vendredi 31 mai 2013

Hôtel Transylvanie


Hôtel Transylvanie

Réalisation de Genndy Tartakovsky, production de Sony Pictures et Columbia Pictures

Hôtel Transylvanie est un film d'animation d'1h 31 min réalisé par Genndy Tartakovsky. Il est sorti le 13 février 2013 et a conquis bon nombre de spectateurs dès la première semaine de sa sortie puisqu'il a détrôné Django Unchained du box office. De fait, son budget de 85 000 000 $ a été largement rentabilisé grâce à ses scores impressionnants au box office ( un peu plus 1 666 0000 entrées en France), et ainsi le film cumule une recette totale de presque 350 000 000 $. un carton plein pour Sony Pictures qui a produit et distribué le film dans le monde.
Sortie DVD/ Blu-Ray : 15 juin 2013

Casting (VO/VF) :
Mavis : Selena Gomez/ Virginie Efira
Jonathan : Andy Samberg/ Alex Goude
Dracula : Adam Sandler/ Serge Faliu

Mavis, fille du célèbre comte Dracula, va fêter ses 118 ans, l'âge de la majorité chez les vampires, et la jeune fille ne rêve que d'une chose : explorer le monde et surtout les Fidjis. Père légèrement sur-protecteur, Dracula temporise la situation en lui organisant la fête du siècle dans son hôtel qu'il a construit pour mettre les monstres à l'abri des humains. Jusqu'à ce que Jonathan, totalement humain, débarque dans cet havre de paix pour monstre. Une calamité que Dracula cache que coûte pour protéger sa réputation mais avant tout sa fille.

Marion


L'avis de Marion : Les bandes annonces présentaient un film prometteur aux multiples possibilités avec ces monstres de légende et j'avais vraiment hâte de le voir au cinéma, finalement je suis ravie de l'avoir simplement vu sur ordinateur tellement j'ai été déçue par le film.
L'idée de base, un Dracula protecteur envers sa fille et un humain infiltré, était sympa mais le film n'a pas tenu en longueur. Je trouve qu'il n'est constitué que de série de gags de très bas niveau, très souvent pas drôle, qui s'enchainent sans queue ni tête avec pour but de caser le plus de monstres possibles. De ce fait, le scénario prend forme au début puis est totalement oublié pendant tout le film avant de finalement conclure sur un raccord à ce même scénario.
Graphiquement parlant, le film est très bien. Belle qualité, des dessins assez caricaturaux mais tout de même élégant pour les personnages principaux. C'est d'ailleurs selon moi l'une des rares qualités du film. Cependant, je ne vois absolument pas l'utilité de la 3D. Sans doute parce que c'est la mode. Les scènes qui peuvent la mettre en valeur sont beaucoup trop rares et je ne sais pas vous mais moi, je ne suis pas prête à payer la 3D pour deux misérables scènes. La musique est moderne, actuelle, mais n'a pas réussi à me plonger dans l'ambiance de l'Hôtel Transylvanie.
Les personnages, hormis Jonathan et Mavis, deviennent très ridicules et même honteux. Je suis peut-être un peu trop attachée au classique, ou alors c'était vraiment très mal fait, mais voir un Dracula hystérique à tout bout de champ ne le rend même pas crédible quand il essaye d'être vraiment terrifiant. De même, les loups-garous sont affligeants et même pas drôle dans leur auto-dérision. Vraiment seuls Mavis – encore que peu présente je trouve pour quelqu'un qui est censé être la star du jour – et Jonathan ont su me convaincre par leur petite touche de fraicheur dès qu'on sortait du cadre de l'humour.
En somme, vraiment déçue par ce film que je ne regarderai pas de nouveau et que je ne conseille pas du tout. C'est vraiment à se demander s'ils prennent les enfants pour des imbéciles.

vendredi 24 mai 2013

Le Retour


Journal d'un vampire

Le Retour


Editions Black Moon, 522 pages, traduction de M. Desurvire, illustration de F. Deviller/ JLP/S. Torres/Corbis


Le Retour est le troisième tome des aventures du trio Elena, Damon et Stefan, les personnages crées par L. J. Smith. Publié comme le premier tome d'une nouvelle trilogie aux Etats-Unis, The Return : Nightfall, est le premier livre du grand retour de l'auteur en 2009. Il fut édité l'année suivante par Hachette dans la collection Black Moon.

Elena est revenue d'entre les morts sous la forme d'un être pur éblouissant de bonté mais avec un esprit d'une enfant, elle ne sait plus parler, ni même écrire et ne reconnait pas ses amis. Elena apprend donc petit à petit à redevenir elle-même grâce à ses amis Bonnie, Meredith, Matt et Stefan. Cependant, il semblerait que le retour d'Elena ait fait surgir une énorme quantité de pouvoir qui attire des créatures maléfiques sur Fell's Church comme Meredith, Bonnie et Matt en font la désagréable expérience en se faisant attaquer par les arbres. De plus, des jeunes filles de Fell's Church se comportent étrangement en allant même jusqu'à se mutiler extrêmement. Mais comment combattre un ennemi invisible dont on ignore tout ?
Prix : Black Moon :16, 50 €

