samedi 29 septembre 2012

Les sorties du mois d'octobre


 Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.




Atalante

Les Annales du Disque-Monde (T34) – Coup de tabac de Terry Pratchett
Chroniques de Tramorée (T1) – Le cœur de Tramorée, Agarta de Javier Negrete
Les Cavaliers du vent (T1) de David Weber
Les Cavaliers du vent (T2) de David Weber







Black Moon

Dracula de Bram Stocker – texte abrégé – en poche

Le retour de l'ange (T1) – Le baiser de Elizabeth Chandler poche
Journal de Stéfan (T6) – Manipulés d'après les romans de L. J. Smith, développé par Kévin Williamson et Julie Plec.
Grégor (T3) – La prophétie du Sang de Suzanne Collins
L'appel du sangLa seconde vie de Bree Tanner de Stéphenie Meyer – poche
Twilight de Stéphenie Meyer – coffret de la saga en poche
Ne jamais t'embrasser de Mélissa Marr – poche
Une vie ailleurs de Gabrielle Zevin – poche
Twilight de Stéphenie Meyer – réédition des quatre tomes avec des nouvelles                                                          couvertures qui sont les affiches des films.
                    L'apprenti d'Araluen (T9) – La traque des bannis de John Flannagan
                                    16 lunes (T4) – 19 lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl







Bourgois

Le Hobbit de J. R. R. Tolkien – nouvelle traduction
Le Hobbit illustré de J. R. R. Tolkien, illustré par Alan Lee








Bragelonne

La confrérie de la dague noire (T8) – L'Amant réincarné de J. R. Ward
Chronique du Tueur de Roi (T2) – La Peur du Sage, seconde partie de Patrick Rothfuss
Anno Dracula de Kim Newman
Les Elfes (T2) – La Révoltes des TaiGethens de James Barclay






Castelmore

Bloodlines (T1) – Bloodlines de Richelle Mead
Devil city (T2) – Voleur d'âme de Jana Oliver









City

Meurs bien à jamais de Mélissa Marr (prévu pour septembre mais repoussé à octobre)
Les Chroniques des Gardella (T2) – Le crépuscule du vampire de Colleen Gleason – réédition









Fetjaine
Trolls de Brian Froud
L'encyclopédie de l'imaginaire celtique de Thierry Jigourel











Fleuve Noir

L'Agent des Ombres (T7) – Chiens de guerre de Michel Robert










Gallimard

Harry Potter à l'école des sorciers de J. K. Rowling - réédition
Lueur de feu (T2) de Sophie Jordan
A comme Association (T8) – Le regard brûlant des étoiles de Erik L'Homme
Le voleur de magie (T3) de Sarah Prineas







Hachette

Encyclopédie illustrée de Tolkien de David Day











Harlequin

La captive du loup de Bonnie Vanak – poche
L'heure du vampire de Patrice Michelle et Vivi Anna - poche
La griffe du destin de Lisa Childs





J'ai lu


Donjon de NaheulbeukLe conseil de Suak de John Lang
Dracula de Bram Stoker
Le journal perdu de Bram Stoker par Bram Stoker
Le champion de Lady Eleanor de Lisa Hendrix
The iron seas (T1) – Le duc de fer de Meljean Brook
Alex Craft (T1) – Nécromancienne de Kalayna Price
Le trône de fer, édition deluxe – L'intégrale 1 de George R. R. Martin – réédition avec coffret métallique et carte du monde inédite.





Le livre de poche

Une aventure de SabinaRouge sang, noir magie de Jaye Wells
La Quête d'Ewilan (T1) – D'unmonde à l'autre de Pierre Bottero
La Quête d'Ewilan (T2) – Les frontières de glace de Pierre Bottero
La Quête d'Ewilan (T3) – L'île du destin de Pierre Bottero
Les princes-marchands (T4) – La guerre des familles de Charles Stross
Bilbo le hobbit – le coffret du film – édition limitée de J. R. R. Tolkien








L'Homme sans Noms (Les éditions de)

Le Cycle d'Alamänder (T3) – Le Xéol de Alexis Flamand – parution décalée de août à octobre.









Michel Lafon

Insaisissable (T1) – Ne me touche pas de Tahereh Mafi
Les Héritiers d'Enkidiev (T4) – Le sanctuaire de Anne Robillard











Midgard



Les énigmes de l'aube (T2) – Les quatre vérités de Thomas Durand





Milady
Chasseuse de la nuit (T6) – D'outre-tombe de Jeaniene Frost
Les gardiens de l'éternité (T7) – Tane de Alexandra Ivy - poche
Kara Gillian (T4) – Les péchés du démon de Diana Rowland - poche
L'empreinte du démon de Patricia Briggs – poche
Les aventures d'Anita Blake, Tueuse de Vampires (T14) – Danse macabre de Laurell K. Hamilton
Neverwinter (T2) de R. A.Salvatore – date de sortie décalée de septembre à octobre.
Belladone (T1) – Nuit de sang de Michelle Rowen – poche
Le cycle des démons (T2) – La lance du désert de Peter V. Brett – poche






Mnémos

Le Lion de Macédoine – Intégrale de David Gemmell











Orbit

Une aventure de Danny Valentine (T14) – Terminus Saint-City de Lilith Saintcrow – sortie de septembre décalée à ce 10 octobre











