jeudi 31 janvier 2013

Les sorties du mois de février

Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.





Atalante
21/ 02/ 2013

Le Sang des 7 rois de Régis Goddyn
Les Chroniques d'Arcturus (T7) – Le Monde-aux-jumeaux de Gilles Servat








 Black Library
22/ 02/ 2013

Furie Rouge de James Swallow
The Horus Heresy (T1) – Les primarques de Christian Dunn




 
Black Moon

06/ 02/ 2013

Journal d'un vampire T8 de L. J. Smith

13/ 02/ 2013

Sublimes créatures de Kami Garcia et Margaret Stohl (réédition du roman 16 Lunes pour la sortie du film)
Saga Twilight de Stephenie Meyer – Réédition tie-in 



 
Bragelonne

22/ 02/ 2013

La Mort dans l'âme (T1) – Le Prince des Ténèbres de Jeaniene Frost
RiganteL'intégrale 1 de David Gemmell
Les Ombres de Canaan de Robert E. Howard




Castelmore
08/ 02/ 2013

De mon sang (T3) – Troublée de Amanda Hocking





 
City
06/ 02/ 2013

Outretombe (T2) – La Vengeance du Sang de Alyxandra Harvey

20/ 02/ 2013

Tourments de Carrie Jones
Les ailes de la nuit de Heather Terell






Fleuve Noir
07/ 03/ 2013

Les Faucheurs (T3) – Coeur noir de Holly Black




 
Gallimard
07/ 02/ 2013
Hansel et Gretel de Jacob Grimm

02/ 02 / 2013
L'Ecole des Massacreurs de Dragons (T1) – Le nouvel élève de Kate McKullan
La magie de Lila de Philip Pullman


Hachette
06/ 02/ 2013

Gregor (T4) – La prophétie des secrets de Suzanne Collins
Kane Chronicle (T1) – La pyramide rouge de Rick Riordan

13/ 02/ 2013
Guide officiel du film Sublimes créatures de Mark Cotta Vaz

20/ 02/ 2013
L'Apprenti d'Araluen (T10) – L'empereur de Nihon-Ja de John Flanagan – poche



 


Harlequin

Les Seigneurs de l'OmbrePrologue, La porte du destin de Gena Showalter (exclusivement en ebook)




J'ai lu
13/02/ 2013

Zombies, don't cry de Rusty Fischer
Les Rois-Dragons (T3) – L'Ordre des écailleux de Stephen Deas
Les Chroniques de Siala (T2) – Le Prédateur d'ombre de Aleksei Pekhov

20/ 02/ 2013

Rebecca Kean (T4) – Ancestral de Cassandra O'Donnell

27/ 02/ 2013

La Communauté du Sud (T12) – Mort sans retour de Charlaine Harris
Fille d'Avalon (T1) – Derrière le voile de Jenna Black




Le livre de poche
13/ 02/ 2013

Sublimes créatures de Kami Garcia et Margaret Stohl
Danny Valentine (T3) – A la droite du Diable de Lilith Saintcrow

20/ 02/ 2013

Corvus de Paul Kearney




Milady
22/ 02/ 2013

Chasseuse de la nuit (T1) – Cat & Bones de Jeaniene Frost
Les Soeurs de la Lune (T9) – Blood Wyne de Yasmine Galenorn
Waynest (T1) – Traquée de Jess Haines
Buffy 3 de Christopher Golden, Ashley McConnell et Dori Koogler
Belladone (T2) – Soif de Sang de Michelle Rowen
La Trilogie de l'empire (T1) – La fille de l'empire de Raymond E. Feist
Les sept lames (T3) – L'honneur des voleurs de David Chandler


 


Mnémos
02/ 02/ 2013

La Guerre de l'Hydre de Jacques Martel
Les Crépusculaires de Mathieu Gaborit édition limitée








 Petit Caveau (Les éditions du)
20/ 02/ 2013

Coeur de ténèbres de Stéphane Soutoul






 


Pocket
14/ 02/ 2013

Les annales du disque monde (T30) – Timbré de Terry Pratchett




 



Pygmalion
06/ 02/ 2013

Le Trône de Fer – Intégrale 3 de George R. R. Martin




 

 
Sharon Kena
19/ 02/ 2013

Ultima : Le combat des Anges (T2) – Le Porteur de Lumière de Sylvie Barret-Lefelle
Native (T5) – De l'Au-delà de Gala de Spax







Marion et Sam

mardi 29 janvier 2013

Death Note

Death Note

Réalisation de Shusuke Kaneko, production de Takahiro Sato

Death Note est un film japonais réalisé par Shusuke Kaneko et sorti sur les écrans japonais en 2006. Le film n'est pas sorti dans les salles françaises mais est sorti en DVD, distribué par Kaze et Dolby Digital. Le long métrage de 2h06 est inspiré du très célèbre manga du même nom qui est un best seller mondial. À l'image de l'oeuvre de Tsugumi Ooba et de Takeshi Obata, le film mêle fantastique, thriller et psychologie.
Il est disponible en DVD depuis 2007.

