dimanche 23 septembre 2012

La Première leçon du sorcier

La Première Leçon du Sorcier


Edition Bragelonne - 638 pages - Illustration par Keith Parkinson

     La Première leçon du sorcier est le premier tome de la saga de L'Epée de Vérité écrite par Terry Goodkind. Il est sorti en 1994 aux Etats-Unis. En France, il a fallut attendre 2003 pour qu'il soit publié aux éditions Bragelonne. D'ailleurs, pour fêter ses 10 ans, la maison d'édition a réédité ce tome avec une nouvelle couverture.     
     Suite à l’étrange mort de son père, Richard Cypher tente d’en découvrir la cause dans la forêt. Lors de ses recherches, il aperçoit une jeune femme, traquée par quatre hommes. Tout de suite, il décide de l’aider à leur échapper. Mais c’est sans savoir que cette rencontre va changer sa vie et seller son destin à tout jamais. En effet, Kahlan, qui n’accepte que de lui révéler son nom, vient des Contrées du Milieu (pays où règne toujours la magie) et est en quête d’un Grand Sorcier pour sauver le monde de l’horrible Darken Rahl.  Il s’avère alors que celui qu’elle cherche n’est autre que Zedd, grand ami de Richard depuis toujours. Après leur avoir expliqué la menace qui pèse, Kahlan demande au Grand Sorcier de lui venir en aide afin de sauver des milliers d’innocents… Cependant, tout ne va pas se dérouler comme prévu…  Richard est nommé Sourcier et l’Epée de Vérité lui est remise. Ainsi, il devient le seul espoir de tous afin de sauver le monde des griffes de l’affreux sorcier.
Prix: Bragelonne: 25 €
Offre Fnac découverte: 10 €


Samantha

Avis de Samantha: 

     Un livre qui dépasse de très loin tout ce que j’ai pu lire auparavant. J’ai été subjuguée et emportée dans l’univers créé par Terry Goodkind. Je m’attendais à quelque chose de bien, mais mon  idée était loin de la réalité.
     La Première leçon du sorcier nous emmène dans un univers des plus épique et fantastique qu’il soit. Tout, des trois différents pays aux Garns en passant par les Mort-Sith, absolument tout nous porte vers un monde créé de toutes pièces. Les études de l’auteur concernant la flore et la faune précisent ses descriptions, ce qui rend le récit d’autant plus réel. Chaque lieu, chaque créature, monstre ou personnage (magique ou non) est décrit d’une manière extraordinaire. Il connaît la juste mesure : tout ce qu’il faut mais pas trop. Ainsi, tout le livre reste une part de mystère, et c’est ce que j’ai préféré ! Au fil des pages, de nouveaux mystères apparaissent, de nouveaux indices nous sont donnés… Mais rien ne nous ai dit avant que l’auteur ne l’ai décidé. L’exemple de Kahlan et de son titre d’Inquisitrice est certainement le plus marquant. Tout au long de l’histoire, nous sommes à peu près comme Richard. Même si, au contraire de lui, nous savons que Kahlan est une Inquisitrice, le suspense reste le même : qu’est-ce qu’une Inquisitrice ? Pourquoi sont –elles si craintes et respectées ? Ainsi, l’auteur manie la plume avec une main de maître puisque son roman est empreint de ce genre de mystère qui nous pousse à lire toujours et toujours plus vite, incapable de s’arrêter.
     Concernant les personnages, mon avis reste le même : le rendu est incroyable. On s’attache à eux d’une manière impressionnante, même aux pires d’entre eux certaines fois … Richard est talentueux, incroyablement intelligent et droit. Malgré tout ce qu’il endure, ses idées et son amour le guident. Il se sort des situations les plus horribles avec brio, sans que cela ne fasse trop. Contrairement à d’autres livres, l’auteur réussit à faire sortir ses personnages de certaines situations impossibles grâce à leur intelligence, leur force mais sans que cette victoire ne paraisse trop facile pour eux. Jusqu’à la fin, nous nous demandons s’ils vont s’en sortir, alors que dans d’autres livres, leur victoire est déjà écrite d’avance…
     De même, la relation qui unit Richard et Kahlan est magique. Elle est belle mais aussi dévastatrice. Lorsqu’on apprend le vrai statut d’une Inquisitrice, la peine nous envahit… A l’instar de Richard, tous nos espoirs pour leur histoire s’effacent subitement. Encore une fois, Terry Goodkind manie très bien sa plume en nous décrivant une très grande palette de sentiments qui se confondent avec la réalité allant même jusqu’à certains passages très durs à lire de par leur atrocité…
     Comme vous avez pu le comprendre, j’ai adoré ce livre et je ne pourrai pas attendre plus longtemps avant de lire le deuxième. Cependant, j’ai quand même été déçue de la traduction… En effet, certaines fautes, oublis de mots etc. se faufilent à travers quelques pages, c’est dommage. Sinon, un grand bravo à cet auteur si talentueux qui a su donner à ce premier opus le titre parfait !  A lire !


L'avis de Marion : Sous l'influence de Sam, j'ai décidé de lire La Première leçon du sorcier et, même si je n'ai été autant charmée qu'elle, le livre m'a beaucoup plue.
L'univers est formidablement bien installée, Terry Goodkind a un talent épatant pour établir son monde avec des descriptions précises à des instants très bien choisis. Cet effet permet de comprendre dans les moindres détails toutes ces créatures et rouages de son scénario sans pour autant peser sur l'histoire en général qu'on prend plaisir à lire en toute circonstance. Un grand talent d'écriture donc que je ne peux que souligner.
Les personnages sont fabuleux, Kahlan est torturée, rongée par sa nature mais elle arrive à aller au-delà de tout cela pour le bien du monde. Personnage peut-être un peu trop mélodramatique parfois, je trouve. Richard est le héros complètement anti-héros. Il trouve que le métier de Sourcier ça craint et ne s'en cache absolument pas. Il n'a rien demandé à personne et n'aspire qu'à retourner chez lui malgré cela, il s'investit dans sa mission avec toute sa foi mais aussi toute sa peur incommensurable qui le ronge. Zedd est un malicieux vieillard sympathique qui nous fait sourire tout du long de l'oeuvre.
Niveau scénario à proprement parlé, j'ai trouvé Richard, malgré son caractère anti-héros que j'ai souligné, un peu trop intouchable pendant une trop grosse partie du roman. Heureusement, les deux cents dernières pages sont les plus fabuleuses du livre. Le scénario est toutefois bien ficelé dans son ensemble, si on ne regarde pas de plus près ce qui entoure les personnages, il y a des rebondissements, des surprises, des moments calmes en alternance avec de l'action.
Bref, même si je n'ai pas été transporté comme Sam, La première leçon du Sorcier, une leçon que j'ai soigneusement retenu d'ailleurs, est un livre que je recommande à tous lecteurs avides de magie.

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