mardi 26 mars 2013

La Mission de l'Ambassadeur


Les Chroniques du magicien noir


La Mission de l'Ambassadeur


Editions Bragelonne, 432 pages, traduction de I. Troin, illustration de P. Barbieri

La Mission de l'Ambassadeur est le premier tome d'une nouvelle trilogie de Trudi Canavan et constitue la suite de La Trilogie du magicien noir. Ce premier roman est sorti en 2010 chez Orbit Books en Australie en 2010 et a été édité très rapidement du fait du succès de l'auteur en 2011 par Bragelonne.

Vingt ans se sont écoulés depuis l'invasion Ichanie. La Kyralie est en pleine mutation, elle est toujours sur le fil avec le Sachaka mais cherche par touts les moyens à construire une paix durable tout en remettant en cause son propre système. Sonea, magicienne noire, en subira les conséquences directement lorsque son fils, Lorkin, fraîchement diplômé de la Guilde lui annonce son désir de partir accompagner Dannyl comme assistant de l'Ambassadeur au Sachaka. Sonea ne voit que le danger potentiel que représente la naissance de Lorkin : il est le fils des deux magiciens noirs qui ont tués les Ichanis et peut courir donc des risques de vengeance. Mais Lorkin est décidé et part en compagnie de Dannyl ce qui offre bien du soucis à sa mère. Cery de son côté lui en apportera davantage en lui confiant avoir été la cible d'un assassinat dont sa famille n'a pu ressortir. Lorkin va-t-il vraiment rencontrer des dangers au Sachaka ? Cery vengera-t-il sa famille ?
Prix : Bragelonne : 28 €
Marion

L'avis de Marion : La Mission de l'Ambassadeur est à l'image de La Guilde des magiciens : un premier tome long et introducteur.
Pourquoi le roman est-il introducteur ? Tout d'abord le saut temporel de vingt ans. Enfin, ce n'est qu'une estimation personnelle puisque pendant tout le livre, les personnages parlent d'une vingtaine d'année sans grande précision ou ne cessent de dire qu'ils sont trop vieux ou que cela n'est plus de leur âges, etc. Cet effet est un peu flou au début car l'auteur met longtemps avant de bien établir cette certitude. De plus, il n'était déjà pas évident de retenir tous les personnages de la première trilogie mais là encore l'auteur complexifie les choses en ajoutant ceux de l'époque actuelle. Pire, la majeure partie du livre se passe au Sachaka avec donc des noms, des coutumes et des détails totalement inédits qui se mélangent à toutes les nouveautés qu'a pu subir Imardin en vingt ans. Un choix osé qui a du perdre quelques lecteurs en chemin. A l'image donc de La Guildedes magiciens, je reproche au roman d'être basée sur la même chose : une course poursuite/fuite. Encore. Mais doublée cette fois-ci. Seulement, une fois de plus, c'était déjà long sur le premier tome de La Trilogie du magicien noir mais ici ça l'est encore plus ce qui est dommage puisque le livre contient en réalité moins de page que son prédécesseur.
Les personnages sont un peu plus adultes et le personnage de Sonea s'efface pour laisser une place majoritaire à son fils. Celui-ci n'a rien d'exceptionnel, il est même très basique. En fait, c'est surtout Cery et sa fille Anyi ainsi que Tyvara qui sont intéressants dans ce roman. Cery car on découvre une nouvelle part de lui mais surtout aussi parce qu'on constate que l'âge n'a pas entaché son caractère malin et ironique et Anyi parce qu'elle est l'élément qui montre tout un tas d'autres facettes de Cery.
Tyvara, quant à elle, il est dur de pouvoir parler d'elle sans trop en révéler sur le livre mais disons qu'elle est un élément majeur qui apporte un peu de piment dans ce livre qui bien que sympathique manque tout de même un peu de saveur.
De ce fait, même si l'édition est très belle, je ne payerai certainement pas 28 € pour le lire ou le plaisir d'avoir la collection.
En somme, La Mission de l'Ambassadeur est un livre qui fait passer le temps mais sans plus, il ne révolutionnera pas le genre, c'est une certitude et promet un deuxième tome encore un peu mou et un troisième tome où à nouveau tous les enjeux et révélations seront faits.

