dimanche 7 avril 2013

L'Epine dorsale du monde


La Légende de Drizzt

L'Epine dorsale du monde


Editions Milady, 384 pages, illustration de T. Lockwood, traduction de S. Quémener

L'Epine dorsale du monde est le douzième et avant dernier tome de La légende de Drizzt qui a fait la renommée de son auteur R. A.Salvatore. The Spine of the world est paru en 1998 aux Etats-Unis et fut édité une première fois par Fleuve noir en 2000 sous le même titre puis fut réédité en 2010 par Milady. Ce roman est entièrement consacré à Wulfgar

Wulfgar s'est fait un nom dans la taverne du Coutelas en tant que videur mais aussi guerrier accompli. Mais le barbare noie ses souvenirs dans l'alcool et la débauche ce qui le fait devenir violent et antipathique. Mais celui qu'il était lui revient avec force lorsque Deudermont le reconnaît et tente de le ramener vers son ancienne vie. Wulfgar le rejette et de ce fait, il se met au cœur d'un complot visant à atteindre la vie du capitaine Deudermont. Wulfgar se serait-il perdu au point de commettre l'irréparable ?
Prix : Milady grand format : 19, 80 €
Milady poche : à venir en juin

Marion

L'avis de Marion : R.A. Salvatore relève (légèrement) le niveau après trois romans qui m'avait franchement déçue pour revenir à un tome plus plaisant bien que pas exceptionnel.
Tout d'abord, le premier point de reproche, la série se nomme tout de même La légende de Drizzt et pourtant dans ce tome, il n'apparait pas une seule fois. Une fois que le lecteur s'est fait à l'idée, pourquoi pas. Mais alors j'aurais préféré que les débuts de partie ne soient pas les réflexions de Drizzt comme d'habitude mais plutôt celle de Wulfgar afin que ce tome lui soit pleinement consacré.
Hormis ce fait, le roman est pas mal. Contrairement aux autres, il n'est pas placé sous le joug d'un méchant diabolique mais sous une approche psychologique où les personnages sont leur propre ennemi. En effet, Wulfgar doit toujours faire face à ce qu'il est, ce qu'il était et doit envisager celui qu'il sera, celui qu'il voudra être. De ce fait, le scénario est assez disséminé à l'image de Wulfgar. Il ne lui arrive pas une grande aventure ou une grande quête mais une série de coup du destin et de petites aventures. Son chemin chaotique semble presque être le hasard le plus complet.
Pour ce tome spécialement dédié à Wulfgar, l'auteur a alterné deux points de vue : selon de Wulfgar en compagnie de Morik et celui de Meralda, une pauvre paysanne qui s'attire les faveurs du Seigneur Feringal qu'elle n'aime pas.
Aussi cliché et futile qu'apparaissait la partie sur Meralda – la jeune fille promise à un seigneur alors qu'elle en aime un autre, c'est au-delà même du cliché – elle m'a bien plue. Salvatore a bien su rendre le dilemme de la jeune femme et les règles impitoyables d'une époque médiévale – façon un peu plus guimauve, je le concède. J'ai trouvé vraiment qu'elle n'était pas dénuée d'intérêt.
Le point positif de ce roman est qu'on a bien pu explorer les noirceurs de Wulfgar comme je le souhaitais dans le roman précédent. Toutefois, je dois m'avouer à demi convaincue par ce côté-ci du roman. Une fois de plus le personnage se noie dans l'alcool autant qu'il le peut pour se perdre et les rares fois où l'auteur explore le mal de son personnage, il utilise toujours les mêmes tournures et aspects du problème.
Morik est l'archétype même du personnage dont on ne sait pas quoi penser. Il est doté d'un aspect très égocentrique mais est en même temps assez fidèle du point de vue amitié. En revanche, je ne comprends pas comment on peut trouver des points communs entre lui et Drizzt …
En somme, un roman satisfaisant qui annonce très clairement la couleur du dernier tome de la saga. J'espère éviter le happy end digne d'un disney que la fin de ce tome laisse prévoir.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire