vendredi 30 août 2013

One Piece - Saison 1


One Piece – Saison 1




   Diffusé pour la première fois 1999 au Japon par Fuji TV, One Piece s'est tout de suite imposé sur les chaînes japonaises du fait du succès du manga original qui est, à ce jour, le manga le plus vendu dans le monde. Diffusé en France depuis 2003, One Piece a fêté cette année ses dix ans d'animation en France, Direct Star et MCM ne se détachent plus de la série qui leur garantie très souvent des records d'audiences et a notamment fait de Direct Star la chaine TNT numéro en réunissant en moyenne 532 000 téléspectateurs.
Sortie DVD: juillet 2010

Episodes :
Arc Morgan

1. Je suis Luffy ! Celui qui deviendra roi des pirates !
2. Le grand manieur de sabre ! Roronoa Zoro, chasseur de pirates !
3. Morgan vs Luffy ! Qui est cette jolie inconnue ?

Arc Baggy

4. Le passé de Luffy ! L'apparition de Shanks le roux
5. Le terrifiant pouvoir du Capitaine Baggy le Clown !
6. Situation désespérée ! Mohji le dresseur de fauves vs Luffy !
7. Grand affrontement ! Zoro le bretteur vs Cabaji l'acrobate !
8. Qui va gagner ? Le choc des pouvoirs du démon !

Arc Kuro

9. Menteur honorable ? Capitaine Usopp !
10. Le type le plus étrange du monde ! Jango l'hypnotiseur
11. La Conspiration révélée ! Le pirate majordome, Capitaine Kuro !
12. Bataille ! L'équipage du Capitaine Kuro ! Combat sur la pente !
13. Le duo terrifiant ! Les frères siamois vs Zoro
14. La résurrection de Luffy ! La confrontation pour Kaya !
15. Battre Kuro ! La détermination d'Usopp !
16. Protéger Kaya ! Les pirates d'Usopp entrent en action !
17. Colère immense ! Kuro vs Luffy, le combat final !
18. Tu es un animal spécial ! Gaimon et ses fabuleux amis

Arc Baratie

19. Le passé des trois épées ! La promesse entre Zoro et Kuina !
20. Le fameux cuisinier ! Sanji et le navire-restaurant !
21. Un invité inatendu ! La cuisine de Sanji et la grâce de Gyn !
22. La plus grande flotte de pirates ! Le capitaine Don Krieg !
23. Protéger le Baratie ! Le grand pirate Zeff aux pieds rouges !
24. Mihawk oeil de faucon ! Zoro le bretteur tombe dans la mer !
25. Super technique de coups de pieds ! Sanji vs Pearl !
26. Le rêve de Zeff et Sanji ! All Blue
27. Le démon sans coeur ! Gyn, le commandant de la flotte pirate
28. Je ne mourrai pas ! Conclusion : Luffy vs Don Krieg !
29. La fin d'une bataille désespérée !

Arc Arlong

30. Départ ! Le chef cuisinier part avec Luffy !
31. L'homme le plus terrifiant d'East blue : l'homme-poisson Arlong !
32. La sorcière du village de Cocoyashi ! L'équipière d'Arlong
33. Usopp est-il mort ? Luffy n'a pas encore accosté ?
34. Réunis ! Usopp dit la vérité à propos de Nami
35. Le passé caché ! Belmer !
36. Survivre ! Belmer et Nami
37. Luffy se relève! La fin de la promesse brisée !
38. Luffy en danger ! Les hommes-poissons vs l'équipage de Luffy !
39. Luffy coule ! Zoro vs Hatchan !
40. Difficile combat pour Sanji et Usopp !
41. Luffy fait de son mieux ! Le courage de Nami !
42. Eclatement ! L'attaque terrifiante d'Arlong !
43. La fin de l'empire des hommes poissons ! Nami est ma partenaire !
44. Lever les voiles avec le sourire ! Au revoir mon village natal, Cocoyashi !
45. Mise à prix ! Luffy au chapeau de paille devient célèbre !

Arc Les aventures de Baggy

46. C'est ce que vous attendiez ! Le retour de Buggy le clown !
47. Je t'aurai chapeau de paille ! Les aventures de Buggy rétréci !

Arc Loguetown

48. La ville où tout commence et où tout finit : Logue Town
49. Sandai Kitetsu et Yubashiri ! Les nouvelles épées de Zoro !
50. Usopp vs Daddy the Father ! Affrontement à midi !
51. Une bataille culinaire acharnée ? Sanji vs la jolie chef
52. La revanche de Buggy ! L'homme qui sourit sur la plateforme d'exécution !
53. La légende est née ! Direction la Route de tous les Périls !

Arc Île du navire de guerre

54. Le pressentiment d'une nouvelle aventure ! Apis, la fillette énigmatique
55. La créature sacrée ! le secret d'Apis et l'île légendaire
56. Le raid d'Erik ! La grande évasion de Gunkan Island !
57. L'île solitaire dans une mer lointaine ! La légendaire Île Perdue
58. Affrontement dans les ruines ! Zoro vs Erik !
59. Luffy, complètement encerclé ! Le plan secret de l'amiral Nelson
60. Celui qui vole à travers le ciel ! Une légende vieille de 1000 ans revit !
61. Fin de la colère ! Traverser Red Line !