Marion

L'avis de Marion : Autant les nouvelles forces maléfiques de Fell's Church sont convaincantes, autant les multiples transformations d'Elena m'ont fortement agacée au point même de me gâcher mon plaisir. Je n'ai donc trouvé ce livre que très moyen et comprend pourquoi beaucoup de personnes se sont arrêtés à ce tome.
Tout d'abord, comme je le disais, le scénario est très bien porté par des forces démoniaques convaincantes qui jouent tout en subtilité les moments d'apparition. Seulement, je trouve que les idées scénarios concernant Elena sont très clairement abusées. Récapitulons : non seulement Elena a tous les garçons de sa ville qui lui court après mais en plus elle commence simple humaine pour ensuite devenir vampire, dans Les Ténèbres, elle passe du stade de vampire à esprit coincé entre deux mondes pour finalement ressusciter dans la fin de ce même tome. Cela fait beaucoup pour le même tome. Plus encore, dans ce tome-ci Elena devient un esprit pur avec des ailes pour finalement redevenir humaine – plus ou moins. Le super-héros peuvent aller se rhabiller, Elena est là ! Sérieusement, c'est risible et désespérant. On sait que l'héroïne doit être avantagée par rapport aux autres personnages mais tout de même. Bref, ce point m'a complètement gâché le roman au point que je ne pouvais même plus supporter les interventions d'Elena.
Pour ce qui est de l'écriture de L. J. Smith, j'ai eu beaucoup de mal à la retrouver du fait des changements de traducteur à chaque tome. D'ailleurs je profite de ce reproche d'édition pour en glisser un autre, dont l'auteur est aussi responsable : les mots japonais non traduits. Les démons qui envahissent Fell's Church sont japonais et ils utilisent de temps à autres leur langue natale ainsi que Stefan et Damon qui les reprennent ou glissaient de l'italien dans les précédents tomes. Si ce n'était pas dérangeant outre mesure pour l'italien qui est assez transparent avec le français, le japonais n'est absolument pas dans ce cas. Si le lecteur connait des rudiments de japonais il peut comprendre mais pour celui qui l'ignore totalement – ce qui est tout à fait normal – la mention d'une Obaa-san qui intervient comme sortie de nul part peut surprendre alors qu'en fait ce mot fait référence à la grand-mère d'Isobel – Obaa-san signifiant littéralement grand-mère. De même pour bakayaro, kekkai, Shinichi no baka, kitsune ou encore urusai qui signifie respectivement crétin, barrière/piège, imbécile de Shinichi, renard – le kistune étant une créature folkorique possédant de nombreux pouvoirs – et tais-toi/ ferme la.
Bien, après ce moment de pur critique négative, je m'attache à l'un des grands points positifs du roman : les personnages et notamment l'absence de Stefan.
Ah oui, c'est sans nulle doute le meilleur point du roman. Pas de Stefan geignard, idéaliste et transparent pendant la majorité du roman. Ce personnage est tel que son absence ne me gêne absolument pas.
Je ne reviendrais pas sur le cas d'Elena mais ajouterai seulement que l'évolution caractérielle du personnage est bien construite.
J'ai beaucoup aimé le fait que le lecteur passe aussi plus de temps avec Meredith et Bonnie, cela permet de plonger au cœur de l'horreur que font subir les jumeaux démoniaques. Matt en revanche est un peu exaspérant dans son rôle du chevalier blanc.
Damon reste sans conteste le meilleur de tous les personnages. De fait, il est le seul que le lecteur ne peut cerner totalement grâce à sa complexité et l'absence d'information sur lui-même.
Misao et Shinichi sont des méchants à la fois présents et absents mais diaboliquement bons. Personnellement, ce sont des créatures si bien faites que je ne peux que les aimer pour toutes leurs fourberies très angoissantes et véritablement mortelles.
En somme, je me suis très souvent forcée à reprendre ma lecture à cause des changements de statut d'Elena mais heureusement les jumeaux japonais et les personnages restant ont rattrapé suffisamment le roman pour que je l'achève. Toutefois, il n'en reste pas moins très moyen selon moi.

jeudi 16 mai 2013

Pair de l'Empire


La Trilogie de l'Empire

Pair de l'Empire

Editions Bragelonne, 622 pages, illustration de A-C. Payet, traduction de A. Vétillard


Pair de l'Empire est le second tome de la Trilogie de l'Empire, une série co-écrite par deux grands noms de la fantasy : RaymondE. Feist et Janny Wurts. Servant of the Empire est paru en 1990 aux Etats-Unis. Le succès est aussi énorme aux Etats-Unis qu'à l'étranger. La preuve en est qu'il existe pas moins de cinq éditions différentes, en France : chez Reine Noire en 2001, chez Bragelonne en 2004, réimprimé en 2005, réédité en 2011, chez J'ai lu en 2006 et enfin chez Milady en 2013.


En vainquant le seigneur des Minwanabi, Mara des Acoma s'est imposée comme une joueuse du Grand Jeu adroite et puissante. Mais cette victoire ne signifie pas la disparition de son ennemi puisque le fils héritier prend la tête des Minwanabi, secondé par son cousin Tasaio, l'homme à l'origine du complot qui a tué le père et le frère de Mara. Celle-ci devra redoubler de prudence face à ses ennemis redoutables, d'autant plus qu'un esclave étranger la bouleverse et remet en question la culture tsuranie. Mara y voit de nouveaux horizons qui ne sont pas sans danger dans cette société retorse au sens de l'honneur extrême.
Prix : Bragelonne : 25 €
Milady : 10, 20 €

Marion

L'avis de Marion : Pair de l'Empire est un roman excellent qui, cependant, n'échappe pas à quelques longueurs.
Tout d'abord, l'histoire de Mara des Acoma est toujours aussi fabuleuse et passionnante. Les complots se font de plus en plus subtils et dangereux et cette jeune femme semble lutter seule contre tous. Une fois de plus, l'honneur tsurani est au centre de tout. Il régie toutes les actions du peuple et encore plus les nobles. Le point le plus intéressant est sans doute l'arrivée de Kevin, cet esclave de Midkemia, qui montre un peu plus ce qui se passe en général dans l'Empire mais surtout met encore plus en valeur l'étrangeté de certaines pensées tsuranie. Les longueurs s'expliquent d'une part par le nombre d'années qui passe en un roman – presque dix ans tout de même – mais aussi par des faits d'écritures.
Je suis toujours aussi impressionnée par le travail d'écriture des deux auteurs. Aucune différence n'est visible et on oublie même qu'il y a plusieurs auteurs. Cependant, ayant lu en édition poche de 900 pages, le roman est déjà très dense, ainsi certaines descriptions deviennent agaçantes notamment toutes celles sur les milles et une broderies et autres bijoux qui sont beaucoup trop abondantes à mon goût. Hormis ce détail qui crée les longueurs en question, le style de ces deux auteurs est toujours plaisir littéraire très apprécié.
Les mille péripéties qu'endure la famille Acoma et la qualité que nous offre les deux auteurs fait que le lecteur s'attache très vite aux personnages et craint sans cesse pour leur vie. Si ce n'est pas le cas de Mara – puisque selon toute logique, le troisième tome n'existerait pas sans elle – Ayaki, Keoyoke, Kevin, Nacoya, Arakasi sont des personnages centraux pour qui ont craint sans cesse. Les rares batailles sont épiques est d'une violence sans nom, toujours régie par cette étrange conception de l'honneur.
Dans ce nouveau roman, Mara se révèle sous un nouveau jour : une mère aimante, une femme qui découvre les plaisirs de l'amour mais aussi d'une froideur à toute épreuve quand il est nécessaire et une tacticienne qui n'hésite pas à se mettre en péril par des quitte ou double dangereux. Mara est une héroïne qui fait des erreurs et c'est ce qui la rend si vraie et intéressante, surtout quand ses erreurs ont des conséquences dramatiques. Kevin, comme je l'ai déjà évoqué, est un vent de fraîcheur dans l'entourage de Mara. Mais plus encore, il permet aux lecteurs, qui avaient intégrés les principes tsuranis au point de les trouver presque normaux, d'avoir un retour sur la réalité et nous rappelle qu'effectivement, un esclave n'est pas condamné à l'être toujours.
En somme, un nouveau tome magistral très dense mais toujours d'aussi bonne qualité. A lire absolument !