Plon

Memnoch le démon de Anne Rice - réédition












Pré Aux Clercs

Les chroniques de Thomas Covenant – L'intégrale 2 de Stephen R. Donaldson









Pocket

Dark Plagueis de James Luceno
L'âge des dragons (T1) – Bitterwood de James Maxey
L'âge des dragons (T2) – Dragonforge de James Maxey
La saga des sorcières (T1) – Le lien maléfique de Anne Rice – réédition
La saga des sorcières (T2) – L'heure des sorcières de Anne Rice – réédition
La saga des sorcières (T3) – Taltos de Anne Rice – réédition




Pygmalion

Les cités des anciens (T6) – Les pillards de Robin Hobb











Rouge éditions

Coup de poker de Erin McCarthy







Scrineo

Le puits des mémoires (T2) – Le fils de la Lune de Gabriel Katz










Sharon Kena

Native de Gala de Spax
Mon ami le loup (T1) – Au clair de la Lune de Céline Mancellon










Terriciae

Sur les pas de l'ours de Julien Rousseau






Sam et Marion

vendredi 28 septembre 2012

J. R. R. Tolkien


J. R. R. Tolkien


Né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud, et mort le 2 septembre 1973 à Bornemouth, en Angleterre, John Ronald Reuel Tolkien était un grand homme qui avait plusieurs cordes à son arc :écrivain, poète, philologue – c'est à dire un professeur qui étudie la linguistique historiques, donc l'évolution de la langue dans le temps – et professeur d'anglais classique à l'université.

C'est lorsqu'il est âgé de seulement trois ans que sa mère décide de les ramener, lui et son frère, dans leur Angleterre natale, un voyage que leur père trop souffrant ne pourra effectuer, il mourra un an seulement après, en 1896. La disparition du père mêlé à la conversion au catholicisme de la mère, la famille s'éloigne de plus en plus d'eux et la situation devient vite compliquée à gérer. Malheureusement pour les deux frères Tolkien, leur mère meurt à son tour en 1904. J. R. R. Tolkien devient orphelin à l'âge de douze ans, il gardera le souvenir d'une mère digne d'une sainte. Très tôt, il approcha les langues qui sont devenus tout de suite une passion. De cette passion s'approche son amour pour la campagne anglaise qu'il explore jusqu'aux frontières du pays de Galles, une langue qu'il apprendra et fondera sa passion des langues imaginaires, comme le Sindarin, inspiré du Gallois, et le Quenya, inspiré du vieux finnois.
Hébergé par une tante en 1905, il fit la connaissance à cette époque de Edith Bratt, dont il devint très proche, une proximité mal vue puisque son tuteur, le père Francis Morgan, les força, lui et son frère, à déménager pour séparer les deux jeunes amoureux.

Il fit ses études au prestigieux collège d'Oxford, Exeter College, où il approfondit ses connaissances en langues, en 1911 grâce à l'obtention d'une bourse. Cette année sera celle aussi de la publication de ses premiers vers.

En 1913, Tolkien profite de sa majorité pour retourner vers Edith Bratt, il lui envoie une lettre pour la demander en mariage. Celle-ci bien que déjà promise à un autre accepte et se convertit pour lui.

Puis vint la Première Guerre mondiale, enrôlé dans l'armée, Tolkien est contraint de partir avant d'avoir pu se marier. Fort heureusement pour lui, il tombe malade en 1916, ce qui lui permet de revenir du front et de se marier. Loin des champs de batailles, c'est là qu'il commence l'invention qui fera sa renommée : l'histoire de la Terre du Milieu avec le premier des Contes perdus. La légende est en route. C'est à cette époque aussi que naquit son premier fils, John.
Il devient professeur en 1920 et participe au dictionnaire d'Oxford en tant que lexicographe. Mais Tolkien décide de partir à Leeds et devient professeur d'anglais jusqu'en 1925. Durant cette période, il écrit un glossaire d'anglais puis un poème d'anglais moyen, Sire Gauvain et le Chevalier vert, deux œuvres qui seront considérés comme des références dans les années qui suivirent. Les Contes perdus sont laissés de côté mais l'auteur commence une version en vers : Enfants du Hùrin. Sa famille s’agrandit aussi avec la naissance de deux fils : Michael Hilary Reuel en 1920 et Christopher John Reuel en 1924.


En 1925, la famille Tolkien déménage et retourne à Oxford où J. R. R. Tolkien redevient professeur au Pembroke College, où il enseignera jusqu'en 1945. En vrai papa poule, Tolkien est très attaché à ses enfants pour qui il écrira Roverandom et Bilbo le Hobbit. En 1926, il fait une importante rencontre, celle d'une grande amitié avec C. S. Lewis : le célèbre auteur de Narnia. Avec celui-ci, il fonda le groupe des Coalbiters puis les Inklings, deux groupes dédiés à la lecture des œuvres, à l'échange d'avis, entre tous les auteurs appartenant à ce cercle.
Sa seule fille naquit en 1929.

