jeudi 25 avril 2013

Âmes soeurs

Night World

Âmes soeurs

Editions Michel Lafon, 271 pages, traduction de I. Saint-Martin, illustration de CorbisRFpremium/Masterfile


Âmes soeurs est le sixième tome de cette série particulière qu'est Night World. En effet, son auteur, L. J. Smith, ne prend pas un ensemble de personnage comme héros mais le Night World lui-même afin de le découvrir au fil des tomes. Parfois des personnages se croisent mais ils ne sont qu'évoqués. Paru sous le nom de Soulmate en 1997 aux Etats-Unis, Âmes soeurs fut publié en 2011 en France chez Michel Lafon.


Hannah doute de sa santé mentale. En effet, elle trouve des messages la prévenant qu'elle va mourir avant ses 17 ans mais le pire étant que c'est son écriture mais pourtant elle a la certitude de ne pas les avoir écrits. C'est pourquoi elle est chez le docteur Paul, son psychologue, lorsque soudain un gros loup noir l'attaque, là des voix dans sa tête lui disent comment agir face à ce fauve. Bouleversée, Hannah l'est encore plus lorsqu'elle rêve d'une de ses vies antérieures. Mais le trouble est encore plus grand lors de sa rencontre avec Thierry, l'homme même qui l'a tant émue dans son rêve … à la préhistoire. Mais qui sont-ils ?
Prix : Michel Lafon grand format : 14, 95 €
Michel Lafon poche : à paraître

Marion
L'avis de Marion : Âmes soeurs est l'un de mes tomes prérés avec L'élue
C'est le principe des vies multiples et des âmes soeurs maudites qui m'a séduite. Classique, très fleur bleu mais toujours aussi efficace, d'autant plus que j'adore l'histoire et les périodes qui nous sont montrées. De même que pour L'élue, Hannah ne succombe pas à la minute à son grand amour. De plus, la généalogie a la racine même des Redfern et premier vampire est étudiée.
Une fois de plus, le roman est très simple, agréable et facile à lire. Il est abordable pour tout public et se lit très vite – je n'en ai eu que pour une ou deux heures. Il constitue donc un court mais agréable interlude pour faire une pause dans une grosse série par exemple. Il y a un bon rythme avec des explorations du subconscient.
On retrouve avec Hannah l'humaine complètement normale mais pas un peu cruche comme les précédentes ! Elle a peur mais reste brave face à ce qui lui fait peur. Elle cherche à comprendre tout ce qui lui arrive malgré les risques. Hannah réfléchit et ses multiples souvenirs l'aident à démêler le faux du vrai.
Thierry est un personnage intéressant. Sensible, attendri et surtout empli d'un terrible sentiment de culpabilité, il est d'emblée présenté comme le vampire le plus humain mais aussi le plus romantique. On en oublierait presque sa puissance. Il en est même drôle parfois avec ses réflexions de riche et détaché de tout. Il a vécu et souffert, il est complètement blasé de ce que peut lui offrir le monde.
Un sympathique clin d'oeil à la fin avec le cercle de l'Aube et ses quelques représentants.  
En somme, ce tome-ci se détache par un principe innovateur et fascinant ainsi que par le fait qu'il offre une multitude d'explication sur les événements passés comme présent.

mercredi 24 avril 2013

Lune d'automne


Indiana Teller



Lune d'automne


Editions Michel Lafon, 360 pages, illustration de A. Rocha


Lune d'automne est le troisième tome du cycle Indiana Teller écrit par la très populaire Sophie Audouin-Mamikonian. Le livre a été publié en mars 2013 chez Michel Lafon, suivant le rythme annuel que l'auteur s'impose pour chacun de ses livres.
La couverture du tome est toujours sous la direction de Andreas Rocha, ce qui donne un joli effet dans la bibliothèque puisque les tranches de livre se complètent et forment au fur et à mesure un dessin qu'on verra complet avec le quatrième tome.


Tyler Brandkel, ennemi juré de la meute et d'Indiana, a mordu Katerina, l'une des pires choses que puisse faire un loup-garou à un humain. En effet, celle-ci va devenir une semi, une de ces créatures qui contrôlent rarement leur soif de sang et tue les humains, si elle survit. Car tout se raccroche à ses mots, la meute étant pessimiste puisqu'à ce jour aucune femme n'a survécu à la transformation. Comme si Indiana n'avait pas assez de soucis, Tyler traine sa meute en justice et cherche à faire condamner son grand-père coûte que coûte. Ses pouvoirs de rebrousse-temps et ses maigres capacités humaines parviendront-ils à faire face à tout ceci ?
Prix : 17, 20 €


Marion

L'avis de Marion : Etant une fan absolue de Sophie Audouin-Mamikonian, je me suis précipitée pour acheter Lune d'automne et l'ai dévoré aussi sec. Voici le verdict !
   L'un des gros avantages avec cette auteur est qu'on est toute suite pris dans l'action. Le second tome, Lune d'été, s'est fermé sur la morsure de Tyler sur Katerina et ce troisième tome s'ouvre sur la panique d'Indiana qui rentre à toute allure au Ranch. L'histoire est donc repris à la minute près là où elle s'était arrêtée. Ensuite l'un des reproches que je faisais au second tome – à savoir des complots et faux complots beaucoup trop compliqués – s'est effacé. On revient à des complots certes pas évident mais compréhensibles et j'apprécie fortement. Je noterais tout de même un petit bémol pour la trame de guerre des clans qui semble quasi absente alors que c'est l'enjeu principal de la série.
   Il y a avait bien longtemps que je n'ai pas lu un livre de Sophie Audouin-Mamikonian et j'avoue avoir été un peu désarçonnée en commençant le livre (passer du style de Feist, très cérémonieux et descriptif, au style plus détendu et bourré d'humour de Sophie n'est pas une transition aisée). Les touches d'humour et réflexions entre parenthèses m'ont légèrement agacées au début puis le talent de l'auteur a fait son travail : je me suis totalement immergée dans le roman.
   Pour ce qui est des personnages, je suis moins satisfaite que pour les deux premiers tomes. Indiana s'en sort un peu trop facilement je trouve à chaque fois que les choses deviennent sérieuses. Un des points qui me plaisaient était le fait qu'il soit justement toujours en faiblesse contre les personnes qu'il se bat mais cet aspect perdu de son importance même s'il le rappelle souvent par humour, ce n'est que rarement vrai. En revanche, j'apprécie toujours autant ses traits d'humour, son auto dérision et ses plans farfelus.
   Katrina est reléguée au second plan ainsi que Tyler et je regrette un peu leur absence vu qu'il s'agit tout de même de la copine du héros et du mortel ennemi du héros. Et pour cause, ils se sont fait voler la vedette par Axel, Annabelle et surtout … un vampire millénaire dont je ne vous révèlerai point le nom. Ce vampire-ci est d'ailleurs un bon personnage, fin, et manipulateur comme se doit d'être tout bon vampire.
   En somme, Sophie Audouin-Mamikonian me régale encore avec ses romans aux aventures rocambolesques dont je ne suis pas prête de me lasser malgré la fin qui me laisse un arrière goût d'insatisfait car trop rapide et facile.

