dimanche 27 octobre 2013

Once Upon A Time In Wonderland - Saison 1

Once Upon A Time In Wonderland - Saison 1


     
Diffusée pour la première fois le 10 octobre 2013 aux Etats-Unis sur la chaîne ABC, Once Upon A Time In Wonderland est la nouvelle série dérivée de cette rentrée. Le pilote a rassemblé devant leur écran 5.82 millions de téléspectateurs dépassant par exemple Vampire Diaries sur The CW. Cependant, l'audience a baissé quelque peu pour le second épisode qui n'a attiré que 4.53 millions de téléspectateurs. 
Si en comparaison à d'autres chaines ces audiences peuvent paraître bonnes, elles ne sont toutes au plus que moyenne pour ABC puisque Once Upon A Time, la série mère, réunit presque le double de téléspectateurs tous les dimanches soirs. De même, la série qui occupait le créneau horaire avant Once Upon A Time In Wonderland, faisait de meilleures audiences mais a été annulée au bout de treize épisodes seulement car jugée peu rentable. Ainsi, le sort de Once Upon A Time In Wonderland n'est pas fixé et on ne sait toujours pas si les 22 épisodes commandés passeront bien sur les écrans.

Episodes: 

1 - Down The Rabbit Hole - 10 octobre 2013, 5 820 000 téléspectateurs.
2 - Trust Me - 17 octobre 2013, 4 530 000 téléspectateurs.
3 - Forget Me Not - 24 octobre 2013, 4 340 000 téléspectateurs.
4 - The Serpent - 07 novembre 2013, 3 540 000 téléspectateurs
5 - Heart Of Stone - 14 novembre 2013, 3 730 000 téléspectateurs
6 - Who' Alice - 21 novembre 2013, 3 500 000 téléspectateurs
7 - Bad Blood - 5 décembre 2013, 3 240 000 téléspectateurs
8 - Home - 12 décembre 2013, 3 300 000 téléspectateurs
9 - Nothing to Fear - 6 mars 2014, 3 140 000 téléspectateurs
10 - Dirty Little Secrets - 13 mars 2014, 3 270 000 téléspectateurs
11 - Heart of the Matter - 20 mars 2014, 3 220 000 téléspectateurs
12 - To Catch A Thief - 27 mars 2014, 3 510 000 téléspectateurs
13 - And They Lived ... - 03 avril 2014, 3 350 000 téléspectateurs


Casting principal: 
Alice: Sophie Lowe
Cyrus: Peter Gadiot
Le valet de coeur: Michael Socha
La Reine Rouge: Emma Rigby
Jafar: Naveen Andrews

Samantha

L'avis de Samantha:
     N'ayant pas encore regardé la série originale (mais connaissant tout de même le principe), je ne pourrai donc pas comparer les deux entre elles pour le moment. 
     Once Upon A Time In Wonderland m'a séduit dès son premier épisode. En effet, le pilote nous plonge directement dans le pays des merveilles, entrecoupé de passages dans le Londres de l'époque victorienne. Certains effets spéciaux sont juste magnifiques à l'instar du décor coloré comme jamais, ou du chat du Cheshire. Cependant, d'autres passages sont nettement moins élaborés voire même ratés. Je pourrais citer par exemple le moment où Alice et le valet tombent dans le trou du lapin blanc ou encore la fin du premier épisode où ils marchent dans une sorte de nature virtuelle. 
     Pour le moment (jusqu'à l'épisode 2), l'intrigue avance ni trop vite ni trop lentement. Le rythme est parfait. J'avais pour appréhension la présence confirmé du personnage de Jafar (que viendrait-il faire au pays des merveilles?) mais l'explication donnée par la série est plus que satisfaisante. En effet, cela amène directement l'intrigue et l'urgence de la situation. Il n'y a donc pas qu'un seul méchant mais deux! La série nous prouve donc bien par ici qu'elle reste un spin-off car elle suit le principe général de Once Upon A Time qui est d'intégrer plusieurs personnages de contes dans un même univers commun. 

Je mettrai progressivement cet article à jour en fonction de l'avancement des épisodes.

L'avis de Marion : Au contraire de Samantha, je n'ai pas du tout été séduite par ce spin-off. Je m'attendais à ce que l'univers propre du Pays des Merveilles soit exploité en reprenant le peu qui avait été montré dans Once Upon A Time, seulement, le spin-off ne fait qu'une vague copie mauvaise de l'original.
     Tout d'abord, j'ai trouvé le pilote très bâclé. Il y a plein d'incohérences et, comme l'a soulevé Sam, certains effets spéciaux piquent les yeux. Tout d'abord, je tiens à souligner que le Chat du Cheshire est une pure beauté graphique mais sa scène est complètement décrédibilisée par son combat avec Alice. Le Chat du Cheshire, dans cette série, fait deux à trois fois la taille d'un humain normal, alors ça me gêne énormément lorsqu'il frappe Alice avec sa patte qui fait la moitié de la taille de la jeune fille que celle-ci fasse seulement un petit bond en arrière en gémissant sous l'impact. Pas de vêtements déchirés ou un semblant de griffures, écorchures. Non, rien, juste elle tombe. On sait que le Wonderland n'est pas toujours logique mais quand même. Dans le même genre, il y a la maison du Chapelier qui, en regardant du haut d'un arbre, parait au moins à une demi journée de marche minimum et pourtant, le plan suivant, les deux protagonistes y sont arrivés. Bigre, la maison se téléporte ! 
    Mais au delà de ces détails, ce qui me gêne surtout dans ce spin-off sont les contradictions avec la série mère et le fait que Jafar soit au Wonderland. 
   Les contradictions sont majoritairement sur la Reine Rouge. En effet, dans Once Upon A Time, on apprend lors de l'épisode 9 de la saison 2 que Cora Mills, mère de Régina, est la Reine de Coeur suite à son bannissement de la Forêt enchantée. Or, la Reine Rouge se vante d'avoir conquis son trône, pourquoi pas ... Sauf que Cora Mills est la magicienne la plus puissante de la série et que la Reine Rouge ne possède aucun pouvoir ... Je reste donc sceptique, surtout que les traductions internet sont mauvaises et traduisent systématiquement par la Reine de Coeur ce qui peut porter à confusion sur les deux personnages distincts dans l'univers de Lewis Carroll
     Ensuite, Jafar au Wonderland, ce qui constitue donc l'intrigue principale, ne me plait absolument. L'univers qu'a crée Lewis Carroll est assez riche en lui-même et il y avait donc des milliers de possibilités pour choisir un méchant, un amoureux à Alice et des tas d'aventures. Si c'est pour refaire la même chose que la série mère, où est l'intérêt de faire un spin-off ? Sans doute l'argent mais en aucun cas pour des raisons scénaristiques.
   Enfin, je conclurais sur les performances pathétiques des acteurs. L'actrice qui fait Alice réussit l'exploit de m'agacer au plus haut point en seulement trois épisodes. Elle joue mal, faisant d'elle une héroïne sans relief, mièvre et très naïve malgré ce qu'elle peut dire. La Reine Rouge est absolument pas crédible en méchante et passe plutôt pour une blonde stupide incapable de se défendre qui se surestime. La seule chose effrayante chez elle est son visage refait de partout qui n'est que plastique. 
    Le seul qui s'en sort honorablement est Will Scarlet alias le Valet de Coeur. Le personnage est drôle, ironique et surtout bien conduit par l'acteur.
     Je dois reconnaitre que l'épisode 3 m'a bien fait rire, une fois de plus, grâce au Valet puisque l'épisode se concentre sur lui. L'épisode se conclut sur une fin qui se veut à suspense mais qui m'a simplement blasée car cela a prouvé que comme je le pensais, Once Upon A Time In Wonderland n'arrive pas à se détacher et à faire plus originale que la série mère.
   Pour le moment, plus de points négatifs que de positifs, néanmoins, je poursuivrai afin de savoir si la série continuera sa dégringolade ou si un redressement de situation sera fait.
   Les épisodes 4, 5 et 6 ne valent pas mieux que leur prédécesseurs. Mon dieu, que cette série est niaise et prévisible. Tellement, qu'en plus d'arriver à prévoir les événements à venir, je sors même les répliques avant les acteurs car vraiment TOUT est prévisible. Et puis il n'y a aucune imagination. La Reine Rouge suit le même chemin tout tracé que Régina tandis que Jafar se la joue Rumpelstiskin sur les bords avec des marchés et une accession au pouvoir par soif de vengeance et désir de sortir de sa situation. Si au moins l'héroïne avait un petit peu de charme. Mais même cela nous est refusé. Alice est niaise à souhait et sort toujours les mêmes répliques ("I'm coming for you", à force, on a compris). Et le Cyrus ne vaut pas mieux puisque les seules répliques qu'il dit sont les mêmes - d'accord je grossis le trait mais vraiment, la personne qui a écrit les dialogues ne s'est pas foulée. Les décors deviennent tout aussi affreux autant les uns que les autres. Les rochers ressemblent à du carton, l'herbe est fluo, le costume de Cyrus est toujours aussi flamboyant après un an de captivité et ceux de la Reine et de Jafar sont des attaques visuelles et doivent rivaliser d'inconfort. Heureusement, il ne reste que sept épisodes. 
    L'épisode 7 et 8 ne cassent pas trois pattes à un canard et sont dans la même continuité que leurs prédécesseurs. Les événements s'accélèrent et même si les décors et effets spéciaux divers restent insultants et terriblement laids, je dois avouer que le final de l'épisode 8 est vraiment pas mal, bien pensé, et surprenant. Une première pour la série.