lundi 25 mars 2013

Trudi Canavan


Trudi Canavan


Trudi Canavan est née à Kew, une banlieue de Melbourne en Australie, le 23 octobre 1969 et a grandi à Ferntree Gully, une banlieue dans les contreforts de Dandenongs.
Avant d'écrire, elle a travaillé en tant que graphiste et illustratrice, mais, selon elle, Trudi Canavan a toujours écrit et sur des choses qui n'existent pas.
En 1999, elle a gagné le Aurealis Award pour la meilleure nouvelle de fantasy avec “Whispers of the Mist Children”. La même année, on lui a accordé une résidence d'auteur au centre pour écrivains de Varuna dans la banlieue de Katoomba, New South Wales.
En novembre 2001, La Guilde des magiciens a été publié pour la première fois en Australie. Le deuxième tome de la trilogie, La Novice, a été publié en juin 2002 et nominé pour les Aurealis Award, catégorie Meilleur roman de fantasy. Le troisième livre, Le Haut Seigneur, a été édité en janvier 2003 et a été nominé pour the Best Novel Ditmar category. Les trois livres sont entrés dans le top 10 de la liste australienne des bestsellers SF.
La Trilogie du magicien noir a atteint le marché international en 2004 lorsqu'il fut publié chez HarperCollins’ EOS en Amérique du Nord et chez Orbit Books au Royaume-Uni. La trilogie a été enregistré par Nielsen BookScan comme le meilleur lancement d'une série de fantasy des 10 dernières années.
La seconde trilogie de Trudi, L'Âge des Cinq, a eu le même engouement. La Prêtresse Blanche fut No.3 à la liste des bestseller du Sunday Times et resta dans le top 10 pendant six semaines.
Début 2008, Trudi Canavan a signé un contrat à sept chiffres avec Orbit pour écrire une préquelle et une suite à la Trilogie du magicien noir. La préquelle, L'Apprentie du magicien a été publiée en 2009 et gagna le Aurealis Awards du meilleur roman de fantasy. La trilogie suivante eut aussi un grand succès dans les listes de bestsellers et La Renégate fut no. 11 dans la catégorie fantasy du Goodreads Best Books of 2011 Awards. En 2011, elle fit une tournée promotionnelle qui comprenait le Royaume-Uni, l'Irlande, la Pologne, la France et l'Allemagne.
Les prochaines aventures fantasy de Trudi Canavan, Millenium’s Rule, se dérouleront dans un nouvel univers. Cependant, elle n'a pas complètement exclu l'idée d'écrire plus de livre dans l'univers de la Kyralie, comme dans la Trilogie du magicien noir, dans quelques temps.


Bibliographie indicative :

La Trilogie du magicien noir
  • L'Apprentie du magicien, traduction de The Magician's Apprentice (2009), Bragelonne, 2010, il s'agit d'une préquelle à la trilogie.
Les Chroniques du magicien noir
  • La Mission de l'Ambassadeur, traduction de The Ambassador's Mission (2010), Bragelonne, 2011
  • La Renégate, traduction de The Rogue (2011), Bragelonne, 2011
  • La Reine Traitresse, traduction de The Traitor Queen (2012), Bragelonne, 2012


L'Âge des Cinq
  • La Prêtresse blanche, traduction de Priestess of the White (2005), Bragelonne, 2009
  • La Sorcière indomptée, traduction de Last of the Wilds (2006), Bragelonne, 2010
  • La Voix des dieux, traduction de Voice of the Gods (2006), Bragelonne, 2010
     
La loi du Millénaire
Magie volée, Bragelonne, 2015
L'Ange des tempêtes, Bragelonne, 2016
Successor’s Son, Bragelonne, à venir 2016

Marion

dimanche 24 mars 2013

Hansel & Gretel: Witch Hunters


Hansel & Gretel : Witch Hunters


Réalisation de Tommy Wirkola, production de Gary Sanchez Productions et Paramount Pictures


Hansel & Gretel : Witch Hunters est un long métrage de 1h28 réalisé par Tommy Wirkola, un réalisateur américano-germanique et sorti en salle le 6 mars 2013. Bien qu'inspiré du très célèbre conte allemand, le film n'en est pas pour autant une adaptation mais plutôt une prolongation. Il relate l'histoire supposée de ce qui s'est passé après leur victoire sur la sorcière dans la maison en bonbon. Le film se distingue par de l'humour noir, de la fantasy gore et des armes à la Van Helsing. Il est donc déconseillé au moins de douze ans.
Le film a été distribué par Paramount Pictures en France, il a pour le moment un succès moyen avec un peu plus de 850 000 entrées en France. Mais un deuxième volet est déjà prévu, preuve que le film a été rentable.
Sortie en DVD et Blu-Ray: 6 juillet 2013

Casting principal :
Hansel : Jeremy Renner
Gretel : Gemma Arterton
Muriel : Famke Janssen
Sheriff Berringer : Peter Stormare
Mina : Pihla Viitala


Hansel et Gretel ont été abandonnés par leur parents étant enfant et pensent trouver un refuge dans une maison en bonbons jusqu'à ce que la sorcière qui vit dedans tente de les bruler et les manger, une tentative qui se solde par un échec. Fort de leur victoire, le frère et la sœur décident de faire de leur vie un combat contre les sorcières pour sauver les enfants qui n'auront pas la même chance qu'eux. Depuis leur réputation ne cesse de grandir et ils deviennent les plus célèbres chasseurs de sorcières. Ils sont engagés par le maire de Augsburg, une petite ville dont on rapporte la disparition massive d'enfants. Mais leur mission va se trouver plus ardue qu'aux premiers abords.