Casting principal (VO/VF)  :
Monkey D. Luffy : Mayumi Tanaka/ Stephane Excoffier
Roronoa Zoro : Kazuya Nakai/ Patrick Noérie
Nami : Akemi Okamura/ Kelly Marot
Usopp/ Pipo : Kappei Yamaguchi/ Jean-Pierre Denuit
Sanji/ Sandy : Hiroaki Hirata/ Olivier Cuvelier

Marion



L'avis de Marion :  Une première saison bien longue mais qui passe en un clin d'oeil.
   Immense fan de l'oeuvre originale, je ne pouvais pas passer à côté de l'adaptation anime. Ainsi donc je me suis attelée à regarder les 609 épisodes sortis. La première saison ne déçoit pas. Forte de 61 épisodes, elle est extrêmement fidèle au manga au point même de restituer les mini-aventures de Baggy rétréci. J'ai retrouvé avec délice les aventures aussi loufoques les une que les autres de Luffy et ses compagnons. Une fidélité d'ailleurs qu'on retrouve dans les épisodes Hors Série (HS pour la suite) qui sont des épisodes inédits, absolument pas sorti de l'imagination de Eiichiro Oda. C'est une chose que j'ai apprécié et tout de suite remarqué avec des personnages excentriques comme Carmen ou encore Erik (particulièrement sa coupe de cheveux). Aventure, action, baston, honneur, amitié, tranche de rigolade ou pleurs, toute la subtilité (ou débilité) de One Piece est présente.
    La seule chose négative est le HS final, l'arc sur l'île du vaisseau de guerre qui est vraiment pénible et long qu'il dure moins de dix épisodes (très court pour un HS quand on pense à ceux de Bleach notamment qui durent une saison entière et même deux parfois). Les personnages sont réussis mais le Sennenryou (ou dragon) est très laid, il ne sert strictement à rien et l'histoire n'a pas prise, j'ai été lassée plus qu'autre chose.
    L'animation est aussi très fidèle au style de dessin. J'ai retrouvé les dessins simplistes des premiers tomes avec leur quelques hésitations sur certains détails. La couleur apporte énormément de chose, notamment pour ceux qui n'avait lu jusque là que les mangas, cela permet de découvrir des couleurs de cheveux surprenantes par exemple (Kobby a les cheveux roses) ou encore combien le ridicule des couleurs des costumes est aussi fort que le dit Luffy.
    Un très gros point fort est sans nulle doute le doublage japonais parfait. L'équipe s'éclate et on le sent, tout est parfaitement retranscrit grâce à l'énergie des doubleurs. Les rires de Luffy, ses expressions, ses cris, sa rage, le charme de Nami, le rire de Zoro, ses prises de tête avec Sanji, la tempête de l'amour de ce dernier. Tout ceci est si vivant si bien rendu que forcément le doublage français paraît tout bonnement immonde. De fait, je ne peux le supporter.
    En définitif, cet anime est le meilleur du genre avec une fidélité à toute épreuve et des hors séries dans l'esprit du manga. Que demande le peuple, je vous le demande ?

One Piece


One Piece




One Piece est une série télévisée produite par la Toei Animation et inspirée du manga mondialement connu du même nom crée par Eiichiro Oda. Diffusée depuis le 20 octobre 1999, les aventures de l'équipage du Chapeau de Paille se sont écoulées en quinze saisons et 606 épisodes qui sont d'ailleurs toujours en cours de diffusion, tout le monde ignore donc le nombre total d'épisodes qu'il y aura.
MCM diffuse actuellement la fin de la première saison tous les jours à midi puis les diffusera toute la journée à partir du 26 août.
Il existe de multitudes de dérivés dû au succès colossal de cette série avec des films, des OAV et des épisodes spéciaux de quelques minutes.

Synopsis :
Le Seigneur des Pirates, Gol D. Roger, a tout conquis en cette terre : puissance, gloire, renommé et le fameux trésor One Piece. Arrêté et exécuté par la Marine, il défraie une horde de pirates sur le monde avec ses dernières paroles avant de mourir : «  Mon trésor ? Si vous y tenez vous n'avez qu'à le prendre … Mais il vous faudra d'abord le chercher, car je l'ai caché quelque part dans ce vaste monde! » . 22 ans plus tard, Luffy, jeune homme issu d'un petit village, prend la mer avec la ferme ambition de devenir à son tour le Seigneur des Pirates. Le début d'une longue, dangereuse et belle aventure.



 






http://www.la-gazette-fantastique.blogspot.fr/2013/12/one-piece-saison-3.html 


 Saison 3





 

 Saison 5







Saison 6







Saison 7









Saison 8




 Saison 9








Saison 10







Saison 11








Saison 12







Saison 13





Saison 14



 

 Saison 15





Films :
One Piece The Movie
One Piece Movie 2 : Nejimaki Shima no Bouken/ L'aventure de l'Ile de l'Horloge
One Piece Movie 3 : Chinjou Shima no Chopper Oukoku/ Le Royaume de Chopper – L'étrange île des animaux
One Piece Movie 4 : Dead end no Bouken/ Une aventure sans issue
One Piece Movie 5 : Norowareta Seiken/ La Malédiction de l'Epée sacrée
One Piece Movie 6 : Omatsuri Danshaku to Himitsu no Shima/ Le Baron Omatsuri et l'île aux secrets
One Piece Movie 7 : Karakuri Shiro No Mecha Kyohei/ Le Mecha géant du château Karakuri
One Piece Movie 8 : Sabaku no Ojou to Kaizoku Tachi/ Les pirates et la princesse du désert – Episode Alabasta
One Piece Movie 9 : Fuyu ni Saku, Kiseki no Sakura/ Le miracle des cerisiers en hiver – Episode de Chopper
One Piece Movie 10 : Strong World
One Piece 3D : Strawhat Chase

Episodes spéciaux :
One Piece : Dream Soccer King !
One Piece Jango's Dance Carnival
One Piece : Open Upon the Great Sea ! A Father's huge, HUGE Dream !
One Piece : Take Aim ! The Pirate Baseball King
One Piece Episode de Nami : Kokaishi no Namida to Nakama no Kizuna
One Piece Jidaigeki Special : Luffy Oyabun Torimonocho
One Piece – Defeat The Pirate Ganzak !
One Piece Episode Spécial de Luffy
One Piece Special – Glorious Island
One Piece Toriko DBZ Crossover

jeudi 29 août 2013

Game of Thrones



Game of Thrones


Game of Thrones est la série du moment depuis sa création en 2011 par David Benioff et D. B. Weiss. Adaptation du tout aussi célèbre cycle A Song of Ice and Fire de George R. R. Martin, la série comporte à ce jour, quatre saisons diffusées en 2011, 2012, 2013 et 2014. HBO a annoncé que les acteurs ont signé pour un travail sur 7 saisons - pour ceux dont le personnage survivrait jusqu'ici.
Chaque saison, à ce jour, est l'adaptation d'un roman de l'édition originale – on peut donc avoir le même découpage en France avec les intégrales.