Tout comme Sam, je mettrai à jour mon avis.

Once Upon A Time In Wonderland

Once Upon A Time In Wonderland


     Once Upon A Time In Wonderland est la nouvelle série d'ABC de cette rentrée, avec son premier épisode diffusé le 10 octobre 2013. Créée par Edward Kitsis et Adam Horowitz, cette série est le spin-off de Once Upon A Time. Son concept est simple: l'intrigue se déroulera dans l'univers crée par Lewis Carroll dans Alice au pays des merveilles tout en restant étroitement reliée à la série originale Once Upon A Time.

Synopsis:

     Internée pour folie, Alice se retrouve seule contre tous. Personne ne veut croire que le pays des merveilles existe et qu'elle y a perdu son véritable amour. Cependant, alors qu'elle était sur le point de subir un "nouveau traitement", le Valet de Coeur accompagné du Lapin débarquent pour lui annoncer que Cyrus a été aperçu et qu'elle doit les suivre pour le retrouver. S’ensuit alors une course contre la montre pour Alice...

Samantha



Once Upon A Time In Wonderland - Saison 1


jeudi 24 octobre 2013

La loi du Régicide

Le Trône de fer

La loi du Régicide


Editions Pygmalion, 341 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll

La loi du Régicide est le neuvième tome de la saga du Trône de fer en France mais constitue la dernière partie du roman original A Storm of Swords de George R. R. Martin. Édité en 2000 aux Etats-Unis par Bantam Books, ce dernier quart devenu roman fut publiée par Pygmalion en 2003 en France puis fut réédité en 2004 par J'ai lu, en 2010 pour la version intégrale de Pygmalion et de J'ai lu.


       Catelyn Stark, Robb Stark et Joffrey Baratheon, dont Tyrion est accusé du meurtre, sont tous les trois morts, Westeros est toujours à feu et à sang. Le Nord n'est plus qu'une terre sanglante où les Fers-Nés tuent tout sur leur passage et s'apprêtent eux aussi à se battre pour la succession après la mort de Balon Greyjoy. Les Lannister essayent tant bien que mal de garder la main mise sur le Trône de fer en proclamant Tommen, huit ans, roi des Sept Couronnes et en le fiançant par la même occasion à Margaery Tyrell successivement veuve de Renly Baratheon et Joffrey Baratheon. Alors que le royaume entier pense que l'ultime bras de fer a lieu entre Stannis Baratheon et les Lannister, la Garde de Nuit, elle, sait qu'elle ne doit pas céder pour éviter une invasion sauvageonne, et pire, celle des Autres.
Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
J'ai lu intégrale : 15, 90 €
France Loisirs intégrale : 14, 90 € 

Marion
L'avis de Marion : D'aventures en aventures, les personnages progressent enfin à grand pas et l'ordre établi se bascule ! Westeros est plus intéressant que jamais !
       Que de retournements de situations ! Les lecteurs et téléspectateurs trouvaient les événements précédents trépidants, ils n'ont encore rien vu ! George R. R. Martin a un talent sûr, il prend à contre pied toutes les attentes de ses fans pour contre toute attente nous satisfaire encore plus qu'on ne l'imaginait. Chaque partie de l'intrigue est bonne et il parvient même à me faire oublier que les personnages phares qui me plaisaient n'apparaissent presque plus, tellement je suis plongée dans les manigances des autres personnages.
         Je profite du fait d'avoir vu les livres en anglais pour souligner deux points majeurs. Tout d'abord les pris hallucinants qui sont pratiqués en France. Non seulement les éditeurs français ont scindés quinze tomes ce qui n'est à la base que cinq livres mais en plus en on profité pour faire les tomes a des prix exorbitants. Or, si on est doué en anglais, j'ai pu constater que non seulement, les livres n'étaient pas compliqués à lire mais qu'en plus, un tome dans l'édition original est vendu en moyenne dans les alentours de 7 ou 8 euros.  Certes, il y a le travail de traduction à faire mais tout de même la différence de prix est énorme. Le deuxième point est sur la traduction. au vu de ce que je lisais en français, je ne m'attendais pas à lire avec autant de faciliter un extrait de A Game of Thrones, et pourtant, ce fut le cas. Ainsi, je peux affirmer que les rapports comme quoi, les livres étaient sur-traduits et enjolivés sont vrais. Attention donc à ne pas tomber de haut lors du changement de traducteur au tome 13.
    Revenons dans le positif. Tout est génial dans ce tome aussi du point de vue des personnages. Les deux personnages stagnants, Daenerys et Arya, ont été momentanément éjectés de l'intrigue (Arya ne bénéficie que de deux points de vue et Daenerys seulement d'un) ce qui laisse le chant libre aux meilleurs événements vécus du point de vue d'e Jon Snow, Tyrion Lannister, Sansa Stark et légèrement Jaime Lannister. 
    Jaime se révèle de plus en plus humain au fur et à mesure des tomes. Il est la révélation du cycle selon moi. Martin a réussi à en faire un personnage qu'on détestait en début de saga pour en faire une personne admirée et que l'on plaint au fil des pages.
    Ce tome-ci marque le grand retour des péripéties de Sansa. On peut pressentir qu'un grand destin l'attend mais la pauvre enfant est contrainte à grandir rapidement et à se cacher. La jeune fille porte un regard sévère sur elle-même et sur l'enfant qu'elle a été. Enfin Sansa Stark est devenue un peu plus mature !
     Tyrion enchaîne les malheurs depuis le retour de son seigneurial père et cela ne va pas s'arrêter dans ce tome-ci bien au contraire ! Le meilleur des Lannister est victime de tous les complots et pourtant son seul crime d'être un nain, ce qui le condamne auprès de tous. On sent que les péripéties du Lutin sont loin d'être terminées.
      Jon Snow est devenu de loin le personnage le plus épique ! Au vu de tout ce que fait subir Martin aux personnages issus de la famille Stark et qui sont populaires, j'espère fortement que rien n'arrivera au jeune Corbeau. l'alternance entre les points de vue de Samwell et de Jon permettent de rester sur le Mur et de voir les événements d'un oeil différent. Samwell d'ailleurs est lui aussi une révélation dans la catégorie des personnages changeants.
    En somme, ce neuvième roman - qui constitue la fin de A Storm of Swords, troisième tome original - est génial dans la même trempe que les trois précédents. Les personnages ne sont pas au bout de leur peine pour notre plus grande joie. 

