mardi 30 juillet 2013

Parutions du mois d'août

Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.


 

Asgard

23/08
Palace Athéna de Jonas Lenn
Evariste de Olivier Gechter






Atalante

22/08
Chroniques de Tramorée (T5) – Prates de Javier Negrete
Le sang des sept rois livre 2 de Régis Goddyn

26/08
Lavinia de Ursula K. Le Guin – ebook
Les annales du Disque-Monde (T28) – La Ronde de nuit de Terry Pratchett – ebook

28/08
Rohel (T3.1) – Le cycle de Saphyr de Pierre Bordage – ebook


 


Black Moon

21/08
Le Cercle secret – Saison 2 (T3) – La Tentation de Aubrey Clark




 

Bragelonne

23/08
La Roue du Temps (T5) – Les Feux du Ciel de Robert Jordan
Renégat (T1) – Le Chevalier Rouge de Miles Cameron
Le Rituel de Adam Nevill
La Confrérie de la dague noire (T10) – L'amant ressuscité de J. R. Ward



 


Castelmore

23/08
De mon sang (T4) – Sereine de Amanda Hocking
Vampire Academy (T5) – Lien de l'esprit de Richelle Mead




Fetjaine

22/08
L'abomination du Docteur Frankenstein de Dave Zeltserman


 


Gallimard

22/08
Qui a peur des dragons ? De Philip Reeve
Angel (T1) – Faut-il avoir peur des anges ? De L. A. Weatherly – réédition
Jake Djones Gardien du Temps (T2) – Circus Maximus de Damian Dibben




J'ai lu

21/08
Chanson pour Lya de George R. R. Martin
HollowHidden de Jessica Verday
La couronne des sept royaumes de David B. Coe

28/08
Les Cités des AnciensLe Gardien des souvenirs de Robin Hobb
Pisteur de Orson Scott Card
Emergency (T1) - Morsure nocturne de Cassie Alexander



 

Les Moutons électriques

23/08
Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworsky
Roi du monde (T1) – Même pas mort de Jean-Philipe Jaworsky





 

Lokomodo

23/08
Crépuscules de Anaïs Cros
L'ombre de l'âme de David Gibert





 


Michel Lafon

29/08
Dark Shadows (T3) - Les Ombres de la lune de Lara Parker





 


Midgard

23/08
La Geste de Wolveric (T2) - Les larmes de Llyr de Denis Labbé






Milady

23/08
Psi Changeling (T7) – Souvenirs ardents de Nalini Singh
Succubus Revealed de Richelle Mead
Le Prince des ténèbres (T1) – La mort dans l'âme de Jeaniene Frost
Queen Betsy (T10) – Vampire et dépitée de Mary Janice Davidson
Les épées de la nuit et du jour de David Gemmell
Le sang du dragon de Patricia Briggs




 

Mnémos

22/08
Mordred de Justine Niogret






 
Sharon Kena

20/08
De feu et de glace (T3) – Le sacrifice de Angie L. Deryckere
Les Guerriers de l'Ombre (T10) – Amour invincible de Sharon Kena
Temps de Lune – Saison 1 – Intgérale de Céline Mancellon




Marion

lundi 29 juillet 2013

La Dame en Noir


La Dame en Noir

Réalisation de James Watkins, production de Filmgate, Hammer Film

La Dame en Noir est un long-métrage anglais réalisé par James Watkins est sorti sur nos écrans le 14 mars 2012. Film d'horreur produit par la Hammer, le film mélange drame, horreur et le doute fantastique pour entourer de secret la fameuse dame en noir. Distribué en France par Metropolitan FilmExport, le film a été plutôt bien accueilli pour un film d'horreur en totalisant près de 470 000 entrées au box office français. De fait, avec un budget de 17 millions de dollars, La Dame en Noir est le film d'horreur le plus rentable et au plus gros succès depuis vingt ans en totalisant 120 millions de dollars de recette. Une suite est en préparation.
Sortie DVD : 14 juillet 2012
Sortie Blu-ray : 6 février 2013

Casting principal :
Arthur Kipps : Daniel Radcliffe
Monsieur Daily : Ciarán Hinds
Madame Daily : Janet McTeer


Veuf et père d'un petit garçon, Arthru Kipps ne s'est jamais remis de la mort de sa femme Stella et les répercussions s'en font ressentir dans son travail. Ainsi son patron lui donne une dernière chance, il doit régler la succession d'un vieux manoir dans un petit village perdu nommé Crythin Grifford. Le jeune notaire se rendra bien vite compte qu'il n'est pas le bienvenue dans cette petite communauté et pour cause, il est allé dans le manoir qu'on dit hanté. Hallucinations et événements lugubres se succèdent, qui est donc cette femme qu'il a aperçu dans le manoir abandonné ?