Marion

L'avis de Marion : Tout d'abord commençons par l'avis de la presse qui démolit le film. Franchement, ils attendaient quoi ? Un film avec le scénario du siècle où on doit réfléchir pour trouver la solution. Non, c'est un film d'action. Sérieusement, pourquoi le descendre autant alors que c'est un film tout à fait honorable dans sa catégorie et même plutôt bien. Je veux dire The Expendables est pas plus crédible avec autant, si ce n'est moins, de scénario et pourtant ça ne les empêche pas d'applaudir le film. Bon assez d'indignations face à la presse, commençons cette critique.
Donc oui, le scénario n'est pas le plus brillant qu'on ait vu mais il est respectable et tient largement la route pour un film d'action. D'ailleurs, je m'attendais même à ce qu'il soit moins poussé, je m'attendais à quelque chose du genre « on est des tueurs de sorcières alors nous ne ferons que ça pendant le film » mais non. Le réalisateur a fait le choix de faire un scénario pas trop bidon, fait par ses propres soins.
Les effets spéciaux sont très bien réalisés. A aucun moment je me suis dit qu'on voyait clairement un travail sur fond vert. Mais le mieux du mieux reste les scènes d'actions qui pour une fois sont crédibles ! Les héros se prennent des dérouillés et, miracle, ils souffrent et on les voit saigner ! Pour une fois, les héros ne sont pas intouchables. Cela ajoutait un vrai plus aux scènes de combat : courses poursuites, combats à trois ou plus, violences et sang. Mais ce qui rendait la chose encore plus frappante c'était la 3D. Enfin un film qui utilise de la VRAIE 3D comme on en a pas vu depuis Avatar ou les pubs Haribo. Bois de bois, bout de sorcières, sang, échardes. Ça volaient dans tous les sens et se projetaient sur nous. Ce qui l'a rendu efficace est le fait que la 3D n'était pas tout le temps présente mais juste dans les moments opportuns. Pour vous dire, il m'est arrivé plus d'une fois de me reculer dans mon fauteuil ou de dévier la tête pour éviter de me prendre un projectile qui n'arriva jamais (forcément …).
Les acteurs montrent bien une complicité et une relation profonde entre eux, on pourra croire à un réel attachement. Après leur personnages manquaient parfois d'un peu de profondeur mais bon on en demande pas tant dans un film d'action que j'allais voir juste pour la baston,  Jeremy Renner et Gemma Arterton. Les costumes et les décors concordaient parfaitement à une ambiance médiévale mais alors les armes surréalistes, qu'ils avaient, cassent tout l'effet. Les paysans se déplacent encore en charrette et Hansel a un système qui lui indique quand prendre sa piqure et, pire, une gatling et Gretel n'est pas en reste avec son arbalète à je ne sais combien de carreaux à la fois. Il faut l'avouer les armes étaient à la fois un charme mais aussi ridicules.
Un petit mot sur les sous-titres qui étaient pas toujours fidèles et enlevaient même parfois certains jeux de mots.
Au final, j'ai vraiment passé un agréable moment devant ce film et le recommande à tout ceux qui veulent passer une heure et demi sans prise de tête avec un bon rythme.

L'Âme du feu

L'Âme du feu

Editions Bragelonne - 598 pages - Illustration par Keith Parkinson
     Cinquième opus de la saga de L'Epée de Vérité, L'Âme du feu de Terry Goodkind fut publié en avril 1999 pour les Etats-Unis et en février 2006 pour la France, toujours aux éditions Bragelonne. En 2008, soit 2 ans après sa sortie en France, ce tome 5 se classait déjà sixième des meilleures ventes de la maison d'édition depuis sa création ! Un chiffre de quoi impressionner surtout lorsque l'on peut voir que quatre autres tomes se trouvent avant lui dans le classement ! 

     Après avoir prononcé le nom des trois Carillons à haute voix afin de sauver Richard, Kahlan les a envoyés dans le monde. La magie se meurt alors petit à petit, faisant de plus en plus de victimes prises au hasard. En plus de devoir faire face à l'armée de Jagang qui s’accroît de jours en jours, Richard et sa bien aimée doivent désormais anéantir cette nouvelle menace qui risque de mettre fin aux jours de toute l'humanité.