Synopsis :
L'hiver vient. Cette petite phrase est sur les lèvres de tout le monde dans le royaume des Sept Couronnes. Si les Stark, dont ces mots sont la devise de leur maison, semblent s'en soucier, le roi Robert Baratheon n'en a que faire trop occupé à dépenser l'argent de la couronne tandis que les Lannister essayent d'avoir toujours plus de pouvoir, menés par la reine Cersei Lannister. Eddard Stark le répète, l'hiver vient, mais le roi lui ne voit qu'une menace ancienne en la personne de Daenerys Targaryen, princesse exilée et légitime héritière du trône avec son frère Viserys. Les jeux de pouvoir n'ont de cesse dans le royaume des Sept Couronne, et le trône de fer est toujours l'objet de convoitise.




Saison 1




 


Saison 3






 


Saison 4










 Saison 5










 Saison 6






Interviews :
Nikolaj Coster-Waldau, HBO, 11 mai 2014


Récompenses :
Television Critics Awards 2011 :   Meilleure nouveauté.
Emmy Awards 2011 : Emmy Award du meilleur acteur de second rôle dans une série dramatique (Peter Dinklage)
Golden Globes 2012 :  Meilleur acteur dans un second rôle pour une série (Peter Dingklage)
Screen Actors Guild Awards 2012 :  Meilleur ensemble de cascadeurs pour une série
Festival de Télévision de Monte-Carlo 2012 : prix de la presse – meilleure série dramatique internationale et meilleur producteur international – séries dramatiques.
Screen Actors Guild Awards 2013 : Meilleur ensemble de cascadeurs pour une série
Screen Actors Guild Awards 2014 : Meilleur ensemble de cascadeurs pour une série

Game of Thrones - Saison 1


Game of Thrones  - Saison 1

Affiche promotionnelle de la première saison avec Sean Bean incarnant Ned Stark

Diffusé pour la première fois le 17 avril 2011 aux Etats-Unis par HBO, Game of Thrones s'est très vite imposé comme un succès à travers le monde en réunissant chaque semaine un peu plus de téléspectateurs. Constituée de 10 épisodes de presque une heure, la série a attiré environ 2, 5 millions de téléspectateurs par épisode. Elle fut diffusé sur les écrans français pour la première fois le 5 juin 2011 (alors que passait le huitième épisode aux Etats-Unis) par OCS Choc et enfin plus tardivement en janvier 2013 par Canal +.
La première saison est l'adaptation de A Game of Thrones, premier tome américain, qui correspond au Trône de Fer et au Donjon Rouge dans l'édition française.
Sortie DVD/ Blu-Ray: 7 mars 2012

Episodes :
  1. L'hiver vient, diffusé le 17 avril 2011, 2 200 000 téléspectateurs
  2. La Route du Roi, diffusé le 24 avril 2011, 2 200 000 téléspectateurs
  3. Lord Snow, diffusé le 01 mai 2011, 2 400 000 téléspectateurs
  4. Infirmes, bâtards et choses brisées, diffusé le 08 mai 2011, 2 450 000 téléspectateurs
  5. Le Loup et le Lion, diffusé le 15 mai 2011, 2 580 000 téléspectateurs
  6. Une couronne d'or, diffusé le 22 mai 2011, 2 440 000 téléspectateurs
  7. Tu perds ou tu gagnes, diffusé le 29 mai 2011, 2 400 000 téléspectateurs
  8. Frapper d'estoc, diffusé le 05 juin 2011, 2 720 000 téléspectateurs
  9. Baelor, diffusé le 12 juin 2011, 2 660 000 téléspectateurs
  10. De feu et de sang, diffusé le 19 juin, 3 040 000 téléspectateurs

Casting principal :
Eddard Stark : Sean Bean
Catelyn Stark : Michelle Fairley
Jon Snow : Kit Hartington
Robb Stark : Richard Madden
Sansa Stark : Sophie Turner
Arya Stark : Maisie Williams
Bran Stark : Isaac Hempstead-Wright
Robert Baratheon : Mark Addy
Jamie Lannister : Nikolaj Coster-Waldau
Cersei Lannister : Lena Headey
Tyrion Lannister : Peter Dinklage
Prince Joffrey : Jack Gleeson
Daenerys Targaryen : Emilia Clarke