samedi 20 avril 2013

L'Aube des Dragons

La Ballade de Pern

L'Aube des Dragons


Editions Pocket, 440 pages, illustration de W. Siudmak, traduction de S. Hilling

L'Aube des dragons est le neuvième tomes de La Ballade de Pern, un cycle de fantasy de Anne McCaffrey. Paru en 1988 sous le titre de Dragonsdawn, il est le premier volume chronologiquement parlant des aventures sur Pern mais n'est en aucun cas le premier volume paru qui compose la Ballade puisque Le vol du dragon est sorti vingt ans plus tôt. Une des preuves incontestables de son succès : il fut édité une première fois en 1990 par Pocket puis à nouveau en 1991, 1998, 2000, 2009 et enfin en 2010 pour l'intégrale, toujours par Pocket.

Après un voyage de quinze ans dans l'espace en animation suspendue, les colons terriens arrivent sur Pern avec un seul objectif en tête : y vivre une vie d'agriculteur afin de protéger cette planète et ne pas la polluer comme la Terre. Idéalistes, les colons veulent d'un monde où personne ne les gouverneront et où chacun sera égal. Alors que la vie s'organise et que chacun profite de son indépendance, une pluie de filaments argentés et voraces s'abat sur Pern. Désemparés, les Pernais se doivent de réagir. Et si la réponse se trouvait auprès de leur petits compagnons, les lézards de feu ?
Prix : Intégrale I : 12, 80 €, contient également Les dauphins de Pern et L'oeil du Dragon

Marion

L'avis de Marion : Un des avantages majeurs à lire Anne McCaffrey est le suivant : je suis rarement déçue ! Et ce tome-ci obéit à la règle.
L'histoire peut sembler redondante puisque ayant lu dans l'ordre de parution je sais les événements futurs mais, là est tout le talent de l'auteur, au contraire on prend plaisir à découvrir en profondeur l'histoire des premiers colons, restée si flou dans les tomes précédents. Ainsi on découvre la naissance des dragons, la première chute de Fils, les raisons du départ du continent méridional, les raisons de l'installation sur Pern, et, le summum du plaisir, qui étaient les personnes qui ont donné leur nom au Weyr et Fort. C'est que du bonheur d'explorer ces débuts maladroits et avides de connaissance. Un seul défaut pour ma part, le début est un peu dur car composé science fiction pur, rempli de détails techniques, de gadgets électroniques, d'engins volants et autres. Aucun soucis si vous appréciez le genre mais j'en ai une aversion profonde pour ma part.
Une fois de plus, le style d'écriture de Anne McCaffrey est enchanteur. Elle réussit à toujours captiver le lecteur alors que chacun de ses livres relatent majoritairement les mêmes scènes – des combats de dragons contre les Fils – mais chaque tome a son intensité et semble même aller de plus en plus en intensité. Une fois de plus, Anne McCaffrey a su même mettre les larmes aux yeux, des larmes que j'ai retenu avec grandes peines seulement parce que j'étais dans un lieu public.
Les personnages sont nobles, idéalistes, touchants et si justes. Paul Benden et Emily Boll sont notamment de bons personnages. Ils regroupent toutes ces qualités mais avec un sens de la réalité très ancré par leur expérience de la guerre et des horreurs que l'humain peut faire. Sorka et Sean sont les jeunes plein de vie et mignons dans leur évolution. Sallah Telgar et Tarvi Andyar sont sans contestes le couple qui m'a le plus touché. Sallah est une jeune femme décidée, protectrice, qui veut tout tenter pour cette nouvelle planète en laquelle elle veut croire. Sa confrontation avec Avril Bitra est l'un des moments phares du roman selon moi. Tarvi est un homme pratique, charmeur et avec un sens du devoir particulier aussi. J'ai été partagé sur ce personnage mais les événements m'ont fait tranché dans le positif.
Je finirais sur des coquilles qui entachent légèrement la lecture et dont j'espère qu'elles ont été corrigée dans les éditions postérieures – mon édition étant tout de même celle de 2000 et signifie donc qu'elle a hérité des coquilles des éditions antérieures.
En somme, j'ai vraiment adoré ce voyage dans le temps qui m'a autant plu que fasciné. A lire, sans conteste comme le reste de l'oeuvre de McCaffrey.

jeudi 18 avril 2013

La Foi des réprouvés

L'épée de vérité

La Foi des réprouvés

Editions Bragelonne - 732 pages - Illustration par Keith Parkinson

     La Foi des réprouvés, sixième tome de la saga de L'Epée de vérité est paru en 2000 pour les Etats-Unis. Il faudra attendre 2007 pour avoir une traduction française, par Jean-Claude Mallé. A noter qu'une fois de plus, Keith Parkinson réalise une couverture sublime, qui prend tout son sens une fois le livre terminé, je n'en dis pas plus.
     Alors que l'armée de celui-qui-marche-dans-les-rêves ne cesse d'augmenter, Richard est soumis à une vision singulière et inquiétante: pour continuer le combat et avoir une chance de vaincre l'armée de l'Ordre Impérial, la population doit prouver sa valeur et sa détermination au Sourcier. Sans cela, tout est perdu d'avance. Isolé de tous, il espère protéger sa bien-aimée accompagné de Cara. Cependant, l'arrivée de la "Maîtresse de la mort" va tout faire basculer.
Prix: 25€