Marion

L'avis de Marion : Mettons toute suite les choses au clair, je ne supporte pas les films d'horreur parce que j'ai vraiment vraiment peur – sauf pour les plus ratés évidemment. Et bien entendu, je ne suis allée voir ce film que pour voir si Daniel Radcliffe réussissait à sortir d'Harry Potter.
Le scénario est très classique, il ne casse pas trois pattes à un canard si je puis dire, en regroupant tous les classiques du genre : manoir abandonné, hanté, très sombre, gothique, un jeune homme fraîchement arrivé, un village isolé qui vit dans la crainte. Que d'éléments qu'on retrouve dans pas mal de film d'horreur. En revanche, l'histoire de la dame en noir en elle-même est un peu plus poussée et donne un peu plus de poids au scénario – les histoires d'enfants mettent toujours un sentiment de malaise et de pitié.
L'ambiance est morbide et effrayante souhait grâce à des décors – encore une fois classique – mais d'une efficacité redoutable. Le vieux manoir est vraiment sinistre, un décor parfait pour le film. Chaque pièce renferme une atmosphère différente à l'aide des divers objets de décorations. La nurserie par exemple est, selon moi, de loin la pièce la plus effrayante et propice à toutes les craintes du spectateurs. Cette pièce m'a vraiment mise à cran, et au-delà de ce qui s'y passe, c'est tout ce j'ai imaginé pouvoir s'y passe qui m'ont effrayée. Ainsi c'est la tension qu'elle fait ressentir qui permet de faire palpiter notre petit cœur qui ne peut s'empêcher de faire un bond lorsque vient l'action effrayante.
Bien entendu, qu'est-ce qu'un film d'horreur sans sa musique ? Rien. Ici, la musique est adéquate. Saisissante, inquiétante. Elle varie bien en fonction des différents plans où apparaît la dame en noir.
Daniel Radcliffe a-t-il réussi à passer le test post-Harry Potter ? Pour ma part, oui. Tout d'abord, on ne s'attend pas à le trouver en père de famille, ce qui le distance bien du fameux adolescent à lunette. De plus, le jeu de l'acteur fait complètement oublier notre sorcier préféré qui n'existe plus, seul subsiste Arthur Kipps, notaire un peu dépressif sur les bords. Une coupure avec Harry Potter dont on ne peut cependant que sourire en sachant que son partenaire à l'écran (Ciarán Hinds) n'est autre que l’interprète de Alberfoth Dumbledore.
En somme, si comme moi vous n'êtes pas adeptes des films d'horreurs alors oui, le film vous donnera des palpitations, en revanche, le côté classique peut laisser sceptique les habitués du genre.

vendredi 26 juillet 2013

Oraisons - Intégrale


Oraisons

Editions Bragelonne, 720 pages, illustration de F. Augis

Oraisons est une duologie écrite en 2009 (La Langue du Silence) et 2010 (La Chute des Etoiles) par Samantha Bailly, auteur française qui signe avec ce premier roman un succès retentissant. Editée une première fois en 2009 et 2010 par les éditions Mille saisons, la duologie est maintenant plus connue sous le titre d'Oraisons depuis la parution de l'intégrale en mars 2013 par Bragelonne.
(Ci-dessus, la page de garde que Samantha Bailly m'a gentiment dédicacée)


Dans le royaume d'Heldérion, gouverné par l'Astracan, figure religieuse et politique, la mort est un rite religieux mais aussi un commerce dont les Manérian, famille d'oraisonnier, sont les principaux bénéficiaires. Gide Manérian, chef de la corporation des oraisonniers, et sa fille ainée Noony côtoient la mort tous les jours et en sont devenus familiers en tant qu'oraisonniers. C'est du moins ce que croyait Noony jusqu'à ce qu'elle apprenne que sa petite sœur de treize ans, Mylianne, a été sauvagement assassinée. Aileen, sœur cadette, ne supporte pas la perte de sa sœur et est décidée plus que tout à la venger. Quant à Noony, l'annonce de la guerre contre les Terres Impies bouleverse son existence : elle devra aller au front si elle accepte la guerre.
Prix: Bragelonne: 25 €
Marion

Attention, il y aura deux avis l'un pour le premier tome, La Langue du Silence, et un autre pour La Chute des Etoiles (dont certains détails du premier tome pourront être révélés).

L'avis de Marion : Acheté par coup de cœur pour la couverture mais aussi du fait de la présence de Samantha Bailly au Comic Con, Oraisons m'a très vite conquise.

