jeudi 29 novembre 2012

Les Tambours de Pern


La Ballade de Pern


Les Tambours de Pern

Editions Albin Michel, 282 pages, illustration de M.-C. Forest, traduction de E. Rondeaux

Les Tambours de Pern est le dernier volume du sous-cycle La Trilogie des Harpistes qui se rattache à La Ballade de Pern, la grande oeuvre de Anne McCaffrey. Dragondrums est paru en 1979 aux Etats-Unis et n'apparait qu'en 1989 en France, une première fois chez Albin Michel puis en 1993, 1999 et 2011 (pour l'intégrale) chez Pocket. Les Tambours de Pern a été récompensé en 1980 du prix Balrog.


Piemur, le soprano de l'atelier de harpe, a perdu sa voix si belle qui faisait sa renommée. Le jeune homme espiègle et rieur est abattu de constaté sa mue si soudaine et pense que sa vie dans l'atelier est fini. En effet, seul le chant lui apportait joie et plaisir et il n'est que médiocre dans toutes les autres disciplines que propose l'atelier. Mais dans ses temps troublés après l'exil des Anciens sur le continent Méridional, il se pourrait qu'on ait besoin des ses talents. En effet, il faut quelqu'un de discret et de courageux pour devenir les yeux et oreilles du maître harpiste de Pern, une promotion qui lui attirera bien des ennuis et l'enverra plus loin qu'il ne le pensait.
Prix: Pocket Intégral IV: 10, 50 € avec les deux autres titres des Harpistes

Marion

L'avis de Marion : Les Tambours de Pern est sans aucun doute le meilleur tome de la trilogie des Harpistes. On retrouve bien entendu l'ambiance de l'atelier de Harpe, et toutes les perfidies que peuvent se faire des camarades jaloux, mais aussi les tensions politiques qui rendaient plus attrayants les livres précédents du sous-cycle La Grande Guerre des Fils.
Tout d'abord, le changement de traducteur se fait moins ressentir à quelques détails près ce qui rend la lecture plus agréable mais c'est surtout le fait que le personnage principal soit l'espiègle Piemur qui fait le charme du livre. J'ai pu ressentir la profonde angoisse de Piemur à la perte de la seule chose qui le rendait heureux et lui permettait de rester dans l'atelier de Harpe et c'est une chose merveilleuse qu'Anne McCaffrey rends toujours avec talent.
L'histoire est à l'image de Piemur : espiègle et pleine de surprise. Le jeune garçon se laisse guider par son instinct et par les ragots que ces oreilles entendent ce qui le pousse à agir parfois de manière déraisonné. Ce qui est extrêmement bien fait c'est que je n'ai pas eu l'impression qu'on écrivait l’histoire de Piemur mais que Piemur faisait et dirigeait son histoire, une impression forte que je retrouve dans chacun des livres de AnneMcCaffrey mais encore plus dans ce livre.
J'ai retrouvé avec plaisir quelques personnages de La Grande Guerre des Fils comme N'ton, F'nor ou Sharra mais le fait de lire les Harpistes après le sous-cycle au lieu de l'insérer comme le voudrait les dates de sortie permet de lire avidement le livre pour comprendre comment on en est arriver à la situation qu'on connait. La dernière partie du roman est la meilleure et donne tout son sens à Piemur, celui-ci bien plus que les autres, Menolly et Sebell. On a pu découvrir aussi des détails non explorés sur les lézards-de-feu qui nous montre à quel point il ressemble aux dragons.
En somme, si vous ne deviez lire qu'un livre des Harpistes c'est celui-ci que je vous recommanderai pour son mélange d'humour, d'aventure, d'espièglerie et de politique.

mercredi 28 novembre 2012

R. A. Salvatore

R. A. Salvatore

R. A. Salvatore au côté de Ed Greenwood, créateur des Royaumes Oubliés

Robert Anthony Salvatore, né le 20 janvier 1959 dans le Massachusetts, est l’un des auteurs de fantasy qui connaît le plus grand succès. Ses fans sont toujours plus nombreux et fidèles. Né dans le Massachusetts et y réside toujours avec sa femme Diane et leurs trois enfants : Bryan, Geno et Caitlin. Ils possèdent de nombreux animaux de compagnie parmi lesquels trois mentons japonais (ou Epagneul Japonais, un genre de Pékinois) du noms de Oliver, Artemis et Ivan, et quatre chats dont l'un se nomme Guenhwyvar.
Son amour de la fantasy, et de la littérature en général, débute durant sa seconde année à l'université quand il reçut en cadeau de Noël un exemplaire du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. Il change aussitôt de voix, passant de l'informatique au journalisme. Il eut sa licence de science des communications de l'université Fitchburg en 1981, puis passe la matière qu'il a toujours aimée, une licence d'arts en anglais. Il commence à écrire sérieusement en 1982, débutant le manuscrit qui deviendra Echoes of the Fourth Magic, de la trilogie Chronicles of Ynis Aielle. Salvatore enchaine plusieurs jobs pendant quelques années avant de finalement écrire à temps complet en 1990.