dimanche 12 mai 2013

Les Ténèbres


Journal d'un vampire

Les Ténèbres

Editions Black Moon, 456 pages, traduction de I. Tolila, illustration/ couverture de C. M. Ward/ F. Deviller


Les Ténèbres est le second tome de la série en huit tomes, Journal d'un vampire, de L. J. Smith. Il reste plus connu comme étant Journal d'un vampire 2 puisque les titres n'apparaissent jamais dans l'édition française. Comme Le Réveil, ce second tome français contient les tomes deux et trois, The Fury et Dark Reunion, publiés en 1991 et 1992, qu'on retrouve sous le nom de deux parties : L'Attaque et Les Ténèbres. Ce deuxième volet des aventures d'Elena, Stefan et Damon fut publié en 2009 par Hachette dans la collection Black Moon.


    Suite à son accident fatal au pont lors d'une terrible tempête, Elena s'est réveillée transformée vampire grâce aux sangs de Damon et Stefan dont elle s'est abreuvée. Celle-ci entend d'ailleurs les bruits de leur combat qui fait rage. Folle d'inquiétude et de fureur, Elena se précipite pour défendre son bien-aimée … Damon. Sous le choc, les deux frères collaborent pour protéger la nouvelle vampire mais aussi lui rendre la raison et sa personnalité. Néanmoins, ils n'oublient pas la force incroyable et maléfique qui l'a attaquée d'autant plus lorsque celle-ci s'empare de l'esprit des animaux et les contraints à attaquer les habitants de Fell's Church. Leur ville est en danger et le trio, accompagné de leurs fidèles amis, est déterminé à la protéger.
Prix : Black Moon : 16, 50 €


Marion

     L'avis de Marion : Le second tome du Journal d'un vampire est meilleur et donne enfin tout ce qu'il manquait dans le premier tome. Il s'agit de la deuxième fois que je lis les deux premiers tomes. Etrangement, le premier tome m'avait laissé quelques souvenirs et je me souvenais de l'avoir aimé alors que je ne me souvenais absolument de rien de ce deuxième tome si ce n'est que je l'avais moins apprécier. Maintenant, avec cette relecture, c'est l'effet totalement inverse qui se produit. Pourquoi ?
   Tout d'abord, le scénario est beaucoup moins dans une veine adolescente grâce au fait qu'Elena ne va plus au lycée. Ainsi, l'histoire est beaucoup plus sombre que dans le premier tome grâce au changement qu'implique le nouveau statut d'Elena. La menace maléfique et inconnue qui plane sur Fell's Church contribue à cette ambiance lourde et d'urgence qui rend le roman beaucoup plus savoureux que le premier. Mais c'est surtout la seconde partie du roman qui s'enfonce dans cette noirceur pour en effacer définitivement les maigres traces d'adolescence, camaraderie et autres enfantillages qui subsistaient.
   Un point sur l'édition et les choix de la réunification des deux tomes originaux. Si le choix semblait évident et pertinent pour le premier volume Black Moon, puisqu'il s'agissait de la poursuite de la même intrigue, ici le choix de réunir les deux volumes anglais en un seul ne m'a pas semblé judicieux. En effet, les deux livres sont foncièrement différents : il n'y a pas le même ennemi et surtout ils ne sont pas écrits de la même manière. L'impression donc d'avoir lu deux livres différents en un seul est particulièrement frappante et peut être dérangeante pour certain.
   Comme je l'ai souligné les deux parties sont écrites de manière différente. Si les deux se caractérisent par de l'ajout de champ lexicaux plus sombres et un accent des métaphores et comparaisons lugubres ou de puissance, ils se différencient totalement sur les points de vues ce qui donne des tournures de phrases ou expressions différentes. En effet, pour des raisons que je n'expliquerai pas, la seconde partie est vue par Bonnie.
   Une fois de plus, c'est le trio Stefan/ Elena/ Damon qui est le plus intéressant même si Stefan est toujours un peu agaçant à être dans le mélodrame. On a l'impression qu'il porte tous les malheurs du monde sur son dos. Damon est le personnage qui évolue le plus. De méchant du premier volume, il passe à allié si ce n'est même gentil. Heureusement, il garde son mordant et son caractère bien trempé qui est tout le charme du livre. Elena change aussi mais tous ces changements sont un peu exagérés. Je pense notamment à la fin du roman, une étape mieux expliqué dans le troisième tome et dont je ne peux vous parler dès à présent.
   En résumé, un second tome largement meilleur que le premier qui fait passer un agréable moment même si, on s'en rend bien compte, cela reste de la littérature facile.

Le Réveil


Journal d'un vampire


Le Réveil

Edition Black Moon, 278 pages, traduction de A. Girard, illustration/ couverture de C. M. Ward/ F. Deviller


Le Réveil, plus connu sous le nom de Journal d'un vampire 1, est le premier tome français de la série la plus connue de L. J. Smith. En version originale, il s'agit en réalité de deux tomes distincts, publiés chez HarperTeen en 1991 sous les titres suivants : The Awakening et The Struggle. La première édition française de J'ai lu, en 2000, a fait le choix de garder ces deux volumes tandis que ces deux tomes n'en font qu'un seul dans l'édition française de Hachette, la collection Black Moon de 2009. Cependant, celui-ci est séparé en deux parties dont les titres correspondent à ceux des deux tomes anglais.
Le succès de cette série a été telle qu'elle a été adapté au petit écran sous le nom de Vampire Diaries, autant en français qu'en anglais, en 2009. Forte de quatre saison, dont le dernier épisode passe le 16 mai 2013 sur CW, la série se porte si bien qu'une cinquième saison ainsi qu'un spin-off, c'est à dire une autre série dérivée de l'univers de Vampire Diaries, sur Klaus Michaelson ont été annoncés.