Tout d'abord La Langue du Silence pose une histoire qui a l'air a priori très classique : la guerre et la vengeance. Mais au fur et à mesure des pages, Samantha Bailly sait se détacher de ce qui semble être un classique pour en faire un vrai roman riche, complexe et vaste mais surtout d'une justesse effarante. La structure du roman en elle-même est assez déroutante mais contribue aussi bien à expliquer les différentes éléments qui se mettent en place qu'à développer les mystères. Les interludes surtout sont courts mais d'une importance capitale et peuvent parfois paraître bien obscurs. L'idée de diviser les points de vue pour passer de Noony à Aileen m'a particulièrement plue même si j'ai une préférence marquée pour les passages avec Noony mais que j'ai plus d'affinité avec le personnage d'Aileen. Seulement une seule de mes prédictions sur le déroulement du roman s'est avérée juste, ce qui est gage d'un bon scénario.
Le style de Samantha Bailly est élégant mais à la fois simple et riche. Elle ne s'étale pas sur des pages de descriptions mais sait en mettre des brèves et précises aux endroits stratégiques. Cependant, une petite critique, il ne m'a pas été aisé de comprendre qui était qui au début du roman, notamment les parents Manérian. En effet, Samantah Bailly les fait nommer par leur prénom même pour leur filles, ainsi j'ai mis du temps à comprendre que Gide était en fait le père de Noony, Aileen et Mylianne. De même pour les âges des trois filles. Si il est clairement spécifié dès les premières pages que Mylianne a treize ans, l'âge de Noony reste un mystère complet et celui d'Aileen est révélé tardivement. Mais ceci n'est qu'un point de détail que j'ai très vite oublié dans le second tome. Le final du second tome m'a vraiment émue (pas le dernier chapitre mais avant) et si je n'avais pas été en public, j'aurais versé ma larme. Une auteur qui sait faire pleurer est pour moi un auteur à retenir.
Niveau personnages, il y a tellement à dire mais si peux que je puisse dire sans tout révéler.
Aileen est sans conteste le personnage le plus surprenant du roman. Son évolution est complètement inattendue. En effet la jeune fille change au fil des pages avec une détermination impressionnante. Pas une seule seconde je l'aurais cru capable de la moitié de ce qu'elle a pu accomplir. Malgré tous les morts qui l'entourent la jeune fille va de l'avant et se découvre des possibilités encore jamais exploitées, elle a conscience de ce qu'elle devient mais essaye de s'en sortir par ce seul moyen. Impressionnant.
Noony est un peu plus réfléchie mais paraît pour le coup plus naïve et crédule que sa sœur, ce qui fait que ma préférence va à Aileen. Cependant, elle aussi fait prendre d'une force de caractère que je lui aurais pas soupçonnée, de plus, son sentimentalisme est indispensable pour contre-balancer l'extrême de Alexian.
Si Alexian est très blagueur, taquin et drôle, il peut faire preuve aussi d'une volonté parfois cruelle pour aller jusqu'au bout de ce qu'il a à accomplir. Il est en revanche, pour ma part, le symbole même de toute la fantasy et le rapport à la nature qu'a voulu instaurer Samantha Bailly et il devint donc avec Lorion mon personnage fétiche. D'ailleurs, il est l'un des plus humains des héros – ce n'est que mon avis – il a des travers mais aussi des qualités, il les assume. Blessé par le racisme, il est très renfermé. On a donc le plaisir de le découvrir plus en profondeur dans le second tome.