Le premier roman de Salvatore, L'éclat de cristal en 1988, est le premier volume de la trilogie très populaire Icewind Dale, trilogie du Val de Bise en français, du même univers que le jeu vidéo et toujours basé sur Les Royaumes oubliés, et introduit pour la première fois son personnage le plus populaire, l'elfe noir Drizzt Do'Urden. A partir de ce moment, Salvatore a publié de nombreux romans en multipliant les séries : la trilogie de L'Elfe noir (dont est issue Lolth de la photo ci-contre), Paths of Darkness, la trilogie des Lames du chasseur et la pentalogie du Clerc.

Ses romans apparaissent régulièrement dans la liste des best-sellers du New York Times et ont été vendus à dix millions d’exemplaires. Le dernier livre, Les Deux épées, livre III de sa trilogie Les Lames du chasseur, suite des aventures de Drizzt Do'Urden, s'est classé # 1 à la liste des best-seller du Wall Street Journal et # 4 à celle du New York . Ses livres ont été traduit dans de nombreuses langues dont l'allemand, l'italien, finlandais, grec, hongrois, turque, croate, bulgare, yiddish, espagnol, russe, polonais, tchèque et français, bien sûr. Il a participé à l'élaboration du scénario du jeu vidéo Les Royaumes d'Alamur:Reckoning.

La Collection R.A. Salvatore a été placé dans son lieu d'étude l'université de Fitchburg, dans le Massachusetts, contenant des lettres de l'auteur, des manuscrits, et d'autres papiers professionnels. Il est en bonne compagnie puisque la Collection Salvatore est située juste à côté de la Bibliothèque Robert Cormier, qui honore sa carrière d'écrivain pour jeunes adultes.

Salvatore est un membre actif de sa communauté et siège au conseil d'administration de la librairie locale à Leominster dans le Massachusetts. Il a participé à plusieurs conférences réunissant une Association de Librairie Américaine (American Library Association), donnant des interviews sur des thèmes incluant "les aventures fantasy" et "pourquoi les jeunes adultes lisent de la fantasy" Salvatore lui-même aime un large panel d'auteur comme James Joyce, Mark Twain, Geoffrey Chaucer, Shakespeare, Dante et Sartre. Il compte parmi ses influences littéraires favorites Ian Fleming, Arthur Conan Doyle, Fritz Leiber, et bien entendu, J.R.R. Tolkien.

Quand il n'écrit pas, Salvatore court après ses trois mentons japonais, fait de longue promenade, de la gym et coach une équipe de softball composée pour la plupart de sa famille. Son groupe de jeu de rôle continue de se retrouver les dimanches pour jouer.

Autres articles le concernant:

Comic Con 2013
Comic Con 2013, le compte rendu


Bibliographie indicative :
Les Royaumes oubliés
La Pentalogie du Clerc
  • Cantique, traduction de Canticle (1991), Milady, 2011
  • A l'ombre des forêts, traduction de In Sylvan Shadows (1992), non édité chez Milady, Fleuve Noir, 1996
  • Les Masques de la nuit, traduction de Night Masks (1992), non édité chez Milady, Fleuve Noir, 1996
  • La Forteresse déchue, traduction de The Fallen Fortress (1993), non édité chez Milady, Fleuve Noir, 1997
  • Chaos cruel, traduction de The Chaos Curse (1994), non édité chez Milady, Fleuve Noir, 2000

La Légende de Drizzt (selon la nouvelle édition Milady et non pas par le découpage de Fleuve Noir)


La trilogie Mercenaires (les aventures de Jarlaxle et Artémis Entreri)
  • Serviteur du cristal, traduction de Servant of the Shard (2000), Milady, 2009
  • La Promesse du roi-sorcier, traduction de The Promise of the Witch King (2005), Milady, 2009
  • La route du patriarche, traduction de Road of the Patriarch (2006), Milady, 2009


La Séquence des chasseurs (suite de La Légende de Drizzt)
  • Les Mille Orques, traduction de The Thousands Orcs (2002), Milady, 2011
  • Le Drow solitaire, traduction de The Lone Drow (2003), Milady, 2011
  • Les Deux épées, traduction de The Two Swords (2004), Milady, 2011


Transitions (suite de La Séquence des Chasseurs)
  • Le Roi orque, traduction de The Orc King (2007), Milady, 2008
  • Le Roi pirate, traduction de The Pirate King (2008), Milady, 2009
  • Le Roi fantôme, traduction de The Ghost King (2009), Milady, 2010