Prix: 25€ 

Samantha

Avis de Samantha: 

     Ce cinquième tome est pour ma part l'un des moins bons de la série jusqu'à présent pour plusieurs raisons. La première, qui n'est pas des moindres, est le fait que plus de la moitié du livre est consacré à des personnages nouveaux, qui n'apparaîtront que dans cet opus. Richard, Kahlan, Zedd et les autres sont relayés au second plan et ne font que quelques apparitions spontanées au fil du récit, sauf à la fin lors de la résolution de l'intrigue principale. Ainsi, la majorité du livre se déroule au pays d'Anderith, peuplé d'Andériens et de Hakens. Ce pays a une histoire assez sanguinaire et un présent plutôt tyrannique et discriminatoire. En effet, nous apprenons que les Hakens sont au service des Andériens, ces derniers étant considérées comme plus forts et plus intelligents. Les Andériens sont détestables! Ces grands hommes/femmes se montrent vraiment supérieurs et affirment leur pouvoir sur chaque Andériens qu'ils croisent. Ces derniers sont même assignés à aller dans une sorte d'école afin d'écouter les horreurs que leurs ancêtres ont commis dans le passé (histoire qui par ailleurs est racontée par des Andériens, donc forcément, exagérée). Le pouvoir est détenu par un Pontife, mais qui ne l'exerce pas vraiment. Il fait juste figure d'autorité religieuse, mais cela s'arrête là. Le vrai pouvoir est au main du Ministre de la Civilisation. Obtenir ce poste est un des enjeux de ce tome. En effet, Dalton Campbell qui est la main droite du Ministre, met tout en oeuvre pour le devenir à sa place. Ainsi, ce cinquième opus de L'Epée de Vérité est avant tout un livre qui traite de politique et de stratégie. L'énigme des Carillons n'est alors plus l'intrigue principale, elle le sera dans le dernier tiers du livre environ. Par ailleurs, le dénouement, quoique attendu, est un peu trop rapide. Richard comprend un peu trop vite ce qu'il faut faire et comment. D'ailleurs, le moyen qu'il donne pour échapper aux Dominie Dirtch m'a fait sourire car il est tellement évident qu'il en paraît bête!
     Mis à part ces éléments que je qualifierai de plutôt négatifs à mon goût, d'autres aspects du livre m'ont beaucoup plu. C'est le cas notamment du personnage de Dalton Campbell. Terry Goodkind a été très habile dans l'élaboration de ce personnage à l'ambition démesurée. Du début à la fin, mes sentiments le concernant étaient assez mitigés. Tantôt je le trouvais très intelligent et stratège, tantôt je le trouvais cruel puisqu'il ne recule devant rien pour obtenir ce qu'il veut. Mais mon opinion du personnage ne s'est réellement confirmé qu'à la toute fin du roman car nous voyons Dalton à nu, toute ambition évanouie. Et à ce moment, il est sincèrement touchant et loin du personnage qu'on voit pendant toute l'intrigue. 
     En définitive, même si ce cinquième tome est un peu moins bercé de magie que les autres, il n'en reste pas moins un tome essentiel mais surtout dénonçant des réalités humaines inébranlables qui sont la politique et ses vices. L'auteur arrive à nous faire passer un message humaniste à travers son histoire tout en gardant cette dynamique de récit. Je le conseille tout de même, malgré qu'il ne soit pas mon préféré. 
     

jeudi 21 mars 2013

Une Aube nouvelle


La Légende de Drizzt

Une Aube nouvelle


Editions Milady, 384 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de S. Quémener

Une Aube nouvelle est le dixième tome des aventures de l'elfe noir Drizzt, crée par R. A. Salvatore. Il est paru en 1996 sous le titre Passage to Dawn et fut traduit une première fois en 1999, sous le titre Vers la lumière par Fleuve noir, puis fut repris sous ce titre fidèle plus fidèle par Milady en 2010 pour l'édition grand format et en 2012 pour l'édition poche.

Voilà six ans que Drizzt et Catti-Brie ont pris la route en laissant derrière eux Castelmithral et leurs deux amis Régis et Bruenor. A présent ils sont membres de l'équipage de Deudermont sur L'Esprit follet de la mer et chasse les pirates à longueur de temps. Une vie palpitante qui plait aux deux compagnons. Alors qu'ils s'apprêtent à partir à l'aventure une fois de plus, le capitaine Deudermont se fait attaquer et l'assaillant laisse un indice : Caerwich et la sorcière aveugle. Aussitôt l'équipage part pour défendre leur capitaine et corriger celui qui a eu l'audace de s'en prendre à lui. Mais Harkle Harpell et ses sorts imprévisibles sont de la partie et rien ne pourrait se passer comme prévu. De plus, se pourrait-il que Drizzt soit visé dans cette aventure plutôt que Deudermont ?
Prix : Milady brochée : 19, 80 €
Milady poche : 8, 20 €