La Chute des Etoiles


Sans conteste mon préféré des deux romans. J'ai été singulièrement marqué par la violence et surtout à quel point Samantha Bailly semble être impitoyable avec ses personnages. Les malheurs ne cessent de croître autour d'eux, cela ne semble jamais avoir de fin. Je parlais de « justesse effarante » à propos d'Oraisons pour La Langue du Silence mais ceci est encore plus visible dans La Chute des Etoiles. Toute l'horreur de l'humanité y est représentée, je n'aurais pas pensé que Samantha Bailly irait aussi loin : meurtre, complots politiques, diffamations, tortures, multiples blessures psychologiques ou physiques, viol (dès les premières pages de La Langue du Silence !), toutes les horreurs qu'est capable de commettre un humain sont dans ce livre. Les personnages principaux étant des adolescents ou des jeunes adultes fraîchement sortis de l'adolescence, je m'attendais à un scénario plus soft, j'ai été surprise et c'est ça toute la force de ce roman. S'il était évident que d'un point de vue scénario, la plaie fleurie allait échouer, j'étais incapable d'imaginer ce que serait ce second tome pour Noony et Alexian. Le deuxième tome est sans conteste mon préféré car il reflète tout ce qu'il y a de mauvais en l'homme et ce que peut provoquer la religion. En disant cela, je fais allusion notamment à l'Inquisition espagnole, aux voyages en Asie des compagnies des Indes orientales ou encore à la colonisation où des milliers de personnes ont été massacrés au nom d'une mission religieuse sacrée. La religion est un sujet difficile à aborder mais Samantha Bailly l'a fait avec brio en se concentrant sur la cupidité de l'homme et sa cruauté.
Ainsi pour ma part, au-delà de l'Astracan, qui représente un niveau de cruauté tout de même extrême, c'est Gide Manérian qui incarne le summum de l'horreur que peut accomplir un homme. En effet, non content d'aider dans les complots contre le bien de son pays, c'est aussi un homme totalement fanatique et possédé par sa religion au point même d'en sacrifier sa famille pour rester parfait aux yeux de son représentant spirituelle et ainsi s'assurer une place dans l'au-delà. Un parfait exemple de ce que peut apporter l’extrémisme, que ce soit religion, politique ou autres.
Aileen se rapproche de la jeune fille perdue qu'elle aurait dû être si elle n'avait pas affronté avec un sang froid extrême toute sa situation, elle devient plus sensible, elle se laisse aller mais ses mensonges l'emprisonnent et elle ne peut donc pas profiter de ce que la vie lui offre. Elle doit faire face à ses erreurs. Au final, elle s'en sort plutôt bien à sa manière.
Noony et Alexian traversent bien des épreuves eux aussi. Noony est ébranlée au plus profond d'elle-même du fait de la remise en question de ce qu'elle a toujours connu. Un fait d'ailleurs qu'elle prend plutôt bien pour quelqu'un qui voit tout ce qu'elle sait s'effondrer. Mais surtout elle doit se confronter à ses sentiments grandissants et à sa condition qui l'empêche d'aimer. Dur dilemme que les deux personnages essayent tant bien que mal d'éviter pour rester néanmoins ensemble. Grâce à ce périple en Rouge Terre, le lecteur découvre un Alexian plus joyeux, plus ouvert, prêt à tout pour sa terre mais aussi beaucoup plus attaché à sa famille qu'il ne le laissait penser.
Enfin je conclurais sur le tour de force qu'a accompli Samantha Bailly, un choix judicieux narrativement parlant (toujours ce fameux chapitre qui m'a presque tirée des larmes) que je salue en tant qu'étudiante en lettre mais que je ne peux que déplorer en tant que lectrice fan, surtout au vu de la toute dernière page qui contrit mon âme fleur bleue.
En somme, un diptyque magistrale qui fait découvrir des terres fabuleuses mais qui se révèlent par souvent tellement proche de la réalité qu'on y perd pied. A lire absolument. Personnellement, vous l'aurez compris, je suis totalement sous le charme, et je vais même économiser pour acheter les autres œuvres de Samantha Bailly.

vendredi 19 juillet 2013

Le Donjon rouge


Le Trône de fer

Le Donjon Rouge

Editions Pygmalion, 411 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll

Le Donjon Rouge est le second tome de la saga du Trône de fer en France mais est en réalité la seconde partie du premier tome de A Song of Ice and Fire : A Game of Thrones de George R. R. Martin. Edité en 1996 aux Etats-Unis par Bantam Books, cette seconde partie devenue roman fut publié par Pygmalion en 1998 en France puis fut réédité en 2001 par J'ai lu, en 2008 pour la version intégrale de Pygmalion et en 2009 pour la version intégrale de J'ai lu.
La fin de ce roman correspond à la fin de la première saison diffusée par HBO.


Devenu Main du Roi, Eddard Stark découvre petit à petit quel homme est devenu son ami Robert Baratheon, un roi inconséquent. Pris entre son enquête sur la mort de Jon Arryn, l'hostilité croissante que se vouent ses filles Arya et Sansa et les ennuis de Catelyn du fait de l'enlèvement de Tyrion Lannister, la Main du Roi essaye tant bien que mal de survivre et d'agir avec honneur dans le nid de serpent qu'est Port-Réal. Cependant l'acte de Catelyn a provoqué des mouvements armés, Tywin Lannister, père de Tyrion, a réuni le ban. Pendant ce temps, les craintes de Robert se concrétisent : marié à Khal Drogo, Daenerys est enceinte. La guerre n'a jamais été aussi proche.
Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
J'ai lu intégrale : 15, 90 €
France Loisirs intégrale : 14, 90 €
Marion