Samantha

Avis de Samantha: 
     J'avais lu que le sixième tome était un des meilleurs de la série. Je peux donc vous avouer que je n'ai pas été déçue! Ce sixième opus de L'Epée de vérité m'a tenue en haleine du début à la fin. Au début, on se demande ce qui va bien pouvoir se passer de nouveau dans la vie de nos héros favoris. Mais dès que Nicci arrive, le sort qui attend Richard et Kahlan est horrible. Leur séparation (encore une fois) est très longue et atroce, en pleine guerre. Le sortilège jeté par la Soeur de l'Obscurité est cruel, ce qui ne laisse donc aucun autre choix à Richard: la suivre puisque la vie de sa femme en dépend. L'intrigue est donc dès le départ, très bien ficelée et tient bien la route.
     J'ai adoré voyager dans l'Ancien Monde afin d'y découvrir le cœur même de l'Ordre et la misère qui s'y répand. La dictature imposée par Jagang est très paradoxale puisque d'un côté, il prône le partage et le bonheur de tous mais il n'en est rien. Au contraire, tous vivent dans la misère la plus totale tandis qu'un palais gigantesque est en construction pour le futur Empereur. Terry Goodkind manie toujours l'écriture avec brio puisqu'à travers une intrigue fantastique, à travers le destin de personnages, il nous plonge dans un monde qu'il critique implicitement. On prend parti, on juge, nous sommes totalement pris dans le cours de l'histoire. Histoire par ailleurs non sans dénonciation politique ou religieuse, à savoir notamment une forme de communisme extrême guidé par des religieux avares et individuels au plus haut degré.
     Concernant les personnages, je vais commencer avec Nicci puisque pour la première fois, elle fait réellement parti des personnages principaux. C'est un peu mon personnage coup de cœur dans le sens où elle est très ambiguë, ce qui rend sa personnalité déroutante. Nous assistons à sa détresse face à la vie, à son indifférence de vivre ou de mourir. Elle est très paradoxale dans ses propos, son attitude mais malgré sa cruauté, elle apparaît touchante et on la prend en pitié. La découverte progressive de son enfance nous pousse à l'apprécier même si ce qu'elle fait est impardonnable. Pour continuer sur l'impardonnable, j'ai adoré Cara ! Au fur et à mesure des tomes, elle se dévoile. On la découvre pas à pas, lentement. La Mort-Sith, toujours fidèle à elle-même se transforme quand même petit à petit pour ressembler (peut-être dans un prochain tome?) à une personne normale. Elle commence à éprouver des sentiments amoureux mais son devoir passe toujours avant le reste. Par ailleurs, sa protégée, Kahlan, est toujours plus forte et plus brave, comme l'illustre parfaitement la statuette de bois offerte par Richard, Bravoure. Par amour, elle est prête à affronter une armée de soudards entière et c'est ce qui la rend si glorieuse. Enfin, Richard. Que dire à part que son héroïsme est au fil des tomes de plus en plus incroyable! Même pauvre, contre tous, il réussit et se donne surtout les moyens de réussir. Il franchit les épreuves, non sans difficultés, et fait tout pour protéger Kahlan. Face au travail, il ne recule devant rien et nous avons pitié de lui à maintes reprises dans le roman. Son amour pour la Mère Inquisitrice est admirable, il ne vit que pour elle et accepte tout pour le simple fait de savoir qu'elle est encore en vie. Il ne tente donc rien pour nuire à son existence et s'occupe de sa geôlière comme il se doit. Richard est donc un véritable héros qui s'ignore sans doute sur certains points encore mais qui connait la prix de la liberté.
En résumé, je pense que vous avez compris que cette saga ne cesse de m'enchanter. Chaque tome est un pur délice et j'ai hâte de commencer le prochain.

dimanche 14 avril 2013

Fille de l'Empire


La Trilogie de l'Empire

Fille de l'Empire


Editions Bragelonne, 408 pages, illustration de A-C. Payet, traduction de A. Vétillard

Fille de l'Empire est le premier tome de la trilogie co-écrite par Raymond E. Feist, célèbre pour sa vaste saga La Guerre de la Faille, et par son amie Janny Wurts, a qui l'on doit notamment Les Guerres de l'Ombre et de la Lumière. Daughter of the Empire a été publié pour la première fois en 1987 aux Etats-Unis. Il fut publié pour la première fois en 2000 aux éditions La Reine Noire, puis Fille de l'Empire fut réédité de nombreuses fois : en 2004 par Bragelonne, en 2006 par J'ai Lu, en 2011 par Bragelonne de nouveau et finalement par Milady cette année, 2013. Toutes ces éditions ne contiennent qu'un changement d'apparence puisque chacune a gardé la traduction originale de Anne Vétillard.
Pour cette trilogie, les auteurs se sont inspirés des principes de l'honneur, la tradition et la coutume qui ancrent fortement les civilisations japonaises et coréennes d'où des personnages typés asiatiques.

Alors que Mara s'apprête à devenir une fille de Lashima, une prêtresse qui abandonne sa vie passée derrière elle, la jeune fille est ramenée au domaine des Acoma, sa famille, dont elle vient de devenir la Dame des Acoma, la maîtresse régente, du fait de l'assassinat en guerre de son père et de son frère par leur ennemi de toujours : la maison Minwanabi. Âgée de seulement 17 ans, Mara doit survivre dans le terrible jeu du Conseilmanipulations politiques, meurtres et trahisons sont les principales armes pourvu que l'honneur ne soit pas entaché. Mara parviendra-t-elle à redresser le prestige de sa famille, venger les siens et, plus que tout, survivre ?
Prix : Bragelonne : 22, 40 €
Milady : 10, 20 €

