a pas gêné outre-mesure mais peut être dérangeant pour certaines personnes. Petit moins pour le même aspect qui m'embête dans chacun des livres de l'auteur : le héros a encore trouvé la femme de sa vie ! Gheritarish était présenté comme un libertin qui sait jouir des plaisirs de la vie, il en perd un peu et ne paraît pas être dans l'excès contrairement à la vision qu'on pouvait en avoir dans L'Agent des Ombres.
En définitif, le livre est une très bonne lecture, un bon moment détente rempli d'humour avec une bonne dose de violence, sexuelle ou non, qui a confirmé mon envie de suivre ce talentueux auteur français.

Guerrier des lunes


L'Agent des Ombres

Guerrier des lunes



Éditions Fleuve Noir, 370 pages, illustration de Julien Delval


Guerrier des lunes est le premier tome de la deuxième saison du cycle de L'Agent des Ombres soit le sixième tome du cycle complet de Michel Robert. Il a été publié en septembre 2011 chez les éditions Fleuve Noir et n'est pas encore sortie chez Pocket à la différence des tomes précédents. 
Cette suite s'inscrit dans la continuité de la première saison et de ce fait, l’œuvre est conseillé à un public de quinze ans minimum.  

Trahi, blessé et furieux, Cellendhyll de Cortavar se replie sur lui-même tel un fauve blessé, et comme le fauve, il a besoin d'action, il veut sortir et se vider de cette violence qui l'habite. L'autorité de Ellvanthyell et Morion lui pèse de plus en plus jusqu'au point de non-retour. La correction de son de l'archimage du Chaos fut de trop, ulcéré, Cellendhyll brise le serment qui le liait à son maître Morion et devient pour la première fois libre ! Poursuivi par les forces du Chaos, l'Ange se réfugie dans la cité de l'Empereur de Lumière, ennemi du Chaos. Alors qu'il ne cherche que liberté, ses talents de guerrier hors pair attire bien l'oeil et d'autres prétendants au titre de maître ne tardent pas à se faire entendre. Déjouera-t-il les tentatives de l'Empereur alors qu'il part en mission en tant qu'accompagnateur auprès de la si séduisante Constance de Winter ?
Prix: Fleuve Noir: 20, 18 €

Marion


L'avis de Marion : Après avoir lu les cinq précédents tomes d'une traite, j'ai enchainé avec celui-ci que j'ai moins apprécié. Je trouve que l'histoire commence à tourner en rond. On retrouve une fois de plus actions, manigances, sexes et créatures insoupçonnées mais la magie opère moins bien que précédemment. J'ai en plus qu'assez qu'à chaque tome il se jure de ne plus tomber amoureux, de ne plus jamais céder à une femme et qu'en plus il finisse par avoir une nouvelle femme de sa vie. Encore. C'est lassant et usant. Certes, le livre est toujours aussi bien écrit, mais c'est le scénario qui me pose problème. L'absence de Gheritarish se fait aussi un peu trop sentir par une ambiance qui devient pesante, lugubre et sérieusement déprimante à l'image du héros. Un effet voulu je pense mais que je trouve une fois de plus trop répétitif par rapport aux cinq précédents tomes. On voit très bien les efforts de scénario faits avec le mystérieux personnage de Maurice qui garde, heureusement lui, de son charme mais tout devient vraiment trop répétitif autant côté romance que combat. J'ai trouvé la fin décevante et ai pensé illogique l'absence de Morion tout au long du livre.
En bref, un avis mitigé qui tire plus vers la déception que vers l'engouement. J'attends donc patiemment le septième tome pour rattraper un peu celui-ci.

dimanche 12 août 2012

Beloved


Beloved

Editions domaine étranger 10/18, traduction de H. Chabrier et S. Rué, 379 pages

Beloved est l'un des romans de Toni Morrison qui lui a valu sa notoriété en France et notamment le prix Pulitzer en 1988. Du même nom original, le roman a été publié pour la première fois en 1987 aux Etats-Unis puis en 1989 en France. La traduction de cette œuvre est le fruit d'une collaboration entre Hortense Chabrier et Sylviane Rué
Le roman est composé de trois parties qui ne portent aucun nom mais dont on peut remarquer qu'elles commencent toutes trois par « Le 124 était » ce qui donne une idée du thème ou nom éventuel de la partie.
Beloved est un roman qui traite du sujet dur qu'est l'esclavage en le ponctuant de trait fantastique par le biais des mythes et légendes afro-américaines.


Sethe est une ancienne esclave qui a fui le Bon Abri, son ancienne plantation où elle a vécu, et qui vit maintenant dans la maison de sa belle-mère, Baby Suggs, en compagnie de sa fille d'une vingtaine d'années, Denver. Cependant les deux jeunes femmes vivent avec une tierce personne : un fantôme. Elles l'ont accepté avec lassitude et le considèrent comme un habitant de la maison au même titre qu'elles jusqu'à l'arrivée de Paul D. Celui-ci est un ancien camarade de Sethe, qui vivait avec elle au Bon Abri, et qui a donc lui aussi connu la misère de l'esclavage. A son arrivée, il chasse le fantôme mais arrive aussi une jeune inconnue qui se dit s'appeler Beloved. L'apparition de ces deux personnages va faire resurgir le passé, un passé sombre qui tourmente Sethe depuis longtemps et qu'elle ne peut oublier.
Prix: 10/18: 8,10€
Vintage édition (en anglais): 11,99€
 Marion


L'avis de Marion : La première chose frappante avec cette œuvre est sa complexité. J'ai du le lire deux fois pour le comprendre, et encore dans les grandes lignes, tellement l'oeuvre est dure à comprendre. Ce n'est pas autant l'écriture qui pose problème mais la structure du roman et de l'histoire en elles-même. En effet, le livre est construit sur une série d'analepse, retour en arrière, qui explique au fur et à mesure l'histoire de chaque personnage. Seulement, les analepses sont très longues mais explicatives de la situation présente de l'histoire, une situation qu'on oublie bien vite par la longueur de l'analepse et dont on s'intéresse plus généralement. Malgré cette complexité peu évidente, le roman m'a beaucoup plus par ses zones d'ombres qu'on essaye toujours de deviner et qui font qu'on se passionne autant pour les passages analeptiques. Le thème est un sujet historique très dur que Toni Morrison explore sans tabou et avec cette dimension fantastique saisissante. Avec ce roman, je suis revenue au fantastique classique qui laisse l'incertitude, le doute jusqu'au bout, ce qui est aussi un peu plus frustrant que le fantastique actuel, au sens de merveilleux, dont on sait la véracité ou non des faits. Le relief des personnages est incroyable, l'évolution de Sethe et de Denver pendant le roman est le point accrocheur et bouleversant.
En somme, malgré une compréhension peu évidente, la lecture n'est pas trop difficile et le thème est tel qu'on ne peut qu'aimer. Cependant, je ne le lirais pas d'innombrables fois, il n'est pas des œuvre dont on use et abuse.

L'avis de Samantha: Tout comme Marion, je pense que ce qui frappe tout de suite dans ce livre est la complexité de sa structure. De nombreux flash back sont imbriqués dans l'histoire initiale, ce qui nous fait quelque peu perdre la trame principale. Malgré cela, le sujet traité est des plus fort et est mis en avant avec une nouveauté certaine. En effet, Toni Morrison réussit à dénoncer ce phénomène historique grave qu'est l'esclavage sous un nouveau jour en le mêlant au fantastique. Mais attention, pas au fantastique tel qu'on le conçoit aujourd'hui. Nous parlons ici du fantastique originel, celui qui laisse peser un doute en fin de roman. Doute qui est ici complètement présent du début à la fin et c'est ce que j'ai particulièrement aimé. Jusqu'à la dernière page, nous ne savons pas qui est cette mystérieuse Beloved qui prend autant de place dans la vie des personnages. On se construit donc chacun son opinion quand à ses origines, même si nous ne sommes sûrs de rien. De plus, la trame de l'histoire est très bien ficelée, ne négligeant aucun détails. L'auteur n'hésite pas une seconde à raconter les faits tels qu'ils étaient, sans ménagement. Cela peut paraître dur aux premiers abords, mais cela rend également le livre d'autant plus fort et bouleversant.
Je recommanderai sans hésiter ce livre. Il nous emmène dans une atmosphère nouvelle, certes déconcertante à première vue, mais qui nous imprègne totalement.