L'écriture de Bilbo le Hobbit commença par hasard, alors que Tolkien tombe sur une feuille blanche parmi ses copies. Il continue l'histoire pour ensuite cesser de l'écrire, il la poursuit à l'oral en la racontant à ses enfants. Ceux-ci grandissent et bientôt l'oeuvre tombe dans l'oubli.
Heureusement l'une de ses élèves lit le manuscrit et très enthousiasme elle le pousse à le présenter à une maison d'édition, George Allen & Unwin. Le livre est publié en 1937 et c'est un succès fulgurant, qui plus est international. Unwin presse alors Tolkien pour une suite. C'est le début d'une rédaction qui lui prendra plus de dix ans !

En 1945, il devient professeur de langue et littérature anglaise au Merton College (ci contre), poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite. Un de ses amis, membre des Inklings, le remplace. S'ils gardent des contacts avec ses amis, sa relation avec Lewis est ternie par des questions de croyances et d'influences. Les Inklings n'existent plus en 1949, la guerre y ayant porté un grand coup, et son amitié avec Lewis ne fait que se dégrader. Il est toutefois très atteint par la mort de celui-ci en 1963.

En 1948, après onze ans de travail, il achève enfin sa trilogie au succès mondial, Le Seigneur des anneaux. 1954 – 1955, il publie les trois tomes qui le mettent à l'abri du besoin pour la fin de ses jours. Très vite, l'auteur devient un objet de culte, ce qui lui déplait fortement. Le pire arrive quand une version illégale et non autorisée de son œuvre sort en 1965. Une fois de plus, le nom de Tolkien se répand et les choses empirent. Lui et sa femme décident alors de déménager à Bornemouth pour plus de tranquillité.

Il promet à ses fans d'achever le Silmarillion, nouveau nom des Contes perdus, une promesse qu'il ne tiendra jamais, puisqu'il les contente avec un recueil de poème, Les aventures de Tom Bombadil, et un conte, Smith de Grand Wootton.

Sa chère et aimée femme meurt en 1971, il fait graver un seul et unique mot sur sa tombe : « Lùthien ». Ce mot est une référence à son univers elfique que lui avait inspiré Edith alors qu'elle dansait dans les bois en 1917. Il retourne à Oxford où il est logé par un ancien collègue. Alors qu'il rend visite à des amis à Bornemout en 1973, il se sent mal et meurt quelques jours après en septembre 1973, à 81 ans. Il est enterré au côté de sa femme où on fait graver « Beren » sous sa tombe à sa demande, nom d'un humain qui est fou amoureux de Lùthien, une elfe.

 
Son fils a continué à publier des œuvres inédites de son père jusqu'en 2009.

La notoriété de Tolkien a été relancée en 2003 avec la sortie du Seigneur des Anneaux : La communauté de l'anneau, une adaptation de Peter Jackson au cinéma. Un succès retentissant qui font la notoriété du réalisateur et engendreront des milliers de bénéfices que Christopher Tolkien, dernier fils de J. R. R. Tolkien, et sa famille ne toucheront pas. Pire, avec la sortie de Bilbo le Hobbit : le voyage inattendu, le fils estime que l'oeuvre de son père est éviscérée et dénaturée.

Aujourd'hui, Tolkien est toujours cette légende, qu'il n'aimait pas être, et est une référence dans le monde de la fantasy.

Bibliographie indicative :
  • Bilbo le Hobbit, roman, 1937
  • Feuille de Niggle, nouvelle, 1945
  • Le Fermier Gilles de Ham, conte, 1949
  • Le Seigneur des anneaux, trilogie, 1954 – 1955
    - La Communauté de l'anneau, 1954
    - Les Deux Tours, 1954
    - Le Retour du roi, 1955
  • Les aventures de Tom Bombadil, poèmes, 1962
  • Smith de Grand Wootton, conte, 1967


À titre posthume, ouvrages édités par Christopher Tolkien

  • Sir Gawain and the Green Knight, poèmes médiévaux, 1975
  • Le Silmarillion, roman, 1977
  •  Histoire de la Terre du Milieu (12 volumes), 1983 – 1996
  • Les Enfants de Hùrin, roman, 2007
  • La légende de Sigurd et Gudrùn, poèmes, 2009

Marion

Sources:
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/07/05/tolkien-l-anneau-de-la-discorde_1729858_3246.html
http://www.tolkienfrance.net/
http://fr.wikipedia.org/wiki/J._R._R._Tolkien

mardi 25 septembre 2012

La dimension fantastique - II

 
La dimension fantastique – II


Editions Librio, 128 pages, illustration de J. K. Potter

Ce deuxième recueil de La dimension fantastique continue sur la même lancée que le premier en gardant toujours le but de faire découvrir aux lecteurs les écrits classiques d'auteurs connus, et méconnus pour leur goût du fantastique. De même que la première anthologie, celle-ci est présentée par Barbara Sadoul chez Librio, la première édition datant de 1998. L'époque visée est toujours la même, s'étalant du XIXème siècle au milieu du XXème. Le XIXème siècle est celui du changement et de l'innovation, il se manifeste en littérature par cette explosion du fantastique. Ces six nouvelles explorent toujours le thème du doute mais aussi de la crainte avec des sujets proche du mysticisme et des légendes. L'immortalité est-elle possible ? Les vampires font-ils partis de notre monde ? Tant de questions qu'on ne se pose pas sérieusement, même à l'époque mais qui suscite une fois de plus le doute, ce qui fait tout l'attrait de ces nouvelles que voici :

Honoré de Balzac (1799 – 1850) : L'Élixir de longue vie

Alors que Don Juan, jeune homme jouissant des plaisirs de la vie, s'amuse en soirée mondaine. On lui apprend soudainement que son père se meurt. Celui-ci lui demande alors de réaliser un rituel bien étrange après sa mort qui va chambouler au plus profond de soi son fils.

