jeudi 2 août 2012

Belle de Mort


L'Agent des Ombres


Belle de Mort

Editions Pocket, 535 pages, illustration Julien Delval


Belle de Mort est le cinquième et dernier tome de la première saison de L'Agent des Ombres, une série  de fantasy sombre, écrite par Michel Robert. La première édition est parue chez Mnémos en 2007 puis le roman a été réédité, comme les précédents tomes chez Pocket en 2010. A l'image du reste de l'œuvre de Michel Robert, ce livre se définit par le sens moderne de « fantastique », loin du sens traditionnel ; ici il n'y a pas de place aux doutes. Comme le suggère la couverture, toujours réalisé par Julien Delval, le tome se poursuit dans la même veine de violence et d'érotisme propre à l'auteur.
Ce livre n'est d'ailleurs pas à mettre entre toutes les mains du fait de la violence et des scènes de sexes très détaillées. Pour public averti donc, je le préconiserai pour plus de quinze ans.


Une fois de plus trahi, Cellendhyll ne jure que par la vengeance, ce désir impétueux de tuer cet homme qui est la cause de la mort prématuré de son escadron. Mais d'un autre côté, l'Agent revit et apprend à renouer avec l'amour auprès d'Estrée d'Eodh. Cette liaison n'est d'ailleurs pas au goût de tout le monde est surtout pas de celui de Morion, Maître des Apparences, qui voit d'un mauvais œil l'influence que pourrait avoir sa rebelle de sœur sur son Ombre. Par ailleurs, même si Estrée s'est définitivement débarrasser du fléau que représentait la bleue-songe, elle est rongée et hantée par un sentiment tout nouveau : la culpabilité d'avoir assassinée Dévora. C'est sur ce pêle-mêle de sentiments que l'Ange et sa compagne repartent en mission, toujours accompagné de sa fidèle arme, Belle de Mort, qui lui susurre toujours le même mot : Asarùl.
Prix: Pocket: 8, 40 €
Mnémos: 21 €
Marion

L'avis de Marion : Comme à son habitude, Michel Robert nous livre un tome intéressant quoiqu'un peu redondant. Il a trouvé la recette du succès et en use (et abuse). Le livre suit le même schéma que ses prédécesseurs à savoir trahison, violence, femme, sexe et trahison (encore …). Une seule nouveauté, très tardivement installé d'ailleurs, quoique Maurice devait sans doute parler d'Arasùl, a été mise en place : la prophétie d'Arasùl. J'ai d'ailleurs rien compris à l'utilité de Maurice, ni même au sens de ses paroles, et ne sait donc pas vraiment à quoi il a servi tout au long de la série, dommage … J'ai été en revanche sciée par le personnage d'Estrée d'Eodh, Michel Robert a su lui donner une dimension et une complexité remarquable, elle est pour moi le personnage le mieux réussi de la série. Il y a toujours l'absence notable de Gheritarish le loki puisque celui-ci est en vacances mais elle est cette fois-ci moins remarquable qu'auparavant. La qualité des scènes de combat est toujours aussi impressionnante et fait sans aucun doute le gros point fort du roman.
Somme toute, ce roman nous offre un agréable divertissement  et m'a donné à espérer un renouvellement pour le tome à suivre sous peine de glisser très fortement dans une qualité passable, moyenne.

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