Neverwinter (suite de Transitions)
  • Gauntlgrym, du même titre Gauntlgrym (2010), Milady, 2012
  • Neverwinter, du même titre Neverwinter (2011), Milady, 2012
  • La griffe de Charon, traduction de Charon's Claw (2013), Milady, 2013
  • Le dernier seuil, traduction de The Last Treshold (2013), Milady, 2013

     

The Compagnons (suite des aventures de Drizzt)

Les Compagnons, traduction de The Compagnons, Milady, 2015

Le Codex des compagnons

La nuit du chasseur, traduction de The Night of the hunter (2015), Milady, 2015
L'avènement du roi, traduction de Rise of the King (2015), Milady, 2015
La vengeance du nain, traduction de Vengeance of the Iron Dwarf (2015), Milady, 2016

Autres œuvres :
La Saga des Lances

mardi 27 novembre 2012

G.R.R Martin

G.R.R Martin



George R. R. Martin, de son vrai nom George Raymond Richard Martin est né le 20 septembre 1948 à Bayonne, dans le New Jersey. Ecrivain de science-fiction et de fantasy mais aussi scénariste et producteur pour la télévision, il est principalement connu pour sa série de romans A Song of Ice and Fire, plus communément connue en France sous le nom de : Le Trône de Fer.
George R. R. Martin grandit dans une famille plutôt modeste. C’est au lycée qu’il commence à s’intéresser aux comics mais surtout aux super héros Marvel. Ainsi, il remporte en 1965 son premier prix : un Alley Award pour sa fanfiction Powerman vs. The Blue Barrier. A 23 ans, il sort diplômé en journalisme de l’université Nothwestern mais ne trouve pas de véritable travail dans sa ville natale. C’est à cette période qu’il se découvre une vocation d’écrivain.
Homme au grand cœur, il part deux ans comme volontaire au Viêt Nam pour le programme de la guerre contre la pauvreté de 1972 à 1974. De retour aux Etats-Unis, il devient professeur de journalisme à l’université mais il continue d’écrire des nouvelles de science-fiction qui lui valent plusieurs prix comme le prix Hugo du meilleur roman court pour Chanson pour Lya (1975). En 1980, il remporte trois prix pour sa nouvelle Les Rois des sables : le prix Hugo, Locus et Nebula.
Dans les années 1980, il commence à travailler pour la télévision en tant que scénariste pour des séries télévisées comme La Cinquième Dimension. De plus, une de ses nouvelles (Le Volcryn) est adaptée au cinéma en 1987 sous le nom de Nightflyers.
Enfin, le tournant de sa carrière débute en 1996 avec la publication du premier tome du cycle Le Trône de Fer (A Song of Ice and Fire) intitulé A Game of Thrones. En 1999, A Clash of Kings est publié rapidement suivi de A Storm of Swords en 2001. Par ailleurs, ces trois premiers romans remportent le prix Locus du meilleur roman de fantasy tout comme A Dance with Dragons (2011). Grâce au succès commercial grandissant de cette nouvelle saga, HBO acquiert en 2007 les droits d’adaptation afin d’en faire une série télévisée. Bien sûr, Martin participe à sa production ainsi qu’à l’écriture du scénario d’un épisode par saison.



Bibliographie indicative et non exhaustive :

  • ·        Cycle du Trône de fer :

-          Le Trône de fer, Pygmalion, 1998. (ré-édition de J’ai lu en 2000)
-          Le Donjon rouge, Pygmalion, 1999. (ré-édition de J’ai lu en 2001)
-          La Bataille des Rois, Pygmalion, 2000. (ré-édition de J’ai lu en 2001)
-          L’Ombre maléfique, Pygmalion, 2000. (ré-édition de J’ai lu en 2002)
-          L’invincible forteresse, Pygmalion, 2000. (ré-édition de J’ai lu en 2002)
-          Les Brigands, Pygmalion, 2001. (ré-édition de J’ai lu en 2003)
-          L’épée de feu, Pygmalion, 2001. (ré-édition de J’ai lu en 2003)
-          Les Noces pourpres, Pygmalion, 2001. (ré-édition de J’ai lu en 2004)
-          La Loi durégicide, Pygmalion, 2003. (ré-édition de J’ai lu en 2004)
-          Le Chaos, Pygmalion, 2006. (ré-édition de J’ai lu en 2007)
-          Les Sables de Dorne, Pygmalion, 2006. (ré-édition de J’ai lu en 2007)
-          Un Festin pour les corbeaux, Pygmalion, 2007. (ré-édition de J’ai lu en 2008)
-          Le Bûcher d’un roi, Pygmalion, 2012.
-          Les Dragons de Meereen, Pygmalion, 2012.
-          Une Danse avec les dragons, Pygmalion, 2013.