Casting principal :
(Les noms des personnages sont orthographiés à la japonaise)
Raito Yagami/ Kira : Tatsuya Fujiwara
Ryuuzaki/ L : Kenichi Matsuyama
Misa Amane : Erika Toda
Shiori Kashino : Yu Kashii
Naomi Misora : Asaka Seto
Watari : Shunki Fujimura
Soichiro Yagami : Kaga Takeshi
Ryuuku (voix) : Shido Nakamura

Raito Yagami est un lycéen qui a tout pour lui, il est beau, il est intelligent et est même le numéro un national de sa génération. Mais seulement, il trouve la vie écoeurante d'injustice et de criminalité. Ryuuku est un dieu de la mort, un Shinigami, qui a pour mission de tuer les personnes dont l'heure est venu sur son cahier de la mort, le Death Note. Celui-ci se lasse de sa mission millénaire et jette son Death Note à travers le puits qui le relie au monde des humains. Le cahier chute et rentre en la possession de Raito Yagami. Tout d'abord sceptique en lisant les règles qui précisent que ce cahier peut tuer, le lycéen se rendra compte très vite de la réalité des pouvoirs mortels. Ryuuku, qui l'accompagne, voit enfin le divertissement souhaité se mettre en place tandis que Raito se donne pour mission de purifier la planète, tel le dieu d'un nouveau monde.

Marion
L'avis de Marion : Etant une fan de Death Note le manga, j'étais plus que sceptique quant à la qualité du film mais le réalisateur a su s'en sortir et faire de Death Note une bonne adaptation qui, si n'est pas strictement fidèle au scénario, est fidèle à l'esprit du manga.
Comme je l'ai dit, le scénariste de Death Note s'est permis des libertés avec le scénario original de Tsugumi Ooba : l'ajout d'un personnage et donc de nombreuses scènes qui vont avec. Cependant, j'ai trouvé que l'ajout du personnage de Shiori apportait un vrai plus au scénario et surtout à l'ambiance du film ainsi qu'au personnage de Raito Yagami. En règle général, toute la structure du scénario de base est respectée. Ce qui était un vrai défi, comment faire en deux films ce qui a été établi en douze tomes ? La réponse se trouve à la fin du second film, Death Note 2 : The Last Name.
L'ambiance est génial. Digne du manga, je me suis imprégnée de toutes les manigances de Raito, les démonstrations de son intelligence sont aussi impressionnantes et Ryuuku, qui une fois qu'on s'y est habitué est une merveille graphique, est plus vrai que nature et fait superbement bien ressentir que tout cela n'est qu'un jeu pour lui mais il fait aussi ressortir tout le lugubre et le degrés de sadisme du film. L'alternance des plans sombres, lorsqu'il s'agit des machiavéliques machinations de Kira, avec les plans en lumière, lors de la vie de famille de Raito Yagami rendent bien ce côté schizophrène du personnage qui mène une double vie. La musique contribue beaucoup, elle est très bien choisie et donne de l'intensité et du dramatique avec un tel art que j'en avais des frissons. Parfaitement compréhensible puisqu'il s'agit du compositeur Kenji Kawai qui est notamment à l'origine de bande originale telle que Ring, Gantz ou encore Antartic Journal . Les effets spéciaux sont réduits à Ryuuku. Pour ce qui est de son cas, j'hésite encore. Certes on voit très bien qu'il n'est pas réel et en image de synthèse mais la qualité graphique est impressionnante et il ne faut tout de même pas oublier qu'il est un shinigami, un dieu de la mort, il devait donc détonner un peu du cadre pour marquer son statut. Je reste donc neutre sur ce point, je pense que tout n'est question de s'habituer ou non à son apparence. Dernier point intolérable sur lequel je serais un intraitable, est-il si difficile de teindre les cheveux noirs de Erika Toda en blond comme l'exige le personnage ? Je m'attarderai davantage sur ce point sur le deuxième film. 
Bien entendu, le film est à regarder en VOSTFR, le doublage français étant à pleurer.
Les acteurs sont tous effacés par les incroyables performances de Tatsuya Fujiwara et de Kenichi Matsuyama. Certes, il faut les avoir vu dans d'autres films pour comparer mais je peux assurer que leur performances sont au top. Le passage de la frayeur au psychopathe en puissance est interprété avec brio. Pas une seule seconde, je me suis dit que Fujiwara surjouait ou encore qu'il était un peu faible. J'ai été emporté par sa prestation. Kenichi Matsuyama réussit à incarner L avec encore plus de mérite. L est le personnage clé et adoré par les fans, il est hors norme : il mange du sucre à tout heure, il a des tics de comportement et une manière de parler un peu lente. Mais d'ailleurs cette façade de gentil, il sait recourir à des méthodes un peu limite pour arriver à son but. Toutes les complexités du personnage sont visibles dans le jeu de Matsuyama se fraye facilement une place au côté de Fujiwara.
En somme, Death Note est un bon film qui a su conserver une fidélité de scénario mais aussi s'en détacher pour rester avant tout fidèle à l'esprit de l'oeuvre. Un thriller fantastique dont on ne ressort pas indemne.

lundi 28 janvier 2013

Willow


Willow

Réalisation de Ron Howard, production de Nigel Wooll, Lucasfilm Ltd.