Marion

L'avis de Marion : J'espérais, à la fin de L'invasion des Ténèbres, un renouveau suite au départ de Drizzt et Catti-Brie qui gommerait ce tome décevant et mauvais mais malheureusement Une Aube nouvelle est encore plus mauvais.
L'histoire … est un néant total ! Ce livre n'est que du réchauffé. On sent le roman de transition pour les trois derniers tomes de la saga.Cependant, j'attendais une nouveauté qui ouvrirait des voies multiples à Lame furtive, mais l'auteur a choisi de faire cette transition en retournant sur Errtu le démon balor qu'a banni Drizzt bien des tomes avant. Bon cela ne me plaisait pas déjà quand l'idée était esquissé dans le tome précédent mais pourquoi pas. Mais revenir sur Creshinibon c'était la goutte de trop. L'auteur avait enfin réussi à se détacher d'Artémis Entreri qui devenait omniprésent mais malheureusement ce n'est que pour régresser en revenant finalement au tome 4, L'Eclat de cristal.
Le style d'écriture est lassant, peut-être est-ce dû au changement au changement de traducteur même si je suis sceptique au vu des traductions fidèles que donne Milady, mais les mêmes termes reviennent en permanence. Par exemple le verbe hululer est sans cesse utiliser. Harkle Harpell hulule, les balors hululent, Errtu hulule, les esclaves de Creshinibon hululent, à croire que plus personne ne sait crier, hurler, s'exclamer ou autre verbes variés. Il en est de même par exemple pour Guenwhyvar qui, apparemment, ne sait pas griffer, déchiqueter, arracher ou mordre, que nenni, elle laboure, notre chère panthère ! Bref, j'en passe, l'idée est là, des formules deviennent répétitives.
Les personnages, et bien ma foi, il n'y a pas grand chose à en dire puisque ce sont les mêmes, je ne peux même pas faire un point sur les méchants puisque c'est du déjà vu. Bon, j'ai quand même pris plaisir à retrouver Deudermont et ses aventures maritimes ainsi que son magicien Robillard et surtout Harkle Harpell. Les réactions qu'il provoque sont d'une légèreté plaisante et qui en font sans conteste les meilleurs passages du livre (notamment l'affrontement magique entre Robillard et Harkle qui est vraiment drôle).
Drizzt est toujours égale à lui-même, il a enfin compris qu'il ne peut pas porter une culpabilité incessante à chaque fois qu'il se passe quelque chose dans sa vie mais ne peut s'empêcher d'essayer de mettre à l'abri ses amis qui ont pourtant démontrer plus d'une fois qu'ils étaient capables de se défendre. Un point que j'ai apprécié : pour une fois (si on écarte les drows) Drizzt semble vulnérable et sur le point de mourir tellement il est dépassé par ce qui lui fait face. C'est agréable de voir enfin qu'il n'est pas invulnérable.
En somme, il y a très peu de choses positives dans ce livre si on écarte les dernières pages. L'Aube nouvelle est restée bien obscure et ne donne pas envie de poursuivre notre lecture dans La Légende de Drizzt.

mardi 19 mars 2013

Le Haut Seigneur


La Trilogie du magicien noir

Le Haut Seigneur


Editions Bragelonne, 528 pages, traduction de A. Maksioutine, illustration de S. Collignon




Le Haut Seigneur est le troisième et dernier tome de La Trilogie du magicien noir de Trudi Canavan. Il est paru en 2003 en Australie chez Orbit Books et a été traduit en 2008 par Bragelonne qui s'est chargé aussi des autres séries de l'auteur.


Sonea a enfin gagné le respect de ses camarades et même des professeurs, elle a prouvé qu'elle méritait son rang et d'être la novice du Haut Seigneur. Même si elle est toujours aussi mal à l'aise avec Akkarin, leur colocation se passe mieux qu'elle ne l'avait prévu. Jusqu'à ce qu'il lui apporte des livres sur la magie noire. Le Haut Seigneur dit que c'est pour qu'elle sache la vérité mais Sonea reste méfiante envers et contre tout, soupçonnant toujours des pièges d'Akkarin. De plus les curieux meurtres continuent plus intensément que jamais et ne cesse de pousser Lorlen contre son ami. Lorlen et Sonea doivent-ils avoir confiance en le Haut Seigneur alors que tout semble l'accuser ?
Prix : Bragelonne : 19, 90 €