Marion

L'avis de Marion : Une première saison placée sous le signe de la découverte, je ne remercierai jamais assez Sam de me l'avoir fait découverte.
  Tout commence par le générique. Celui-ci est très originale, utile et beau. On y voit les principaux lieux d'actions de la série – ce qui donne des points de repère pour le téléspectateur – qui se montent tels des machines tandis que défilent les noms des acteurs. À côté de ces noms on remarque une fois de plus une utilité pour repérer qui joue qui : les blasons des familles sont disposés à côté des noms (Sean Bean est ainsi orné du loup-garou). La musique est épique, majestueuse, un frisson garanti à chaque début d'épisode.
  Ensuite commence la série en elle-même. Celle-ci est très bien rythmée, le premier épisode introduit très bien les protagonistes et met en place toute suite les premiers enjeux qui se développeront petit à petit au fil des épisodes. Bien sûr, certains sont plus passionnants que d'autres – notamment les épisodes six et neuf qui se dégagent très clairement comme supérieur ou encore le dixième qui offre un final haletant – mais l'équilibre est très justement trouvé entre chaque épisode. En revanche, certaines scènes sont tout bonnement inutiles, je pense notamment aux nombreuses scènes de sexe qui n'ajoutent rien d'extraordinaire ou d'indispensable au scénario.
  La bande originale de la série est à la hauteur du générique. Chaque scène est relevée par la qualité de la musique, je prends même plaisir à écouter l'OST (Orginal Sound Track) pour les trajets ou autres sur mon Ipod. Rien de mieux pour se sentir d'humeur épique et affronter la journée tel un habitant des Sept Royaumes.
  Décors et costumes sont époustouflants de réalisme. On voit qu'il y a des moyens derrière la série, et pas une seule seconde j'ai pensé « faux ! C'est du plastique ton armure » ou autre commentaire dont je ne me prive pas habituellement.
  Les protagonistes sont magistralement bine interprétés par des acteurs de haut niveau. Si Sean Bean est connu du grand écran et fait une performance à la hauteur de sa carrière, les autres acteurs ont tout à prouvé. Les plus impressionnants sont bien entendu les enfants : Isaac Hempstead-Wright, Sophie Turner et Maisie Williams. Ils arrivent totalement à entrer dans leur rôle et font très bien ressentir leur joie, leur peine, leur frustration. Une belle performance aussi pour Jack Gleeson qui malgré ses 19 ans convainc en jeune prince de 13 ans écervelé, geignard et aussi terriblement agaçant. Kit Hartington crève l'écran aussi en Jon Snow avec une sensibilité désarmante qui devient conviction et volonté de fer pour ne pas sombrer dans ce monde où il portera toujours le sobriquet de « bâtard ». Un personnage qui est fort lésé en revanche c'est Robb Stark. Héritiers des Stark, aîné et Seigneur de Winterfell en l'absence de son père, il reste cependant très absent, tout comme il l'est dans l'oeuvre originale.
  En somme, une bonne série à suivre par sa crédibilité, ses acteurs, sa musique et pour la patience dont elle fait preuve pour mettre en place tous les éléments nécessaires à un grand final.

lundi 26 août 2013

Le Prestige

Le Prestige

Réalisation de Christopher Nolan, production de Warner Bros


  Le Prestige est un film réalisé par Christopher Nolan en 2006 et co-écrit avec son frère Jonathan Nolan. Le film est inspiré du roman homonyme de Christopher Priest. Sortie dans les salles obscures le 15 novembre 2006, le film n'a pas séduit malgré ses 40 millions de dollars de budget, un casting de choc et un réalisateur de première qualité puisqu'il ne rassemblera en France moins de 200 000 spectateurs au box office. Il fait d'ailleurs très peu de profit en récoltant seulement 11 millions de plus que le budget alloué, une piètre performance pour la crème hollywoodienne.
Sortie DVD : 10 mars 2010
Sortie Blu-Ray : 28 novembre 2012

Casting principal :
Robert Angier : Hugh Jackman
Alfred Borden : Chrisitan Bale
Olivia : Scarlett Johansson
Cutter : Michael Caine


 Londres, XIXème siècle, Robert Angier et Alfred Borden, deux magiciens, font leur premières armes ensemble où une rivalité amicale les opposent jusqu'à ce qu'un drame se produise et altère définitivement leur vie. Robert Angier tient Alfred Borden personnellement responsable de son malheur et la rivalité amicale disparait pour devenir farouche et obsessionnelle, les deux magiciens essayeront coûte que coûte de découvrir les secrets de l'un comme de l'autre, quitte à mettre leur vie, et celle des autres, en jeu.


Marion

L'avis de Marion : Vu il y a deux-trois ans, j'avais été complètement fascinée et chamboulée par ce film audacieux et obsessionnel. Un nouveau visionnage il y a quelques jours n'a pas enlevé au charme du film, loin de là.
Au début du film, Michael Caine l'annonce: un tour de magie est composé de trois temps: la promesse, le tour et le prestige. Ensuite vient une explication sur la signification de chacun de ses termes. Ainsi Michael Caine nous prévientdes enjeux du film puis l'histoire à proprement parler des deux magiciens commence, et mon esprit a occulté la mise en garde. Pourquoi ? Tout d'abord la  manière de tourner rend le scénario complexe, notamment les premières minutes où une mise en abîme est utilisée - ce procédé stylistique consiste à mettre quelque chose à l'intérieur de cette même chose, ici Borden lit le journal de Angier et donc la scène écrite dans le journal défile, et celui-ci lit lui-même le journal de Borden et les deux voix se confondent. Le temps est complètement chamboulé par ce procédé et est un rude choix pour commencer un film. Mais cela se révèle payant puisque la suite du scénario, sans autres mises en abîmes, est tout aussi extraordinaire.
   C'est aussi la façon de filmer qui rend cet effet. Les plans sont courts, on passe subtilement d'un magicien à l'autre et leur façon de penser, leur obsession devient aussi la notre. On ne se pose pas la question de savoir si oui ou non Angier saura le secret de Borden, non, on veut au-delà, on veut savoir nous-même le secret de Borden, nous retrouvant dans la même situation que Angier et on en oublie même que comme dans chaque tour de magie, il y aura une pirouette finale.
   Le film est bien porté par un casting de rêve. Venant d'achever Batman Begins, Christopher Nolan remet le couvert en offrant un rôle à deux acteurs ayant déjà été dans ce film: Christian Bale et Michael Caine. Ce fut pour moi une occasion de découvrir l'acteur autrement que dans le rôle de Bruce Wayne et il s'en tire avec efficacité selon moi. Personnage lunatique, Borden passe du calme à la colère, de l'homme aimant à l'alcoolique infidèle. Christian Bale interprète avec brio cet homme dont les secrets sont sa vie.
   Michael Caine en revanche n'a pas su sortir du rôle d'Alfred selon moi.  En effet, son rôle dans Le Prestige est de mettre son savoir et ses compétences au service d'un homme, ce qui n'est pas très différent d'un majordome et donc, l'ombre d'Alfred ne cesse de planer derrière lui.
   Un autre nom tout aussi connu est celui de Hugh Jackman. L'acteur australien s'illustre dans ce film sombre et prouve qu'il sait faire autre chose qu'un Wolverine enragé et rugueux, les magiciens obsessionnels et psychopathes font aussi parti de ses compétences ! Personnage très torturé, ce qui était au début une vengeance personnelle devient au fil du film la raison de vivre d'Angier. Alors que ce magicien français m'apparaissait comme le plus sympathique des deux, le jeu de Hugh Jackman est si parfaitement prés du personnage qu'Angier devient rapidement le plus détestable des deux hommes.
  Enfin Scarlett Johansson n'est, à mon humble avis, qu'un faire valoir dans ce film - ce qui illustre parfaitement son rôle d'assistante - en effet, l'actrice, telle l'assistante qui met en valeur le magicien, ne sert qu'à mettre en valeur les prestations de ses deux acolytes: Hugh Jackman et Christian Bale.
    En somme, Le Prestige est un film passionnant dont la solution finale est si ahurissante et simple qu'on en reste béat d'admiration pour l'oeuvre. Une seconde vision ne gâche d'ailleurs pas le film et permet de retrouver disséminer ça et là des indices un peu partout dans le film.