Pétrus Borel (1809 – 1859) : Gottfried Wolfgang

Un homme se voit confier les écrits du précédent locataire de sa chambre. Intrigué, il commence une lecture qu'il espère fantaisiste mais dont il ne sait vraiment le degré de réalité. Après tout, la vie peut-elle nous jouer de tel tour ?

SAKI (1870 – 1916) : Sredni Vashtar

Conradin est un garçon qu'on a condamné, à tort. En effet, le médecin ne lui donnait que cinq jours à vivre après sa naissance. Une erreur dramatique qui eut pour conséquence le mépris et manque d'amour de la tante de l'enfant, dont elle a la charge. Le petit la hait d'ailleurs cordialement. C'est pour ça qu'il la rejoint, cette divinité qui le comprend.

Fitz-James O'Brien (1828 – 1862) : La Chambre perdue

Quoi de mieux que la nuit fraîche pour se détendre et prendre l'air. Alors que c'est précisément à ce que songe le personnage principal de cette histoire, trouvant sa chambre étouffante et pesante, il fait une drôle de rencontre dans le jardin. On le met en garde, il logerait chez des vampires, ces cannibales de la nuit.

Jean-Louis Bouquet (1898 – 1978) : Les Filles de la nuit

Un écrivain tranquille et amoureux reçoit un jour la visite d'un Modeleur, selon ses propres termes, qui lui vends des petites poupées à l'effigie de ses héros et personnages. Ravi, l'écrivain s'attache très vite à ses poupées et prend vie un nouveau monde sous ses yeux.

Theodore Sturgeon (1918 – 1985) : Hier, c'était lundi

Hier, c'était lundi. Mais aujourd'hui on est mercredi. C'est avec cette absolue certitude que se réveille le personnage de la nouvelle. Subsiste alors la question suivante : mais qu'est donc devenu le mardi ?
Prix: Librio: 2€


Marion


L'avis de Marion : Il n'est absolument pas dérangeant de lire les deux anthologies à la suite, j'ai même apprécié de les lire à si peu de temps d'écart, cela m'a permis d'avoir encore en mémoire les autres nouvelles pour les comparer à celle-ci. Tout d'abord, je trouve plaisant la différence radicale des œuvres entre la première et deuxième anthologie. Les ambiances sont différentes, le deuxième livre est plus sombre, peut-être est-ce cela qui fait son charme par rapport au premier plus classique à mon goût.
L'élixir de longue vie aborde le sujet de la résurrection avec une certaine philosophie et angoisse. La confiance entre père et fils est au centre de cette histoire et fait tout autant réfléchir que la dimension fantastique que Balzac a instauré. L'ambiance est particulièrement angoissante mêlant le frisson du thriller au fantastique qui emballe l'imagination. C'est une bonne nouvelle que le style, très descriptif, de Balzac n'alourdit pas et n'entache rien à la qualité.
Gottfried Wolfgang n'est pas celle qui m'a le plus marquée. La nouvelle est très courte et quoique la fin soit surprenante, je n'ai pas trouvé qu'il y ait grand chose d'attrayant. Un jeune homme poétique qui s'entiche d'une femme plus âgée, c'est très classique et peu distinctif par rapport aux autre nouvelles.Sympathique mais sans plus.
Sredni Vashtar explore en profondeur et avec brio le mysticisme des religions issus du délire d'un petit garçon. Bien que courte, la nouvelle est très prenante et nous laisse sur une note d'horreur et de stupéfaction. A lire absolument pour les fans du genre.
La chambre perdue est un genre de balbutiement du mythe du vampire qui est appréciable mais sans plus. La nouvelle est complètement dans le cliché des êtres immortelles, diaboliquement beau et adepte des orgies. Cependant le concept de la chambre perdue est très intéressant et donne le charme de la nouvelle.
Les Filles de la nuit est une bien étrange nouvelle que je ne saurai dire si je l'ai ne serait-ce qu'apprécier. Tout d'abord la nouvelle est longue, ce qui n'est pas forcément nécessaire je trouve, et l'histoire n'est pas captivante – encore un amour à sens unique – même si l'on voit un petit côté mysticisme – avec le genre de vaudou – qui donne un brin d'originalité. Sans plus.
Hier, c'était lundi est sans conteste ma préférée du recueil. Quel concept philosophique épatant. La cohérence et la logique du propos de l'auteur m'a amené à me poser la question : une telle possibilité sur le fonctionnement du monde est-elle possible ? Sturgeon a réussi à me mettre le doute sur mon propre monde, je suis donc conquise.

