dimanche 24 mars 2013

L'Âme du feu

L'Âme du feu

Editions Bragelonne - 598 pages - Illustration par Keith Parkinson
     Cinquième opus de la saga de L'Epée de Vérité, L'Âme du feu de Terry Goodkind fut publié en avril 1999 pour les Etats-Unis et en février 2006 pour la France, toujours aux éditions Bragelonne. En 2008, soit 2 ans après sa sortie en France, ce tome 5 se classait déjà sixième des meilleures ventes de la maison d'édition depuis sa création ! Un chiffre de quoi impressionner surtout lorsque l'on peut voir que quatre autres tomes se trouvent avant lui dans le classement ! 

     Après avoir prononcé le nom des trois Carillons à haute voix afin de sauver Richard, Kahlan les a envoyés dans le monde. La magie se meurt alors petit à petit, faisant de plus en plus de victimes prises au hasard. En plus de devoir faire face à l'armée de Jagang qui s’accroît de jours en jours, Richard et sa bien aimée doivent désormais anéantir cette nouvelle menace qui risque de mettre fin aux jours de toute l'humanité.

Prix: 25€ 

Samantha

Avis de Samantha: 

     Ce cinquième tome est pour ma part l'un des moins bons de la série jusqu'à présent pour plusieurs raisons. La première, qui n'est pas des moindres, est le fait que plus de la moitié du livre est consacré à des personnages nouveaux, qui n'apparaîtront que dans cet opus. Richard, Kahlan, Zedd et les autres sont relayés au second plan et ne font que quelques apparitions spontanées au fil du récit, sauf à la fin lors de la résolution de l'intrigue principale. Ainsi, la majorité du livre se déroule au pays d'Anderith, peuplé d'Andériens et de Hakens. Ce pays a une histoire assez sanguinaire et un présent plutôt tyrannique et discriminatoire. En effet, nous apprenons que les Hakens sont au service des Andériens, ces derniers étant considérées comme plus forts et plus intelligents. Les Andériens sont détestables! Ces grands hommes/femmes se montrent vraiment supérieurs et affirment leur pouvoir sur chaque Andériens qu'ils croisent. Ces derniers sont même assignés à aller dans une sorte d'école afin d'écouter les horreurs que leurs ancêtres ont commis dans le passé (histoire qui par ailleurs est racontée par des Andériens, donc forcément, exagérée). Le pouvoir est détenu par un Pontife, mais qui ne l'exerce pas vraiment. Il fait juste figure d'autorité religieuse, mais cela s'arrête là. Le vrai pouvoir est au main du Ministre de la Civilisation. Obtenir ce poste est un des enjeux de ce tome. En effet, Dalton Campbell qui est la main droite du Ministre, met tout en oeuvre pour le devenir à sa place. Ainsi, ce cinquième opus de L'Epée de Vérité est avant tout un livre qui traite de politique et de stratégie. L'énigme des Carillons n'est alors plus l'intrigue principale, elle le sera dans le dernier tiers du livre environ. Par ailleurs, le dénouement, quoique attendu, est un peu trop rapide. Richard comprend un peu trop vite ce qu'il faut faire et comment. D'ailleurs, le moyen qu'il donne pour échapper aux Dominie Dirtch m'a fait sourire car il est tellement évident qu'il en paraît bête!
     Mis à part ces éléments que je qualifierai de plutôt négatifs à mon goût, d'autres aspects du livre m'ont beaucoup plu. C'est le cas notamment du personnage de Dalton Campbell. Terry Goodkind a été très habile dans l'élaboration de ce personnage à l'ambition démesurée. Du début à la fin, mes sentiments le concernant étaient assez mitigés. Tantôt je le trouvais très intelligent et stratège, tantôt je le trouvais cruel puisqu'il ne recule devant rien pour obtenir ce qu'il veut. Mais mon opinion du personnage ne s'est réellement confirmé qu'à la toute fin du roman car nous voyons Dalton à nu, toute ambition évanouie. Et à ce moment, il est sincèrement touchant et loin du personnage qu'on voit pendant toute l'intrigue. 
     En définitive, même si ce cinquième tome est un peu moins bercé de magie que les autres, il n'en reste pas moins un tome essentiel mais surtout dénonçant des réalités humaines inébranlables qui sont la politique et ses vices. L'auteur arrive à nous faire passer un message humaniste à travers son histoire tout en gardant cette dynamique de récit. Je le conseille tout de même, malgré qu'il ne soit pas mon préféré. 
     

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