Willow est un film américain réalisé par Ron Howard, réalisateur surtout connu pour ses films Da Vinci Code et sa suite Ange et Démons. Le film est sorti dans les salles françaises le 2 novembre 1988, distribué par United International Pictures. Le film mêle aventure, féerie, humour et fantasy pour un résultat qui fut très applaudi avec plus de deux millions d'entrées au box office français. Pour l'époque, Willow avait demandé un budget énorme de 35 millions de dollars, aujourd'hui il serait un film peu cher quand on sait que Le Hobbit avait un budget de 270 millions.
Une nouvelle réédition en Blu-ray et DVD est prévu pour le 3 avril afin de fêter les 25 ans du film. Cette version collector propose le film sur les deux supports ainsi qu'un livret d'images inédites, des scènes coupés, le journal vidéo de Warwick Davis, des making-of et bien plus encore.

Casting principal  :
Willow Ufgood : Warwick Davis
Madmartigan : Val Kilmer
Reine Bavmorda : Jean Marsh
Sorsha : Joanne Whalley

Willow Ufgood est un paisible Nelwyn, un homme de petite taille, qui n'aspire qu'à vivre sa vie de paysan en compagnie de sa femme et de ses enfants. Cependant son destin bascule quand il trouve un bébé Daikini, une personne de grande taille, qui s'avère être l'élue d'une prophétie qui annonce la chute de la reine maléfique Bavmorda. Willow s'engage dans une quête au côté de l'intrépide Matmartigan pour secourir le bébé Elora appelé à sauver son peuple.

Marion

L'avis de Marion : C'est tout mignon, c'est féérique, c'est plein d'humour, voici Willow !
Point de vue scénario, c'est assez classique. Une prophétie, un enfant à sauver, une despote à renverser. Tous les classiques y sont. On sent l'inspiration Tolkien avec l'alliance entre petit gens et grande personne (je pense notamment à Aragorn « Grand pas » avec les hobbits), une reine avec des pouvoirs maléfiques, une sorcière gentille pour contrebalancer. Mais c'est très bon comme scénario, on ne demande que des films comme cela. De la magie, du racisme, un contexte médiéval. Toute l'ambiance d'une quête épique est là.
Les costumes sont chouettes, ils cadrent parfaitement avec l'ambiance qui est installée. C'est une époque de misère, une époque de guerre, de révolte, de manque mais aussi de débauche et de vulgarité humaine. Tout cela se ressent dans les vêtements dignes de haillons, pour certains, qui sont très proches des vêtements que les gens portaient au Moyen-Âge. Les paysages sont superbes, surtout le cadre autour de du château où ils prennent refuge pour échapper aux hommes de Bavmorda. Les effets spéciaux sont pas mal mais un peu hésitant, tellement que je n'arrive pas à discerner les effets spéciaux des costumes (qui sont dans ce cas là très bien fait). J'aime surtout les espèces de gros chiens avec une queue de rat, qui m'ont donnés des frissons abominables quand j'étais plus jeune. Surtout les espèces de grands gorilles avec l'autre monstre hideux, ils ont un petit côté rétro à la Star Wars qui fait sourire. Le film a beau avoir 25 ans cette année, il est très bien esthétiquement parlant.
Les acteurs sont bons, spécifiquement Val Kilmer dans le rôle de Matmartigan, un ancien soldat
un peu looser qui se retrouve dans cette aventure par hasard et dont on a donné sans nulle doute les répliques les plus ridiculement drôles du film – grand moment dans la tente de Sorcha. Mais malgré ses défauts Matmartigan se trouve être un vrai combattant, fidèle jusqu'au bout, dont la combattivité et le patriotisme ne demandaient qu'à surgir.
Willow est tout aussi attachant mais dans un autre genre avec son côté paternel et d'apprenti magicien raté. C'est un personnage drôle, sympathique, avec ses faiblesses, pas combattant pour deux sous mais avec un grand courage. Il est vrai qu'il ressemble fortement à ce cher Bilbo Sacquet qui a les mêmes caractéristiques. L'interprétation de Warwick Davis est de bon goût, juste et sans fioriture. Il respire la joie de vivre et l'innocence de son personnage. Il est d'ailleurs encore plus plaisant de le voir jeune qu'on a pu le voir pendant notre jeunesse dans le rôle discret mais malicieux tout de même du professeur Flitwick.
Willow est un bon film qui permet de faire entrer les enfants dans le monde de la fantasy et qui ravira les plus grands par ce côté bon enfant mais néanmoins épique.

Nuit sans étoiles


La Légende de Drizzt

Nuit sans étoiles


Editions Milady, 360 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de E. Betsch


Nuit sans étoiles est le huitième roman issu de la saga La Légende de Drizzt qui a fait de son auteur R. A. Salvatore l'un des plus lus dans son genre. Ce genre si particulier est celui des Donjons auquel d'innombrables livres se rattachent, tous écrits par des auteurs différents et avant tout fans. Salvatore dédie d'ailleurs ce volume au créateur des Royaumes Oubliés, où évolue le personnage Drizzt, Ed Greenwood. Starless Night a été publié dans son Etats-Unis natal en 1993, il fut publié une première fois chez Fleuve noir en 1996 sous le titre très infidèle de Nuit éteinte puis fut publié de nouveau en intégrale chez Milady en 2010 puis en poche chez le même éditeur en 2011
Prix : Milady Brochée : 19, 10 €
Milady poche : 7, 10 €


Les héros de Castelmithral ne sont plus que l'ombre d'eux-même depuis que le vaillant Wulfgar, le fiancé de Catti-Brie, s'est sacrifié pour sauver sa bien-aimée. Bruenor s'est entouré d'un mur de mutisme tandis que Catti-Brie pleure et déprime dans sa chambre. Drizzt, éperdu de douleur, est ravagé par les remords et la culpabilité. S'il n'était pas devenu un renégat, jamais sa famille n'aurait perpétré un raid à leur encontre. Il prend donc la décision de revenir en Outreterre, convaincu que la mort des derniers représentants de la famille Do'Urden n'empêchera pas les sombres drows de marcher vers la surface, vers ses amis, vers Castelmithral. Il fera donc le voyage et le plus terrible qu'il soit, convaincu qu'il n'y aura pas de retour pour lui. Tout talentueux qu'il était, que pouvait-il face à Menzoberrenzan toute entière ?