Marion

L'avis de Marion : Ce roman est de loin le meilleur que j'ai lu depuis bien longtemps, les deux auteurs réussissent l'exploit de tenir le lecteur en haleine et ce de façon permanente.
Le scénario est phénoménale ! Tout n'est que manipulations et arrières pensées dans un jeu dangereux où le moindre faux pas est synonyme de mort. J'ai vraiment été submergé par la facilité avec laquelle les auteurs intègrent facilement chaque éléments dans l'histoire. Mais le plus intense reste l'honneur qui a été mis au centre du roman. Il est d'une telle importance que si l'honneur est compromis rien ne peut le réparer si ce n'est la mort. Ainsi donc les personnages doivent manipuler et respecter la tradition, et jamais ne l'enfreindre, sous peine d'être déshonoré, une des pires choses qui soit dans la société tsuranie. J'étais complètement subjuguée par cet aspect et par toutes les petits détails et conséquences que cela pouvait avoir et avec quel talent les auteurs l'utilisait.
D'ailleurs, j'ai été aussi grandement impressionné par le travail final qui résulte de Raymond Feist et de Janny Wurts. Je n'arrive pas à imaginer comment deux personnes peuvent collaborer et faire un livre ensemble, ils ont réussi à me prouver le contraire et même que c'était un pur chef d'oeuvre. Les descriptions sont bien dosées, pas une seule fois je n'ai été tenté de sauter une ou deux lignes. Les effets de retardement sont magnifiquement orchestrés et il est impossible de deviner les plans des personnages, du moins la vraie finalité. L'écriture est fine et travaillée, un délice littéraire.
Les personnages sont aussi intéressants les uns que les autres. Ils incarnent, notamment Keoyoke et Papéwaio, la fidélité pour leur maîtresse, l'amour inconditionnel pour cet enfant qu'ils ont vu grandir, mais aussi la classe inférieure qui doit se plier encore plus à la tradition. Ce sont eux aussi qui sont que des pions sur l'échiquiers du Jeu et ils en ont conscience mais acceptent leur destin car leur fidélité et honneur vont avant tout à leur dame. Vraiment, des personnages d'une rare qualité.
Mais la plus impressionnante reste sans nulle doute Mara. Son manque de connaissance à propos du Jeu du conseil fait sa force mais aussi sa faiblesse. Elle est d'une force de caractère incroyable mais reste aussi une jeune femme terrorisée par tout ce qu'elle doit affronter. C'est un personnage d'une richesse et d'une profondeur presque réelle. Son courage, son audace et sa témérité mais aussi sa fragilité et sa façon de contourner les traditions tout en les respectant en font une héroïne qu'on ne cesse d'admirer et dont on ne se lasse jamais.
En somme, ce livre est un chef d'oeuvre de la littérature fantasy que tout le monde doit lire afin de ne pas manquer un grand moment de littérature.

mardi 9 avril 2013

Raymond E. Feist


Raymond E. Feist


Raymond E. Feist, de son nom complet Raymond Elias Feist (aussi connu comme Ray Feist), est un californien du sud où il est né en décembre 1945 et habite à San Diego par choix. Il a fait ses études à l'université de Californie à San Diego où il a eu sa licence en Communication Arts avec mention en 1977.
Auteur de best-seller, Raymond Feist a notamment écrit Magicien, Silverthorn et Ténèbres sur Sethanon, les trois romans composant la trilogie de La Guerre de la Faille sa première série (1982 à 1986) composant l'arc très vite connu sous le nom de La Guerre de la Faille. D'autres œuvres, incluant la Trilogie de l'Empire (co-écrit avec Janny Wurts de 1987 à 1992), L'Entre-deux-guerre, qui contient Prince de sang et Le boucanier du roi (respectivement 1989 et 1992), sont comprises dans cette même saga. Puis, il écrivit La Guerre des Serpents (de 1994 à 1998) et Le Legs de la Faille, deux séries qui sont en partie basées sur l'énorme succès du jeu pour ordinateur où l'univers prend place : Betrayal at Krondor et Return to Krondor. Il écrivit aussi Faërie, un roman de dark-fantasy qui se déroule dans l'Amérique contemporaine.
Dans ses plus récentes collaborations, nous pourrons peut-être voir s'ils seront traduit the Legends of the Riftwar qui comprend Honoured Enemy co-écrit avec William Forstchen, Murder in LaMut co-écrit avec Joel Rosenberg et Jimmy the Hand co-écrit avec Steve M. Stirling.
Dans ses travaux les plus récents on peut trouver Le Conclave des ombres, la trilogie suivante, La Guerre des Ténèbres, ainsi que son tout dernier livre Une couronne en péril, le second tome de La Guerre du Chaos, aussi la dernière série du cycle La Guerre de la Faille.
Ses hobbies sont les suivants : la collection de film en DVD, les bons vins, les livres sur l'histoire du football professionnel et les travaux des illustrateurs américains.


Bibliographie indicative :

Cycle de La Guerre de la Faille
Par ordre de parution
La Guerre de la faille
    Plus connue sous le titre Les Chroniques de Krondor
  • Magicien, traduction de Magician (1982), Bragelonne, 2005
  • Silverthorn, du même titre Silverthorn (1985), Bragelonne, 2005
  • Ténèbres sur Sethanon, traduction de A Darkness at Sethanon (1986), Bragelonne, 2005

La Trilogie de l'empire
  • Fille de l'empire, traduction de Daughter of the Empire (1987), Bragelonne, 2004, puis réédité en 2011, co-écrit avec Janny Wurts
  • Pair de l'empire, traduction de Servant of the Empire (1990), Bragelonne, 2004 puis réédité en 2011, co-écrit avec Janny Wurts
  • Maîtresse de l'empire, traduction de Mistress of the Empire (1992), Bragelonne, 2004 puis réédité en 2011, co-écrit avec Janny Wurts

L'Entre-deux-guerres
    Connue aussi sous le nom de Les Nouvelles Chroniques de Krondor
  • Prince de sang, traduction de Prince of the Blood (1989), Bragelonne, 2003
  • Le Boucanier du roi, traduction de The King's Buccaneer (1992), Bragelonne, 2003

La Guerre des serpents
  • L'Ombre d'une reine noire, traduction de Shadow of a Dark Queen (1994), Bragelonne, 2004
  • L'Ascension d'un prince marchand, traduction de Rise of a Merchant Prince (1995) Bragelonne, 2004
  • La Rage d'un roi démon, traduction de Rage of a Demon King (1997), Bragelonne, 2005
  • Les Fragments d'une couronne brisée, traduction de Shards of a Broken Crown (1998), Bragelonne, 2005

Le Legs de la faille
  • Krondor : La Trahison, traduction de Krondor: The Betrayal (1998), Bragelonne, 2006
  • Krondor : Les Assassins, traduction de Krondor : The Assassins (1999), Bragelonne, 2006
  • Krondor : La Larme des dieux, traduction de Tear of the Gods (2000), Bragelonne, 2007