Elena Gilbert est blonde, belle, la reine du lycée, a un petit ami désiré par toutes, et tout pour être heureuse. Mais cela ne dure que jusqu'à l'arrivée d'un nouvel élève mystérieux et terriblement beau. Aussitôt Elena décide qu'elle l'aura, il sera sien. Aussitôt elle part en chasse, certaine qu'il sera à ses pieds comme le reste du lycée. Seulement, la belle tombe de haut lorsque Stefan Salvatore, de son nom, la rejette complètement devant une bonne partie du lycée. A cette humiliation s'ajoute des pressentiments morbides et diverses agressions. Toutes ont commencé à la rentrée scolaire, jour même où Stefan est arrivé à Fell's Church. Coïncidences ou ce jeune homme est-il trop beau pour être honnête ?
Prix : Black Moon : 16, 50 €
Black Moon/ Le livre de poche: à venir : 7, 90 €

Marion

L'avis de Marion : Tout d'abord, je m'adresse aux fans de la série télé qui n'ont pas lu les livres : n'arrêtez pas votre lecture sous prétexte que la série et le livre ne correspondent pas. Il faut garder à l'esprit que ce n'est pas le livre qui n'est pas fidèle à la série mais cette dernière qui a pris quelques éléments pour en faire cette machine à succès.
Tout d'abord, je trouve que l'édition française a bien fait de réunir les deux tomes en un seul car la première partie est horriblement longue à mettre tous les éléments en place, ce qui aurait fait un premier tome très insuffisant et peu tangible. En effet, la première partie est très lente pour ce qui est de la relation entre Elena et Stefan, le lecteur n'arrive à mettre que trop tardivement des mots sur ce qui l'entoure. Heureusement, la première partie est rattrapée par la seconde qui est beaucoup mieux du fait que toutes les zones d'ombres sont levés concernant Stefan mais surtout parce que Damon est définitivement intégré à l'histoire et prend donc plus d'ampleur. Ce détail permet de quitter l'impression terrible – et horrible – que donnait le début du roman à savoir qu'il n'était qu'un livre de plus sur les malheurs de la fille la plus populaire du lycée que sa mortelle rivale et ancienne meilleure amie veut détrôner. Tellement cliché et insupportable. Il s'agit de ma deuxième lecture du roman et je dois avouer que la première fois j'avais beaucoup aimé mais ici, le scénario – tout spécifiquement – ne me laisse pas vraiment un souvenir impérissable et enthousiasme. Il est même très moyen clairement. De plus, l'auteur est assez répétitive dans ses manières de faire, je m'explique. On retrouve quasi exactement la même scène dans Ensorceleuse, le troisième tome de la décalogie Night World, et dans ce roman, lors de la soirée d'Halloween.
Si donc le roman ne brille pas par son scénario très développé et sophistiqué, il se détache en revanche par la manière dont l'a écrit L. J. Smith. En effet, j'aime beaucoup la façon dont elle utilise les moyens que lui offre l'écriture pour varier les points de vue. Si généralement, le lecteur est placé dans la tête d'Elena, le style d'écriture n'en garde pas moins un aspect soigné et formel, loin des propos qu'utiliserait une jeune fille de dix-sept ans. En revanche, l'auteur s'ouvre de multiples possibilités en glissant des morceaux de journal intime qui ainsi laisse non seulement voir les pensées les plus profondes d'Elena mais aussi montre un style plus libéré. Enfin, les transitions passé/ présent sont très bien faites et ne posent aucun problème au lecteur qui, avide, en demande toujours plus.
Enfin, ce sont surtout les personnages qui permettent à ce roman de se dégager de ses confrères de la bit-lit. Elena est une héroïne surprenante par le fait qu'elle est une garce et semble même pas s'en rendre compte. Elle tient pour acquis et normale tout ce qui l'entoure, pire elle se sent insultée, humiliée et outragée si quelqu'un ne lui cède pas. Bref, elle est détestable et insupportable. Mais petit à petit, elle change, se rend compte de certains faits et évolue. C'est une chose qui m'a vraiment impressionné dans le roman. Elena a mûri rapidement mais aussi lentement si bien que cette évolution ne choque pas, elle semble naturelle, ce qui montre le talent de l'auteur.
Pour ce qui est de Stefan, il est un subtile mélange entre le prédateur et l'âme torturée qui a horreur de ce qu'il est et donc chasse les animaux et non pas les humains (hé oui, Edward et Stephenie Meyer n'ont rien inventé …). De ce fait, il peut être un brin agaçant lorsqu'il essaye de faire le chevalier blanc pour Elena tout en lui disant qu'il est mauvais et qu'il serait donc mal qu'il se voit encore. Toutefois, son côté protecteur, sensible et indéniablement romantique est un atout pour lui qui montre une dévotion … sans faille ? A voir.
Damon … Ah Damon. Le cruel, l'impitoyable Damon. Il représente le vampire fier de sa condition et dédaigne totalement son frère à cause de ses états d'âmes trop humains. Il est cruel, surpuissant et totalement ambiguë. Que veut-il d'Elena ? Il est impossible de savoir ce qu'il veut vraiment. Ce qui en fait sans conteste le meilleur personnage du roman.
En somme, ce premier tome ne brille pas par l'originalité du scénario mais par les promesses que recèlent l'univers, les personnages et la façon dont L. J. Smith déploie ses talents. A lire donc, ne serait-ce que pour ses personnages surprenants.

samedi 11 mai 2013

Initiation


Le Cercle secret

Initiation

Editions Black Moon, 288 pages, traduction de A. Girard


Initiation est le premier tome du Cercle secret, une trilogie populaire de l'auteur de bit-lit la plus en vue : L. J. Smith. Il a été publié en 1992 aux Etats-Unis et ne fut édité en France qu'en 2010 par Hachette dans la collection Black Moon.
La saga a été adapté en série en 2011 mais n'a pas eu le succès escompté et fut très vite interrompue et n'a eu qu'une saison seulement. Ainsi, ils ont poursuivi le scénario de la série en livre mais ils ne sont pas écrits par L. J. Smith comme le Journal de Stefan ne l'est pas.