Marion

L'avis de Marion : La noirceur de Menzoberranzan, ses complots et son talent rendent ce livre plus exquis que jamais !
Personne ne manie l'art du complot avec autant de talent que les drows, personne ne peut donner autant de fil à retordre que ceux de son peuple, et pourtant, Drizzt se décide à foncer droit dans la fosse aux lions pour sauver ses amis. Acte de bravoure ou geste de désespoir stupide ? Toujours est-il que ce geste fondamental donne toute l'énergie et la vitalité au livre. Sans doute parce que je suis une fan de la cité drow, donc je ne peux que trouver jubilatoire ce nouveau livre qui lui est consacré, mais pour ma part, je reste profondément persuadée que l'histoire est plus complexe, plus intéressante lorsqu'il y a les elfes noirs. Les aventures à la surface me semblent plus prévisibles, moins haletantes. Un seul petit défaut tout de même, je trouve que dans sa démarche, Drizzt manque tout de même cruellement de but. Certes, il descend dans l'Outreterre pour défendre ses amis, il ne pense pas en revenir mais jamais il n'exprime clairement ce qu'il compte faire pour eux, comment alors qu'il est seul contre une cité de milliers d'elfes noirs.
Le style d'écriture de R. A. Salvatore est toujours aussi fluide. Il sait alterner les passages descriptifs qui nous ravissent en alternant avec le récit des actions de ses héros tout en plongeant dans leur pensée pour en faire ressortir toute leur humanité avec ce qu'elle comporte : leur doute, leur peur, leur haine, leur tristesse … Un maître dans son art, surtout au niveau des scènes de combat, particulièrement nombreuses dans ce volume.
Drizzt. Voilà huit volumes qu'on le découvre, l'analyse et vit ses aventures à ses côtés. Pourtant, il réussit à ne pas exaspérer ni même lasser. Je découvre plus en profondeur chacune de ses facettes avec avidité. Mieux encore, ce livre plus que tout autre nous montre que malgré son talent, il reste un être mortel qui peut faillir. Son esprit est troublé même s'il essaye de ne pas le laisser paraître, ce qui lui fait commettre cette grossière erreur qu'est son retour dans sa terre natale. Vraiment Drizzt est un personnage qui ne cessera de me fasciner et de me plaire. Surtout qu'il commence à songer à l'évident problème qui se profile devant lui : sa longévité de vie. Lui qui n'est qu'un tout jeune elfe de soixante ans, sera forcément contraint d'assister au déclin et à la mort de ses amis, en particulier Catti-Brie qui n'est qu'une humaine.
Catti-Brie, d'ailleurs, devient un personnage qui me plait de plus en plus surtout dans sa souffrance. Fini le personnage niais qui essaye de parlementer avant de frapper. La douleur d'avoir perdu son fiancé fait qu'elle crie vengeance et réparation. Elle n'hésite plus, elle ne tire plus avec le Cherchecoeur pour blesser et ralentir mais pour tuer. Elle a enfin compris la dure réalité de ce monde sans pitié. On peut enfin apercevoir la guerrière qu'elle est.
Bruenor est touchant et choquant dans sa peine. Le nain que l'on connait est devenu quasi inexistant, ravagé par le chagrin que lui a causé la perte de Wulfgar qu'il considérait comme son fils. Ce retrait de Bruenor permet de donner un rôle un peu plus important pou Régis qui, selon moi, était vraiment le minable du groupe. Il se met à briller de qualité dans ses rares moments de présence dans le livre.
En somme, j'ai adoré ce huitième tome qui atteint des sommets à l'image des deux premiers tomes et du septième.

lundi 21 janvier 2013

Jason et les Argonautes


Jason et les Argonautes



Réalisation de Don Chaffey, production de Charles H. Schneer, Ray Harryhausen

Jason et les Argonautes est un film américain du réalisateur Don Chaffey, il a été tourné en 1963 et n'a jamais été diffusé sur les écrans français. Il est seulement sorti en DVD, distribué par Colombia Pictures, en janvier 2011 mais a aussi été repris en 2000.
Le film se base sur le mythe grec de Jason, prince d'Iolcos dont le père se fait déposséder du trône par l'oncle de Jason. Celui-ci est d'ailleurs plus connu comme l'époux infortuné de Médée, fille de roi et sérieusement dérangée mentalement qui tuera à multiples reprises.