Le Squelette sanglant

Anita Blake

Le Squelette sanglant

Editions Milady, 448 pages, illustration de A-C. Payet et traduction de I. Troin


Publié par Ace Edition en 1996, Bloody Bones est le cinquième tome des aventures d'Anita Blake, personnage emblématique crée par Laurell K. Hamilton. Le roman est arrivé dans l'hexagone en 2003 avec une première publication par Fleuve Noir - Pocket ayant abandonné - une seconde par Milady en mai 2009 et une troisième par France Loisirs en octobre 2010. Une fois de plus, cela est déconseillé pour les plus jeunes (contenus explicites de tortures, agressions sexuelles et autres atrocités sanglantes).


Bert, le patron d'Anita, est prêt à tout pour gagner plus d'argent, même à promettre à ses clients qu'Anita peut ressusciter un cimetière entier de morts ayant au minimum de trois siècles, et ce, sans sacrifice humain. Une initiative qui ne plait pas à Anita mais qui ne peut refuser. La jeune femme s'envole donc pour une petite ville où la tranquillité devrait régner et pourtant, une monstrueuse créature nécrophage et pédophile sévit et s'en prend aux petits garçons peu prudents.

Prix : Milady : 7, 10 €
France Loisirs T5 & 6 : 11, 50 €

Marion

L'avis de Marion : Preuve en est que les Anita Blake peuvent être lu dans n'importe quel ordre - du moins pour les premiers - j'avais commencé Mortelle Séduction puis me suis aperçue de mon erreur seulement parce qu'on me l'a dit. Aucun problème à la lecture donc si vous loupez ce tome-ci. Autant vous dire que ça n'aide pas à rendre ce tome positif et indispensable.
       Le Squelette sanglant franchit un cap supplémentaire dans l'horreur avec l'intervention de ce monstre pédophile et nécrophile mais pourtant cela ne m'a fait ni chaud ni froid tellement l'enquête ne m'a pas passionné. A vrai dire, j'avais hâte de finir ce tome-ci pour reprendre Mortelle Séduction qui était beaucoup plus intéressant.  Une fois de plus,  il n'y a pas vraiment de continuité dans ce roman mais surtout l'auteur en remet une couche avec des vampires surpuissants. De plus, l'intrigue est brouillonne, au final je n'ai pas vraiment compris qui a tué ses pauvres garçons - qui ont été totalement oubliés je trouve. Un autre reproche, l'alternance entre Richard et Jean-Claude continue. Richard, qui était majoritairement présent dans le tome précédent, est totalement effacé de ce tome-ci à l'avantage de Jean-Claude qui vient une fois de plus à la rescousse de sa belle.
         Les mêmes reproches que d'habitude donc ce qui m'agace puisque j'ai l'impression que la série n'évolue pas. Toutefois, je continue car 22 tomes sont sortis à ce jour aux Etats-Unis, ce qui me donne bon espoir que la série s'est tout de même un peu améliorée. 
         Ce tome sert, j'ai l'impression, seulement à montrer la fragilité interne d'Anita et aussi le trouble que cause son attirance pour ce qu'il y a peu elle considérait comme des monstres. Grâce au dynamisme d'Anita, on ne s'ennuie pas, le lecteur passe de combat en combat, que ce soit verbale ou physique, mais malgré cela, je ne peux pas m'empêcher de trouver ce livre dénué d'intérêt.
           Enfin, si, je lui en trouve un seul. Il y a enfin une avancée dans les affaires amoureuses d'Anita Blake ! Une conclusion pas encore mais on peut enfin espérer voir la fin à cette situation vraiment ridicule. C'est aussi l'occasion de voir à quel point la tueuse a des nerfs d'acier et une volonté quasiment inébranlable.
          En somme, ce tome-ci ne m'a pas convaincue et n'a pas su suscité plus d'intérêt que cela de ma part. Ni mauvais ni bon, Le Squelette sanglant est tout simplement fade.

Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D. - Saison 1


Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D. - Saison 1



Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D. est la nouvelle série de ABC annoncée depuis la fin d'Avengers comme le grand retour de l'agent Coulson. Diffusée depuis le mardi 24 septembre, les bonnes audiences de la série lui permettent de faire diffuser les 22 épisodes prévus. Son lien avec les films Marvel l'intègre dans la chronologie même et font que les fans sont au rendez-vous. Trois autres saisons ont été diffusées et une cinquième a été annoncée.

Synopsis : Revenu d'entre les morts, l'agent Coulson obtient, en guise de dédommagement pour être passé près de la mort, le droit de former une nouvelle équipe restreinte et sous ses ordres. En prenant les meilleurs dans leur catégorie, il protégera dans l'ombre les civils des vérités qu'ils ne veulent parfois pas entendre. Dans le cadre de cette mission, lui et son équipe rencontreront Skye, une hacker très douée, qui prône la vérité et leur apprend un complot dont même le S.H.I.E.L.D. ignorait et qui pourrait avoir de désastreuses conséquences.