L'Echo du Grand Chant


L'Echo du Grand Chant


Editions Bragelonne 10 ans, 400 pages, traduction de A. Névant, illustration de D. Graffet

    L'Echo du Grand Chant, de son titre original Echoes of the Great Song est un roman du très célèbre auteur anglais David Gemmell, paru en 1997 au Royaume-Uni et en 2004 en France par Bragelonne. Il fut réédité à l'occasion des dix ans des éditions Bragelonne au prix exceptionnel de 10 euros.

   Les Avatars ont percé le secret de l'immortalité, en alliant magie et science, et asservissent des milliers de personnes grâce à un statut de Dieu revendiqué. Et pourtant, suite à un cataclysme naturel, leur empire s'est effondré et ne sont plus qu'une poignée pour tenter de garder la main mise sur ceux qu'ils considèrent comme des vassaux. Alors qu'une lueur d'espoir leur fait croire à un retour à leur ère dominatrice, l'arrivée d'un peuple inconnu lors de l'apparition d'une double lune dans le ciel pourrait bien leur être fatal à eux ainsi qu'à leurs esclaves. Les Vagars, leurs victimes et vassaux, voient, quant à eux, une chance d'enfin redevenir maître de leur destin. Les Avatars seront-ils seuls contre tous à cause de leur arrogance ?

Prix : Edition Bragelonne : 20, 30 €
Edition Bragelonne 10 ans : 10 €

Marion

L'avis de Marion : Cette édition spéciale à petit prix m'a permis de découvrir un grand auteur du genre: David Gemmell, une expérience plaisante et surprenante.
   L'auteur installe doucement son histoire en mettant les bases de la domination Avatar sur les Vagars ou plutôt la domination passée des Avatars et le déclin de celle-ci dans le présent. Pour bien faire comprendre les enjeux des deux populations actuelles, l'auteur met en place les problèmes du présent tout en expliquant la grandeur passé du peuple Avatar à travers des souvenirs ou des personnages bloqués dans le passé. Ainsi la progression du roman est originale car lente. Le résumé officiel en dévoile beaucoup et j'ai moi-même du mettre des informations qui n'arrivent pas avant la moitié du roman pour fournir une intrigue au livre, ce qui rend compte à quel point la progression du livre est minutieuse. De fait, jusqu'à la fin le déroulement du scénario est déroutant. La culture mise en place par David Gemmell est fascinante mais démontre aussi l'extrême orgueil de l'être humain qui, dans ce cas, se prend pour une divinité au-dessus des autres.
  Une autre particularité du livre est l'absence de héros. On peut tout d'abord croire que Talaban est le héros mais au fur et à mesure de notre lecture, les noms défilent et chacun joue un rôle d'importance et quand vient le moment de résumer l'oeuvre, aucun nom précis n'en sort. Les personnages principaux sont des peuples, des idées, une haine raciale et un conflit.
   Un mot sur l'édition en elle-même. La couverture est de loin ma préférée parmi les autres éditions car très esthétique, simple et épurée mais en même temps militaire. On peut y voir le logo des 10 ans de Bragelonne qui souligne l'édition spéciale. Pour ce qui est de l'intérieur maintenant, afin que l'édition puisse atteindre ce prix alléchant de dix euros, il y a forcément eu des retouches par rapport aux éditions classiques à 23 euros. Et malheureusement cela se ressent de très nombreuses fois. Par exemple, le nom de Touchepierre apparait sous cette première orthographe et d'autrefois avec un trait d'union. Ce détail encore n'est pas dramatique, le pire étant la mise en page. En effet, plus d'une vingtaine de fois dans le roman, j'ai eu le déplaisir de devoir déchiffrer une ligne entière si ce n'est une phrase entière, pourquoi déchiffrer ? Car la ligne en question était écrite sans espace ne formant qu'un seul et même long mot. Une fois, deux fois, c'est agaçant, mais à répétition le long du roman c'est pénible. Enfin un dernier reproche, l'absence de saut de ligne lors de changement de point de vue. C'est parfois abrupt de finir une conversation entre le Quêteur Ro et Sofarita pour passer la ligne juste après au Quêteur générale Rael sans transition ou saut de ligne pour marquer le changement.
   Comme je l'ai souligné, il n'y a pas de héros à proprement parlé au vu des nombreux personnages, toutefois un certain nombre d'entre eux se dégagent des autres comme Sofarita, Rael, Talaban et Viruk.
Bien que Sofarita soit importante dans le roman, je n'ai pas apprécié le personnage et l'ait trouvé sans intérêt et fade. Elle est passive, elle laisse les événements la porter, elle croit à un destin qu'elle doit accomplir sans se soucier des risques pour elle car ce fameux destin est immuable. Elle ne tente pas de se battre, elle reste passive à ce qui va arriver.
   Talaban est le meilleur personnage selon moi. il n'hésite pas à avoir un point de vue critique quand à son peuple, il a une vision plus détachée même s'il n'en reste pas moins un Avatar.
  Rael est l'archétype même de l'homme qui est perdu dans la splendeur passée et refuse d'avancer. Cependant on le découvre au fil du livre un peu plus profond que ne le laissait supposer la surface.
   Enfin, Viruk est sans doute mon personnage favori. Doté d'un certain sens de l'humour et de la répartie, c'est un homme cruel qui aime le massacre, se battre et infliger la mort, toutefois il sait évoluer et n'est pas dépourvue d'une certaine ironie ainsi que de poésie.
  En somme, c'est un roman surprenant que j'ai apprécier malgré les défauts d'édition et je suis finalement satisfaite de cette édition qui m'a fait découvrir à moindre coût un bon roman.