  • ·        L’Agonie de la lumière, J’ai lu, 1980.
  • ·        Armageddon Rag, La Découverte, 1985.
  • ·        Dragon de glace, ActuSF, 2011
  • ·        Skin Trade, ActuSF, 2012.



Sources :


 Samantha

samedi 24 novembre 2012

Terre Promise


La légende de Drizzt


Terre Promise

Editions Milady, 384 pages, illustration de Todd Lockwood, traduction de F. Cointot


Terre Promise, Sojourn de son titre original, est le troisième tome des aventures de Drizzt Do'Urden, qui évolue dans un univers signé Ed Greenwood mais qui est né sous la plume de R. A. Salvatore. Publié en 1991 aux Etats-Unis, il fut traduit trois ans plus tard en raison du succès du jeu Donjons et Dragons, dont le livre narre en détail l'univers, par Fleuve Noir. En raison l'anniversaire de la création du personnage Milady a réédité en intégrale les aventures de l'elfe noir en 2008 puis fut publié en poche en 2009.


Drizzt le renégat est enfin à la surface, coupant ainsi définitivement les maigres liens qui l'unissaient à sa famille. Malheureusement pour le drow, s'il a renié sa race et les siens, il ne peut changer sa couleur de peau et changer des siècles de préjugés et avis fondés sur sa race. Les habitants de la surface ne l'accueillent que par les armes au pire ou en le fuyant à toute jambe au mieux. Que faire quand on est un elfe noir rempli de compassion et ne recherchant qu'un foyer et l'amitié ?
Prix: Milady broché: 19, 80 €
Milady poche: 7, 10 €
Marion

L'avis de Marion : Une fois de plus les aventures de Drizzt Do'Urden m'ont passionnée. Ce tome est une transition et c'est perceptible. Mais contrairement à certaines séries qui ont des livres servant de transition relativement ennuyant, Terre Promise est un livre dense qui m'a donné l'impression de lire plusieurs tomes de la série en un.
Cette fois-ci donc c'est fini l'Outreterre ! On découvre la région de Valbise dans un contexte plutôt flou puisque Drizzt lui-même ne sait pas où il se trouve étant donné qu'il ne parle pas la langue commune. C'est là aussi qu'on voit la transition, on n'en apprend pas plus que ça sur Valbise, qu'on comprend tardivement d'ailleurs que c'est Valbise, puisque Drizzt est rejeté et se trouve à errer dans les régions montagneuses loin de la civilisation.
L'écriture est toujours aussi fluide, d'ailleurs bravo aux traducteurs des trois tomes puisque bien qu'ils varient je ne vois ni ressens le changement de traducteur d'un tome à l'autre. Ce qui m'a surtout frappé dans ce tome dans l'écriture est cette impression d'être dans plusieurs tomes à la fois, il y a sans doute le fait qu'il n'y ait pas pas beaucoup de combat dans ce livre, hormis une grande bataille mais qui n'est pas axé sur les talents de combattant de Drizzt. Salvatore réussit un véritable tour de force en faisant passer les mois et le temps en général de façon si rapide mais aussi si logique que rien ne m'a heurté ou choqué, cela me semblait naturel.
L'histoire est toujours aussi excellente même si exclusivement centrée sur Drizzt. Sa profonde tristesse mais aussi son espoir vis à vis de ce nouveau monde dont il attend tant sont si bien écrits que j'espère pour lui qu'il trouvera compagnons et maisons, même si au vu du titre on se doute bien de la réussite ou non de sa quête. Pour la première fois, la séparation en grande partie se sent fortement mais est nécessaire pour marquer les étapes, les avancées dans la quête de la terre promise. On ressent chaque pas, chaque blessure, chaque discrimination, chaque préjugé. Ce livre est d'une grande force qui est différente de celles qui faisaient les deux tomes précédents. Drizzt est confronté à des races dont il n'a entendu que des mensonges à leur propos à l'Académie et doit se faire une idée par lui-même rapidement et faire des choix encore plus rapides ce qui accroit parfois sa culpabilité, et accentue sa dimension de personnage torturé mais ce n'est pas bien dérangeant pour ma part, j'aime ça.
En somme un tome à la hauteur de ses prédécesseurs au trait psychologique plus marqué mais qui reste dans la grande fantasy comme on l'aime.

dimanche 18 novembre 2012

Le Dragon chanteur/ La chanteuse-dragon de Pern

La Ballade de Pern

Le Dragon Chanteur/ La Chanteuse-dragon de Pern

Editions Albin Michel, 320 pages, illustration de M.-C. Forest, traduction de P.-P. Durastanti

Le Dragon Chanteur, ou Dragon Singer, est le deuxième tome du sous-cycle La Trilogie des Harpistes issu du cycle La Ballade de Pern par Anne McCaffrey. Publié en 1977, il fut à l'image du premier tome un franc succès sur le continent américain puis le fut aussi par la suite en Europe lors de sa publication en 1989, du moins en pour les éditions françaises. Il fut donc publié une première fois chez Albin Michel en 1989 puis en 1993, 1996 et 2011 (pour l'intégrale) sous le titre de La Chanteuse-dragon de Pern aux éditions Pocket.