lundi 6 août 2012

Les sorties du mois d'août


 Les sorties du mois d'août




 
 Albin Michel Wiz
Les chroniques de Kane (T2) - Le trône de feu de Rick Riordan
Hex Hall (T3) - Le sacrifice de Rachel Hawkins






Atria
Sin - Le poème de la lumière (T3)  de Noureddine Seoudi






Black Library
Ulrika la vampire - Bloodsworm de Nathan Long, poche.





                                    

Black Moon
Maudites - La gardienne de la porte de Michelle Zink.
Le Journal de Stefan (T5) d'après les romans de L. J. Smith, développé par Kévin Williamson et Julie Plec.








Bragelonne

Le Faucon éternel de David Gemmel
La Peur du sage - Chronique du tueur de roi (T1) de Patrick Rothfuss

La Trilogie du roi sauvage - Sanctuaire (T1) de Alexandre Malagoli








Castelmore
New Victoria - New Victoria (T1) de Lia Habel
Personal Demons - Pêché originel (T2) de Lisa Desrochers








Fleuve Noir

Les Elfes de fer - Les cendres de l'oubli (T3) de Chris Evans









Hachette
Ghost Girl - Le Grand Retour (T2) de Tonya Hurley
Maudites - La Gardienne de la porte de Michelle Zink







Harlequin

Nuit sans lune de Maureen Child, Janis Reams Hudson et Debra Cowan

Le Chasseur de l'ombre de Connie Hall, poche






J'ai lu
Le Chant de l'âme de Marjorie M.Liu, poche.
Le Dernier Apprenti sorcier - Moon over soho (T2) de Ben Aaronovitch
Le Horla et autres contes de Guy de Maupassant
La Dimension fantastique 1 - recueil de nouvelles classiques de Maupassant, Poe, Gautier, etc.
La Vénus d'Ille et autres nouvelles de Prosper Mérimée
Polaris et autres nouvelles de Howard Phillips Lovecraft





L'homme sans Noms (Les éditions de)
Le Cycle d'Alämander - Le Xéol (T3) d'Alexis Flamad







Milady
Minuit - Les Ombres de minuit (T7) de Lara Adrian, poche.
Riley Jenson - Bound to shadows (T8) de Keri Arthur, poche.
Anges Déchus - Convoitise (T1) de J.R. Ward, poche.
Charley Davidson - Deuxième tombe sur la gauche (T2) de Darunda Jones
Les Royaumes oubliés, la légende de Drizzt - Larme furtive (T11) de R.A. Salvatore, poche.
La Guerre de la Couronne - La grande croisade (T3) de Michael A. Stackpole, poche.
Les sept lames - Un voleur dans la nuit (T2) de David Chandler, poche.
Le Retour des Highlanders - Le Séducteur (T2) de Mallory et Margaret.