L'invincible forteresse


Le Trône de Fer

L'invincible forteresse


Editions Pygmalion, 324 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll


   L'Invincible forteresse est le cinquième tome de la saga du Trône de fer en France mais correspond au dernier tiers du second roman A Clash of Kings de George R. R. Martin. Edité en 1998 aux Etats-Unis par Bantam Books, cette seconde partie devenue roman fut publiée par Pygmalion en 2000 en France puis fut réédité en 2002 par J'ai lu, en 2009 pour la version intégrale de Pygmalion et en 2010 pour la version intégrale de J'ai lu.
Ainsi, ce dernier fragment est la fin de la seconde saison diffusée par HBO.

  Alors que tout souriait à Robb, le roi du Nord, celui-ci connait un coup dur : Theon Greyjoy l'a trahi, a envahi Winterfell et assassiné Bran et Rickon, les deux jeunes frères et héritiers du roi. Une sombre nouvelle inopportune puisque Lord Tywin Lannister a rassemblé ses troupes déterminé à mener l'ultime bataille contre le jeune loup. Stannis Baratheon en revanche voit sa situation aller de mieux en mieux. En effet, depuis la mort de Renly dans des conditions mystérieuses, la majorité des troupes de son jeune frère se sont ralliées à sa cause et marchent avec lui contre Port-Réal. Une situation qui n'enchante guère Tyrion qui tente tant bien que mal de préparer sa cité agonisante et démunie pour gagner une bataille qu'il pense déjà perdue d'avance. De son côté, Daenerys Targaryen avance toujours péniblement dans la douleur et les complots pour reconquérir son trône et pense trouver une aide providentielle à Quarth.

Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
J'ai lu intégrale : 15, 90 €
France Loisirs intégrale : 14, 90 €
Marion

L'avis de Marion : Une conclusion de tome explosive qui promet des jours sombres à nos héros mais de beaux jours à la saga.
   Enfin le scénario se développe un peu plus vite dans les Sept Royaumes ! La guerre est aux portes de Port-Réal et la tension est palpable que ce soit pour les habitants ou pour le lecteur. On sent que de grandes choses vont se passer, et, pour cause, tous les éléments sont réunis pour en faire le meilleur tome jusqu'ici ! La tactique fait place à l'action et le seul élément dérangeant est finalement l'absence de réponse à la fin haletante du premier tome. Pour la seule scène de la Néra l'oeuvre suffit à convaincre. Avec un talent et une dextérité rare, cette scène nous est livrée sous différent point de vue opposé qui fait que le lecteur ne peut choisir un camp. C'est d'ailleurs tout l'enjeu des romans, il est impossible de choisir clairement un parti sans avoir de regret pour un personnage qui lui est opposé. Un fait donc qui pour ma part témoigne d'un scénario sublimement bien travaillé.
  Je ne m'appesentirai pas sur la qualité d'écriture qui est toujours aussi bien travaillé mais entaché par une traduction parfois maladroite et voire même sans cohérence. Un regret qui me donne envie de les lire en anglais puisque parait-il que l'écriture original de George R. R. Martin est plus simpliste que la traduction qui en a été faite - ce qui serait une immense déception. 
   Avec ce nouveau roman, nous entrons dans l'intimité de Theon et de Davos Servault, un homme d'ailleurs dont la soudaine apparition surprend et dont j'ai eu du mal à replacer le rôle. 
  Si le lecteur croyait avoir tout vu avec l'acte de Jaime et les autres atrocités de Westeros, l'auteur prouve une fois de plus qu'il n'a aucune limite avec ses personnages en adoptant le point de vue de Theon. Bien que ses actes lui valent d'être le personnage que je hais le plus, au-delà de ce détail c'est avant tout sa personnalité et les raisons pour lesquelles il commet ses actes qui font de lui le personnage répugnant qu'il est. Avec une justesse surprenante, l'auteur en fait un personnage rien de plus d'humain, un homme avec des ambitions, une fierté, un orgueil mis à mal mais surtout qui a besoin de reconnaissance.
   Les passages de Davos sont très peu nombreux mais longs et je n'ai malheureusement pas eu l'impression qu'il apportait grand chose hormis lors de la Néra, dont je ne peux dire un mot pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur.
    Une fois de plus, les meilleures passages reviennent aux trois-mêmes: Arya, Jon et Tyrion.
    Si Jon ne s'était pas vraiment distingué dans le tome précédent faute d'action, il s’illustre dans celui-ci par son passage de l'adolescence à l'âge adulte mais un adulte dont le coeur ne peut se détacher de ses choses de l'enfance comme la reconnaissance du père.
    Arya se détache une fois de plus par son caractère d'enfant guerrière. Emprisonnée, maltraitée, démoralisée sans cesse, la petite Stark trouve néanmoins la force de survivre et même d'aller au-delà de cela en réalisant des prouesses que même des adultes n'auraient pas eu le courage de faire. Une fillette qui a du cran et qui, je le sens, perdurera largement plus que son frère Robb. Celui-ci est d'ailleurs une fois de plus absent du roman, ce qui me fait persister dans l'idée que le malheureux ne fera pas long feu.
   Enfin Tyrion se révèle une fois de plus guerrier mais aussi beaucoup plus sentimental qu'il n'en parait. Un petit bout d'homme plein de surprise donc qui ne cesse de me faire espérer la réussite de chacun de ses plans alors qu'il est un Lannister et donc l'ennemi de ma maison favorite. Du grand art, une fois de plus.
   En somme, j'ai complètement été subjuguée par la puissance de A Clash of Kings qui, je n'en démords pas, doit se lire en un seul roman plutôt que de lire La Bataille des Rois puis L'Ombre maléfique et enfin L'Invincible forteresse, qui sont pour moi une aberration éditoriale. 