Episodes (traduction personnelle) :
  1. Pilot, diffusé le 24 septembre 2013, 12 100 000 téléspectateurs
  2. 0-8-4, diffusé le 01 octobre 2013, 8 660 000 téléspectateurs
  3. L'atout, diffusé le 08 octobre 2013, 7 870 000 téléspectateurs
  4. Oeil espion, diffusé le 15 octobre 2013, 7 850 000 téléspectateurs
  5. La fille en robe à fleurs, diffusé le 22 octobre 2013, 7 130 000 téléspectateurs
  6. FZZT, diffusé le 5 novembre 2013, 7 150 000 téléspectateurs 
  7. L'accident du sandwich, diffusé le 12 novembre 2013, 6 670 000 téléspectateurs 
  8. Le puits, diffusé le 19 novembre 2013, 6 890 000 téléspectateurs.
  9. Repaires, diffusé le 26 novembre 2013, 9 690 000 téléspectateurs
  10. Le pont, diffusé le 10 décembre 2013, 6 110 000 téléspectateurs
  11. Un endroit magique, diffusé le 07 janvier 2014, 6 630 000 téléspectateurs
  12. Graines, diffusé le 14 janvier 2014, 6 340 000 téléspectateurs
  13. T.R.A.C.K.S, diffusé le 4 février 2014, 6 620 000 téléspectateurs
  14. Tahiti, diffusé le 4 mars 2014, 5 460 000 téléspectateurs
  15. Oui messieurs, diffusé le 11 mars 2014, 6 000 000 téléspectateurs
  16. Le début de la fin, diffusé le 1er avril 2014, 5 700 000 téléspectateurs
  17. Tourne, tourne, tourne, diffusé le 8 avril 2014, 5 370 000 téléspectateurs
  18. Providence, diffusé le 15 avril 2014, 5 520 000 téléspectateurs
  19. La seule lumière dans les ténèbres, 22 avril 2014, 6 040 000 téléspectateurs
  20. Rien de personnel, 29 avril 2014,  5 900 000 téléspectateurs
  21. Ragtag, diffusé le 6 mai 2014, 5 400 000 téléspectateurs
  22. Le début de la fin, diffusé le 13 mai, 5 450 000 téléspectateurs
Casting principal :
Phil Coulson : Clark Gregg
Grant Ward : Brett Dalton
Skye : Chloe Bennet
Melinda May : Ming-Na Wen
Léo Fitz : Iain De Caestecker
Jemma Simmons : Elizabeth Henstridge

Marion

L'avis de Marion : Alors que c'était la série qui me tentait le moins dans cette rentrée, Agents of S.H.I.E.L.D. m'a convaincue dès le premier épisode pour devenir la série que je préfère sur cette rentrée.
Une résurrection pas compliquée et crédible pour Coulson, des nouveaux personnages avec leurs qualités et leurs défauts, une pincée de magie, des tas d'explications scientifiques et un groupe activiste qui veulent exploiter les super pouvoirs, voilà le décor planté pour une saison de 22 épisodes par ABC. Si pour le moment, la toile de fond est légère - avec seulement des allusions par-ci par-là au groupe activiste - cela convient amplement et permet de développer le relationnel de cette équipe toute fraîche et de mettre le téléspectateur dans l'ambiance. Et quelle ambiance ! Les scénaristes ont multiplié les références aux Avengers ainsi qu'aux films (Thor, Captain America ou encore Iron Man) et j'ai pris grand plaisir à découvrir la nouvelle équipe de Coulson. Celui-ci est d'ailleurs resté bien fidèle à lui même avec beaucoup de blagues sur ses collections vintages, une vraie continuité à l'univers qui avait déjà été installé. Le petit bonus: les micros fins faites après les épisodes comme dans les films Marvel. On a même eu le droit en prime à une apparition de Nick Fury lui-même ! ABC et Marvel ont misé gros sur cette série et on le sent.
     La qualité des effets spéciaux est plutôt bonne pour une série et aucune erreur technique ne m'a fait arracher les cheveux de la tête ou crier au scandale. Bien sûr de temps en temps, un fond vert ne nous échappe pas mais rien non plus de dramatique.
    Chaque personnage a sa spécificité et pour une fois, je me surprends à aimer tous les personnages. Le duo Fitz-Simmons, genre de Tic et Tac scientifique, inséparable au point même que parfois on oublie leur prénom ou confond les deux, est impressionnant comme amusant. L'agent Ward, jeune nouveau propre sur lui, intrigue par son silence, ses manières un peu froide si ce n'est rustre. Il est à l'image de Melinda May, une femme surentrainée, peu caustique et surnommée "La Cavalerie", un surnom dont on ignore tout et qu'elle ne semble pas apprécier. Skye, hackeuse qui tente tant bien que mal de montrer qu'elle peut aider le SHIELD, est peut-être celle que je ne saurai dire mon avis. Je l'aime bien mais à la fois tout semble centré sur elle. Mais son humour claquant et sa désinvolture ramène de la fraîcheur dans le show.
  L'intrigue de la série s'est bonifié avec le temps. Si les premiers épisodes donnent le ton, il y a tout de même une baisse de régime vers le milieu de la série. Les cas d'anomalies extra-terrestres s'enchainent mais pas de vraies lignes directrices est donnée, donnant un scénario redondant. Puis entre le 12 et 14ème épisode, on sent que la machine redémarre, la croisée se fait avec Captain America 2, et la série atteint l'apothéose. Le mystère posé autour de Tahiti se développe, un tout nouvel enjeu se met en place et les épisodes redeviennent intenses. Les fondations sont posées, il ne reste plus qu'à la série de s'envoler pleinement.
    En somme, des débuts convaincants avec une petite baisse de régime pour un retour en force, un indispensable pour les fans de l'univers Marvel !

mercredi 23 octobre 2013

Sleepy Hollow

Sleepy Hollow

Affiche promotionnelle pour Sleepy Hollow

Sleepy Hollow est la nouvelle série de la chaîne américaine Fox.  Diffusée depuis le lundi 16 septembre, la série est en 13 épisodes et réadapte la légende du cavalier sans tête, un défi de taille qui doit rivaliser avec le cultissime film du même qu'avait réalisé Tim Burton en 2000. Pari réussi si on en croit les audiences et Fox puisqu'au bout de seulement trois épisodes, les audiences ont été telles que la chaîne a d'ores et déjà commandé une saison 2.

Synopsis : Ichabod Crane, soldat sous le commandement de George Washington pendant la guerre d'indépendance, est mort en décapitant avec l'énergie du désespoir le Cavalier sans tête. Environ 250 ans plus tard, à notre époque, le soldat s'éveille en même temps que la démoniaque créature. Il comprend qu'il doit s'interposer et empêcher le Cavalier de faire d'autres victimes. Pour cela, il s'associe à Abbie Mills, lieutenant de police à Sleepy Hollow, et seule personne à croire qu'il a vraiment vécu il y a 250 ans. A eux deux, ils comprennent qu'ils doivent protéger Sleepy Hollow d'une force terrible : les quatre cavaliers de l'Apocalypse.

Episodes (traduction personnelle)

  1. Pilot, diffusé le 16 septembre 2013, 10 100 000 téléspectateurs
  2. Lune de sang, diffusé le 23 septembre 2013, 8 590 000 téléspectateurs
  3. Pour le triomphe du mal, diffusé le 30 septembre 2013, 7 970 000 téléspectateurs
  4. La moindre des clés de Salomon, diffusé le 07 octobre 2013, 7 960 000 téléspectateurs
  5. John Doe, diffusé le 14 octobre 2013, 7 590 000 téléspectateurs
  6. Le mangeur de péché, diffusé le 04 novembre 2013, 7 080 000 téléspectateurs
  7. La chevauchée de minuit, diffusé le 11 novembre 2013, 7 030 000 téléspectateurs
  8. Nécromancien, diffusé le 18 novembre 2013, 7 090 000 téléspectateurs
  9. Sanctuaire, diffusé le 25 novembre 2013, 6 560 000 téléspectateurs
  10. Le Golem, diffusé le 9 décembre 2013, 6 650 000 téléspectateurs
  11. Vessel, diffusé le 13 janvier 2014, 6 460 téléspectateurs
  12. L'homme indispensable, diffusé le 20 janvier 2014, 6 930 000 téléspectateurs
  13. Mauvais sang, diffusé le 20 janvier 2014, 6 930 000 téléspectateurs
Casting principal :
Ichabod Crane : Tom Mison
Abbie Mills : Nicole Beharie 
Katrina Crane : Katia Winter
Lieutenant Frank Irving: Orlando Jones
Marion

