jeudi 29 novembre 2012

Les Tambours de Pern


La Ballade de Pern


Les Tambours de Pern

Editions Albin Michel, 282 pages, illustration de M.-C. Forest, traduction de E. Rondeaux

Les Tambours de Pern est le dernier volume du sous-cycle La Trilogie des Harpistes qui se rattache à La Ballade de Pern, la grande oeuvre de Anne McCaffrey. Dragondrums est paru en 1979 aux Etats-Unis et n'apparait qu'en 1989 en France, une première fois chez Albin Michel puis en 1993, 1999 et 2011 (pour l'intégrale) chez Pocket. Les Tambours de Pern a été récompensé en 1980 du prix Balrog.


Piemur, le soprano de l'atelier de harpe, a perdu sa voix si belle qui faisait sa renommée. Le jeune homme espiègle et rieur est abattu de constaté sa mue si soudaine et pense que sa vie dans l'atelier est fini. En effet, seul le chant lui apportait joie et plaisir et il n'est que médiocre dans toutes les autres disciplines que propose l'atelier. Mais dans ses temps troublés après l'exil des Anciens sur le continent Méridional, il se pourrait qu'on ait besoin des ses talents. En effet, il faut quelqu'un de discret et de courageux pour devenir les yeux et oreilles du maître harpiste de Pern, une promotion qui lui attirera bien des ennuis et l'enverra plus loin qu'il ne le pensait.
Prix: Pocket Intégral IV: 10, 50 € avec les deux autres titres des Harpistes

Marion

L'avis de Marion : Les Tambours de Pern est sans aucun doute le meilleur tome de la trilogie des Harpistes. On retrouve bien entendu l'ambiance de l'atelier de Harpe, et toutes les perfidies que peuvent se faire des camarades jaloux, mais aussi les tensions politiques qui rendaient plus attrayants les livres précédents du sous-cycle La Grande Guerre des Fils.
Tout d'abord, le changement de traducteur se fait moins ressentir à quelques détails près ce qui rend la lecture plus agréable mais c'est surtout le fait que le personnage principal soit l'espiègle Piemur qui fait le charme du livre. J'ai pu ressentir la profonde angoisse de Piemur à la perte de la seule chose qui le rendait heureux et lui permettait de rester dans l'atelier de Harpe et c'est une chose merveilleuse qu'Anne McCaffrey rends toujours avec talent.
L'histoire est à l'image de Piemur : espiègle et pleine de surprise. Le jeune garçon se laisse guider par son instinct et par les ragots que ces oreilles entendent ce qui le pousse à agir parfois de manière déraisonné. Ce qui est extrêmement bien fait c'est que je n'ai pas eu l'impression qu'on écrivait l’histoire de Piemur mais que Piemur faisait et dirigeait son histoire, une impression forte que je retrouve dans chacun des livres de AnneMcCaffrey mais encore plus dans ce livre.
J'ai retrouvé avec plaisir quelques personnages de La Grande Guerre des Fils comme N'ton, F'nor ou Sharra mais le fait de lire les Harpistes après le sous-cycle au lieu de l'insérer comme le voudrait les dates de sortie permet de lire avidement le livre pour comprendre comment on en est arriver à la situation qu'on connait. La dernière partie du roman est la meilleure et donne tout son sens à Piemur, celui-ci bien plus que les autres, Menolly et Sebell. On a pu découvrir aussi des détails non explorés sur les lézards-de-feu qui nous montre à quel point il ressemble aux dragons.
En somme, si vous ne deviez lire qu'un livre des Harpistes c'est celui-ci que je vous recommanderai pour son mélange d'humour, d'aventure, d'espièglerie et de politique.

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