mercredi 21 août 2013

L'Ombre maléfique

Le Trône de fer

 L'Ombre maléfique 
 Editions Pygmalion, 313 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll
L'Ombre maléfique est le quatrième tome de la saga du Trône de fer en France mais correspond au deuxième tiers du second roman A Clash of Kings de George R. R. Martin. Edité en 1998 aux Etats-Unis par Bantam Books, cette seconde partie devenue roman fut publié par Pygmalion en 2000 en France puis fut réédité en 2002 par J'ai lu, en 2009 pour la version intégrale de Pygmalion et en 2010 pour la version intégrale de J'ai lu.
Ainsi, ce second tiers correspond au début de la seconde saison diffusée par HBO.


    La guerre pour la couronne des Sept Royaumes fait rage, Stannis, devenu un fervent serviteur d'un dieu nommé le Maître de la Lumière, est venu affronter son frère Renly en personne et réclamer ce qui lui revient de droit. Pendant ce temps, Lady Catelyn essaie de profiter de cette rencontre pour rallier les deux frères à Robb au mieux et une paix pour les Sept Royaumes. De son côté, Daenerys essaye de survivre avec son maigre Khalasar dans le désert aride. Theon Greyjoy essaye de d'obtenir l'aide de son père, Seigneur de Pyk et sa flotte, à la cause de Robb mais ses plans sont loin de se réaliser tel qu'il l'avait prévu. Tyrion, devenu Main du Roi, essaye tant bien que mal de se constituer un réseau de fidèle mais ne fait que nourrir une haine à son encontre par le peuple qui le rend responsable de la famine et la pauvreté qui s'abattent sur le pays.

Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
J'ai lu intégrale : 15, 90 €
France Loisirs Intégrale: 14, 90€
Marion
L'avis de Marion : Enfin l'action est de retour dans les terres de Westeros et avec une nouvelle avalanche de noms à retenir.
Le scénario reprend lentement là où il s'était arrêté et cela est d'ailleurs un peu frustrant pour ce qui du point de vue Port-Réal car celui-ci est quelque peu délaissé puisque le tome précédent, La Bataille des Rois, lui était majoritairement consacré. Ainsi, le lecteur est forcé de se focaliser davantage sur Renly et Stannis Baratheon, ce dernier ayant enfin son heure de gloire, il est de loin le roi le plus présent de ce tome. Au détriment d'ailleurs du jeune roi du nord qui est tellement effacé que je ne me souviens absolument pas s'il a un rôle déterminant ou pas dans ce tome. Cependant, ce tome est intéressant aussi par l'habile mélange qu'il y a entre religion et politique, un mélange d'ailleurs très souvent la cause de guerre dans notre passé d'homme.
Pour ce qui est du style d'écriture, je remarque de plus en plus de propos étranges – le plus frappant étant sur le ciel qui une ligne plus tôt était vert, la ligne suivant citron, et enfin jaune – fautes de traduction ou bizarrerie de l'auteur ? Les avis sur internet dénoncent très largement une traduction peu fidèle voire même abusive de Jean Tola.
Avec le final qu'offrait Daenerys dans le Donjon Rouge, je m'attendais à un retour un peu plus vigoureux mais la jeune héritière est elle aussi, à l'instar de Robb Stark, très peu présente et les scènes de prestige n'existent même pas.
Comme je le disais, Robb Stark est le roi le plus faible selon moi. Dès le début des romans, je n'ai pas pu m'attacher à ce personnage car il n'a que très peu d'apparitions, pas de scènes d'importances dans les deux premiers tomes et, une fois devenu roi du nord, n'en a pas pour autant ses propres chapitres avec son point de vue. Si l'hiver vient, je sens qu'une mort prématurée vient aussi pour le pauvre et si jeune Roi du Nord.
Cathelyn Stark m'est vraiment un personnage antipathique dans les romans. Mère, femme et épouse, elle est aussi glaciale que le nord lui-même malgré qu'elle ne se perçoive absolument pas de cette manière.
Une fois de plus, ma préférence va à Arya, Jon et Tyrion. Arya est vraiment un personnage riche et qui accomplit au-delà de mes espérances. La petite fille est réfléchie, morte de peur mais ne perd pas de vue ses objectifs.
Jon et Tyrion n'ont pas beaucoup de passages pour eux dans ce roman mais leur sensibilité et dévouement à ce à quoi ils ont juré allégeance en fait des personnages nobles qu'on ne peut qu'apprécier.
En somme, après un tome assez rébarbatif, le Trône de fer relance les batailles pour la couronne pour notre plus grand plaisir.
 