L'avis de Marion : J'ai commencé à suivre Sleepy Hollow parce que je ne savais pas comment la série se débrouillerait pour faire tenir une histoire en plusieurs épisodes alors que Tim Burton l'avait adaptée en deux heures. Au final, un avis mitigé pour ses cinq premiers épisodes.
     La série trouve un moyen astucieux de poursuivre l'histoire du cavalier sans tête en exploitant le récit biblique des quatre cavaliers de l'Apocalypse. Les scénaristes ont réussi d'ailleurs à faire cette pirouette sans amener trop de religieux dans la série, ce que je trouve appréciable. En revanche, la série se perd en multiples références, enquêtes et autres déviances mystiques et me font plus d'une fois perdre le fil de la série. Je suis d'ailleurs actuellement toujours perdue à chercher le rapport avec le cavalier sans tête et les cavaliers de l'Apocalypse. Le Cavalier est censé se démener pour réveiller ses compères et semer le chaos mais celui-ci est absent une bonne partie des cinq épisodes. Les épisodes sont un peu redondants, les enquêtes sont biens menées mais elles finissent toujours de la même manière. 
   En revanche, côtés acteurs et effets spéciaux, la série est au top. Ichabod Crane et Abbie Mills forment un duo efficace et dynamique. Tom Mison est très convainquant en personne hors de son temps qui doit tout réapprendre dans un nouvel univers. Quant au lieutenant Williams, on sent bien qu'il cache son jeu. Les monstres sont tous aussi réalistes les uns que les autres, enfin une série avec une bonne qualité d'effets spéciaux.
     Finalement, la série se continue bien et devient un peu plus clair. Les intrigues s'éparpillent moins et se resserrent de plus en plus autour du Cavalier en tant que le serviteur de Moloch. Les flash-backs à l'époque de Crane sont mieux utilisés et permettent de vraiment comprendre les enjeux actuels.
Chaque épisode a offert un bon moment de détente et de frissons (l'épisode 10 est particulièrement crispant pour moi qui ai toujours eu une peur bleue des maisons hantées). La série offre aussi une bonne dose d'humour avec le décalage temporel de Ichabod Crane qui dénonce bien souvent l'hypocrisie de notre société ou encore comment le profit et l'argent l'ont dénaturées. Je suis vraiment pas déçue d'avoir repris la série.


De même que les séries de cette rentrée, je tiendrai à jour cet article au fur et à mesure de la sortie des épisodes. 

Atlantis

Atlantis
 
Affiche promotionnelle d'Atlantis 

Atlantis est la nouvelle série que propose BBC One en remplacement de Merlin - et pour cause ses trois créateurs Julian Murphy, Johnny Capps et Howard Overman ont tous les trois travaillés sur Merlin.  Diffusée depuis le samedi 28 septembre, Atlantis s'axe sur une histoire mythologique qui se déroulera sur 13 épisodes. Une deuxième saison a été commandée par BBC.

Synopsis : Jason est un jeune homme hanté par la disparition de son père en pleine mer. Il recherche d'ailleurs activement les restes de l'épave pour avoir la preuve concrète que son père est mort afin de pouvoir faire son deuil. Dans ce qui devait être une énième expédition de plongée, le jeune homme se fait aspirer par une vive lumière éblouissante au fin fond de l'océan et perd connaissance. A son réveil, échoué sur une plage, il se rendra compte qu'il a atterri dans la mythique cité d'Atlantis et fait la connaissance d'Hercules et Pythagore qui l'aideront et le guideront dans sa quête de connaissance.

Episodes (traduction personnelle):
  1. Le Taureau de la Terre, diffusé le 28 septembre 2013, 5 560 000 téléspectateurs
  2. Une fille parmi toutes les autres, diffusé le 5 octobre 2013, 5 100 000 téléspectateurs
  3. Un garçon sans conséquence, diffusé le 12 octobre 2013, 4 700 000 téléspectateurs
  4. Un tour du destin, diffusé le 19 octobre 2013, 4 700 000 téléspectateurs
  5. Blancs mensonges, diffusé le 26 octobre 2013, 4 400 000 téléspectateurs
  6. Le chant des sirènes, diffusé le 2 novembre 2013, 4 500 000 téléspectateurs
  7. Les règles de l'engagement, diffusé le 9 novembre 2013, 4 400 000 téléspectateurs
  8. Les furies, diffusé le 16 novembre 2013, 4 200 000 téléspectateurs
  9. La boîte de Pandore, diffusé le 30 novembre 2013, 4 100 000 téléspectateurs
  10. Le prix de l'espoir, diffusé le 7 décembre 2013, 4 100 000 téléspectateurs
  11. Tourments affamés, diffusé le 14 décembre 2013, 4 200 000 téléspectateurs
  12. Béni par les Dieux - Partie 1, diffusé le 21 décembre 2013, 5 600 000 téléspectateurs
  13. Béni par les Dieux - Partie 2, diffusé le 28 décembre 2013, 3 700 000 téléspectateurs

Casting principal :
Jason : Jack Donnelly
Hercules : Mark Addy
Pythagore : Robert Emms
Pasiphaé (la femme du roi) : Sarah Parish
Ariane : Aiysha Hart
Medusa : Jemima Rooper