Le Conclave des ombres
  • Serre du faucon argenté, traduction de Talon of the Silver Hawk (2002), Bragelonne, 2008
  • Le Roi des renards, traduction de King of Foxes (2003), Bragelonne, 2008
  • Le Retour du banni, traduction de Exile's Return (2004), Bragelonne, 2009

La Guerre des ténèbres
  • Les Faucons de la nuit, traduction de Flight Of The Nighthawks (2005), Bragelonne, 2009
  • La Dimension des ombres, traduction de Into a Dark Realm (2006),Bragelonne, 2010
  • La Folie du dieu noir, traduction de Wrath of a Mad God (2008),Bragelonne, 2010

La Guerre des démons
  • La Légion de la terreur, traduction de Rides a Dread Legion (2009), Bragelonne, 2011
  • La Porte de l'enfer, traduction de At the Gates of Darkness (2010),Bragelonne, 2011

La Guerre du chaos
  • Un royaume assiégé, traduction de A Kingdom Besieged (2011), Bragelonne, 2012
  • Une couronne en péril, traduction de A Crown Imperilled (2012), Bragelonne, 2013
  • La fin du magicien, traduction de Magician's End (2013), Bragelonne, 2013 
The War of Five Crowns
  • King of Ashes, 2016

Roman hors cycle

Faërie, traduction de Faerie Tale (1988), Bragelonne, 2007

Marion


lundi 8 avril 2013

La mer des épées


La Légende de Drizzt

La mer des épées

Editions Milady, 384 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de S. Quémener


La mer des épées est le treizième et dernier tome de La Légende de Drizzt, fameuse saga de R. A. Salvatore. The Sea of Swords est paru en 2001 aux Etats-Unis et fut publié comme tous les autres tomes une première fois chez Fleuve noir puis fut réédité chez Milady en 2011. Son succès a été tel que Milady est en rupture de stock pour ce tome. Heureusement, la sortie poche de ce tome a été annoncé pour septembre.


Wulfgar ne cesse d'arpenter la mer en compagnie de L'Esprit follet de la mer à la recherche de Crocs de l'égide, son fabuleux marteau de guerre que lui a offert son père adoptif Bruenor. Cependant, le barbare est toujours incertain de savoir qui il est vraiment. Est-il toujours un guerrier ? Une chose est certaine il est avant tout père et mari, ce qui pourrait bien le faire abandonner la poursuite. De leur côté les Compagnons du Castel coulent des jours heureux jusqu'à ce qu'ils interceptent une bande de brigand dont l'une des captives a été marqué sur l'épaule par un motif qui leur est bien connu : celui de Crocs de l'égide. Inquiets, les compagnons partent à la recherche de Wulfgar.
Prix : Milady grand format : 19, 80€
Milady poche : à venir en septembre

Marion

L'avis de Marion : Malheureusement, je trouve que Salvatore clôture sa saga sur une note de déception ce qui me fait réitérer mon propos : il aurait sans doute été préférable qu'il s'arrête à l'Invasiondes Ténèbres.
  Le scénario est si maigre et prévisible qu'il en est affligeant. J'ai été submergée par une énorme impression de vide. Une fois de plus, il ne se passe rien pendant les trois quarts du livre. J'ai eu l'impression que l'auteur balade ses personnages pour avoir un livre épais et conséquent parce qu'il y a vraiment rien de tangible dans ce roman. Pire, la fin n'en est pas vraiment une et est aussi niaise et happy end que je l'avais prévu.
  L'écriture simple et fluide de Salvatore, qui était un atout lors des combats, devient son plus gros point faible dans des romans comme celui-ci car à défaut de pouvoir se rattraper à un scénario, j'aurais aimer me rattraper à une langue développée et plus complexe afin de ne pas sauter des passages entiers voire des pages par ennui. Ce que j'ai été contrainte de faire. De plus, sa façon d'utiliser toujours les mêmes adjectifs pour les mêmes noms devient lassant au bout de treize tomes. L'épithète homérique est un repère oral de la Grèce antique, comme Ulysse aux milles ruses, etc., mais dans un livre moderne qui n'a pas besoin de repère oraux, c'est très pénible de revoir tout le temps « Taulmaril le magnifique Chercoeur » ou encore « le drow aux pieds légers » ainsi que « les cimeterres tournoyants » et je vous épargne ceux sur Guenhwyvar.
  Les nouveaux personnages introduits comme l'équipage de Sheila Kree ou Le'eorinel ne se démarquent pas d'originalité non plus. L'équipage notamment reste dans le lieu commun de la piraterie et de l'équipage purement féminin. Rien qui ne se détache des stéréotypes. L'auteur a cherché à faire un effet de retardement en dévoilant tardivement les raisons de Le'eorinel mais ce fut en vain car c'était très facile à deviner. Nos héros restent les mêmes hormis Régis qui semble déterminer à devenir plus héroïque. On attend un développement des relations qui ne semble jamais venir.
  En somme, La mer des épées est une grosse déception qui ne clôture pas l'aventure des héros, ou tout du moins ce cycle. Sur l'ensemble La légende de Drizzt est constituée de deux tiers de qualité, avec même quelques tomes excellents mais est trop entaché par une fin décadente. Ainsi je confirme de nouveau qu'il aurait fallu s'arrêter au tome neuf.

dimanche 7 avril 2013

L'Epine dorsale du monde


La Légende de Drizzt

L'Epine dorsale du monde


Editions Milady, 384 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de S. Quémener

L'Epine dorsale du monde est le douzième et avant dernier tome de La légende de Drizzt qui a fait la renommée de son auteur R. A.Salvatore. The Spine of the world est paru en 1998 aux Etats-Unis et fut édité une première fois par Fleuve noir en 2000 sous le même titre puis fut réédité en 2010 par Milady. Ce roman est entièrement consacré à Wulfgar

Wulfgar s'est fait un nom dans la taverne du Coutelas en tant que videur mais aussi guerrier accompli. Mais le barbare noie ses souvenirs dans l'alcool et la débauche ce qui le fait devenir violent et antipathique. Mais celui qu'il était lui revient avec force lorsque Deudermont le reconnaît et tente de le ramener vers son ancienne vie. Wulfgar le rejette et de ce fait, il se met au cœur d'un complot visant à atteindre la vie du capitaine Deudermont. Wulfgar se serait-il perdu au point de commettre l'irréparable ?
Prix : Milady grand format : 19, 80 €
Milady poche : à venir en juin