Menolly voit son grand rêve se réaliser : elle est dans l'atelier de harpe en tant qu'apprentie ! Mais très vite c'est la désillusion, un atelier de harpe est un endroit comme les autres où les corvées s'accumulent en plus des leçons mais aussi que la méchanceté humaine y est présente aussi. Jaloux de son talent, de ses lézards-de-feu, de sa voix et de sa situation privilégiée, la vie dans l'atelier n'est pas de tout repos. Mais la jeune fille est bien décidée à s'y faire sa place pour devenir Compagnon harpiste.
Prix: Pocket Intégral IV: 10, 50 € avec deux autres titres

Marion

L'avis de Marion : Maintenant que je suis bien dans l'ambiance harpiste, après un volume de transition et d'installation un peu lent, ce second volume des aventures de Menolly me semble nettement mieux que le premier !
L'univers est beaucoup plus réduit que dans les précédents livres de La Ballade ce qui fait aussi beaucoup moins de noms et de liens entre les personnages à retenir, un point appréciable. On découvre les harpistes beaucoup plus en profondeur et c'est un ravissement. Les Maîtres, les cours, les tâches, une routine qui s'installe mais celle-ci est concentrée sur l'art de la musique et donne une façon différente de la voir. On comprend aussi les différents rôles du harpiste qui n'est pas un vulgaire saltimbanque juste bon à distraire mais qui est d'une importance plus complexe et capitale.
Bon, il faut l'avouer en revanche, le scénario n'a rien d'exceptionnel. Il est basique, dans la lignée du premier volume de la Trilogie des Harpistes. Je l'ai même trouvé prévisible ce qui est dommage car j'ai pris un réel plaisir à lire l'oeuvre. Malheureusement, la traduction en a encore pris un coup et ne supporte pas avec autant de brio l'histoire qu'avec les traductions de Simone Helling, surtout que le traducteur est encore différent du Chant du Dragon. Vraiment dommage.
Alors qu'est-ce qui fait que je poursuis le roman ? Les personnages bien entendu ! L'avantage d'avoir lu La Grande Guerre des Fils d'une traite, alors que j'aurais pu intercaler les Harpistes entre La Quête du Dragon et LeDragon Blanc, comme le veux l'ordre de parution, c'est que je sais ce que chacun des personnages est devenu. Donc j'ai envie de poursuivre ma lecture pour savoir comment ils sont passés de la situation actuelle à ce qu'ils deviendront. Comment Piemur et sa voix de soprano en arriveront à explorer le continent Méridionnal est la principale question que je me pose. Ce que le troisième tome des Harpistes, Les Tambours de Pern, racontera.
En somme, ce deuxième tome est largement mieux que le premier mais n'est pas à la hauteur des fabuleux livres sur les chevaliers-dragons.

Terre d'exil


La légende de Drizzt

Terre d'exil

Editions Milady, 329 pages, illustration de Todd Lockwood, traduction de Y. Chican

Terre d'exil est le deuxième tome des aventures de Drizzt Do'Urden, issu de la saga La légende de Drizzt, le drow légendaire d'un des décors de Donjons et Dragons : Les Royaumes oubliés. D'après le scénario originel de Ed Greenwood (créateur des Royaumes Oubliés), R. A. Salvatore continue d'écrire les aventures de Drizzt en publiant ce second tome, Exile de son titre original, en 1990. Il sera édité en France comme son prédécesseur une première fois en 1994 par Fleuve Noir puis une seconde fois par Milady en 2008.


Dix ans. Plus ou moins. Voilà le temps qu'a passé Drizzt Do'Urden dans les dédales de l'Outreterre. Dix ans qu'il a quitté sa famille et qu'il ne côtoie plus que Guenhwyvar sa panthère magique. Dix ans qu'il ne se parle qu'à soi-même et qu'il survie dans les grottes les plus reculés de l'Outreterre, protégeant son territoire des divers monstres qui les peuplent. Drizzt Do'Urden est devenu un chasseur. Implacable. Il tue pour survivre. Il le sent, sa raison, sa personnalité et le Drizzt Do'Urden qui est parti pour ses valeurs, sont en train de fléchir sous les assauts bestiaux de la nature. Le chasseur l'habite. Alors pour ne pas se perdre, Drizzt tente le plus fou : se livrer au pire ennemi des drows, les svirfneblins. Mais il ne faudrait pas oublier Matrone Malice qui ne pardonne rien …
Prix: Milady: 19, 80 €
Milady Poche: 7, 10 €
Marion