Casting principal :
Jason : Todd Armstrong
Acaste : Gary Raymond
Zeus : Niall MacGinnis
Médée : Nancy Kovack
Argos : Laurence Naismith
Hermès : Michael Gwynn
Pélias : Douglas Wilmer
Hercule : Nigel Green

Jason est sauvé in extremis lors de la prise de pouvoir de son oncle qui détrône son père. Celui-ci est inquiet parce qu'une prophétie lui annonce de futurs ennuis lorsqu'un homme avec une seule sandale se présentera à lui. C'est son neveu, Jason, légitime roi de son pays qui se présente à lui, muni d'une seule et unique sandale et qui revendique ce qui lui revient de droit. Pélias, l'usurpateur, lui accorde de bonnes grâces à l'unique condition que Jason lui ramène de Colchide la Toison d'or.

Marion

L'avis de Marion : Certes, le film est vieux, la qualité d'image laisse à désirer mais le film reste un bon péplum qui se regarde bien malgré les cinquante ans qu'il va fêter cette année.
Le scénario est très fidèle au mythe ce que les passionnés de mythologie, comme moi, apprécieront par dessus tout dans ce film. Même s'il y a des probables extrapolations, il est plaisant de voir des épreuves totalement en accord avec le reste de la mythologie grecque. On y trouve d'ailleurs des clins d'oeil à d'autres légendes grâce à des personnages comme Orphée ou encore Hercule.
Pour ce qui est des effets spéciaux, alors ils sont certes vieillissants, comme la qualité d'image dont on remercie l'évolution d'aujourd'hui, mais ils restent d'une qualité tout à fait respectable et même très bon pour l'époque. Je pense notamment à la scène des squelettes, que le réalisateur a mis quatre mois à faire, qui est vraiment intéressante pour une scène datant de 1963. Alors oui, aujourd'hui on voit quelques défauts et on pourrait sourire et même pouffer à cause du décalage avec aujourd'hui mais franchement il n'y a rien de choquant. Les décors et les costumes sont simples mais efficaces, ils cadrent bien avec l'époque du mythe où on porte sandales et tuniques à tout va. Les tenues des dieux sont impeccables, nobles et simples à la fois. Le film a très bien vieilli contrairement à d'autres et reste très agréable visuellement. Alors ce ne doit pas être un détail qui vous rebute si vous êtes tentés par ce film.
Même les acteurs sont plutôt bons ! Héra et Zeus sont vraiment un duo de comique à l'image que je m'en faisais dans la mythologie. Ils s'aiment, ils aiment se défier et se taquiner, on voit bien que la vie des mortels est leur distraction, leur jeu mais qu'ils attachent quand même de l'importance à leur vies. Jason est un héros à l'ancienne : fier, brave, qui n'a peur de rien, confiant, voire même inconscient, l'acteur joue avec justesse et incarne le héros mythologique par excellence qui n'est pas maître de son destin, un simple jouet des dieux qui l'aident et dont il est redevable. Un gros plus pour les harpies !
Pour ma part ce film mérite un grand oui et qu'on s'intéresse à lui malgré son grand âge, il représente tout de même une part importante du cinéma, un ancêtre de Troie et autres péplums. A voir donc pour la postérité et la touche old school.

L'Héritage


La Légende de Drizzt


L'Héritage

Editions Milady, 360 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de E. Betsch


L'Héritage est le septième roman de la saga La Légende de Drizzt, une épopée qu'on doit à R. A. Salvatore fan des Royaumes Oubliés qu'a crée Ed Greenwood. Publié en 1992 aux Etats-Unis, The Legacy a été édité une première fois par Fleuve Noir en 1995 sous le titre des Revenants du fond du gouffre. Puis l'oeuvre fut publié intégralement par Milady en 2010 en grand format puis en poche en 2011.


Des jours heureux approchent, Castelmithral grouille de nains excités et pour cause, Catti-Brie, fille adoptive du roi Bruenor Marteaudeguerre, se marie avec son bien aimée Wulfgar ! Un événement majeur que ne pouvait rater Drizzt qui revient à la demeure des nains ainsi que Régis. Drizzt se sent en paix pour la première fois depuis longtemps, il n'a pas à porter tous les jours ses armes et ne regrette pas un seul instant d'avoir quitté sa cité maudite il y a de cela près de trente années. Et pourtant, rien n'est plus fort que les liens du sang dit-on. Il l'apprendra à ses dépens encerclé par les pièges diaboliques de sa sœur Vierna. Notre héros s'en sortira-t-il indemne ? Rien n'est sûr …
Prix : Milady broché : 19, 80 €
Milady poche : 7, 10 €