dimanche 23 septembre 2012

La Première leçon du sorcier

La Première Leçon du Sorcier


Edition Bragelonne - 638 pages - Illustration par Keith Parkinson

     La Première leçon du sorcier est le premier tome de la saga de L'Epée de Vérité écrite par Terry Goodkind. Il est sorti en 1994 aux Etats-Unis. En France, il a fallut attendre 2003 pour qu'il soit publié aux éditions Bragelonne. D'ailleurs, pour fêter ses 10 ans, la maison d'édition a réédité ce tome avec une nouvelle couverture.     
     Suite à l’étrange mort de son père, Richard Cypher tente d’en découvrir la cause dans la forêt. Lors de ses recherches, il aperçoit une jeune femme, traquée par quatre hommes. Tout de suite, il décide de l’aider à leur échapper. Mais c’est sans savoir que cette rencontre va changer sa vie et seller son destin à tout jamais. En effet, Kahlan, qui n’accepte que de lui révéler son nom, vient des Contrées du Milieu (pays où règne toujours la magie) et est en quête d’un Grand Sorcier pour sauver le monde de l’horrible Darken Rahl.  Il s’avère alors que celui qu’elle cherche n’est autre que Zedd, grand ami de Richard depuis toujours. Après leur avoir expliqué la menace qui pèse, Kahlan demande au Grand Sorcier de lui venir en aide afin de sauver des milliers d’innocents… Cependant, tout ne va pas se dérouler comme prévu…  Richard est nommé Sourcier et l’Epée de Vérité lui est remise. Ainsi, il devient le seul espoir de tous afin de sauver le monde des griffes de l’affreux sorcier.
Prix: Bragelonne: 25 €
Offre Fnac découverte: 10 €


Samantha

Avis de Samantha: 

     Un livre qui dépasse de très loin tout ce que j’ai pu lire auparavant. J’ai été subjuguée et emportée dans l’univers créé par Terry Goodkind. Je m’attendais à quelque chose de bien, mais mon  idée était loin de la réalité.
     La Première leçon du sorcier nous emmène dans un univers des plus épique et fantastique qu’il soit. Tout, des trois différents pays aux Garns en passant par les Mort-Sith, absolument tout nous porte vers un monde créé de toutes pièces. Les études de l’auteur concernant la flore et la faune précisent ses descriptions, ce qui rend le récit d’autant plus réel. Chaque lieu, chaque créature, monstre ou personnage (magique ou non) est décrit d’une manière extraordinaire. Il connaît la juste mesure : tout ce qu’il faut mais pas trop. Ainsi, tout le livre reste une part de mystère, et c’est ce que j’ai préféré ! Au fil des pages, de nouveaux mystères apparaissent, de nouveaux indices nous sont donnés… Mais rien ne nous ai dit avant que l’auteur ne l’ai décidé. L’exemple de Kahlan et de son titre d’Inquisitrice est certainement le plus marquant. Tout au long de l’histoire, nous sommes à peu près comme Richard. Même si, au contraire de lui, nous savons que Kahlan est une Inquisitrice, le suspense reste le même : qu’est-ce qu’une Inquisitrice ? Pourquoi sont –elles si craintes et respectées ? Ainsi, l’auteur manie la plume avec une main de maître puisque son roman est empreint de ce genre de mystère qui nous pousse à lire toujours et toujours plus vite, incapable de s’arrêter.
     Concernant les personnages, mon avis reste le même : le rendu est incroyable. On s’attache à eux d’une manière impressionnante, même aux pires d’entre eux certaines fois … Richard est talentueux, incroyablement intelligent et droit. Malgré tout ce qu’il endure, ses idées et son amour le guident. Il se sort des situations les plus horribles avec brio, sans que cela ne fasse trop. Contrairement à d’autres livres, l’auteur réussit à faire sortir ses personnages de certaines situations impossibles grâce à leur intelligence, leur force mais sans que cette victoire ne paraisse trop facile pour eux. Jusqu’à la fin, nous nous demandons s’ils vont s’en sortir, alors que dans d’autres livres, leur victoire est déjà écrite d’avance…
     De même, la relation qui unit Richard et Kahlan est magique. Elle est belle mais aussi dévastatrice. Lorsqu’on apprend le vrai statut d’une Inquisitrice, la peine nous envahit… A l’instar de Richard, tous nos espoirs pour leur histoire s’effacent subitement. Encore une fois, Terry Goodkind manie très bien sa plume en nous décrivant une très grande palette de sentiments qui se confondent avec la réalité allant même jusqu’à certains passages très durs à lire de par leur atrocité…
     Comme vous avez pu le comprendre, j’ai adoré ce livre et je ne pourrai pas attendre plus longtemps avant de lire le deuxième. Cependant, j’ai quand même été déçue de la traduction… En effet, certaines fautes, oublis de mots etc. se faufilent à travers quelques pages, c’est dommage. Sinon, un grand bravo à cet auteur si talentueux qui a su donner à ce premier opus le titre parfait !  A lire !