Marion

L'avis de Marion : Comme souvent dans des séries, ce dernier tome s'est avéré être le meilleur. En voici les raisons.
Le scénario se déroulement en parfaite concordance avec les deux autres tomes. L'auteur a encore utilisé une avancée d'un an, ce qui fait que deux ans et plus sépare le moment où Sonea aperçoit Akkarin ensanglanté et le début de ce roman. Ce procédé n'est pas gênant, il est même utile. Ainsi on voit tous les personnages plus matures. Une fois de plus, Trudi Canavan réussit à surprendre dans le déroulement de son roman et se détache avec succès du scénario typique des trilogies. Cependant, pour ma part, j'ai trouvé le dénouement beaucoup trop rapide. La scène finale est censée opposé des personnages avec une force démesurée et d'après tout ce qui a été dit au long du roman, je trouve la fin irréalisable et donc beaucoup trop rapide. Hormis ce point de détail, ce troisième tome était un ravissement.
La plume de Trudi Canavan m'est apparue basique dans ce tome-ci. Il y a toujours ce problème de transition qui tient, je pense d'un mélange entre mise en page et d'écriture, mais sinon rien de notable. Elle ne fait pas partie de ces auteurs qui réussissent à m'arracher une larme en cas de décès et dont l'enjeu sentimental réveille quelque chose au plus profond du lecteur.
Les personnages sont vraiment très nombreux, ce qui est la raison, dans mon cas, au fait que je ne m'attache pas à ceux-ci. Lorlen, Osen, Faren, Rothen, Dorrien, Regin, Akkarin, Garrel, Dannyl, Tayend, Sonea, Cery, Savara, … Le lecteur croule sous les noms de personnage et des nombreux liens à faire entre eux en fonction de leur statut et rôle. Personnellement, au bout d'un moment j'ai pris vaguement note de qui était qui puis j'arrête d'essayer de tout retenir. Trop c'est trop.
De ce fait, Dannyl perd en importance dans ce tome et est relégué au second plan comme Rothen. On note le grand retour de Cery et des magouilles de voleurs ce qui fait plaisir car change des intrigues de mages. Enfin l'accent est surtout mis dans ce tome sur Akkarin et Sonea. On voit Sonea comme une personne mûre, responsable et engagée, ce qui fait qu'elle repousse les choses de son âge comme le sentiment amoureux. Akkarin a son histoire complète de dévoilée mais son caractère en revanche reste taciturne et il reste difficile de comprendre ce personnage.
En somme, hormis une fin un peu précipitée, Le Haut Seigneur est un livre bien menée qui fait passer un agréable moment et suffisamment bon pour donner l'envie de poursuivre la lecture dans le monde de Trudi Canavan.

dimanche 17 mars 2013

La Novice


La Trilogie du magicien noir

La Novice

Editions Bragelonne, 504 pages, traduction de C. Jouanneau, illustration de S. Collignon

La Novice est le second tome de la trilogie à succès qu'est celle du magicien noir. Son second livre a conforté la place de son auteur, Trudi Canavan, et les ventes ont été à la hauteur du premier. Le livre a été publié pour la première fois en 2002 en Australie chez Orbit Book puis arriva dans les rayons français chez Bragelonne en 2007

Un an s'est passé depuis le conclave qui a décidé de la mise en tutelle de Sonea sous la direction du Seigneur Rothen, il est désormais temps pour elle de commencer ses études aux côtés d'autres novices. Sonea sait que ce ne serait pas facile et pourtant, elle est confrontée au mépris immédiat de l'un de ses camarades avant même la rentrée. Celui-ci, Regin, ne cesse de la harceler et monte même sa classe contre elle. Dépitée, apeurée, Sonea passe son temps à subir et fuir, jusqu'où ira la méchanceté de ce novice hautain et orgueilleux ? De son côté, Lorlen ne supporte plus les pensées horribles qu'il a à l’encontre de son plus vieil ami et demande donc à Dannyl, récemment nommé Ambassadeur en Elyne, de marcher sur les pas d'Akkarin, suivant les traces de cinq ans auparavant afin de comprendre d'où lui vient cet usage de la magie noire.
Prix : Bragelonne : 19, 90 €