L'avis de Marion : Une seconde partie à la hauteur de la première : spectaculaire.
Finie l'introduction, place aux choses sérieuses. L'auteur manie son intrigue avec tellement d'habileté qu'il est impossible d'avoir des certitudes sur quoique ce soit. Milles intrigues semblent se développer par des points de détails infimes et ce sont mille questions qui tourbillonnent dans ma tête. Quel personnage croire ? Du quel se méfier ? C'est avec une précision digne d'un historien que George R. R. Martin met en place chaque élément. Une précision qui parfois se révèle trop précise. Notamment lorsque les deux familles en font appel au ban, l'auteur fournit les noms de chaque représentant parfois même avec leur fils, ce qui peut faire facilement une quinzaine de noms lâchés d'un coup que le lecteur doit assimiler. Complexe donc mais dont il faut faire attention car, comme le révèle la série, les noms les plus infimes peuvent ressurgir pour un quelconque rôle plus tard. Une difficulté aussi est de se repérer temporellement parlant. Le roman semble presque intemporel du fait de l'absence de marqueur temporel dans le récit mais il se passe en réalité près de un an du début du Trône de fer à la fin du Donjon rouge, le seul repère étant l'âge des enfants Stark très souvent évoqué.
Une fois de plus, le style d'écriture de George R. R. Martin m'impressionne même si des défauts de traduction sont notables – par exemple, l'emploi d'un mot inapproprié à l'idée de la phrase. Chevaleresque, pouilleux, noble, traître, inculte, enfant, George Martin sait adopter tous les types de langage pour notre plus grand plaisir. Une remarque négative en revanche, l'auteur s'attache si bien à un style historique qu'il en ressort aucune émotion pour les passages qui aurait dû émouvoir le lecteur.
Ce deuxième tome est l'occasion aussi de découvrir Tyrion qui avait eu très peu de chapitre de son point de vue dans le tome précédent. Le lutin se révèle être aussi habile d'esprit qu'il l'avait avancé dans le premier tome et bien plus encore. Il se détache aussi d'une image donnée par la série, ce qui surprendra donc les fans qui ont vu les trois premières saisons.
De même, j'ai découvert Sansa, qui apparaissait bien plus nigaude dans le roman que dans la série. La jeune fille devient un personnage autrement plus courageux et plus noble qui je dois dire m'a fortement impressionnée.
Pour le moment, Bran est un peu laissé de côté et ne m'a pas semblé important au contraire d'Arya et Jon Snow qui sont de loin mes deux personnages préférés.
Arya est tout simplement incroyable pour une enfant de sept/ huit ans. L'enfant est futée, habile, presque sans peur mais ne peux s'empêcher d'être aussi l'enfant qu'elle est en croyant de toutes ses forces en son père comme un être indéfectible.
De même, Jon réalise bien des hauts faits pour un adolescent de quinze ans. Mais il est aussi un être humain en proie à des doutes oscillant entre l'honneur que lui a inculqué son père – seul parent qui compte plus que tout pour lui – mais aussi le devoir et la fidélité pour quelque part que ce soit.
Les Stark balayent tous les autres personnages pour le moment mais c'est une tendance qui devrait se renverser avec le prochain tome.
En somme, un deuxième roman aussi passionnant que le premier et qui donne qu'une envie : continuer.

lundi 15 juillet 2013

Comic Con saison 5: le compte rendu







Cette année, la Japan Expo a été agrandie et les deux conventions (Japan Expo et Comic Con) ont donc été réarrangées. Résultat: j'étais complètement déboussolée. Impossible de trouver un semblant de logique à cette nouvelle organisation.

Le clou du spectacle cette année était sans nulle doute la venue de R. A. Salvatore au Comic Con. Malheureusement, je n'ai pu être là les jours où il était présent et ne sait donc pas ce qui a résulté de la conférence Dungeons & Dragons où il était.

Dans tous les cas, l'auteur s'est dit ravi de son voyage sur sa page Facebook, dont voici la traduction du message en question: " De retour à la maison depuis la France, sain et sauf et OCCUPE ! Je dois dire que Paris a "ruiné" sa réputation pour ma part. Voyez-vous Paris a depuis longtemps la réputation d'être froid avec les étrangers (particulièrement les américains), mais j'ai découvert le contraire. Les gens étaient très amicaux et accueillants en ville. Les paysages étaient si beaux et éducationnels. Si plein d'histoire ! Un voyage fantastique."






 

L'auteur était au stand Bragelonne (que voici ci-dessus) en dédicace et put faire la rencontre de nombreux fans français. Si ce ne fut malheureusement pas mon cas, j'ai eu le plaisir de rencontrer et parler un peu à Samantha Bailly, l'auteur d'Oraisons, qui à cette occasion m'a dédicacé mon exemplaire fraichement acquis. Samantha Bailly s'est révélée être une jeune femme très sympathique et souriante, et qui s'est laissé prendre en photo avec plaisir pour la Gazette fantastique. Avec humour, Samantha Bailly a reconnu avoir "une tête de lapin effrayé dans les phares d'une voiture" sur cette photo. 