Marion

L'avis de Marion : R.A. Salvatore relève (légèrement) le niveau après trois romans qui m'avait franchement déçue pour revenir à un tome plus plaisant bien que pas exceptionnel.
Tout d'abord, le premier point de reproche, la série se nomme tout de même La légende de Drizzt et pourtant dans ce tome, il n'apparait pas une seule fois. Une fois que le lecteur s'est fait à l'idée, pourquoi pas. Mais alors j'aurais préféré que les débuts de partie ne soient pas les réflexions de Drizzt comme d'habitude mais plutôt celle de Wulfgar afin que ce tome lui soit pleinement consacré.
Hormis ce fait, le roman est pas mal. Contrairement aux autres, il n'est pas placé sous le joug d'un méchant diabolique mais sous une approche psychologique où les personnages sont leur propre ennemi. En effet, Wulfgar doit toujours faire face à ce qu'il est, ce qu'il était et doit envisager celui qu'il sera, celui qu'il voudra être. De ce fait, le scénario est assez disséminé à l'image de Wulfgar. Il ne lui arrive pas une grande aventure ou une grande quête mais une série de coup du destin et de petites aventures. Son chemin chaotique semble presque être le hasard le plus complet.
Pour ce tome spécialement dédié à Wulfgar, l'auteur a alterné deux points de vue : selon de Wulfgar en compagnie de Morik et celui de Meralda, une pauvre paysanne qui s'attire les faveurs du Seigneur Feringal qu'elle n'aime pas.
Aussi cliché et futile qu'apparaissait la partie sur Meralda – la jeune fille promise à un seigneur alors qu'elle en aime un autre, c'est au-delà même du cliché – elle m'a bien plue. Salvatore a bien su rendre le dilemme de la jeune femme et les règles impitoyables d'une époque médiévale – façon un peu plus guimauve, je le concède. J'ai trouvé vraiment qu'elle n'était pas dénuée d'intérêt.
Le point positif de ce roman est qu'on a bien pu explorer les noirceurs de Wulfgar comme je le souhaitais dans le roman précédent. Toutefois, je dois m'avouer à demi convaincue par ce côté-ci du roman. Une fois de plus le personnage se noie dans l'alcool autant qu'il le peut pour se perdre et les rares fois où l'auteur explore le mal de son personnage, il utilise toujours les mêmes tournures et aspects du problème.
Morik est l'archétype même du personnage dont on ne sait pas quoi penser. Il est doté d'un aspect très égocentrique mais est en même temps assez fidèle du point de vue amitié. En revanche, je ne comprends pas comment on peut trouver des points communs entre lui et Drizzt …
En somme, un roman satisfaisant qui annonce très clairement la couleur du dernier tome de la saga. J'espère éviter le happy end digne d'un disney que la fin de ce tome laisse prévoir.

samedi 6 avril 2013

Salon du Fantastique 2013

Le Salon du fantastique 2013, deuxième édition

http://www.salon-fantastique.com/

     Suite au succès de la première édition (on décompte pas moins de 7000 entrées!), nous sommes très heureuses de vous annoncer que le Salon du Fantastique revient cette année sur les Champs Elysées, pour notre plus grand plaisir! Cette fois-ci, il se déroulera du 1er au 3 novembre avec une nouveauté par rapport à l'année dernière: une soirée fantastique qui se fera le jeudi 31 octobre de 18h à minuit  avec "bars à thèmes, tavernes, conférences, une douzaine d'alcôves avec des animations fantastiques, cabaret steam-punk, dance floor, présentations de nouveaux produits et sorties et goodies geeks". Nous vous attendons très nombreux(-ses) pour ce nouveau rendez-vous où les mondes imaginaires sont mis à l'honneur! 

Petit récapitulatif:

Vendredi 1er novembre 2013 12h - 20h
Samedi 2 novembre 2013 10h - 20h
Dimanche 3 novembre 2013 10h - 18h

Métro: Champs-Elysées Clémenceau


Samantha et Marion

vendredi 5 avril 2013

Les Mondes de Ralph

Les Mondes de Ralph


Réalisé par Rich Moore, production de Clark Spencer, John Lasseter et Monica Lago-Kaytis


     Les Mondes de Ralph est un film d'animation de Walt Disney Animation Studios sortit le 5 décembre 2012. Au cinéma à la même période que Les Cinq Légendes, période festive de Noël, ce dessin animé suit les aventures de Ralph la casse, méchant malheureux d'un vieux jeu d'arcade. Fatigué d'être détesté de tous, il espère obtenir une médaille qui pourra le faire s'intégrer et être aimé des autres. Ainsi, débute un voyage à travers différents jeux d'arcades et vidéos. Il finira par se retrouver dans le jeu de course Sugar Rush où il fera la curieuse rencontre de Vanellope Von Schweetz, interdite de course et tout comme Ralph, rejetée de tous. Alors, Ralph arrivera-t-il à montrer aux autres qu'il est un héros? Et Vanellope pourra-t-elle devenir pilote de course? 
     Distribué par Walt Disney Company France, Les Mondes de Ralph ont fait 1 557 880 entrées (en France) pour un budget de  165 000 000 dollars. Il a également reçu deux prix: celui de meilleur film d'animation au National Board of Review 2012 ainsi qu'au Producers Guild of America Awards 2013.
     Sortie DVD et Blu-ray: 5 avril 2013. 