Marion

L'avis de Marion : Que dire si ce n'est : enfin le retour aux origines !
Enfin ! Je l'attendais, je l'espérais ! Le grand retour des survivants de la famille Do'Urden : Vierna et Dinin. La gentille sœur de Drizzt et le grand frère traumatisé par le talent du renégat. L'histoire a de nouveau ce piquant inédit que je n'avais pas trouvé depuis que Drizzt a quitté le monde sous-terrain (donc depuis Terre d'Exil). Une fois Drizzt à la surface, il n'a quasi aucune résistance digne de ce nom (hormis Entreri que je trouve pitoyable et décevant de tome en tome), alors avec des membres de sa famille vivant, il était obligatoire que l’histoire prenne un tel tournant, ne serait-ce que par logique mais aussi par intérêt au niveau des combats et surtout pour la confrontation aux siens de Drizzt, pour sa réaction et son moral psychologiquement parlant.
L'écriture est toujours aussi fluide et appréciable. L'auteur est suffisamment doué de sa plume pour m'avoir fait verser quelques larmes, chapeau bas, ce n'est pas donné à n'importe qui. Pour moi, cela vaut toutes les belles paroles du monde.
Les personnages évoluent dans un bel ensemble qui me plaît décidément beaucoup.
Drizzt s'accroche à ses principes mis une fois de plus à l'épreuve par la dure réalité– bien aidée par sa race aussi – qu'est la vie mais grâce à cette rencontre qu'il aurait préféré ne jamais avoir, il peut aussi revenir sur lui-même, sur les changements qui ont survenus en lui-même depuis que le jeune elfe qu'il était à quitter Menzoberranzan. Une rétrospective sur soi-même bien intéressante pour nous, lecteurs.
Wulfgar s'enfonce toujours plus dans l'imbécilité et la brutalité de son peuple pour mon plus grand plaisir. La perspective du mariage fait ressortir en lui tous les préjugés dans son peuple qui considère les femmes guère mieux que des esclaves. Bonne à procréer et à faire le repas. Bien sûr, il ne tombe pas aussi bas auprès de sa Catt-Brie mais la bride tout de même ce qui nous fait arriver à Catt-Brie elle-même.
La jeune femme devient donc plus caractérielle, elle refuse d'être considérée comme un petit objet fragile à protéger ou de ne plus prendre part au combat. Mais elle comprend aussi le problème de son amoureux et essaye de ne pas lui compliquer encore plus la tâche en lui faisant front directement. Hormis cela et ses belles paroles pour Dirzzt, il faut avouer que Catti-Brie n'a pas beaucoup d'intérêt. Quel dommage pour le seul personnage féminin de la série.
Comme je le disais, Artemis Entreri est un personnage décevant, il n'a qu'une obsession : Drizzt. Une obsession qui frise le ridicule tellement elle l'obsède. Il veut le défaire dans un combat loyal, tout en s'abstenant de l'être lui-même, et peut-être même le tuer, mais cette idée le satisfait et déçoit à la fois puisqu'il n'aurait plus d'adversaire à sa taille. Une contradiction d'esprit que je comprends et conçois aisément mais je n'en reste pas moins déçu. De plus, lui qui se targue de travailler seul, hé bien c'est un peu loupé tout de même.
R. A. Salvatore signe un retour au source avec ce septième tome qui en fait le meilleur depuis les trois premiers.

vendredi 18 janvier 2013

Hansel et Gretel


Hansel et Gretel



Réalisation de Im Pil Seong, production de Choi Jae-won et Seo Woo-sik

Hansel et Gretel est un film coréen tourné en 2007 et réalisé par Im Pil Seong – aussi orthographié Yim Pil-Sung. Le film n'est jamais sorti sur les écrans français mais seulement en DVD, depuis le 1er avril 2009. Il mêle drame et fantastique pour finir sur une touche d'angoisse et de suspense.
Le film a été grandement récompensé de deux prix (la Mention Spéciale de la Fédération Européenne des Jury des festivals de Films Fantastiques (Festival International du Film Fantastique de Puchon 2008), le Film de Clôture section Tigres & Dragons (Festival International du Film de Vancouver)) et nommé pour quatre autres : Meilleur film au Festival International du Film Fantastique de Sitges 2008, le Festival de Londres 2008, le Festival du Film Gérardmer pour le Grand Prix et au Festival International du Film de Fantasporto 2009.
Sortie DVD:  1er avril 2009

Casting principal :
Eun-su : Cheon Jeong Myeong
Man-bok (le garçon de treize ans) : Eun Won Jae
Yeong-hee (la fille de douze ans) : Shim Eun Gyeong
Jeong-sun (la fille de sept ans) : Jin Ji Hee


Alors qu'il allait rendre visite à sa mère, Eun-su perd le contrôle de sa voiture et a un accident à la lisière d'une forêt. Le jeune homme n'a pas le temps de faire quelques mètres qu'il s'évanouit dans cette forêt. Il est réveillé par la lueur d'une lanterne d'une mystérieuse jeune fille, Yeong-hee, qui lui propose son aide et l'hospitalité de sa maison. Là-bas, il rencontre le reste de la famille composé des deux parents et d'un frère, Man-bok, et d'une petite sœur, Jeong-sun. Après un repos mérité, Eun-su essaye de quitter la maison en traversant la forêt mais celle-ci réagit étrangement s'assombrissant et le jeune homme revient très vite à son point de départ et ce malgré plusieurs tentatives infructueuses. Eun-su commencera alors à paniquer lorsque les parents des enfants disparaîtront le laissant seul avec eux.