 
Mnémos
Ki et Vandien - L'intégrale de Megan Lindholm (alias Robin Hobb)







 
Petit caveau (les éditions du)
Désolation - Le Dernier Vampire de Jean Vigne








Pocket

La Lignée - La nuit éternelle (T3) de Guillermo Del Tori et Chuck Hogar
Chroniques des elfes - Chroniques des elfes, intégrale de Jean-Louis Fetjaine






Pocket Jeunesse
Légendes du monde émergé (T2) - Fille de sang de Licia Troisi
Chroniques du monde émergé (T3) - Le talisman du pouvoir de Licia Troisi




Sharon Kena (Les éditions)
De feu et de glace - L'Hystérie (T2) d'Angie L. Deryckere
Le Chien de la nuit - Louve Blanche (T1) de J.A. Curtol
Les Guerriers de l'ombre - Amour déloyal (T7) de Sharon Kena (+ 16 ans)
Au-delà des apparences - Déchéance (T3) de Sharon Kena





Robert Laffont
La Nuit a dévoré le monde de Pit Agarmen


jeudi 2 août 2012

Belle de Mort


L'Agent des Ombres


Belle de Mort

Editions Pocket, 535 pages, illustration Julien Delval


Belle de Mort est le cinquième et dernier tome de la première saison de L'Agent des Ombres, une série  de fantasy sombre, écrite par Michel Robert. La première édition est parue chez Mnémos en 2007 puis le roman a été réédité, comme les précédents tomes chez Pocket en 2010. A l'image du reste de l'œuvre de Michel Robert, ce livre se définit par le sens moderne de « fantastique », loin du sens traditionnel ; ici il n'y a pas de place aux doutes. Comme le suggère la couverture, toujours réalisé par Julien Delval, le tome se poursuit dans la même veine de violence et d'érotisme propre à l'auteur.
Ce livre n'est d'ailleurs pas à mettre entre toutes les mains du fait de la violence et des scènes de sexes très détaillées. Pour public averti donc, je le préconiserai pour plus de quinze ans.


Une fois de plus trahi, Cellendhyll ne jure que par la vengeance, ce désir impétueux de tuer cet homme qui est la cause de la mort prématuré de son escadron. Mais d'un autre côté, l'Agent revit et apprend à renouer avec l'amour auprès d'Estrée d'Eodh. Cette liaison n'est d'ailleurs pas au goût de tout le monde est surtout pas de celui de Morion, Maître des Apparences, qui voit d'un mauvais œil l'influence que pourrait avoir sa rebelle de sœur sur son Ombre. Par ailleurs, même si Estrée s'est définitivement débarrasser du fléau que représentait la bleue-songe, elle est rongée et hantée par un sentiment tout nouveau : la culpabilité d'avoir assassinée Dévora. C'est sur ce pêle-mêle de sentiments que l'Ange et sa compagne repartent en mission, toujours accompagné de sa fidèle arme, Belle de Mort, qui lui susurre toujours le même mot : Asarùl.
Prix: Pocket: 8, 40 €
Mnémos: 21 €
Marion

L'avis de Marion : Comme à son habitude, Michel Robert nous livre un tome intéressant quoiqu'un peu redondant. Il a trouvé la recette du succès et en use (et abuse). Le livre suit le même schéma que ses prédécesseurs à savoir trahison, violence, femme, sexe et trahison (encore …). Une seule nouveauté, très tardivement installé d'ailleurs, quoique Maurice devait sans doute parler d'Arasùl, a été mise en place : la prophétie d'Arasùl. J'ai d'ailleurs rien compris à l'utilité de Maurice, ni même au sens de ses paroles, et ne sait donc pas vraiment à quoi il a servi tout au long de la série, dommage … J'ai été en revanche sciée par le personnage d'Estrée d'Eodh, Michel Robert a su lui donner une dimension et une complexité remarquable, elle est pour moi le personnage le mieux réussi de la série. Il y a toujours l'absence notable de Gheritarish le loki puisque celui-ci est en vacances mais elle est cette fois-ci moins remarquable qu'auparavant. La qualité des scènes de combat est toujours aussi impressionnante et fait sans aucun doute le gros point fort du roman.
Somme toute, ce roman nous offre un agréable divertissement  et m'a donné à espérer un renouvellement pour le tome à suivre sous peine de glisser très fortement dans une qualité passable, moyenne.