Casting principal (VO/VF):

Ralph-la-Casse: John C. Reilly / François-Xavier Demaison
Vanellope Von Schweetz: Sarah Silverman / Dorothée Pousseo
Félix Fixe: Jack McBrayer / Donald Reignoux
Sergent Calhoun: Jane Lynch / Isabelle Desplantes
Sa Sucrerie: Alan Tudyk / Benoit Brière

Samantha

L'avis de Samantha: 
     Sorti pratiquement en même temps que Les Cinq Légendes, Les Mondes de Ralph se classe en deuxième position pour ma part si je devais faire une comparaison, même si j'ai beaucoup aimé ! Amusant, dynamique et touchant, ce film d'animation des studios Disney a tout pour plaire du début à la fin ! Le concept de reprendre les jeux vidéos et jeux d'arcade pour en faire un dessin animé est excellent! J'ai adoré entrevoir des jeux de mon enfance ou quelques allusions détournées de jeux actuels. La réunion des "Méchants Anonymes" était très bien imaginée! Chaque sujet abordé est crédible et très bien ficelé, à l'instar du retour des personnages chacun dans leur jeu respectif à travers des cables etc...
     L'intrigue en elle-même est captivante. Nous assistons à la tristesse du héros - si je puis l’appeler comme ça -  qui aimerait abandonner ce rôle de méchant rejeté de tous les personnages de son jeu, et même des autres. Pour ça, obtenir une médaille serait la reconnaissance de son héroïsme qui lui permettrait alors d'être aimé. Cependant, cette quête va s'avérer plus compliqué que prévu. Après un passage très mouvementé dans Hero's Duty (qui par ailleurs par la bouche de Ralph nous renvoie bien l'incrédulité du spectateur face à la violence des jeux vidéos d'aujourd'hui), il va finir par arriver dans Sugar Rush, ce jeu de course où tout n'est que friandises et sucreries. Le duo Ralph-Vanellope est très drôle mais aussi touchant. Il n'aurait jamais dû se rencontrer et pourtant, leur destin va se lier à tel point que Ralph va devoir choisir entre son propre rêve et celui de la petite Vanellope.... Un moment très touchant pour un dessin animé ! 
     Les graphismes sont également excellents! Les décors de Sugar Rush, par exemple, sont juste magnifiques et une seule envie m'est venue: manger des bonbons! Toutes les idées étaient cohérentes et j'ai adoré la source de coca où tombe les mentos ! Bonne référence à ce célèbre mélange explosif! 
     Pour résumer, ce film d'animation est super! Je vous le recommande vivement si vous voulez passer un bon petit moment en famille comme j'en ai eu l'occasion!

 L'avis de Marion : Je rejoins Sam quant à son avis sur Les mondes de Ralph, il est génial !
   Rien que dans les trailers, la réunion des Méchants, dans une sorte de thérapie de groupe pour accepter d'être d'éternel méchant, était super alors voir l'intégralité du passage était hilarant de clin d'oeil et d'humour. C'est d'ailleurs là les deux forces du film: les clins d'oeil et l'humour. En effet pendant tout le film, le spectateur connaisseur ne se lasse pas de chercher d'éternel allusion à ses héros et tant de parallèle sont à faire entre nos jeux vidéos et ceux-ci qu'on ne peut s'empêcher de sourire ravi. Par exemple, les possibilités de course démentielle à Sugar Rush ainsi que leur véhicules sucrés m'ont de suite fait penser à l'univers de Mario Kart avec ses terrains géniaux et ses karts originaux. Les touches d'humour étaient exquises, quand il fallait, décalées ou en accord avec notre génération.
   L'un des enjeux du film est d'ailleurs ce décalage de génération entre le jeu de Ralph qui doit résister à tous ces nouveaux arrivants comme Hero's Duty et Sugar Rush. Alors forcément entre les trois mouvements de Felix (saut, avancer et réparer) et les graphismes merveilleux du sergent Calhoun, on comprend pourquoi Felix lui complimente sa qualité de pixel. C'est ce genre de répliques qui fait des Mondes de Ralph l'un des dessins animés qui deviendra culte !
   Comme l'a souligné Sam, Les Mondes de Ralph a un scénario, un vrai ! Le héros, car on ne peut décemment pas considérer Ralph comme un méchant, est dans une quête de reconnaissance et met en périple par ce fait son monde d'existence. Il est alors tiraillé dans tous les sens sur la bonne chose à faire. Cela peut paraitre un peu classique mais tout l'ensemble se tient, on passe un bon moment, on rit et on est même surpris par le scénario. Alors je vous le dis que demande le peuple ?
   Les graphismes sont fabuleux ! Une merveille pour les yeux et pour les papilles ! Même moi, qui suis pourtant allergique au rose, j'ai complétement succombé au charme de Sugar Rush et de ses friandises. Chaque image est d'une qualité époustouflante et entraînante par l'association des musiques pop. Dans n'importe quel univers le réalisateur a su les représenter avec force et qualité.
   Au final, le film est un délice à voir et à revoir pour tous les enfants mais aussi les adultes pour passer un très bon moment en famille.

mercredi 3 avril 2013

Lame furtive


La Légende de Drizzt

Lame furtive

Editions Milady, 384 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de S. Quémener

Lame furtive est le onzième tome des aventures du fameux elfe noir Drizzt Do'Urden, crée en 1989 par R. A. Salvatore. The Silent Blade est paru en 1998 aux Etats-Unis et se classa, comme ses prédécesseurs immédiatement dans la liste des best-seller du New York Times. Il fut une première fois édité en France chez Fleuve noir en 2000 sous le titre de Retour à la clarté puis fut réédité sous une version plus fidèle, esthétique et chronologique chez Milady en 2010.

Accompagnés de Wulfgar, les compagnons du Valbise sont enfin réunis au grand complet et décident de partir pour L'Envol de l'esprit rejoindre leur ami Cadderly afin de lui remettre l'Eclat de cristal et qu'il le détruise. Leur bonne humeur est entachée par le départ de Wulfgar, qui ne supportant plus l'homme détruit et violent, potentiellement dangereux pour ses amis, qu'il est devenu, décide suivre sa propre voie. De son côté, Artemis Entieri retourne à Portcalim, sa ville natale, où son retour crée bien des agitations, surtout lorsque surgit un allié inattendu.
Prix : Milady grand format : 19, 80 €
Mialdy poche : 8, 20 €
Marion