Cassie passe des vacances d'un ennui mortel en compagnie d'une fille qui n'a que pour passe temps de lui vanter combien sa vie est supérieure à la sienne. Elle pense que ses vacances pourront s'améliorer lorsqu'elle rencontre un jeune homme aux cheveux roux qui lui offre une pierre en quartz. Mais ce même jour, sa mère lui annonce qu'en raison de la santé de sa grand-mère qui ne cesse de se dégrader, elles devront habiter avec elle dans une ville nommée Nouvelle-Salem, ce qui laisse Cassie dans un désespoir sans fin surtout lorsqu'elle aperçoit la maison. Elle n'est pas au bout de ses peines lorsqu'elle s'aperçoit qu'elle est traitée comme une pestiférée au lycée et maltraitée par les membres du « Club ». Qui sont-ils ? Et pourquoi sa grand-mère semble-t-elle aller parfaitement bien ?
Prix : Black Moon : 10 €
Black Moon/ Le livre de poche: 6, 90 €

Marion

L'avis de Marion : Il est très rare que je sois déçue par L. J. Smith mais quand c'est le cas, impossible de trouver quelque chose de bien dans l'oeuvre. Malheureusement, Initiation appartient à cette catégorie.
Ce premier roman a clairement pour but d'introduire le lecteur dans un nouvel univers en présentant posément le cadre, les personnages et l'élément central de l'histoire. Le problème est que l'élément central, qui est donc dans le titre de la série et du tome, n'est vraiment introduit et présenté qu'au trois quart du roman. Alors que se passe-t-il pendant les 170 premières pages ? Absolument rien. L'héroïne se fait maltraiter, elle ne comprend rien à ce qui se passe autour d'elle et le lecteur par la même occasion aussi. Pour ce qui reste du roman, l'auteur bricole une fin à suspense pour donner envie de lire la suite. Mais, pour ma part, cela ne prend pas pour la simple et bonne raison que les rares points d'intérêts du roman sont totalement prévisibles. De plus, le roman a été publié en 1992, il est donc strictement impossible que L. J. Smith a fait une référence à Twilight, publié plus de dix ans après, pourtant, Cassie aurait des posters de Twilight à mettre dans sa chambre ... Black Moon, c'est fait plaisir en mettant une petite publicité supplémentaire, en attendant moi j'aurais aimé connaitre la vraie référence de l'auteur.
Pourtant pour une fois, l'héroïne ne passe pas par une étape niaise ou autre. Elle est totalement normale et banale. Elle ne souhaite seulement d'avoir une scolarité agréable. Seulement, le fait d'avoir un personnage aussi plat fait que je n'ai plus vraiment rien de notable à souligner chez Cassie.
Faye, Diana, Suzan, Déborah et tous les autres personnages caractérisent par le même point commun : elles sont toutes les personnes les plus belles qu'ait jamais vu Cassie. Au point qu'elle le répète dès qu'elle fait la rencontre de l'une d'entre elle. Tout d'abord, Diana puis Déborah ensuite Faye, ainsi de suite. De ce fait, même la méchante de l'histoire n'a rien d'extraordinaire, elle est comme les autres qui l'entourent.
Bref, j'ai définitivement pas accroché à ce roman et j'irais même jusqu'à ne pas le recommander à tous lecteurs assidus car il n'a vraiment rien à offrir.

mercredi 8 mai 2013

Prémonitions


Prémonitions

Editions Michel Lafon, 619 pages, traduction de I. Saint-Martin, illustration de Natalie Shau


Prémonitions est une trilogie de L. J. Smith composée de Etranges pouvoirs, Possédés et Passion, trois tomes distincts aux Etats-Unis. Ils ont été publié en 1994 et 1995 pour les deux derniers. Il fut publié en France en 2010 par Michel Lafon qui les a édités en un intégrale, ce qui permet de lire les trois tomes d'une traite et de le vendre à un prix attractif.


Kaitlyn a un don : ses dessins sont prémonitoires. Mais cette particularité, associée à ses cheveux roux flamboyants et à ses étranges yeux marines, lui vaut d'être traitée de sorcière et en paria. Jusqu'au jour où on lui propose de changer de vie en intégrant le programme de Mr Zetes où elle sera avec quatre autres élèves comme elle dotés de pouvoirs. Saisissant cette chance, Kaitlyn devient très vite amie avec Anna, Lewis, le beau Rob et essaye de le devenir avec le très solitaire et ténébreux Gabriel. Alors que rien ne semblait pouvoir entacher son nouveau bonheur, des avertissements inquiétants parviennent à Kaitlyn. Seraient-ils vraiment là juste pour apprendre à maîtriser leur pouvoir ?
Prix : Intégrale Michel Lafon : 22, 50 €
Prix poche Michel Lafon: 6, 60 € à l'unité, les trois tomes sont vendus séparément
Marion

Attention, tout comme Un Jeu Interdit, il y aura successivement l'avis pour chaque tome afin de respecter la volonté originale de l'auteur qui en faisait une œuvre en trois romans.

L'avis de Marion : Sur l'ensemble de la trilogie, je n'ai pas été déçue, c'est une fois de plus une bonne série qu'offre L. J. Smith, d'une qualité supérieure à Night World par exemple.
Tout d'abord l'un des faits communs à la trilogie qu'on peut remarquer est le changement de style d'écriture. L. J. Smith rend le livre moins enfantin par une écriture plus développée que dans Night World – comme je l'ai souvent fait remarquer – qui rend la trilogie plus crédible et beaucoup plus dense. Ici une poignée d'heure ne suffit pas à finir le roman, il faut lire un peu plus posément, prendre un peu plus de son temps. Le style est fin, soigné, détaché mais aussi très moderne et ancré dans le public qui lui est destiné : les adolescents. Cependant, le scénario bien développé et les tournures de phrases – exceptés les dialogues – sont dans un style plus formel et classique.

Pour ce qui est du premier tome, Etranges pouvoirs sert à dresser le tableau de l'histoire, il plante les décors, présente les personnages et montre l'enjeu du scénario. Ni plus ni moins. J'ai trouvé que c'était une introduction bien faite par rapport à certaines trilogies. Le roman se déroule dans un cadre moderne aux Etats-Unis ce qui aide fortement à présenter aux lecteurs qui connait forcément ce dont on va lui parler américain ou non. Pour ce qui est des pouvoirs et des termes qui leur sont associés – parapsychos et autres – ils sont tous expliqués avec force de détail et ne laissent pas dans le flou malgré les innombrables termes incompréhensibles.
Anna et Gabriel sont sans conteste mes personnages préférés. La première est une force tranquille indienne fidèle et toujours prête à aider. Elle est un peu effacée de ce fait, sans doute même l'un des personnages que l'on voit le moins dans les cinq adolescents et c'est dommage. Gabriel, forcément, est le garçon le plus intéressant sur les trois. Toujours à l'écart, une réputation d'homme dangereux, des mystères qui planent autour de lui, son pouvoir qui est très tardivement dévoilé. Il est à la fois détestable et attirant comme se doit de l'être tout bon bad boy, très Damon de Journal d'un vampire.
Lewis est le personnage neutre du groupe. Légèrement décalé, drôle, optimiste – tellement que cela frise l'inconscience – il est le garçon le plus normal du groupe. C'est même le seul qui pourrait exister vraiment. Kaitlyn ne m'a pas vraiment séduite dans ce tome. J'aime énormément son don qui est très artistique mais le personnage en lui même est un peu bancal. Mais surtout elle est très niaise vis-à-vis de Rob, une tendance qui n'est pas permanente heureusement. Celui-ci n'est d'ailleurs pas en reste. Le lecteur comprend très vite l'animosité entre Gabriel et Rob, l'un a une vision plutôt pessimiste du monde dans lequel il vit tandis que Rob nage en plein rêve avec les Bisounours. Il est très idéaliste au point que ça en devient ridicule et agaçant. Heureusement, le personnage ne se contente pas de cela, sinon il serait tout simplement insupportable.
En somme ce premier tome est plutôt bon, il donne plusieurs voies et tensions à poursuivre pour le second tome et installe bien ce nouvel univers.