 En face du stand Bragelonne se tenait le stand des Editions de l'Homme Sans Nom, une maison d'édition que j'avais eu le plaisir de découvrir au Comic Con 2012 et auquel j'avais complètement craqué pour un roman: La Rose Morte. Raison financière oblige, je n'ai pu me l'acheter l'année précédente, alors j'ai pu l'acheter cette année ce qui m'a valu une plaisante discussion avec l'auteur Céline Landressie, qui a eu la gentillesse de dédicacer le premier tome Floraison et de se prêter au jeu de la photo pour notre site. un exercice pourtant qu'elle exècre puisque Céline Landressie n'a même pas voulu voir la photo.










Je n'ai pas eu l'honneur de revoir la porte des étoiles cette année, tellement j'étais perdue, mais la preuve en image plus bas, elle était belle et bien là ! De même de grandes expositions de Lego étaient impressionnantes - comme ce magnifique Poudlard qui a du demander beaucoup de patience. 
Une fois de plus, j'ai pu admirer des stands plus loufoques les uns que les autres: Geekmemore -stand de site de rencontre entre geek, ou encore l'un où les gens étaient invités à se battre avec des épées gonflables tels de preux chevaliers avec un bouclier en bois - j'ai bien ri.


 J'ai eu le plaisir de revoir Aurélie Rhumeur, même si son stand a été très dur à trouver vu qu'il a été bougé. l'artiste peintre étant très demandée et occupée, je n'ai pas eu le plaisir d'échanger quelques mots avec elle mais ai pu voir une nouvelle toile magnifique.

En somme, bien qu'un peu perturbée par ce changement d'aménagement, cela ne m'a pas empêcher d'apprécier la convention même si j'ai été très déçue par le stand One Piece qui fêtait les dix ans de l'anime.



Quelques photos:


 Conférence Herocorp avec Simon Astier















Le fameux stand où un combat d'épée gonflable a lieu



Statue de Tekken















Le stand des éditions de l'homme sans nom













La fameuse porte des étoiles en train d'être montée















Le Trône de fer


Le Trône de fer

Le Trône de fer


Editions Pygmalion, 378 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll

 

Le Trône de fer est le premier tome de l'édition française de la saga à succès de George R. R. Martin, A Song of Ice and Fire. Originaire des Etats-Unis et publié pour la première fois en 1996, cinq tomes sont parus pour le moment et un sixième et septième sont grandement attendus par les fans. Le trône de fer est sorti en France en 1998 par Pygmalion, qui les réédita en intégrale en 2008, puis par J'ai lu en 2001 (2009 pour les intégrales). Les intégrales sont l'équivalent d'un tome pour l'édition originale. Adaptée en série télé par HBO en 2011, la série bat tous les records et a relancé un engouement pour les livres.


L'hiver vient. Cette petite phrase est sur les lèvres de tout le monde dans le royaume des Sept Couronnes. Si les Stark, dont ces mots sont la devise de leur maison, semblent s'en soucier, le roi Robert Baratheon n'en a que faire trop occupé à dépenser l'argent de la couronne tandis que les Lannister essayent d'avoir toujours plus de pouvoir, emmenés par la reine Cersei Lannister. Eddard Stark le répète, l'hiver vient, mais le roi lui ne voit qu'une menace ancienne en la personne de Daenerys Targaryen, princesse exilée et légitime héritière du trône avec son frère Viserys. Les jeux de pouvoir n'ont de cesse dans le royaume des Sept Couronne, et le trône de fer est toujours l'objet de convoitise.
Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
J'ai lu Intégrale : 15, 90 €
France Loisirs intégrale : 14, 90 €
Marion