L'avis de Marion : Fascinée par cet univers, je m'y suis replongée avec délectation et le voyage n'en est que meilleur.
  Cette fois-ci, R. A. Salvatore nous fait explorer la partie dite sauvage, selon les drows, de l'Outreterre en quittant la fameuse cité Menzoberranzan pour les cavernes profondes près de Blingdenpierre. Ce changement permet de faire une comparaison entre la cité gnomique où l'entraide, l'amour du prochain et le respect prime et la maléfique cité des drows où la traitrise, la soif de pouvoir et le fanatisme règne d'une main de fer. J'aime énormément Menzoberranzan et la famille Do'Urden aussi étais-je contente de ne pas les perdre totalement de vue même si Drizzt n'était plus dans sa ville natale. L'univers du Donjon et Dragons est toujours aussi bon à découvrir et permet au lecteur de ce livre, et qui sont éventuellement joueur, d'apprendre une foule de de chose sur l'univers dans lequel il joue, ce qui est un plus pour tous les passionnés de ce jeu.
  La plume de l'auteur reste égale et fidèle à celle que j'ai pu découvrir et me donne envie d'approfondir mes lectures et de découvrir d'autres parcelle des Royaumes Oubliés sous sa verve. Les images jaillissent dans mon esprit avec aisance grâce à chaque passage descriptif choisi avec soin ou à chaque scène de combat superbement relatée, un talent qui ne cesse de m'impressionner. Malgré le nombre de combat, je ne sens pas de répétition dans les expressions ou mots pour les décrire ce qui est fort agréable.
  Le renforcement d'enjeu politique et la poursuite infernale pour obtenir réparation de Drizzt donne encore plus de relief au personnage de Matrone Malice, que décidément j'aime vraiment beaucoup, et nous la montre sous tous les jours possibles, ce qui est pour ma part un réel plaisir. Si Briza prend un peu plus d'ampleur, Vierna et Maya – j'en oubliais presque que Maya existait – sont en revanche un peu mise de côté et c'est vraiment dommage car si Maya n'a pas l'air de présenter grand intérêt au vu du peu d'apparition qu'elle fait, Vierna a un grand potentiel. Je suppose que le scénario originel de Ed Greenwood est fait ainsi ce qui contraint Salvatore à suivre la ligne directrice. Belwar Dissengup est un personnage intéressant et qui met bien en valeur toute l'ambivalence de Drizzt et vice versa. Leur société s'opposant radicalement, on voit l'impact qu'on eut leur deux civilisations et coutumes sur chacun d'entre eux et les incompréhensions qu'il peut y avoir parfois entre eux. La description des problèmes psychologiques de Drizzt qui se perd dans la bestialité est exquise, très bien faiteau point même que je n'ai pas douté devenir comme lui dans une situation pareille.
   En somme, une suite à ne pas louper et à la hauteur du premier volume.

Terre Natale


La légende de Drizzt

Terre natale

Editions Milady, 375 pages, illustration de Todd Lockwood, traduction de S. Quémener

La Légende de Drizzt est un cycle qui fait parti d'une collection très connue dans le monde celle des Royaumes Oubliés. Les royaumes Oubliés sont des décors très renommés et utilisés dans l'univers du Donjon et Dragon, qui a inspiré plus d'une série, même si La légende de Drizzt est réputé pour être la meilleure de ses séries.
Donc bien qu'inspiré du concepteur et auteur Ed Greenwood, la série a été écrite par R. (Robert) A. (Anthony) Salvatore et Drizzt est né de la plume de celui-ci même.  Son premier tome, Terre Natale ou Homeland en anglais, a été publié en 1990 aux Etats-Unis puis en 1994 en France aux éditions Fleuve Noir. Ils furent réédités chez Milady en 2008 en grand format puis en poche en 2009.


Dans le Menzoberranzan, la cité Araignée d'Outreterre, règne la violence qui fait partie de la nature et du quotidien des drows, les elfes noirs. Lolth, la déesse araignée, régente la vie des drows avec les femmes à son service et les hommes au service des femmes. Au cours d'une des attaques contre l'une des Maisons régnantes, les DeVir, Matrone Malice, dirigeante de la maison attaquante les Do'Urden, pour conforter son attaque, elle accouche et s'apprête à sacrifier son nouveau né : le troisième fils de la famille, Drizzt Do'Urden. Le cours des événements fait que celui-ci survit et est élevé dans la violence coutume et naturelle de la cité. Alors qu'on lui apprend le meurtre, la haine, la violence et le combat, art dans lequel il excelle, Drizzt se rend compte qu'il ne veut pas d'une vie de drow, une vie d'assassinat et quête de pouvoir. Une différence qui le place au cœur des préoccupations de sa famille.
Prix: Milady broché: 19, 80 €
Milady poche: 7, 10 €
Marion


L'avis de Marion : Merci Enz Ramalho ! Grâce à cet internaute, j'ai pu découvrir une de mes séries coup de cœur et ce pour un long moment.
Quel univers magique ! J'ai tout de suite été transportée dans l'Outreterre. Tout est décrit de façon très clair, autant la structure matérielle de la cité que la hiérarchie sociale qui régit dans ce monde aux multiples facettes. Nains, elfes noirs, gnomes et autres créatures apparaissent mais sous des noms différents, et très généralement imprononçables d'ailleurs – et donc encore plus difficile à retenir qu'à lire, par exemple les gnomes deviennent des svirfneblins et les nains des duergars – mais cela donne ajoute aux charmes même si on peut être un brin décontenancé la première fois qu'on lit cette double appellation. L'auteur s'empare de l'univers d'un autre mais l'écrit avec une puissance hors du commun qui donne toute sa saveur à la série.
On ne peut justement que remarquer la qualité d'écriture, fraîche, pas trop compliquée mais pas simplette non plus. Les détails des combats notamment sont époustouflants, Drizzt, étant un combattant en apprentissage mais aussi surdoué, nous livre des combats épiques mais aussi avec une forte portée morale voire philosophique. Si le scénario n'est pas entièrement de Salvatore, qui est tout de même le créateur de Drizzt, je ne peux que souligner sa qualité, celle notable des bons scénarios de jeu de rôle Donjons et Dragons. Celui-ci réussit à ne pas être prévisible, je me suis posée plein de questions pendant ma lecture : Drizzt arrivera-t-il à contrer ses instincts naturels ? Sa puissante famille le fera-t-il plier ? Matrone Malice va-t-elle parvenir à ses objectifs tant souhaité ?
Niveau personnage, il n'y a rien à redire. Matrone Malice est perfide et sadique à souhait et j'aime ça ! Vierna est un personnage intéressant qui me donnait envie de la suivre presque autant que Drizzt. Quant à Briza, elle est détestable comme il se doit. Drizzt est complexe, on ne tombe pas dans le stéréotype du héros qui est sûr de lui du plus profond de son être mais qui est en même temps emprunt d'une certaine vanité et haute opinion de ses idéaux. Zaknafein est en revanche très stéréotypé comme personnage mais sans grand mal.
En définitif, mon coup de cœur absolu : à lire absolument !

mardi 13 novembre 2012

Le Chant du dragon

La Ballade de Pern

Le chant du dragon

Editions Albin Michel, 256 pages, traduction de Eric Rondeaux, illustration de M-C Robert-Forest

Le chant du dragon est le troisième roman issu du cycle de La Ballade de Pern de Anne McCaffrey. Il est initialement paru en 1976 au Etats-Unis et en 1988 en France. Si le roman est le troisième par ordre chronologique, il n'est pas pour autant la suite des deux premiers livres. Il s'agit du premier tome de la Trilogie des Harpistes, une sous-partie de la Ballade. Il se détache de l'histoire des chevaliers-dragons et s'attache à la musique et aux harpistes, quelques temps avant le marquage de Ruth par Jaxom

Menolly est une jeune fille qui a un don inné pour la musique qu'elle cultive auprès du Maître Harpiste Petiron. Malheureusement, son maître et ami décède la laissant seule contre son père Yanus, seigneur du Fort de Mer de Demi-Cercle, réfractaire à l'idée d'une fille harpiste, pensant s'attirer le déshonneur si son don se savait. L'injustice et le sort s'acharne sur la pauvre adolescente de quinze ans qui décide alors de fuir sa famille et leurs pensées archaïques pour vivre sa vie hors du Fort. Mais dehors, les chute de Fils ne cessent …
Prix: Pocket Intégral IV: 10, 50 € avec deux autres titres