Mon avis pour Possédés est équivalent. Le scénario parvient à se maintenir par des intrigues périphériques malgré un rythme plutôt lent qui ne provoque en aucun cas un ennui du lecteur. Ce fait est dû aux multiples attaques étranges ainsi qu'aux nombreuses visions de Kaitlyn qui donnent des indices mais laissent très souvent dans le flou et permettent donc au lecteur de s'interroger et chercher à deviner ce qui va se passer. Toute la dernière partie du roman a réussi à créer la surprise alors que je pensais la fin déjà toute écrite.
Puisque le second tome se déroule majoritairement dans un seul lieu, cela aurait pu permettre de voir tous les personnages à un niveau à peu prêt équivalent. Cependant, Kaitlyn étant l'héroïne principale elle ressort plus que les autres mais de ce fait, Rob et Gabriel sont aussi mis en avance puisqu'ils sont liés à la jeune femme. Ainsi, une fois de plus, Anna et Lewis se retrouvent en position de délaissés. Leur pouvoirs, pourtant bien pratiques, ne sont quasiment jamais utilisé et j'ai beaucoup de mal à savoir pourquoi l'auteur les a crée, surtout Lewis puisque Anna a un rôle plus évident : la confidente de Kaitlyn.

Passion est un final explosif qui est de loin le meilleur des trois tomes.
Avec ce troisième tome, au début certes peu crédible et presque insultant autant pour l'héroïne que pour les méchants, L. J. Smith réussit à conclure avec, bien entendu, toutes les réponses à nos questions (notamment sur la première étude) mais bien plus d'enjeu aussi notamment au niveau d'un personnage. Ainsi dans ce final, l'auteur révèle quel est le vrai but de Zetes et donne une certaine ambivalence à des personnages inattendus.
Les personnages inattendus sont de faits totalement nouveau mais à la fois déjà vu. Seulement leur apparition a un inconvénient : Anna, Lewis et Rob disparaissent presque complètement du paysage. Ces trois-là qui étaient des personnages principaux perdent beaucoup de leur statut mais le brusque changement passe plutôt bien car les nouveaux protagonistes instaurés compensent largement leur perte.
Ainsi donc l'accent est mis sur Gabriel et Kaitlyn. Celle-ci a d'ailleurs grandement évolué par rapport au premier tome où sa naïveté était agaçante. Le danger l'a rendu plus sûre d'elle et surtout beaucoup moins sentimentale. Elle essaye de s'en sortir ainsi que de protéger ses amis et n'hésite pas pour cela à les manipuler et prendre le risque de les blesser moralement pour qu'ils s'en sortent indemnes.
Mais une fois de plus, Gabriel est le personnage le plus intéressant. Il est ambiguë et complexe. On n'arrive pas à démêler le vrai du faux chez lui et c'est ce qui le dresse au dessus des autres personnages. Seulement, il perd légèrement de son charme pour tout fan de L. J. Smith qui aurait déjà lu son fameux Journal d'un vampire, publié trois ans plus tôt en 1991, puisqu'il s'avère être une pâle copie de l'excellent Damon Salvatore.

En somme, Prémonitions est une bonne trilogie qui explore un univers nouveau et jamais abordé par l'auteur et régalera donc les fans de L. J. Smith comme du genre.

La Flamme de la sorcière

Night World

La flamme de la sorcière

Editions Michel Lafon, 269 pages, traduction de I. Saint-Martin
La flamme de la sorcière est le neuvième et avant dernier tome de la saga de L. J. Smith, Night World. Comme le tome 7 et 8, ce tome-ci garde la trame  des Puissances Sauvages qui se poursuit. Paru en 1998 sous le titre de Witchlight, il fut publié en 2012 par Michel Lafon. Les fans doivent d'ailleurs s'armer de patience puisque le dixième et dernier tome est toujours en cours d'écriture.
Keller est une métamorphe capable de se transformer en panthère noire. Un atout indéniable pour les nombreuses missions qu'elle remplit. Accompagnée de ses deux acolytes, Nissa la vampire et Winnie la sorcière, elle récupère Iliana Harman, la Puissance Sauvage issue des sorcières, le jour même où elle se fait attaquer par un dragon. Le cercle de l'Aube doit la protéger coûte que coûte afin de l'unir au prince des métamorphes et obtenir ainsi leur alliance contre les vampires. Seulement la jeune fille nie obstinément être la Puissance Sauvage et se met sans cesse en danger afin de poursuivre une vie des plus normales. Comment Keller et son équipe parviendront-ils à la persuader afin d'éviter tout simplement … la fin du monde ?
Prix : Michel Lafon grand format : 14, 95 €
Marion
L'avis de Marion : J'ai été légèrement pas déçue mais surprise – dans le mauvais sens – par ce tome mais la faute n'en revient pas à L. J. Smith mais au résumé Michel Lafon qui, comme pour Le Secret du vampire, en révèle beaucoup trop.
  Je m'explique. Le résumé officiel met une fois de plus l'accent sur une histoire d'amour, de fatalité et d'âmes sœurs, seulement tous ces points là sont mineurs dans le scénario et n'interviennent que très tardivement dans le roman (bien après la moitié).  Ainsi donc, alors que le résumé Michel Lafon met la romance au centre du roman L. J. Smith met plutôt les enjeux de la fin du monde et les confrontations qui s'en découle. Au final le lecteur n'y perd pas au change, personnellement je préfère cette histoire un peu plus musclée que celle attendue par le résumé. L'avantage du scénario de La flamme de la sorcière, comme de ces deux prédécesseurs, est d'être beaucoup plus solide et mature – malgré les dix-sept petites années des héros – que la majorité des autres tomes.
  Une fois de plus, rien à redire sur l'écriture de L. J. Smith qui est limpide et apporte la légèreté requise pour ce genre de roman – qui se consomme – puisqu'il ne m'a fallu que deux heures pour le lire. Simple, concis avec quelques effets stylistiques qui relèvent et pimentent les scènes d'actions.
  La majorité des faits sont vus du point de Keller qui est plutôt intraitable et considère des choses comme la compassion et l'amour comme des faiblesses, de ce fait, elle s'emporte souvent sur des personnages comme Galen ou Iliana qu'elle trouve débiles et idéalistes pour ne pas dire « cucul ». Conséquence directe de ce point de vue, le lecteur peut avoir aussi une forte tendance à partager cet opinion sur Iliana, surtout elle d'ailleurs, et Galen. Pour ma part, il est vrai que Iliana m'est apparue très immature et tête à claque, elle peut s'avérer très agaçante.
  Galen a un comportement d'humain de base légèrement accompagné d'une tendance à l'optimisme quelque soit la situation. Un peu faible, il s'en avère pas moins touchant comparé aux autres héros humains des précédents, sans doute est-ce le fait d'être un métamorphe et donc qu'il n'a pas cette méconnaissance naïve des dangers du monde.
  Au final, passé le moment de surprise – toujours ce fameux résumé – j'ai passé un moment agréable et n'ai pas eu l'impression de perdre mon temps. Il ne me reste plus qu'à patienter pour connaître le fin mot de cette histoire de prophétie.