L'avis de Marion : Ce onzième volet des aventures de Drizzt se situe entre le nul et le vraiment moyen. Pour moi c'est un signe que R. A. Salvatore n'aurait peut-être pas dû pousser aussi loin sa série, voire même l'arrêter à Invasion des Ténèbres pour recommencer un nouveau cycle, avec Drizzt comme il l'a fait, où il aurait fait table rase des précédents tomes. Pourquoi ?
Parce que Lame furtive est à l'image d'Une Aube nouvelle : redondant, sans aucune nouveauté. Avec un petit point en plus, il est très long. Après la déception qu'a engendré le retour de Creshinibon, je dois subir le fait que Creshinibon reste mais qu'en plus Artemis Entieri fasse lui aussi son retour. Encore ! Certes, il est censé être la némésis de Drizzt, son plus grand ennemi, mais de là à le faire revenir en permanence depuis le tome 5, Les Torrents d'argent, le faisant déjouer la mort deux fois par dessus le marché. Hormis ce gros point critique que je ne pouvais pas laisser passer, j'ai remarqué aussi le grand manque d'action. Que les choses soient claires, il ne se passe rien pendant au moins 330 pages sur les 380 que le livre contient. Nos héros voyagent quasiment sans encombre et les rares fois où il pourrait y avoir un peu d'action, l'auteur l'élude ou l'expédie en trois pages.
Cela aurait pu être une bonne idée d'alterner les trois points de vue, celui des compagnons, celui de Wulfgar et celui d'Artemis, si seulement l'un se révélait un peu plus captivant que l'autre. Artemis, certes nous offre quelques combats, se bat pour une place qu'il ne veut même pas tellement tout l'ennui et les manigances, complots et autres politiques entre guilde ne m'intéressent pas plus que cela. On sent ici des passages qui préparent la trilogie sur l'assassin mais pour moi cela n'a pas sa place ici. Le livre se ferme sur Wulfgar et m'a laissée sceptique. En effet, la fin n'a aucun intérêt.
L'auteur aurait pu exploiter et explorer davantage Wulfgar puisqu'il lui consacre un point de vue entier. Malheureusement R. A. Salvatore a fait le choix de noyer (sous l'alcool) la partie vulnérable de Wulfgar – qu'on entre-aperçoit seulement – pour le laisser qu'en masse humaine et, n'ayons pas peur des mots, abrutie.
En somme, il est vraiment temps que la série se termine car R. A. Salvatore tourne en rond et offre des livres de plus en plus décadents et sans intérêts.

lundi 1 avril 2013

Les sorties du mois d'avril




Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.


 


 Asgard

13/04
Anthologies Trolls & Légendes - Collectif






Atalante
01/04
Les Annales du Disque-monde (T20) – Le Père Porcher de Terry Pratchett - ebook
Les Annales de la Compagnie noire (T7) – Saisons funeste de Glen Cook – ebook
Les Chroniques d'Arcturus (T2) – La Navigation de Myrdhinn de Gilles Servat – ebook

08/04
Garrett Détective Privé (T5) – Feuille de laiton et reliure d'ombre de Glen Cook - ebook
La Chronique des Immortels (T3) – Le Coup de grâce de Wolfgang Hohlbein - ebook

15/04
Les Annales du Disque-monde (T21) – Va-t-en-guerre de Terry Pratchett – ebook

22/04
Garrett Détective Privé (T6) – Nuits au fer rouge de Glen Cook - ebook
Le peuple des nuées (T1) – La Soie et l'épée de Kai Meyer – ebook

29/04
Le peuple des nuées (T2) – La lance et la lumière de Kai Meyer - ebook


 



Baam

11/04
Ailes noires de Laura Gallego Garcia




 


 Black Library

26/04
Le pacte de sang de Dan Abnett









Black Moon

Le retour de l'ange T3 de Elizabeth Chandler





 
Bragelonne

26/04
Haut-Royaume (T1) – Le Chevalier de Pierre Pevel
Les Voies d'Anubis de Tim Powers
Ghost Story de Peter Straub
Chronique du Tueur de Roi (T2) – La Peur du Sage - première partie de Patrick Rothfuss







 Castelmore

12/04
New Victoria (T2) – Rébellion de Lia Habel





 


City

10/04
Envoûtement (T4) –  Désolation de Carrie Jones






Fetjaine

04/04
The Hobbit : créatures & characters de Fetjaine

 


Gallimard

12/04
Filles des Chimères T2 de Laini Taylor

19/04
Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique de C. S. Lewis



J'ai lu

10/04
Livre 3, première partie de Alexandre Astier
Livre 3, deuxième parte de Alexandre Astier
Lily Bard (T5) – Vengeance déloyale de Charlaine Harris

17/04
La Révolte des neuf de Pittacus Lore

24/04
Alex Craft (T2) – Danse funèbre de Kalayna Price





Le livre de poche

10/04
Fils-des-Brumes (T3) – Le héros des siècles de Brandon Sanderson
Jessica McClain (T1) – Sang nouveau de Amanda Carlson

17/04
Le Protectorat de l'ombrelle (T2) – Sans forme de Gail Carriger



 



Lokomodo

25/04
La Légende de la femme-louveTraque sauvage de Silvia Wolfs






Michel Lafon

04/04
Les Héritiers d'Enkidiev (T5) – Abussos de Anne Robillard
Tunnels (T3) – La Chute libre de Brian Williams – poche
Les Chevaliers d'Emeraude (T5) – L'île des Lézards de Anne Robillard – poche
Un Jeu Interdit (T1) de L. J. Smith – poche (en trois tomes comme la trilogie originale)
Night World (T5) – L'Elue de L. J. Smith - poche

11/04
Insaisissable (T2) – Ne m'échappe pas de Tahereh Mafi

Milady

26/04
Minuit (T9) – Au-delà de Minuit de Lara Adrian
Queen Betsy (T9) – Vampire et déboussolée de MaryJanice Davidson
La Confrérie de la dague noire (T8) – L'Amant réincarné de J. R. Ward
Le Clan des Nocturnes (T4) – Damien de Jacquelyn Frank
Psi-Changeling (T6) – Marques de feu de Nalini Singh
Les Chaines du dragon de Patricia Briggs
La Trilogie de l'Empire (T2) – Pair de l'Empire de Raymond E. Feist et Janny Wurts
Cal de Ter – L'intégrale 3 de P. J. Hérault




 


Mnémos

19/04
Panopticon de Nicolas Bouchard
L'Archipel des NuminéesArachnae de Charlotte Bousquet




Pygmalion

24/04
Les Cités des Anciens (T7) – Le vol des dragons de Robin Hobb



 



Robert Laffont

18/04
Phoenix (T2) – Le Brasier des souvenirs de Carina Rozenfeld






 


Sharon Kena

16/04
Possédés (T2) – Jeu dangereux de Sharon Kena
Ombres Brumeuse (T2) – Sanctus et Fadlan le Maître des Rêves de Céline Mancellon



Marion et Sam