Marion

L'avis de Marion : Intriguée depuis toujours par le mythe de l'Atlandide, je ne pouvais que regarder cette nouvelle série avec Mark Addy, connu entre autres pour son rôle de Robert Barathéon dans Game of Thrones ou encore de frère Tuck dans Robin des Bois, le film, mais la déception est immense et la série manque finalement d'originalité et de crédibilité.
   J'ai rarement vu série aussi nulle qu'Atlantis. Le scénario n'est pas crédible et cel se voit dès le premier épisode : Jason était habillé lors de son excursion sous-marine mais le jeune homme atterri sur la plage non seulement sans son véhicule sous-marin mais en plus tout nu, pourquoi ? Le mystère reste entier. Pythagore est ami avec Hercules et ils habitent Atlantis ... Tout d'abord, pourquoi Pythagore, qui est une personne tout à fait réelle, cohabite avec Hercules, qui est un personnage absolument fictif ? Pourquoi ce mélange entre personnage réel et imaginaire ? C'est pas comme si la mythologie n'avait personne d'autre à proposer. De même pourquoi Minos et sa famille deviennent-ils les dirigeants d'Atlantis alors qu'ils sont originellement les dirigeants de la Crète et qu'Atlas est traditionnellement connu pour être roi d'Atlantis. Enfin, pourquoi toute la mythologie grecque a déménagé à Atlantis ? Avec pareil titre, je m'attendais à une série sur une nation aux connaissances supérieures et sur la fabuleuse cité qui est souvent évoquée dans la légende pour avoir une explication à l'engloutissement de celle-ci alors forcément j'ai été déçue par le sujet. Mais si ce n'était que ça.
   Le scénario est pas crédible pour deux sous. Tout d'abord, Jason vient d'un monde où il parle anglais. Comme de par hasard, tout Atlantis parle merveilleusement bien l'anglais ! Plus pratique pour le tournage, oui certes. Sauf que rien n'est fait pour rendre plus crédible. La série ne prends pas assez son temps. Les aventures s'enchainent sans aucun sens et ligne de conduite d'un semblant de scénario et c'est toujours ce brave Jason qui se propose de résoudre les problèmes des autres. Un défaut majeur de la série, elle n'a pas su quand faire et ne pas faire des révélations sur les origines de Jason. Les scénaristes ce sont précipités sur de faux mystères qui entoureraient Jason dès les premiers épisodes pour finalement en faire abstraction pendant tout le reste de la série - donc onze épisodes - et ressortir cet élément de leur chapeau à l'épisode 13. Aucune de leur astuce scénaristique ne tient la route même dans un épisode unique et le summum du navrant est atteint avec le premier épisode : Jason, homme du XXIème siècle qui selon toute logique n'a jamais eu à tenir une épée de sa vie, réussit à tuer du premier coup avec une attaque parfaite le minotaure là où des guerriers expérimentés échouaient. Je reste aussi déçue qu'aucune évocation à notre monde ou explication à comment Jason se retrouve à Atlantis ne soit donner. D'autant plus que Pythagore, que tout fascine dans la série, aurait dû en toute logique trouver ce phénomène scientifiquement très intéressant.
      Au-delà du scénario, ce sont aussi les acteurs qui ne brillent pas de finesse à l'exception de Mark Addy. Le trio ne fonctionne absolument pas. Hercules est tourné en dérision et est franchement ridicule mais Mark Addy s’accommode tant bien que mal de son rôle et parvient même à le rendre sympathique. En revanche Jack Donnelly et Robert Emms manquent clairement de présence et de charisme.
    Le seul point satisfaisant de la série pour le moment est son décor - dans lequel j'intègre les effets spéciaux corrects - qui est bon. On pourrait se croire dans n'importe quelle cité grecque. Dans les effets spéciaux, je me dois de critiquer un point qui était vraiment horrible : les sauts des personnages ou tous les effets qui sont mis autour de Jason lorsqu'il doit se battre. Une abomination aidée par les effets de ralentis immondes.
   Le pire du pire de la série revient au personnage de Jason qui est un inculte sans aucune finesse et once de jugement. Je me répète mais Jason est censé venir de notre monde où les mythes grecques sont très connus et où des techniques plus avancées sont courantes. Non seulement Jason s'accommode de la vie à Atlantis en une poignée d'heure mais en plus il semblerait que Jason n'ait jamais été à l'école - à moins que comme bon nombre de personne aujourd'hui, il ne sache plus rien faire sans un Iphone ou accès internet. Œdipe, Circé, Médusa la gorgone, et j'en passe, les mythes les plus célèbres se retrouvent dans Atlantis et des indices gros comme des maisons parsèment les aventures de Jason, pourtant pas une seule fois cet homme moderne n'anticipe les événements grâce à des connaissances qu'il est censé avoir. Ajouté à cela l'interprétation fade et ridicule de Jack Connelly, Jason est un personnage que je ne peux pas supporter.
     Hercules et Pythagore échappent à ma critique acide par le seul fait qu'ils sont des personnages que les scénaristes ont négligé et pas développé. Ils sont fades et sans caractères par des répliques peu travaillés et surtout répétitifs d'un épisode à l'autre. Les pauvres disent trop souvent la même chose. Ariane, en plus d'avoir un talent d'actrice très limité, n'a aucun intérêt et ne révèle être finalement que la roue de secours de service ou la demoiselle en détresse. En centrant sur un personnage mal travaillé comme Jason, la série a négligé les autres qui auraient pu sauver le fiasco de l'acteur principal.
     La série se conclut sur une fin hallucinante et digne de bisounours où tout est beau et tout est rose, soyons heureux ensemble pour toujours ce qui est grotesque - je parle notamment de l'antidote miracle qui fait effet en deux heures alors que le personnage est empoisonné depuis plusieurs épisodes.
     En somme, j'ai trouvé cette série littéralement mauvaise sur tous les plans et ne la recommande à personne tant rien ne peut la sauver du fiasco.



lundi 21 octobre 2013

Lunatic Café

Anita Blake

Lunatic Café

Éditions Milady, 416 pages, illustration de A.-C. Payet, traduction de I. Troin


Lunatic Café est le quatrième tome des aventures d'Anita Blake, tueuse de vampires, écrit par  Laurell K. Hamilton. Il fut publié en 1996 par Ace edition. Il fut édité en France par Pocket en décembre 2002, par Milady en 2009 et par France Loisirs en février 2010. Une fois de plus, cela est déconseillé pour les plus jeunes (contenus explicites de tortures, agressions sexuelles et autres atrocités sanglantes).


     Anita se permet enfin d'avoir une vie amoureuse en sortant avec Richard Zeeman, loup-garou de son état. Comme d'habitude, la jeune femme n'a pas fait dans la simplicité puisque Richard est le potentiel chef de meute. Une relation d'ailleurs qui ne plait pas à Jean-Claude qui revendique le droit de sortir aussi avec Anita au nom du fait que Richard soit un monstre tout comme lui. Avec une vie privée déjà bien compliquée, Anita doit en plus retrouver un loup-garou qui a mangé un homme ainsi qu'aider la meute de Richard à remettre la main sur sept loup-garous portés disparus.  

Prix : Milady : 7, 10 €
France Loisirs T3 & 4 : 11, 50 €

Marion

 L'avis de Marion : De loin plus intéressant que son prédécesseur, Lunatic Café apporte un vent de fraicheur sur la série grâce à un nouvel angle de vue et une enquête surprenante.
         Ce tome-ci met l'accent sur les loup-garous et révèle une partie de l'organisation de leur société secrète. La vie privée de l'héroïne et les deux enquêtes parallèles qu'elle doit mener sont bien gérées par l'auteur ce qui fait passer Lunatic Café comme le tome ayant le scénario le plus élaborés jusqu'ici. Un vrai changement qui est exactement ce dont j'avais besoin pour poursuivre la série avec la même curiosité que j'avais lors du premier tome.
      L'écriture du point de vue d'Anita permet de savoir en profondeur ce qu'elle pense et l'on constate ainsi à quel point le personnage évolue au fur et à mesure des romans puisqu'elle fait des introspections sur elle même.
      Ainsi, Anita reste un personnage cohérent qui, malgré des avis bien tranchés, se remet en question ainsi que ses opinions en constatant quel tumulte est sa vie. L'héroïne ne perd pas de son mordant et est lucide et critique envers elle-même: elle est parfois contradictoire et en a bien conscience. Je trouve en revanche que son choix de sortir avec deux hommes à la fois ne correspond pas au personnage puisqu'Anita est croyante et surtout très prude. L'auteur aurait pu continuer son triangle amoureux sans en arriver à cette extrémité absurde.
       Richard, par opposition à Jean-Claude, a tout du mec gentil, adorable, qui fait craquer toutes les filles par son physique mais dont la personnalité un peu trop lisse et niaise en exaspère d'autres. Je suis dans la seconde catégorie. D'autant plus qu'une fois de plus, l'auteur crée une situation classique très largement exploitée d'une fille qui hésite entre le gentil garçon et le bad boy. La seule chose qui m'empêche de détester foncièrement son personnage est les capacités qu'il recèle en tant que loup-garou. Il pourrait tomber à n'importe quel moment dans la catégorie des méchants.
      Ce tome-ci n'est d'ailleurs pas le tome de Jean-Claude qui bien qu'étant second petit ami d'Anita n'est pas souvent présent. C'est d'ailleurs un autre de mes reproches à la façon d'écrire de l'auteur, elle a la fâcheuse tendance à alterner entre les deux prétendants. Un coup Richard est au centre du tome, un coup c'est Jean-Claude, etc. Ce qui offre peu de confrontation entre les deux hommes et c'est tout de même ce que l'on attend.
    En somme un tome meilleur que les précédents mais qui n'attend pas non plus les sommets du genre. Un bon divertissement sans plus comme ses prédécesseurs. 
 