Marion

L'avis de Marion : J'avais trouvé que le premier tome constituait un passe temps agréable et sans plus, le deuxième tome est plus agréable et plus complexe dépassant les simplicités du premier volet.
L'histoire est beaucoup plus intéressante et complexe que dans La Guilde des magiciens, qui proposait une introduction un peu simpliste et trop lente à mon goût. Dans La Novice, le scénario gagne en profondeur grâce à tout le mystère qui entoure Akkarin. La manière dont l'auteur met en scène ce mystère est d'ailleurs bien orchestré. Nous sommes dans le second tome de la trilogie, c'est ici que, dans toutes les trilogies de base, tombent tout d'un coup un enjeu immense qui met en péril le monde ou une institution immense. Le tour de force de Trudi Canavan est, selon moi, d'échapper à ce cliché. Certes, il y a l'enjeu du haut seigneur Akkarin mais hormis le fait qu'il utilise la magie noire qui est non tolérée car inconnue, on en sait pas plus que cela pour le moment sur ces agissements, le lecteur ne peut faire que des hypothèses en s'appuyant sur les pensées de Loren ou celle de Dannyl. Le danger d'un tel procédé est de tous concentrer dans le troisième tome qui risque d'être trop rapide : catastrophe et résolution de celle-ci arrivant dans le même livre.
Au niveau du style d'écriture de Trudi Canavan, le reproche du manque de clarté s'efface à moitié seulement. Certes, maintenant que Sonea fait partie des magiciens, ils sont tous nommés et il n'y a donc plus aucun doute sur leur identité mais les changements de point de vue sont beaucoup trop abruptes. Rien ne signale qu'on passe de Sonea à Dannyl par exemple. La ligne précédente on suivait les aventures de Sonea contre Regin et la ligne suivant on a une description d'un paysage qui s'étend sous les yeux de Dannyl qui n'est cité que quelques lignes plus loin. Une absence de transition qui déroute un peu. Après la faute n'est sans doute pas à l'auteur mais peut-être plus à l'édition, j'ose espérer que ce n'est qu'un défaut de la version ebook que j'ai lu et que les changements de point de vue sont marqués ne serait-ce que par un saut de ligne sur la version papier.
Les personnages sont pour le moins surprenants. Sonea est aux antipodes de ce que je m'étais imaginée. Venant d'un quartier où pour survivre il faut savoir se défendre et frapper plus fort que l'autre je m'attendais à un personnage au tempérament bouillant qui ferait face à Regin et pourtant elle fait preuve d'un sang froid quasi inhumain. Elle se montre débrouillarde, intelligente et montre quand même une méfiance rescapée des Taudis que je trouvais bien vite oubliée dans le premier tome.
D'ailleurs, la quasi complète absence de Cery ne m'a pas gênée plus que cela puisqu'il a été très bien remplacé par les rares apparitions du fils de Rothen, Dorrien. Celui-ci est un mage guérisseur plein d'entrain et de vie qui se distingue de son père autant qu'il s'en rapproche.
D'ailleurs Rothen disparaît très vite lui aussi du devant de la scène remplacé par Dannyl qui prend du galon et de l'épaisseur par rapport au premier tome. Il devient même le personnage le plus intéressant pour ma part, même si les complications de Sonea sont pas désagréables rappelant un couple ennemi de notre jeunesse : Drago/ Harry.
Dannyl donc se révèle comme un personnage passionné et passionnant profondément marqué par les ragots dont il a été l'objet mais qui est aussi doté d'un humour et d'une pensée positive qui semble à toute épreuve. Ses avancées dans le passé d'Akkarin rendent le lecteur avide de détail pour comprendre ce mystérieux personnages qu'on voit si peu.
En définitif, ce second tome est de loin plus intéressant et révèle un potentiel qui donne envie de lire le troisième tome très vite et même au-delà : la seconde trilogie, Les Chroniques du Magicien noir.

mercredi 6 mars 2013

Jenna Black


 Jenna Black


Jenna Black, de son vrai nom Jennifer Bellak est une auteur américaine née en 1965. Elle a eu une licence en anthropologie et en français de l'université de Duke.
Une fois, elle a rêvé qu'elle serait la prochaine Jane Goodall, une primatologue reconnue, à camper dans la nature à faire de fabuleuses découvertes sur le comportement des singes. Et pendant sa dernière année à Duke, elle a fait quelques recherches dans ce domaine et fit cette découverte qu'elle trouva choquante: les primates passent quelque chose comme 80% de leur temps à faire des choses passionnantes comme dormir et manger.
Elle s'est finalement lancé dans l'écriture en 2006 avec son premier roman : Watchers in the Night, issu de la tétralogie Guardians of the Night. Elle avait écrit auparavant une nouvelle en 2001 sous son nom de jeune fille mais Hamlet Dreams ne rencontra pas le succès.
En concluant que cette découverte était le travail de sa vie dans le domaine de la primatologie, Jenna Black s'est alors orientée vers des passe-temps divers comme soigner des chiens et l'écriture de la documentation technique. Des expériences parmi tant d'autres, elle pratique notamment la danse de salon, a voyagé à travers les sept continents, Antarctique compris, est devenue une maître au Bridge et chante dans une chorale … pour homme.
Jenna Black est la fière membre de Heart of Carolina Romance Writers, et aimerait que ses lecteurs soutiennent aussi ses pairs ! Elle est représentée par Miriam Kriss de l'Agence Littéraire Irene Goodman.



Bibliographie indicative :


Guardians of the Night
  • Watchers in the Night (2006), non traduit en France
  • Secrets in the Shadows (2007), non traduit en France
  • Shadows on the Soul (2007), non traduit en France
  • Hungers of the Heart (2008), non traduit en France
Morgane Kingsley
Fille d'Avalon, traduction de Faeriewalker trilogy
  • Derrière le voile, traduction de Glimmerglass (2010), J'ai lu, 2013
  • Shadowspell (2011), non traduit en France
  • Sirensong (2011), non traduit en France
  • Girls' Night Out (2012), e-nouvelle, non traduit en France.
Nikki Glass Series
  • Dark Descendant (2011), non traduit en France
  • Deadly Descendant (2012), non traduit en France
  • Pros and Cons (2013), e-nouvelle, non traduit en France
  • Rogue Descendant, sortie le 30 avril 2013

Replica, sortie le 16 juillet 2013 aux Etats-Unis.