jeudi 15 août 2013

Yatterman


Yatterman

Réalisation de Takashi Miike, production de Yoshinori Chiba

Yatterman est un film d'action humoristique réalisé par Takashi Miike en 2009 et basé sur l'anime du même nom. Malheureusement pas sortie dans les salles françaises, le film est sorti en DVD et Blu-Ray le 12 mai 2010. Véritable star du cinéma japonais, Takashi Miike a une fois de plus réussi à attirer les foules avec son film délirant et loufoque en amassant près 30 500 000 $ de recettes au box office japonais.
Attention, ce film est classé moins de 15 ans dans certains pays pour cause de grandes allusions sexuelles 

Le thème musical (qui est aussi la chanson de générique de fin) est chanté par groupe Arashi dont Sakurai Shô (le rôle principal) est le rappeur. il y a d'ailleurs était fait un clip en version animé avec des mini-aventures des membres en Yatterman, pour regarder c'est ici

Sortie DVD/Blu-Ray : 12 mai 2010
Casting principal :
Gan Takada : Sakurai Sho
Ai-Chan : Fukuda Saki
Doronjo : Fukada Kyoko
Boyacky : Namase Katsuhisa
Tonzra : Kendo Kobayashi

Gan Takada est l'héritier d'un grand magasin de jouet. Avec sa petite amie Ai-Chan, il s'occupe du magasin en tant de paix, mais lorsque le monde a besoin d'eux, ils se transforment tous deux en Yatterman n°1 et Yatterman n°2 accompagné de leur chien robot, Yatter-Waf. Une fois de plus, la bande à Doronjo fait des ravages, ils essayent de s'emparer de la Pierre Tête de Mort pour le compte de leur boss et ainsi exaucer son vœu maléfique. Les deux Yatterman doivent à tout prix les récupérer avant eux pour empêcher le monde de sombrer dans le chaos !

Marion

L'avis de Marion : Je l'avais évoqué pour Zebraman 1 et 2, voici enfin l'avis sur Yatterman, attention aux non-initiés à l'humour japonais ainsi qu'à cet univers très spécial, car Yatterman est sans conteste le film le plus débile que j'ai jamais vu mais aussi drôle.
   Comme je l'ai dit, ce film est une adaptation d'un très célèbre dessin animé au Japon qui a un succès fou qui a été diffusé des années 1977 à 1979, et fut remastérisé et rediffuser en 2008 avec un tout nouveau scénario en tout point identique à celui du film que voici. Ainsi, il n'est pas étonnant de constater des similitudes avec d'autres dessins animés dans le genre Pokémon (les héros qui affrontent toujours la Team Rocket, le schéma est grosso modo pareil avec Yatterman et la bande à Doronjo). Un scénario donc assez léger en apparence car inspiré d'un anime pour enfants. Cependant attention, ce n'est qu'une apparence pour la partie « enfant », le film est parsemé d'un humour gras, très « caca pipi » mais aussi avec quelques scènes perverses qui laissent … pantois.
   Là est le gros point fort du film. C'est du grand n'importe quoi jusqu'au bout mais tout est assumé. À la fois œuvre fidèle mais aussi paradis du super-héros, Yatterman n°1 et n°2 sont affublés d'armes dignes des Power Rangers et n'hésitent pas à crier le nom de leur attaque comme si cela allait changer quelque chose. Les méchants sont mis en avant par la plastique très avantageuse de Doronjo – qui semble confirmer le goût sado-maso de Takashi Miike quand on compare sa tenue à celle de Zebraqueen. Tout y est : héros à la fois braves et ridicules, méchants bien plus souvent ridicules que dangereux, idées les plus loufoques les une que les autres pour se battre, etc.
   Visuellement, le film est une réussite, les costumes sont bien faits – bien qu'un peu miséreux et loin de l'idée qu'on se fait d'un super héros – les effets spéciaux passent très bien à l'écran et le film est porté par ses acteurs qui n'ont pas froid aux yeux.
   Grande fan de Sakurai Shô, ça m'a d'abord fait un peu mal aux yeux de le voir en blond puis la prestance, la niaiserie et la légère débilité du personnage étant présente j'ai fini par oublier qu'il s'agissait de Sakurai Shô, fils bourge, rappeur depuis des années, très bon acteur qui m'aura fait passer des rires aux larmes, pour voir finalement que Gan Takada, mécanicien et inventeur de jouet doué mais un homme qui n'a rien compris au fille.
   En revanche Ai-Chan, interprétée par Fukuda Saki, manque un peu de relief. Le personnage est très peu présent et n'apporte pas grand chose au film hormis sa petite rivalité avec Doronjo.
   Doronjo est bel et bien le problème de Ai-Chan puisque la sublime méchante prend toute la place à l'écran – comme l'illustre parfaitement bien une scène où Ai-Chan essaye tant bien que mal de se faire une place dans la scène. Blonde délurée qui n'a peur de rien et qui finalement n'aspire qu'à une vie simple Doronjo n'est finalement que la touche sexy du film.
   Boyacky et Tonzra, eux, ne servent qu'à ce fameux humour gras, décalé et pervers. Ils s'illustrent avec Doronjo dans des scènes mythiques de chant avec chorégraphies.
   
  En somme, un film complètement déjanté qui laisse complètement baba la première fois qu'on le voit, où ne peux s'empêcher de se dire « mais qu'est ce que c'est que ce délire » tout en souriant de bonne grâce devant la profonde débilité du film. Un bon moment pour ma part mais un gros nanard pour ceux qui ne sont pas prêts ou initiés à l'humour japonais et, pire, à celui de Takashi Miike.