Marion

L'avis de Marion : J'avais lu une première fois Le Chant du dragon il y a longtemps à environ douze ans et le livre m'avait enchantée et complètement ravie. Est-ce l'âge ou le fait de les lire tous à la suite, toujours est-il que l'avis diffère aujourd'hui.
Certes le livre est bien mais il manque un peu de panache par rapport aux tomes précédents, consacrés aux chevaliers-dragons. Forcément la vie d'une adolescente de quinze ans est un peu moins intéressante et palpitante que les combats et occupations des chevaliers. On voit clairement que l'histoire est une introduction au second tome qui présente l'organisation et la vie dans un atelier d'harpistes. L'histoire se déroule sans action particulière ou du moins quand il commence à en avoir cela passe dans la trame sans en ressortir. Menolly est même quelqu'un de très effacée qui, hormis le fait d'être une surdouée en musique, n'a pas de saveur, elle me paraît fade, sans doute parce que trop ordinaire. Ce point plaît à douze ans, où je rêvais de vivre une aventure semblable à la sienne, mais ça a moins d'effet à vingt ans.
Sur le point de vue de l'écriture, Anne McCaffrey est toujours aussi talentueuse avec fluidité et poésie, surtout dans un livre sur la musique. Malheureusement, mes éditions de la trilogie des Harpistes est différente des autres livres de La Ballade de Pern et la traduction aussi du coup. Je déconseille très fortement de lire donc le livre avec la traduction des éditions Albin Michel car elle est de moindre qualité que celle de Simone Helling pour Pocket. Des fautes d'orthographes, des maladresses dans les formulations (hommes-dragons à la palace de chevaliers-dragons, c'est juste tout simplement laid) et le maintien de terme comme « Lord » au lieu du « seigneur » qui convient très bien dans ce contexte quelque peu médiéval est dérangeant quand on est habitué à la traduction de Simone Helling. Donc si vous le pouvez lisez le texte chez Pocket.
En somme un tome un peu fade qui sert d'introduction au DragonChanteur/La Chanteuse Dragon de Pern, qui pour s'annonce nettement meilleur, et qui n'est sans doute pas aidé par mon édition à la traduction lacunaire.

mercredi 7 novembre 2012

Le Salon du Fantastique


Le Salon du fantastique



    Nous sommes allées au Salon du fantastique le jeudi 25 octobre dernier, le premier jour de son ouverture et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y avait pas foule. Mais commençons avec ordre et précision.
Tout d'abord, l'entrée peut paraître spacieuse, du moins quand on n'est pas un jour d'affluence, mais on est vite détrompé par la petitesse du salon. Voyez plutôt sur la photo ci-contre, on peut y voir l'entrée avec sur la gauche le stand Black Moon et sur la droite celui d'Elbakin.net. La photo suivante vous montre la vue en se tenant devant Elbakin et la porte que vous pouvez voir tout au fond, c'est la sortie. On est loin des 70 mètres si vous voulez mon avis. L'espace est donc très limité. Dans notre cas, le jeudi, cela ne pose aucun problème, mais des amis qui y ont été le samedi ont pu nous confirmer qu'avec l'affluence du week-end, l'espace était vite reclus et très difficile de se déplacer.

    Niveau stand, notre avis est mitigé. A vrai dire, il n'y a pas beaucoup de place pour la littérature. Les cinq premiers stands (les éditions Asgard/Midgard/Lokomodo, Elbakin.net, ActuSF, Black Moon et Lui-même/Fan2Fantasy) sont consacrés à la littérature mais tout le reste du salon est plutôt axé médiéval avec des vêtements, des bijoux, de l'alcool dans le style de l'époque. La déception vient du peu de place accordé à la littérature, du moins de la déception de nos attentes, car les stands étaient intéressants à regarder comme vous pouvez le constater.
    L'avantage du fait que l'exposition soit quasi déserte est qu'on ait pu parler longuement avec les exposants. Ainsi nous avons passé un long moment avec Michel Borderie, un illustrateur qui a fait nombre de couvertures pour les éditions Asgard/Midgard, qui a bien volontiers conversé avec nous. De même avec l'auteur David Gibert, venu présenter son troisième roman Fantôme de Chair, qui a eu la gentillesse de nous accorder du temps et de dédicacer son livre. Mestr Tom nous a aussi longuement renseigné sur ses activités et divers sujets.

    Notre grand coup de cœur, et haut la main, est le stand d'Aurélie Rhumeur, une artiste peintre qui fait des toiles magnifiques ! C'est même pour elle que nous avons le plus dépensé. Aurélie Rhumeur a un talent fou et est en plus une femme très sympathique avec qui on a passé beaucoup, beaucoup de temps, à parler de ses toiles, de ses œuvres mais aussi d'autres sujets biens vastes. Vous pouvez avoir le plaisir de la retrouver à d'autres expositions telles que la Japan Expo (juillet de chaque année) et Paris Manga (février et octobre de chaque année).

    En ce qui concerne les animations … Que dire … Deux Michael Jackson et une Catwoman, ce sont les deux cosplays qui ont dansé pour notre plus grand (dé)plaisir. Autant les Michael Jackson n'étaient pas dépourvus de talents et étaient sympas (mention spéciale pour les mamies zombies) mais alors Catwoman … C'était pitoyable et digne d'un mauvais film X : une combinaison à moitié transparente, une fille qui fait des grimaces à tout va pour mimer les sourires aguicheurs de Michelle Pfeiffer et une danse plus que suggestive qui n'avait rien à voir avec Catwoman.

     En définitive, nous attendons quand même un peu mieux la prochaine fois car même s'il s'agissait d'une première fois, nous pensons que le thème du fantastique peut être exploré plus profondément et les visiteurs seront sans aucun doute au rendez-vous !

Pour plus de photos, c'est ici .