mardi 7 mai 2013

Percy Jackson - La Mer des monstres T2

Percy Jackson


La Mer des monstres T2


Edition Wiz - Albin Michel - 314 pages - Traduction de  Mona de Pracontal
     La Mer des monstres est le deuxième tome de la série de Percy Jackson. Publié en mars 2006 aux Etats-Unis aux éditions Miramax Book, il sort en France en mai 2007 aux éditions Wiz chez Albin Michel. Le livre a d'ailleurs été adapté en film sous le même titre: Percy Jackson: La Mer des Monstres. De quoi ravir les fans de la saga.

     L'arbre magique de Thalia qui protège la colonie des Sang-mêlés a été empoissonné. Sans lui, tous les monstres peuvent entrer dans le camp. En même temps, Percy fait d'étranges rêves dans lesquels son ami Grover est retenu prisonnier de l'horrible Polyphème, célèbre Cyclope. Avec le soutien d'Annabeth et de son nouveau frère Tyson, Percy va devoir affronter le Mer des monstres pour retrouver son ami et essayer de sauver l'arbre de Thalia.

Prix: broché: 12.82€
poche: 6.90€

Samantha

L'avis de Samantha:
     Comme le premier tome, celui-ci se lit très rapidement et avec beaucoup de plaisir. En effet, j'ai particulièrement aimé toutes les références à la mythologie grecque, omniprésente dans ce roman. Du célèbre Polyphème à Charybde et Scylla en passant par la Toison d'Or ou encore Tantale, ce tome est truffé de renvois à ce monde mythologique qui par ailleurs, est traité sur un mode actuel, ce qui renforce l'intrigue. Chaque élément mythologique a une signification pour le monde des humains: comme le fait que la mer des monstres soit, pour l'humanité, le terrible triangle des Bermudes. J'ai adoré cette dimension du livre.
     Concernant l'intrigue, elle est très bien ficelée. La recherche de la Toison d'Or qui coïncide avec le secours de Grover qui sert en même temps de stratagème pour ressusciter Chronos tient bien la route. Chaque épisode est cohérent avec le reste de l'histoire, donc tout va bien. Les passages ne sont ni trop longs, ni trop courts. L'auteur a cette juste mesure, il ne s'étale pas dans de longues descriptions qui pourraient être lassantes pour ce type d'ouvrage mais il en fait juste assez pour nous faire imaginer l'univers qu'il a créé.
     Concernant les personnages, mon petit coup de cœur va à Tyson. Il est si touchant qu'on ne peut que l'adorer! Le suspense laissé sur sa véritable nature en début de roman est bien trouvé ainsi que celui sur sa mort ou non. Il se révèle un allié, un ami et surtout un frère fidèle pour Percy. Il est très attachant car malgré sa maladresse et son "retard mental", il est un personnage indispensable à l'intrigue.
     En résumé, ce deuxième tome de la saga Percy Jackson est à lire. Il nous donne envie de poursuivre la série jusqu'au bout puisque la fin est riche en surprise ! Je ne vous en dis pas plus !

lundi 6 mai 2013

Le Royaume des Ténèbres


Night World

Le Royaume des Ténèbres


Editons Michel Lafon, 284 pages, illustration de GettyImages/Julia Savchenko, traduction de I. Saint-Martin.

Le Royaume des Ténèbres est le huitième tome de la série Night World de L. J. Smith. Black Dawn, nom original qui désigne le château Aube Noir dans le livre, est paru en 1997 aux Etats-Unis et fut traduit en France en 2012 par les éditions Michel Lafon. Contrairement aux sept précédents tomes, cette fois-ci il existe un lien apparent entre le tome sept et huit, celui-c se poursuivant sur les prophéties et Puissance Sauvage.


Réveillée en sursaut au beau milieu de la nuit, Maggie trouve sur le pas de sa porte ses deux parents en larme et la petite amie de son frère qui leur annonce la mort de celui-ci en montagne suite à une faute d’inattention. Mais Maggie le sait bien, Miles, son grand frère, était trop prudent pour que cela ne lui arrive. Bien décidée à savoir ce qui lui est arrivé, elle décide de suivre Sylvia, la dite petite amie, pour lui extorquer la vérité. Mais celle-ci la drogue et l'emmène dans le sombre royaume des ténèbres où elle apprend qu'elle y a été emmenée en tant qu'esclave. Maggie se retrouve donc avec trois jeunes filles Arcadia, Polly et Jeanne à fuir et se battre pour sa liberté et celle de tous les humains.
Prix : Michel Lafon broché grand format : 15, 20 €
Marion