samedi 19 octobre 2013

Yamato Nadeshiko Shichi Henge

Yamato Nadeshiko Shichi Henge


Affiche promotionnelle du drama par TBS


Yamato Nadeshiko Shichi Henge, que l'on peut traduire par Les sept transformations en Yamato Nadeshiko (terme désignant une femme de beauté, d'élégance et de charme sans égale) est un drama en dix épisodes diffusé par TBS au Japon en 2010. Surtout drama de comédie, la série est bercée par des événements fantastiques non expliqués qui prêtent des pouvoirs à Sunako, l'héroïne. De même que Yôkai Ningen Bem, ce drama est disponible uniquement sur internet.
Ce drama est l'adaptation du manga du même nom qui a aussi été adapté en anime.

Prix : TV Navi Drama Awards : Meilleur acteur pour Yamato Nadeshiko Shichi Henge, Kamenashi Kazuya
13Th Nikkan Sports Drama Grand Prix (annuel) : Meilleur acteur pour Yamato Nadeshiko Shichi Henge, Kamenashi Kazuya
  13Th Nikkan Sports Drama Grand Prix Hiver 2010: Meilleur acteur pour Yamato Nadeshiko Shichi Henge, Kamenashi Kazuya
13Th Nikkan Sports Drama Grand Prix Hiver 2010 : Meilleure série
13Th Nikkan Sports Drama Grand Prix Hiver 2010 : Meilleure actrice secondaire Oomasa Aya

Synopsis :
Quatre jeunes hommes beaux et adulés, Takano Kyohei, Toyama Yukinojo, Oda Takenaga et Mori Ranmaru, cohabitent ensemble dans un manoir dont ils pensent avoir fait l'affaire du siècle. En effet la propriétaire leur promet le loyer gratuit à vie s'ils parviennent à faire de sa nièce Sunako, une Yamato Nadeshiko, une parfaite lady. Appâtés par cette alléchante proposition les quatre jeune hommes acceptent sans hésiter sans avoir vu Sunako. Lorsque celle-ci arrive, ils découvrent l'ampleur de leur tâche. Passionnée de films d'horreur et autres événements lugubres, Sunako ne sort jamais à la lumière du jour - du moins pas sans sa cape - et n'a pas vu son visage - couvert d'une frange - depuis au moins un an. Arriveront-ils au bout du challenge ?

Casting principal :
Takano Kyohei : Kamenashi Kazuya
Nakahara Sunako : Oomasa Aya
Toyama Yukinojo: Tegoshi Yuya 
Oda Takenaga: Uchi Hiroki 
Morii Ranmaru : Shuntaro Miyao
Nakahara Takeru : Kato Seishiro

Marion

L'avis de Marion : De loin l'un de mes dramas préférés, Yamato Nadeshiko Shichi Henge (Yamande pour les intimes) est un drama qui fait passer des rires aux larmes et dont le casting a parfaitement su incarner les personnages de papier du manga.
     Ayant lu le manga d'origine - Yamato Nadeshiko en VF - j'ai eu le plaisir de retrouver les chapitres les plus drôles, les plus sensibles et les mieux menés adaptés sur écran avec mon acteur fétiche dans le rôle principal: Kame ! Un élément majeur a été modifié toutefois: l'insertion du personnage de Takeru, cousin de Sunako. Un changement de scénario qui ajoute une petite touche d'humour supplémentaire et de moments tout mignons. Chaque épisode est porteur d'une morale - intégrée d'une façon plus subtile que Yôkai Ningen Bem, même s'il y a pas de mal - et il a notamment l'avantage de ne pas avoir des épisodes construits sur la même organisation. Les histoires sont différentes et la continuité entre chaque épisode est plus frappante.
     En choisissant de regarder ce drama, je savais pertinemment que la BO serait signée par KAT-TUN, le groupe de Kame, et en effet le titre phare est Love Yourself - Kimi ga Kirai kimi ga suki qui en plus d'être le générique est aussi le thème principal décliné sous toutes les formes pendant chaque épisode. Cette chanson est totalement adaptée au drama. Le rythme est soutenu et dynamique comme le drama mais passe aussi très bien en balade - une fois réadapté - pour les moments tristes. Mais surtout les paroles tombent à point nommer puisque kimi ga kirai kimi ga suki signifie j'aime ce que tu détestes en toi, la chanson prône l'acceptation de soi-même et de ne pas changer d'apparence pour suivre les dictats de la société ou de la norme. Un beau message quoiqu'un peu niais.
       L'équipe des six acteurs forment une troupe humoristique redoutable et offre un vrai bonheur à chaque épisode. Kame est endosse le rôle de Kyohei avec une aisance remarquable et convaincs par l'énergie, la douleur et tous les multiples aspects de Kyohei qu'il arrive à faire ressortir. Chose que je considère comme le summum du talent: il a réussi à me faire pleurer en même temps que son personnage me faisant ressentir sa douleur et sa peine. Kame a reçu trois prix pour sa performance et il les vaux largement.
       Oomasa Aya interprète aussi avec brio son rôle de jeune fille recluse - je ne comprends pas la mention rôle secondaire de son prix mais bon - et il est facile de se reconnaître en cette jeune femme complexée même si personne ne devient un cas si extrême dans la réalité. La jeune femme crie avec une vigueur encore jamais vu et ses "mabushi" (brillant, lumineux) deviennent très vite culte et attendu tout au long des épisodes ainsi que ses prises de bec avec Kyohei. Elle forme avec Kame un tandem énergique et très drôle qui fait passer un excellent moment.
     Les autres acteurs, bien que secondaires, sont tout aussi bon. j'ai découvert Tegoshi Yuya et Uchi Hiroki comme des acteurs surprenants - eux que j'avais plus entendu en chanteur - mais ils réussissent des performances plus que satisfaisantes. Les deux plus surprenants restent néanmoins Kato Seishiro de par son jeune âge et Shuntaro Miyao qui n'est absolument pas acteur de formation mais ... danseur de ballet ! Et pourtant, il a la charge d'un des rôles les plus dramatiques qui doit aller dans l’emphase mais aussi la sensibilité. Son premier pas d'acteur est donc réussi.
    En somme, mon drama préféré que je ne peux que recommander à tout le monde, adepte ou non des dramas. Si vous hésitiez à vous lancer dans l'univers du drama, celui-ci est parfait pour débuter ... et ne jamais s'arrêter.