Marion

L'avis de Marion : Quel étrange film que celui-ci ! Tout d'abord, je vous le dis clairement le film n'a qu'un lien extrêmement minime avec le conte Hansel et Gretel et il n'en est donc pas une adaptation.
Le scénario est très original, surprenant, déroutant même ! On est ici dans le fantastique pur, on ne sait pas ce qui est réel et ce qui l'est, on croit savoir puis un événement fait changer d'avis et finalement, on ne sait plus quoi penser jusqu'à la toute fin qui laisse beaucoup de questions sans réponse. Dans cette histoire, on ne sait pas vraiment qui est maudit : la maison ? Les enfants ? Ceux qui s'égarent ? Je pense que chacun y trouve son compte autant les adultes que les enfants, ce qui est rarement le cas dans d'autres films. La fin laisse un peu à désirer en revanche, il reste beaucoup de choses non résolus sans même parler du doute quant à la réalité de l'aventure – caractéristique première d'une œuvre fantastique – mais plutôt sur le passé des enfants qui reste flou. Le scénario est dérangeant par la manière dont le réalisateur a tourné le film que je trouve merveilleusement bien réalisé.
Les plans alliés à la musique et aux jeux de couleur et d'ambiance sont bluffants. L'atmosphère est oppressante, les enfants sont partout à la fois par le biais des jouets, des sucreries, des vêtements, de la musique. Tout. Partout. Les jeux de lumières y contribuent aussi et donnent notamment des peurs stressantes – étant très sensible aux films qui donnent cette tension par la musique angoissante et les scènes de ce genre, j'ai du arrêter le film plus d'une fois pour me remettre de mes émotions – avec des scènes bien choisies et heureusement peu nombreuses. La musique relève du pur génie c'est ce qui fait que certaines scènes sont attrayantes et que je ne me sois pas ennuyée une seule seconde. L'esthétique est très marquée par les couleurs vives dans la maison mais aussi par la forêt qui change sans cesse et dont les couleurs annoncent bien des choses.
Le jeu d'acteur des trois enfants est FABULEUX ! Les acteurs (dont je vous épargnerai les noms compliqués) arrivent à nous faire redouter les enfants, à avoir peur d'eux, de craindre chacun de leur regard complice mais aussi à avoir pitié d'eux et pire ! de prendre leur parti. Si la plus grande des filles, Yeong-hee, est un peu fade, j'ai très vite compris son rôle qui se joue en tandem avec son grand frère, Man-bok, qui est, en revanche, l'enfant lui plus intéressant. Regards froids, sourires inquiétants et larmes m'ont fait passer du frisson à la pitié, cet acteur est vraiment très doué. De même pour la plus petite, qui sous ses airs innocents, est la base de la maison du fait de son rôle justement de « petite sœur à protéger » elle est l'élément à ne pas contrarier et qui enclenche tout.
J'ai vraiment aimé ce film qui m'a fait ressentir bons nombres de sentiments contradictoires mais qui est aussi très psychologique. Il m'a été impossible de trancher entre bien et mal malgré une certaine cruauté dans tout ce qui est sous-entendu. Donc amateurs d'énigmes fantastiques et psychologiques ce film est pour vous !

jeudi 17 janvier 2013

Le Joyau du halfelin


La Légende de Drizzt


Le Joyau du Halfelin


Editions Milady, 360 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de E. Betsch



Le Joyau du halfelin est le sixième tome de La Légende de Drizzt, la saga qui a fait la renommée de son auteur R. A. Salvatore. The Halfeling's Gem est paru en 1990 aux Etats-Unis et est arrivé chez nous en 1995 lors de la parution partielle chez fleuve Noir sous le titre du Joyau du petit homme. Comme tous les autres tomes, il fut réédité en grand format chez Milady en 2009, il est également disponible au format poche depuis 2010.


Wulfgar et Drizzt n'ont pas une seconde à perdre, ils doivent travers la moitié des Royaumes perdus pour retrouver leur ami Régis, le halfelin, qui s'est fait capturé par le dangereux assassin Artemis Entreri. Accablée par la mort de son père, Catti-Brie ne les accompagne pas et prépare l'arrivée d'une armée de nains et de barbares pour prendre d'assaut Castelmithral et récupérer la demeure des ancêtres de Bruenor Marteaudeguerre en son honneur. Les deux valeureux compagnons arriveront-ils à sauver leur ami malgré leur sous-effectif et l'avance considérable d'Entreri ? Rien n'est sûr pour le petit halfelin qui devra affronter la colère de celui qu'il a détrousser. Le Pachas Amas.
Prix : Milady broché : 19, 80 €
Milady poche : 7, 10 €