L'avis de Marion : Sous l'influence de Sam, j'ai décidé de lire La Première leçon du sorcier et, même si je n'ai été autant charmée qu'elle, le livre m'a beaucoup plue.
L'univers est formidablement bien installée, Terry Goodkind a un talent épatant pour établir son monde avec des descriptions précises à des instants très bien choisis. Cet effet permet de comprendre dans les moindres détails toutes ces créatures et rouages de son scénario sans pour autant peser sur l'histoire en général qu'on prend plaisir à lire en toute circonstance. Un grand talent d'écriture donc que je ne peux que souligner.
Les personnages sont fabuleux, Kahlan est torturée, rongée par sa nature mais elle arrive à aller au-delà de tout cela pour le bien du monde. Personnage peut-être un peu trop mélodramatique parfois, je trouve. Richard est le héros complètement anti-héros. Il trouve que le métier de Sourcier ça craint et ne s'en cache absolument pas. Il n'a rien demandé à personne et n'aspire qu'à retourner chez lui malgré cela, il s'investit dans sa mission avec toute sa foi mais aussi toute sa peur incommensurable qui le ronge. Zedd est un malicieux vieillard sympathique qui nous fait sourire tout du long de l'oeuvre.
Niveau scénario à proprement parlé, j'ai trouvé Richard, malgré son caractère anti-héros que j'ai souligné, un peu trop intouchable pendant une trop grosse partie du roman. Heureusement, les deux cents dernières pages sont les plus fabuleuses du livre. Le scénario est toutefois bien ficelé dans son ensemble, si on ne regarde pas de plus près ce qui entoure les personnages, il y a des rebondissements, des surprises, des moments calmes en alternance avec de l'action.
Bref, même si je n'ai pas été transporté comme Sam, La première leçon du Sorcier, une leçon que j'ai soigneusement retenu d'ailleurs, est un livre que je recommande à tous lecteurs avides de magie.

vendredi 21 septembre 2012

Lune d'été


Indiana Teller


Lune d'été

Editions Michel Lafon, 368 pages, illustration de Andreas Rocha

Lune d'été est le second tome du cycle Indiana Teller écrit par la très populaire Sophie Audouin-Mamikonian. Le livre a été publié en février 2012 chez Michel Lafon, suivant le rythme annuel que l'auteur s'impose pour chacun de ses livres.
La couverture du tome est toujours sous la direction de Andreas Rocha, ce qui donne un joli effet dans la bibliothèque puisque les tranches de livre se complètent et forment au fur et à mesure un dessin qu'on verra complet avec le quatrième tome.


Être le seul petit-fils héritier d'un clan de loup-garou sans en être un lui-même est sur tout point usant, ce n'est pas Indiana Teller qui vous dira le contraire. Alors qu'il se remet à peine de ses blessures en compagnie de sa petite amie Katerina, son don capricieux lui fait assister, rien de moins, qu'à la tentative d'assassinat du père de cette dernière. Entre les problèmes de clans et cette attaque qui a tout l'air d'être d'origine surnaturelle, Indiana doit être plus que jamais méfiant s'il veut réussir à protéger celle qu'il aime et s'en sortir vivant. N'y auraient-ils pas d'autres sombres complots derrière cette attaque ?
Prix: Michel Lafon: 17, 20 €
Marion

L'avis de Marion : Cette suite est à l'image du premier tome : diaboliquement complexe. Peut-être même un peut trop complexe. De complots en (faux?) complots, j'ai commencé ne plus pouvoir suivre au milieu du livre. Heureusement, il y a comme d'habitude l'explication de fin qui enchaine sur le dénouement final qui nous pousse à poursuivre.
Revenons sur le livre avec un peu plus de détails. Tout d'abord, les héros sont toujours aussi attachants avec des problèmes qui se cumulent autant du côté surnaturel qu'humain. Les personnages sont contraints de faire des choix et ne s'en sortent pas forcément indemnes, un choix d'écriture que j'apprécie fortement, enfin des héros qui ne s'en sortent pas sans la moindre égratignure ou en résolvant tout. De plus, on échappe aussi au mélo-dramatique du héros qui est un raté et qui subit. L'auteur a réussi à créer un personnage en entre-deux qui survit à sa manière même s'il n'est pas libre de ses mouvements.
L'histoire aborde ici un nouveau thème : les vampires. Une fois de plus, c'est un thème connu et très développé ces derniers temps où les versions se multiplient. Sophie Audouin-Mamikonian choisi d'aborder les vampires de manière classique et à la fois contemporaine les faisant très proche des vampires de Anne Rice ou du très célèbre comte Dracula (forces exceptionnelles, contrôle mental, absorption de sang animal ou humain, etc.) tout en s'y détachant avec des détails tels que le pouvoir de voler ou encore la confrontation avec d'autres créatures surnaturelles qui offrent encore plus de possibilité de pouvoir. Le pari est en tout cas réussi, on croit à cette race qui une fois de plus explique des faits dans notre monde.
Dans le scénario vient donc le petit soucis des complots trop compliqué qui m'ont étourdis mais heureusement cela ne gâche en rien le plaisir de lecture que nous offre le livre. Pas de perte de temps en description, le livre reste au cœur de l'action et de la tourmente pour ce héros humain à la famille bien compliquée.
En somme, j'ai apprécié le livre et attends avec impatience la suite, même si j'ai trouvé ce tome légèrement moins bien que le premier.