L'avis de Marion : Comme beaucoup de lecteurs, j'ai pu découvrir cette saga grâce à la série télévisée qui, bien que grandiose, n'égale absolument pas l'incroyable richesse du roman.
Première partie du premier roman en édition originale et premier roman dans l'édition française, Le Trône de fer introduit l'univers du Royaume des Sept Couronnes, ses différentes maisons, son passé avec les Targaryen, son futur sombre que tout le monde annonce à cause de l'hiver. L'auteur met en place chaque pierre de l'édifice avec une patience extrême petit à petit pour dévoiler lentement les enjeux de sa saga. Le roman est très encré dans un style historique mêlé à la fantsay, qui allié à la qualité d'écriture en fait un roman sans précédent. Ainsi ce premier tome est plutôt une introduction sur le plan du scénario pour dévoiler des enjeux plus grand dans le second tome.
D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi l'édition française a choisi de scinder en deux ce premier tome. L'intégrale, qui est à l'identique de l'édition américaine, se lit très bien en un seul livre et permet même de donner un sens à l'installation de la première partie. Pour ma part, j'ai trouvé la scission mal choisie.
Comme beaucoup de personne, j'ai vu la série avant de lire les romans. Je recommande de regarder d'abord la série pour ensuite lire le roman (pas forcément toute la série ce serait un peu se gâcher le plaisir de la lecture) car le roman est très fourni en nom de villes, seigneurs et autres personnages minimes. Regarder la série avant, permet de mettre une tête sur le nom et facilite grandement la lecture. Je parle d'expérience puisque la lecture de mon père s'est avérée plus dure que la mienne étant donné qu'il n'avait pas regardé la série.
George R. R. Martin a un style d'écriture renversant. Très chevaleresque mais aussi profondément médiéval donc rustique, paillard et imagé. L'écriture est autant élégante que surprenante et bon nombre de fois singulièrement vulgaire. La qualité d'écriture est telle que j'en oublie que je lis un roman moderne ou même un roman tout court. Chaque tournure de phrase a un style approprié à la personne qui parle, les passages narratifs sont associés aussi bien à l'ambiance qu'au personnage qui figure en tête du chapitre. Un complet chamboulement.
Comment parler des personnages sans en omettre. Dans ce premier tome, c'est sans conteste la famille Stark qui se détache. Le chef de famille, Eddard Stark alias Ned, est un homme du nord, profondément attaché à sa famille, à l'honneur, l'amitié et au sens du devoir. Néanmoins, il n'est pas l'homme parfait dont il peut parfois paraitre.
Les enfants Stark sont d'une grande richesse pour leur jeune âge – excepté Rickon qui est vraiment trop jeune. En effet, Arya, sept ans, Sansa, onze ans, Jon, Robb, tous deux vont sur leur quinze ans, et Bran, neuf ans, sont plein de ressources et d'une maturité qui correspond à leur environnement, en tant que noble, et à leur royaume, médiéval donc pas tendre.
Les Lannister apparaissent d'emblée comme les « méchants » de l'histoire mais l'auteur prouve une fois de plus qu'il ne faut pas se fier aux apparences en confrontant deux personnages : Cersei et Tyrion.
En définitif, un roman qui m'a conquise au-delà de ce qu'a pu faire la série – dont je suis une grande fan – et qui promet monts et merveilles à venir.

vendredi 12 juillet 2013

Les sorties du mois de juillet


Voici comme tous les mois, les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs. 

Atalante

03/07
Rohel (T2.4) – Les portes de Babûlon de Pierre Bordage – ebook

08/07
L'horloge du temps perdu de Anne Fakhouri – ebook
La Quête des Livres-Mondes (T3) – Le Livre du temps de Carina Rozenfeld – ebook
Quatre chemins de pardon de Ursula K Le Guin – ebook

10/07
Rohel (T2.5) – Lucifal de Pierre Bordage - ebokk

Black Library

09/07
Titanicus de Dan Abnett
La voie de l'Eldar (T2) – La voie du prophète de Gav Thorpe
La peste noire (T1) – Hiver mort de C-L Werner




 
Black Moon

03/07
Journal d'un Vampire (T9) – auteur fantôme d'après l'univers de L. J. Smith

17/07
Les héros de l'Olympe (T1) – Le Héros perdu de Rick Riordan
Percy Jackson (T2) - La mer desmonstres de Rick Riordan (réédition avec l'affiche du film)

 

Bragelonne

12/07
L'Opéra Macabre - l'intégrale de Jeanne Faivre d'Arcier
Percheron (T2) – Emissaire de Fiona McIntosh
La Confédération (T3) – Au cœur du courage de Tanya Huff



 

Castelmore

05/07
Assassin's CreedRevelations de Olivier Bowden
Vampire Academy (T4) – Promesse de sang de Richelle Mead





 

City

03/07
Les Arcanes de la Lune RougeMauvais sang de L. A. Banks



 


Fleuve Noir

11/07
La Porte des Eons (T3) – L'Ombre de l'Abime de Sam Sykes




 

Harlequin

Le Bal des immortels de Colleen Gleason
Les Seigneurs de l'Ombre (T3) – L'émeraude des ténèbres de Gena Showalter
La Revanche du Loup de Karen Whiddon
Mortelle destinée de Bonnie Vanak
Légendes nocturnes de Maggie Shayne, Kendra Leigh Castle et Lisa Childs




 
J'ai lu

03/07
Aurora Teagarden (T2) – Un crime en héritage de Charlaine Harris
Megan Chase (T2) – Démons intimes de Stacia Kane

10/07
Dark Hunters (T14) – L'astre des ténèbres de Sherrilyn Kenyon




Milady

12/07
Risa Jones (T3) – Ténèbres dévorantes de Keri Arthur
La Confrérie de la dague noire (T9) – L'amant déchainé de J. R. Ward
Jamais deux sans trois (T2) – Francine + Mitchell + Alejandro de Eve Langlais
Charley Davidson (T4) – Quatrième tombe au fond de Daryndo Jones
Jamais deux sans trois (T3) – Naomi + Ethan + Javier de Eve Langlais
Zombie Story (T3) – Zombie Planet de David Wellignton
Neverwinter (T3) – La Griffe de Charon de R. A. Salvatore