Marion


mardi 5 mars 2013

Les sorties du mois de mars

Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.


 


Atalante

21/03
Les Chroniques d'Arcturus (T7) – Le Monde-aux-jumeaux de Gilles Servat




 
Baam

07/03
Le Tempestaire (T4) – L'âme du cyclone de Johan Heliot

21/03
Le pouvoir des six de Pittacus Lore




 


 Black Library

La Croisade Macharienne : L'ange de feu de William King





 

Black Moon

13/03
Wicca (T1) – L'éveil de Cate Tiernan - poche




 
Bragelonne

29/03
La Légende de Magda SearusLa Première Inquisitrice de Terry Goodkind
OraisonsL'intégrale de Samantha Bailly
Le porteur de lumière (T2) – Le Couteau Aveuglant de Brent Weeks
Anita Blake (T17) – Jeux de fauves de Laurell K. Hamilton





 


Castelmore

08/03
Grisha (T1) – Les Orphelins du Royaume de Leigh Bardugo







 City

20/03
Chronique des Nephilim (T1) – Les ailes de la nuit de Heather Terrell





 

Gallimard

02/03
Le livre dont vous êtes le hérosLe Labyrinthe de la mort de Ian Livingstone
Le livre dont vous êtes le héros – Le Hurlement du Loup Garou de Ian Livingstone et Steve Jackson
Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique de C. S. Lewis



 

Harlequin

L'élixir magique de Cara Lynn Shultz
Mortelle liaison de Cynthia Cooke
Les seigneurs de l'Ombre (T8) – Le Cercle fatal de Gena Showalter
Les seigneurs de l'Ombre (T1) – La Citadelle des ténèbres de Gena Showalter – réédition
La reine des Immortels de Aimée Carter


J'ai lu

13/03
Les rois des sables de George R. R. Martin
Kitty et les ondes de minuit de Carrie Vaughn
Mordre le bouclier de Justine Niogret
Les salauds gentilshommesLes mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch

20/03
Les ombres de la nuitLe démon des ténèbres de Kresley Cole
La Chronique des anciensLe baiser du dragon de Théa Harrison

27/03
Martyrs de Olivier Peru
Les aventures de Tony FosterFantômes et ombres de Tanya Huff



 
Le livre de poche

13/03
Sabina Kane (T3) – Le Démon de la vengeance de Jaye Wells

20/03
Les Mondes d'Ewilan (T1) – La Forêt des captifs de Pierre Bottero
Les Mondes d'Ewilan (T2) – L'Oeil d'Otolep de Pierre Bottero
Les Mondes d'Ewilan (T3) – Les Tentacules du mal de Pierre Bottero



 
Michel Lafon

07/03
Intuitions de Rachel Ward
Eternels (T3) – Les pays des ombres de Alyson Noël

14/03
A.N.G.E. (T7) – Absinthium de Anne Robillard
Indiana Teller (T3) – Lune d'Automne de Sophie Audouin-Mamikonian

21/03
Nés à minuit (T4) – Frémissements de C. C. Hunter


 


 Midgard

23/03
Tomyris et le Labyrinthe de cristal de Oksana et Gil Prou






Milady

29/03
Les Gardiens de l'éternité (T8) – Ariyal de Alexandra Ivy
Risa Jones (T1) – Les Anges des Ténèbres de Keri Arthur
Risa Jones (T2) – Sous l'emprise des Ténèbres de Keri Arthur
Demonica (T4) – Extase révélée de Larissa Ione
Waynest (T2) – Enlevée de Jess Haynes
DrenaïLoup Blanc de David Gemmell
Les Hérauts de ValdemarL'intégrale de Mercedes Lackey



 

Mnémos

15/03
Les Légions dangereuses de Fabien Clavel
L'empire de la poussière T1 de Nicolas Bouchard






 
Pré Aux Clercs

14/03
Angemort de Cédric Sire
La griffe et le sang de François Larzem
La fille sortilège de Marie Pavlenko






 

Pocket

14/03
Téméraire (T6) – Langues de serpents de Naomi Novik
La Romance de TénébreuseIntégrale II de Marion Zimmer Bradley





Pygmalion

Le trône de ferIntégrale 4 de George R. R. Martin


 

Scrineo

21/03
Le puits des mémoires (T3) – Les terres de cristal de Gabriel Katz








 


Sharon Kena

Morsures nocturnes (T4) – Destinée de Sharon Kena
Le Clan de la Nuit (T1) – Louve Blanche de J. A. Curtol







 

Terriciae

01/03
La Guerrière de Carpics de Adeline Neetesonne







 


XO éditions

21/03
Susan Hopper (T1) – Le Parfum pendu de Anne Plichota et Cendrine Wolf