jeudi 20 septembre 2012

L'Héritage

L'HERITAGE

Edition Bayard Jeunesse - 888 pages - Illustration par John Jude Palencar
     L'Héritage est le quatrième et dernier tome du cycle de L'Héritage écrit par Christopher Paolini publié le 8 novembre 2011 aux Etats-Unis et le 20 avril 2012 en France.
     Ce dernier opus s'ouvre sur la prise de Belatona par les Vardens. C'est durant cette bataille qu'Eragon et ses alliés apprennent l'existence d'une Dauthdaert, une sorte de lance créée afin de tuer les Dragons. Cette arme va donc s'avérer très utile dans la suite de leur combat contre Galbatorix. De même, un nouveau peuple s'allie à leur cause: il s'agit des chats-garou menés par Grimrr demi-patte. Ainsi, ce dernier tome est essentiellement centré sur les batailles qui mènent à Urû'baen. Cependant, malgré une avancé remarquable des troupes, Nasuada se fait capturer. Eragon se voit donc confier le rôle de chef des Vardens. Mais notre jeune Dragonnier a d'autres missions à accomplir qui s'avèrent beaucoup plus importantes! Dès lors, l'Alagaësia sera-t-elle sauvée de l'emprise de Galbatorix?
Prix: Bayard: 22, 90 €
Samantha


Avis de Samantha: 
     Ce dernier tome de la tétralogie de L'Héritage est dans l'ensemble une déception pour moi. En effet, elle n'est pas à la hauteur d'une fin de série qu'on pourrait s'imaginer. L'aventure commence trop lentement, les récits secondaires prennent le dessus sur l'essentiel. De même, la bataille finale est peut être un peu trop courte. Depuis le premier tome, nous attendons le face à face Eragon - Galbatorix. Ce dernier n'a pas été aussi spectaculaire que je l'aurais pensé. De plus, l'histoire se termine peut-être un peu "trop" bien pour en apprécier la fin. En effet, malgré la violence sur le champ de bataille ou la force des adversaires affrontés, les personnages principaux finissent toujours par s'en sortir indemnes.
     Cependant, je dois tout de même admettre que certains passages sont passionnants. J'ai adoré les passages pendant la captivité de Nasuada et ses entrevues avec Murtagh . Ce dernier prend enfin un peu plus d'ampleur et on en apprend un peu plus sur lui et sur ses réelles intentions. De même, la rencontre avec Galbatorix est très bien décrite. Nous l'attendions depuis le départ et enfin, nous le rencontrons. Tout d'abord de derrière à travers les yeux de Nasuada puis face à face à travers Eragon. Et le Roi est à la hauteur de sa réputation et même plus. Certains secrets sont dévoilés et des événements innatendus se produisent.
     Dans l'ensemble, un roman un peu trop long mais qui garde tout de même l'esprit des précédents tomes. Ce n'est pas mon préféré, mais les surprises et les rebondissements sont nombreux dans cet ultime volet de la saga.


dimanche 16 septembre 2012

Terry Goodkind

Terry Goodkind



Terry Goodkind est né en 1949 dans le Nebraska. 

Ce célèbre auteur a traversé plusieurs périodes avant de devenir celui qu'il est aujourd'hui. En effet, niveau scolaire, Goodkind était un enfant dyslexique. La lecture était donc une torture pour lui. Il a alors fallu compter sur ses professeurs pour l'encourager afin d'y prendre goût. 

Niveau professionnel, il a tout d'abord été charpentier, luthier et restaurateur d'antiquités avant de devenir écrivain.

En 1983, il décide de partir s'installer dans le Maine avec sa femme. C'est là, pendant la construction de leur maison que l'idée de La Première leçon du sorcier lui vint à l'esprit. Ainsi, trouvant son idée bonne, il décide de l'écrire et de la présenter au meilleur agent littéraire du pays. 
Et son idée était particulièrement bonne puisque ce premier tome de la saga de L'Epée de vérité a connu un tel succès auprès des éditeurs qu'il a été vendu aux enchères! Du reste, la saga s'est vendue à plus de vingt millions d'exemplaires à travers le monde. On peut noter également qu'elle a donné lieu à la série Legend of the Seeker, série adaptée par Sam Raimi qui reprend l'intégralité de tous les tomes.

Bibliographie:

Cycle de L'Epée de vérité:
- Dette d'os, il s'agit ici d'un prélude à la saga, Bragelonne, 2008.
La Légende de Magda SearusLa Première Inquisitrice, il s'agit ici d'une prequelle à la saga, Bragelonne, 2013
- La Première leçon du sorcier, Bragelonne, 2003.
- La Pierre des larmes, Bragelonne, 2003.
- Le Sang de la déchirure, Bragelonne, 2004.
- Le Temple des vents, Bragelonne, 2005.
- L'Âme du feu, Bragelonne, 2006.
- La Foi des réprouvés, Bragelonne, 2007.
- Les Piliers de la création, Bragelonne, 2007.
- L'Empire des vaincus, Bragelonne, 2008.
- La Chaîne de flammes, Bragelonne, 2009.
- Le Fantôme du souvenir, Bragelonne, 2010.
- L'Ombre d'une inquisitrice, Bragelonne, 2011.
- La Machine à présages, Bragelonne, 2012.
- La Première Inquisitrice: La Légende de Magda Searus, Bragelonne, 2013.
- The Third Kingdom, prochainement.