Marion


L'avis de Marion : Une fois de plus, R. A. Salvatore ne déçoit pas et forme un duo gagnant avec Drizzt.
Même si le schéma du scénario est ressemblant au précédent tome – un long périple pour un lieu fixé – l'auteur a su apporter des éléments nouveaux et de l'originalité dans ce sixième tome. On découvre à chaque fois un aspect supplémentaire aux personnages et l'histoire ne tourne pas en rond, même si la fin reste somme toute très prévisible. Mais bon, le scénario reste cohérent, haletant et parfois même marrant, c'est tout ce que je lui demande personnellement. On découvre des nouveaux décors, des nouvelles vies ainsi que les mœurs et habitudes des habitants. C'est d'autant plus plaisant quand on connait un peu aussi l'univers de Baldur's Gate, un univers donc que traverse Drizzt et Wulfgar.
L'écriture est toujours aussi fluide et plaisante surtout lors des combats qui sont de qualités égales à chaque tome. Simple, claire et précise comme toujours, c'est vraiment bien fait.
Drizzt montre un peu plus sa fragilité et sa sensibilité. Afin de sauver son ami le halfelin, il utilise un masque qui donne l'illusion qu'il n'est pas un drow et cette facilité de vie que peut procurer cet objet magique est un problème capital pour Drizzt. Cet enjeu est très bien mis en place, notre elfe doute de la conduite à suivre, c'est une possibilité pour lui d'être accepté enfin pour ce qu'il est.
Wulfgar se montre sous un jour un peu plus « barbare » avec des remarques quelques peu sexistes pour Catti-Brie mais aussi une vraie tendresse pour elle. Ce qui est plaisant puisqu'on voit enfin l'éducation tout de même la plus majeure de sa courte vie et donc que ce côté là de sa personnalité aurait du surgir un peu plus tôt.
Catti-Brie devient enfin un peu plus qu'un personnage de fond et l'auteur la révèle guerrière mais pas trop, elle répugne à tuer mais apprécie la manufacture d'une bonne arme ainsi que le frisson d'un combat. Un personnage donc un peu contradictoire entre éducation naine et pensée humaine.
Même si Régis est au cœur du roman avec Entreri, je n'ai pas grand chose à dire sur leur cas. Régis se trouve être un peu plus courageux qu'on le pensait et Entreri m'a paru beaucoup plus faible et de moindre talent par rapport au précédent livre. Une déception donc lors de l'affrontement attendu entre Drizzt et Entreri.
Globalement, comme je l'ai dit au début, c'est un bon livre qui fait passer un bon moment comme les cinq premiers tomes mais j'espère que l'auteur saura se renouveler pour la suite puisqu'il reste tout de même sept livres avant la fin de ce premier cycle.

mardi 15 janvier 2013

Les Cinq Légendes

Les Cinq Légendes



Réalisation de Peter Ramsey, production de Christina Steinberg et Nancy Bernstein


Les Cinq Légendes est un film d'animation des studios Dreamworks réalisé par Peter Ramsey et inspirée d'un conte pour enfant : The Guardians of Childhood, une série en treize tomes. Ce long métrage de une heure trente sept est sorti le 27 novembre 2012 et mélange les divers légendes enfantines dans un combat contre le mal.
Le film a été distribué par Paramount Picture et a été nominé pour deux récompenses (Golden Globes 2013 et Producers Guild of America Awards 2013) dans la catégorie Meilleur film d'animation. Les Cinq Légendes a fait plus de 2 millions et demi d'entrées au box office français et a rapporté aux Etats-Unis 23, 8 millions de dollars en un seul week-end ! Un succès tel qu'il a détrôné Twilight au box office.
Sortie DVD et Blu-Ray le 28 mars 2013.

Casting principal (VO/VF) :

Jack Frost : Chris Pine/ Gaspard Ulliel
La Fée des dents : Isla Fisher/ Nolwen Leroy
Bunny le lapin de Pâques : Hugh Jackman/ Jérémie Covillault
Nord le Père Noël : Alec Baldwin/ Miglen Mirtchev
Pitch le croquemitaine : Jude Law/ Boris Rehlinger

Marion

L'avis de Marion : Les Cinq Légendes est un conte de noël qui a su séduire les petits comme les grands et je n'y ai pas échappé.
Le concept peut paraître simplet, le Père Noël, la fée des dents, le marchand de sable et le lapin de Pâques qui forment une équipe avec l'aide de Jack Frost contre le mal pour protéger les enfants, mais toujours est-il que cela ne s'est jamais fait avant et ma première pensée en entendant parler de ce dessin animé a été : »Je veux le voir ! ». Peut-être est-ce juste cela la recette d'une bonne histoire ? Des personnages que l'on connait mais qu'on veut retrouver ou découvrir d'une autre façon, surtout les légendes de notre enfance. L'amitié des gardiens entre eux est perceptible et sympa, chacun a sa petite particularité qui fait sourire. De même pour la rivalité entre Bunny et Jack Frost.
Graphiquement parlant, le film est une beauté qui surclasse de loin tous les Dreamworks vu jusqu'ici – bon avec Le Chat Potté aussi – avec des couleurs et des reliefs épatants. Les scènes de neige avec Jack Frost sont des merveilles de technologie ainsi que chaque reflet de plume qu'on peut voir sur la fée des dents. Chaque image est d'un esthétisme en harmonie avec l'ambiance du film qui est un monde de rêve, de magie et d'espoir. Les « bases » de chaque gardiens sont à leur image : féériques et drôle. Elles sont toutes magnifiques avec des décors innovants, enchanteurs et colorés. La musique est approprié et s'accordent à merveille.
Les personnages sont touchants, attachants parce que ce sont toutes des légendes qu'on connait, sauf Jack Frost pour ma part. Néanmoins ils ont tous une pointe d'originalité qui surprend et fait sourire. Le Père Noël a un accent russe et est tatoué, la fée des dents a des plumes, le lapin de Pâques est habillé en guerrier et le marchand de sable est muet. Pour ce qui est de la 3D, je dirais que ce peut être un plus pour certaines scènes mais qu'elle n'a pas de réelle utilité. La voix de Jack Frost est très surprenante puisqu'elle est celle d'un homme adulte – la voix de Gapsard Ulliel est très grave – il faut donc un certain temps d'adaptation. A part cela, le doublage français est réussi mais le film est tout de même bon à regarder en VO rien que pour les voix de Jude Law en méchant et de Hugh Jackman en lapin.
Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce dessin animé enchanteur qui est destiné à tous les publics du moment qu'on a conservé une âme d'enfant.