 
Petit Caveau (Les éditions du)

01/07
Toute l'eau de mes larmes Episode 4 de Vanessa Terral – ebook

13/07
Marquise des Ténèbres de Ambre Dubois - ebook



 

Pocket

04/07
La Romance de Ténébreuse – Intégrale III de Marion Zimmer Bradley
Les Seigneurs de Guerre (T3) – Le Marteau de Dieu de Karen Miller







 

Sharon Kena

16/07
Possédés (T3) - Démon du jeu de Sharon Kena
Aux Nuits sans lune (Saison 1 – Episode 3) de Céline Mancellon
Oméga (T1) – Marquée de J. A. Curtol 





Marion

jeudi 11 juillet 2013

Maitrese de l'Empire


La Trilogie de l'Empire

Maîtresse de l'Empire

Editions Bragelonne, 624 pages, illustration de A-C. Payet, traduction de A. Vétillard

Maîtresse de l'Empire est le troisième et dernier volume des aventures de Mara des Acoma, personnage crée par Raymond Feist et Janny Wurts. Mistresse of the Empire fut publié en 1992 aux Etats-Unis, il rencontra le même succès littéraire que ses prédécesseurs, et compte, tout comme eux, bon nombre d'éditions françaises (J'ai Lu en 2007, Bragelonne en 2004 et 2011, Milady en 2013)

Mara a finalement vaincu toute la maison des Minwanabi et peut profiter d'une paix si durement acquise. Ayant pris possession des terres de son ennemi et devenue pair de l'empire, Mara pense pouvoir enfin être en sécurité. Mais la culture tsurannie lui rappelle que nul n'est à l'abri du Grand Jeu du conseil lorsque son fils Ayaki est assasiné. Folle de rage, la mère endeuillée provoque une guerre ouverte aux Anasati que tout désigne. Seulement l'Assemblée des Très-Puissants n'est pas de cet avis et Mara devra affronter son plus puissant ennemi, au nom de sa maison, au nom de l'empire, au nom de la liberté et de ses idéaux.
Prix : Bragelonne : 25 €
Milady : 10, 20 €
Marion

L'avis de Marion : Raymond Feist et Janny Wurts offrent un dernier tome en tout point parfait, une sublime conclusion à cette trilogie coup de cœur.
Tout d'abord, on aurait pu croire qu'avec l'anéantissement de la maison Minwanabi et un nouveau mariage, Mara aurait enfin trouvé bonheur, paix et une bonne fin pour ses aventures. Mais les deux auteurs relancent les intrigues grâce à un coup d'éclat magistral qui fait ressortir le personnage de Mara plus humainement que jamais. Le déroulement du livre en ressort donc parfait. L'intrigue et la trame du livre sont très bien rythmés, il n'y a jamais un moment d'ennui et les péripéties s'enchainent les une après les autres pour tous les personnages. La fin est à la hauteur de mes espérances : entre malheur et bonheur. Une fin bien trouvée.
Une fois de plus, l'écriture fabuleuse des deux auteurs y jouent un rôle crucial. Une fois de plus, rien à y redire. Les descriptions sont riches et soignées, pas de reproche cette fois-ci sur les descriptions trop longues et lourdes des vêtements et autres richesses. Raymond Feist et Janny Wurts ont su créer un rythme haletant et tendu pour un roman principalement politique. Chapeau bas.
Cependant tout ce qui fait le brio de cette série est sans nulle doute les personnages. En effet, la série se passant sur presque quinze ans, le lecteur a l'avantage de voir évoluer Mara et chacun des autres personnages. L'héroïne avait dix-sept ans lors du premier tome, le lecteur la voit donc passé par toutes les étapes de la vie et le changement moral qui en ressort sur elle. L'évolution est saisissante et frappante.
J'ai eu aussi le plaisir de découvrir un peu plus Arakasi qui lui aussi offre une belle évolution, surtout dans ce dernier tome, qui passe de machine calculatrice à être humain. J'ai vécu ses aventures avec passion et quelques frissons parfois. Ses passages dans le livre où on se glisse dans sa peau de maître espion sont grandioses.
Chaque personnage est très bien décrit, fait et construit, il en résulte un attachement qui nous fait rechigner à la possibilité de la mort d'un seul d'entre eux. Et pourtant, à la guerre, il y a toujours des morts.
En somme, une fin triomphale, géniale, que j'ai littéralement dévoré et qui m'a enchanté au-delà de ce que je pensais. Sans nulle doute l'une de mes séries préférées et pour longtemps. À lire absolument.