- La Loi des neufs, Bragelonne, 2012.


Samantha

Pierre Bottero

Pierre Bottero





Pierre Bottero est né le 13 février 1964 à Barcelonette, dans les Alpes, et est malheureusement mort le 8 novembre 2009 d'un accident de moto à 45 ans.

C'est à l'âge de 13 ans qu'il découvre l'univers de la fantasy. Lors d'une nuit d'insomnie, il découvre et lit intégralement Le Seigneur des anneaux. Comme il le dit lui même, ce fut la révélation qui fit de lui l'auteur qu'il était. 
 

« Cette nuit-là, je dors peu et je lis beaucoup. Je viens de basculer dans un univers magique. Je découvre Le Seigneur des anneaux. Bon d’accord, à l’heure où j’écris ces pages, l’œuvre de Tolkien a été adaptée au cinéma (de belle façon me semble-t-il, même si…) et il ne doit pas exister en France un seul enfant de plus de quatre ans ignorant qui sont Aragorn, Frodon ou Legolas. Mais, cette nuit-là, quand je plonge dans Le Seigneur des anneaux, ce sont des inconnus, comme la terre qu’ils parcourent, les monstres qu’ils affrontent, et le choc pour moi est terrible. La Quête d’Ewilan naît ce jour-là, ou plutôt, l’auteur qui écrira La Quête d’Ewilan naît ce jour-là.»

Auteur discret, il est arrivé à ce métier par hasard ou presque. Initialement instituteur, métier qu'il a exercé jusqu'en 2005. Il commence à écrire pour aider sa fille qui participait à un concours d'écriture. Sa femme et sa fille, convaincues par ses premières pages, l'ont encouragé à poursuivre l'oeuvre et à la faire publier.

En 2001 sort son premier roman, chez Flammarion, Amies à vie, un roman pour enfant qui aborde le thème de l'amitié véritable et profonde. Il continue à écrire des romans dans ce style pendant deux ans avant de publier en 2003 La Quête d'Ewilan, une trilogie composé des titres D'un monde à l'autre, Les Frontières de Glace et L'île du Destin, trois œuvres éditées la même année chez Rageot. C'est la consécration et le début du succès qui marqueront sa carrière.

L'année suivante, il enchaine avec la suite et fin des aventures de son héroïne Ewilan toujours sous la forme d'une trilogie dont les trois titres paraissent dans la même année : La Forêt des captifs, L'œil d'Otolep et Les Tentacules du mal forment la trilogie des Mondes d'Ewilan.

En 2006, il quitte le monde du Gwendalavir qu'il avait installé avec Ewilan pour en installer un nouveau avec sa trilogie L'Autre composée du Souffle de la hyène (2006), Le Maître des tempêtes (2007) et La Huitième porte (2007). Comme les deux trilogies précédentes, le succès est phénoménal et confirme une fois de plus la place de Pierre Bottero dans la fantasy jeunesse.

Dans sa dernière trilogie, il revient à cet univers qui lui a valu son succès : celui d'Ewilan et ses amis. Cette fois-ci, il se consacre au personnage d'Ellana et à son monde à travers Le Pacte des Marchombres. Ellana, L'Envol et La Prophétie seront l'apothéose de sa carrière et lui feront atteindre les 1,5 millions de ventes pour les trois trilogies sur le Gwendalavir.

2009, alors qu'il entamait une nouvelle trilogie, il perd le contrôle de son véhicule et meurt dans un accident de moto le 8 novembre. En février, Rageot sort à titre posthume le premier et ultime tome de ce qui devait être une trilogie : Les Âmes croisées. D'autres œuvres en collaboration, qui ont donc pu être poursuivies ou achevées ont été publiées à titre posthume comme Le Chant du troll, un roman graphique, ou A comme Association, dont il avait fait le tome 2 et 4, le principe reposant sur une alternance des deux auteurs.

Auteur très proche de ses lecteurs, quand il ne passait pas son temps à l'écriture, Pierre Bottero voyageait dans la France entière pour des animations ou des salons à la rencontre de ses fans. Il leur disait humblement qu'il n'était pas « génial » ni même « une star » qu'on pouvait adorer ses livres mais pas lui. Très proche aussi de son village et des ses anciens élèves, qu'il quitte en 2005, il avait aidé à installer le festival Dévore-Livre et le parrainait et y faisait venir des auteurs pour son village.

Bibliographie indicative :

La Quête d'Ewilan
D'un monde à l'autre, Rageot, 2003
Les Frontières de Glace, Rageot, 2003
L'île du Destin, Rageot, 2003

Les Mondes d'Ewilan
La Forêt des captifs, Rageot, 2004
L'œil d'Otolep, Rageot, 2004
Les Tentacules du mal, Rageot, 2004

L'Autre
Le Souffle de la hyène, Rageot, 2006
Le Maître des tempêtes, Rageot, 2007
La Huitième porte, Rageot, 2007

Le Pacte des Marchombres
Ellana, Rageot, 2006
Ellana, l'envol, Rageot, 2008
Ellana, la phrophétie, Rageot, 2008.

Les Âmes croisées, Rageot, 2010


Marion