L'avis de Marion : Le Royaume des Ténèbres est, pour ma part, l'un de mes préférés des huit tomes que j'ai déjà lus.
L'idée de placer l'histoire dans un contexte entre modernité et médiéval est ce qui contribue aux charmes du livre. Le retour de l'esclavage dans un royaume retiré qui n'a jamais vu le monde extérieur, le Dehors comme il l'appelle, et tout ce que cela implique est d'autant plus frappant que ce sont des vampires et des sorcières ne voyant les humains que comme de la chair à canon remplaçable. Petit point négatif, je trouve que L. J. Smith abuse un peu du principe des âmes sœurs, il est sensé être très rare que deux âmes sœurs se rencontrent et se reconnaissent mais on en rencontre presque à chaque livre. Heureusement la construction du livre est différente de LaChasseresse, c'est d'ailleurs très bien fait. J'ai tout d'abord pensé recommencer une autre de ses œuvres sans lien qui caractérisent la série Night World mais il y a très rapidement une rupture qui m'a fait changé d'avis. Mieux, cela se ponctue tout au long du livre, ce qui fait selon moi le meilleur livre de la série car aucun n'a la chance d'être aussi bien construit.
Bon, pour les personnages, rien d'innovant, on retrouve le principe d'une humaine avec un vampire, le thème de prédilection de L. J. Smith même si elle explore aussi loups-garous, sorcières et métamorphes. L'héroïne Maggie me plait bien même si elle est un peu idéaliste. Elle est consciente d'évoluer dans un contexte dangereux avec des personnes aux pouvoirs qui la dépassent mais elle pense aussi qu'il y a du bon en tout le monde, particulièrement en Delos, ce qui la conduit à faire des choses insensées. Maggie est entière et intègre, elle ne cache pas sa peur dans les situations extrêmes, elle débute son aventure inconsciemment parce que quelque chose en elle lui hurle que son frère est bel et bien vivant et elle la poursuit en mettant de côté son objectif principal pour penser à l'intérêt de chaque personne qu'elle rencontre. C'est là qu'est son côté un peu trop idéaliste et où on voit la fiction : entre sauver sa peau, s'enfuir loin d'un château maléfique où on veut vous enfermer et retourner dans ledit château pour y libérer une horde d'esclave au risque d'y vivre des années dans d'horrible conditions en étant vous même esclave, il ne faut pas se leurrer l'humain standard fuit d'abord et éventuellement réfléchis après à amener des renforts.
Delos est un vampire blasé et complètement atypique. Il est le roi d'un royaume où il a conscience d'en porter que le titre étant donné son âge et le peu de loyauté qu'il a autour de lui. Victime du destin qui pèse sur lui, il se renferme dans une bulle d'indifférence et ne s'intéresse à rien autour de lui, ce qui fait qu'il ne voit pas l'extrême violence dans laquelle il vit – et même ne veut pas la voir car c'est l'élément naturel de tout vampire. Mais ce qui me plaît vraiment chez Delos c'est qu'après avoir reconnu son âme sœur, il ne devient pas un vampire guimauve tout attendri, il reste fidèle à lui-même, avec l'intérêt qu'il portait pour Maggie intacte et presque pas développé.
Cady est un personnage que l'auteur manie habilement, quiconque a lu le roman précédent se doute de qui elle est mais justement, on ne fait que se douter jusqu'à la fin du livre où on confirme ou réfute les soupçons du lecteur.
Le Royaume des Ténèbres est donc un bon livre qui donne envie de lire le dernier tome qui, selon toute logique, continuera à parler de cette histoire de prophétie. Je le recommande donc au même titre que son prédécesseur, sans avoir besoin en revanche d'avoir lu les six tomes avant La Chasseresse.

dimanche 5 mai 2013

Les sorties du mois de mai


Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.




Atalante

23/05

Malédiction – Chroniques du Grimnoir T2, Larry Correia







Black Library

31/05:

Warhammer 40.000, la trilogie Eisenhorn, T2 Malleus (réédition), Dan Abnett
Warhammer 40.000, Space Marine Battles, L’architecture du destin, Christian Dunn
Time of Legends: Caledor volume 2, Gav Thorpe





Black Moon

02/05:

L’apprenti d’Araluen, Le Siège de Macindaw T6, John Flanagan (poche)
Witch & Wizard Les Rebelles du Nouvel Ordre, Les Libérateurs T2, James Patterson (poche)
Saga Sublimes créatures, Sublimes lunes, Kami Garcia, Margaret Sthol, Luc Rigoureau (recueil de nouvelles)

22/05 :

Le Cercle Secret, Le Livre interdit (saison 2 tome 2), Aubrey Clark



Bragelonne


31/05

Femme de l'Autremonde – Apparition T9, Kelley Armstrong
La Trilogie du Magicien Noir préquelle -L'Apprentie du magicien, Trudi Canavan
Rigante – L'intégrale tome 2, David Gemmell
Servir froid, Joe Abercrombie
Vivants, Isaac Marion





City

06/05

Eternity – Chroniques des Nephilim T2, Heather Terrell







CNRS Eds

17/05

Tolkien et ses légendes, Isabelle Pantin




Gallimard

30/05
Le Vengeur, Carol Berg










Harlequin

Le rendez-vous du vampire, Lisa Childs











J’ai lu

06/05

Fusion, Julianna Baggott

22/05
Haunted – Hollow T2, Jessica Verday
La Tempête de l'archange – Chasseuse de vampires T5, Nalini Singh










Le livre de poche

15/05

Bitterblue, Kristin Cashore








Michel Lafon

07/05

Eternels – La Flamme des ténèbres T4, Alyson Noël (poche)








Milady

10/05

Les Chaînes du dragon – Les Chaines du dragon T1, Patricia Briggs

31/05

Démoniaque – Femmes de l'Autremonde T8, Kelley Armstrong
Eclats de chaos – Sidhe T2, Sandy Williams
La Dent longue – Maeve Regan T3, Marika Gallman
Les Maîtres de l'ombre – Le cycle de Nightrunner T1, Lynn Flewelling
Succubus shadows – Succubus T5, Richelle Mead
Trompée – Waynest T3, Jess Haines
Zombie island – Zombie story T1, David Wellington



Mnémos
06/05
Vampires et bayous, sexe, sang et décadence, la résurrection du mythe en Louisiane, Morgane Caussarieu
24/05
Elfes et assassins, Sylvie Miller et Lionel Davoust
La Maison des mages, Adrien Thomas










Pré aux clercs

07/05
Immortelle – Immortelle T1, Alma Katsu










Pocket

Elric- Elric Intégral T1, Michael Moorcock
La Légende de Sigurd et Gudrun, J.R.R Tolkien
Le Labyrinthe de Rugassa – Les Seigneurs des runes T7, David Farland
Lettres,J.R.R Tolkien











Plon
Armand le vampire, Anne Rice












Robert Laffont

23/05

La Communauté des soeurs – Dune, La Genèse T4, Kévin J.Anderson et Brian Herbert







Sharon Kena

21/05
Laurelenn, Gala de Spax
Les Ombres Brumeuses, Sylphe et Seiren T3, Céline Mancellon










Samantha et Marion