Le Cirque des Damnés

Anita Blake

Le Cirque des Damnés

Editions Milady, 352 pages, illustration de A.-C. Payet, traduction de I. Troin

Troisième tome des aventures d'Anita Blake, tueuse de vampires, Le Cirque des Damnés est mené par sa tout autant célèbre auteur Laurell K. Hamilton qui maintient son rythme de publication d'un livre par an, celui-ci étant publié en 1995. Il fut édité en France par Pocket en mai 2002, par Milady en mars 2009,  par France Loisirs en février 2010 et enfin dans un intégrale de Bragelonne en 2011. Une fois de plus, cela est déconseillé pour les plus jeunes (contenus explicites de tortures, agressions sexuelles et autres atrocités sanglantes).


   Jean-Claude, vampire maître de la ville, veut faire d'Anita son esclave humaine depuis qu'il lui a apposé des marques vampiriques contre son gré. Mais pour Anita, hors de question d'être l'esclave de qui que ce soit et encore moins celle de Jean-Claude. Heureusement pour elle, celui-ci a d'autres chats à fouetter avec ceux qui veulent le tuer et prendre sa place.  Ce qui laisse le temps à Anita de s'occuper un peu de ses affaires avec notamment ses chers zombies et qui sait peut-être deux ou trois vampires à tuer ?

Prix : Milady : 7, 10 €
France Loisirs T3 & 4 : 11, 50 €
Intégrale I Bragelonne : 19, 80 €


Marion

L'avis de Marion :  Le Cirque des Damnés est clairement le tome que j'ai le moins apprécié à ce jour. Pour preuve, je l'ai lu il y a peu de temps mais je ne m'en souviens quasiment déjà plus.
      Pour la première fois, l'absence de scénario tangible pèse sur le livre. Pire, le scénario devient même redondant : une fois de plus, Anita affronte des vampires parmi les plus puissants auquel elle ait jamais fait face. C'est très lassant et pas original pour deux sous. De plus, les enquêtes et intrigues sont multipliés dans ce tome et perds le lecteur plutôt que d'ajouter un intérêt réel. Les prémices du prochain roman sont intégrés, et de manière peu subtile, mais à l'avantage d'instaurer pour la première fois une continuité dans les tomes.
     En revanche, l'auteur écrit toujours à un rythme insoutenable (pour ses personnages) qui maintient en permanence le lecteur dans l'action, la tension et parfois le suspense. Des qualités qui auraient pu être rehaussés par le scénario. Le scénario étant ce qu'il est, le seul souvenir permanent que j'ai de ce livre est que l'action était soutenue mais avec qui, comment et pourquoi ... L'auteur fait toujours de son roman une histoire unique et donc répète sans cesse des choses qu'un lecteur de la série sait. C'est lassant quand on les lit à la suite comme moi. De plus, certains passages ne sont pas assez travaillés et donc peu clairs.
     Anita a toujours de mordant mais, de même, ne suffit pas à apprécier le livre. Elle fait preuve d'astuces pour se sortir de la situation compliquée dans laquelle elle s'est mise et de toujours autant d'humour mais un personnage ne suffit pas pour porter un roman complet.
       Edaward apparait dans ce tome mais n'est pas mis non plus à son avantage. Sa présence est trop légère et discrète. Son rôle était pourtant de mettre une pression supplémentaire sur les épaules de l'héroïne mais son personnage apparait si peu qu'on l'oublie tout comme Anita.
       Pour le coup, Jean-Claude est celui qui est le plus à son avantage dans ce tome. Etant aux centres des intrigues, le personnage du maître vampire apparait plus et sa relation avec Anita est plus explorée et expliquée. Il est d'ailleurs le seul qui ne parait pas démesurément puissant dans cette saga. Il est même déconcertant de faiblesse puisqu'Anita ne cesse de se confronter à des vampires qui ont plus de trois siècles et que Jean-Claude, de son propre aveu, n'en affiche que deux au compteur. Enfin quelqu'un de normal dans cette série !
    En somme, un tome qui frise la limite de l'inutilité à cause de son scénario clairement bidon. Le tome suivant, Lunatic Café, a intérêt de sauver la mise pour m'empêcher de me détourner définitivement de la série.
   

jeudi 17 octobre 2013

Les Noces pourpres

Le Trône de fer

Les Noces pourpres

Editions Pygmalion, 342 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll

    Les Noces pourpres est le huitième tome de la saga du Trône de fer en France mais la troisième partie du roman original A Storm of Swords, troisième tome de la saga, de George R. R. Martin. Édité en 2000 aux Etats-Unis par Bantam Books, ce roman fut publiée par Pygmalion en 2002 en France puis fut réédité en 2004 par J'ai lu, en 2010 pour la version intégrale de Pygmalion et de J'ai lu.

   
      Les mariages pour renforcer les alliances se multiplient dans Westeros, celui de Joffrey et de Margaery se prépare, s'annonçant comme le plus luxueux depuis une éternité, alors que celui d'Edmure Tully avec une des filles Frey ne laisse présager que mauvaises humeurs et politesses guindés. De leur côtés, Arya et Jon sont en route vers leurs destins, à la croisée des chemins où tout peux basculer à tout moment. Daenerys, quant à elle, poursuit ses conquêtes de l'autre côté du canal et tente de montrer qu'elle est une vraie reine et, même, une Targaryen.
Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
J'ai lu intégrale : 15, 90 €
France Loisirs intégrale : 14, 90 € 
Marion

L'avis de Marion : Après un long prélude, ce huitième tome entame un moment charnière du Trône de fer qui illustre parfaitement les propos de Cersei Lannister: "You win or you die".
   Après une parfaite orchestration scénaristique, George R. R. Martin fait enfin avancer les pièces de l'échiquier est livre un grand moment de lecture grâce à son scénario imprévisible et au plus proche de la réalité. L'auteur a pris des risques et a fait un quitte ou double qui lui ramènera des fans ou lui en fera perdre beaucoup. Un pari risqué et osé qui, une fois de plus, lui permet de se différencier des autres auteurs.
    Dans ce tome-ci, l'auteur fait aussi le choix de resserrer ses différents points de vue sur la famille Stark et Tyrion. De ce fait, il y a moins de multiplicité des personnages et l'écriture devient plus fluide, il est plus simple de resituer les événements puisqu'il n'y a pas de décalage temporelle contrairement aux deux tomes précédents.
     Comme je l'ai dit, cette fois-ci, Jaime Lannister est évincé du roman et n'apparait que deux fois. Cependant, ses deux apparitions sont fortes et montrent le nouvel homme qu'il est depuis son séjour dans les cachots, la perte de sa main et son amitié avec Brienne de Torth.  
      Difficile de parler des Stark sans spoiler tout l'intérêt du livre. Robb revient sur le devant de la scène par le biais du mariage de son oncle et le point de vue de sa mère. Le jeune roi doit faire face à ses erreurs envers Walder Frey, dit le Tardif, et faire preuve d'humilité pour sa survie.
        Les passages de Sansa marchent de paire avec Tyrion et l'on voit à quel point leur mariage les contraint tout deux. Il est intéressant de voir ce qu'ils pensent tous les deux l'un de l'autre ou encore de la même scène, notamment le mariage de Joffrey qui est vu de leur deux points de vue.
       Arya est l'un des personnages qui progressent le moins au niveau terrain. Elle arpente le royaume comme une âme en peine et il serait tant que son personnage évolue. En effet, même si elle est de loin ma préférée, le personnage tourne en rond et en vient à ne pas évoluer mentalement non plus. Elle stagne, ce qui est déplaisant même au niveau de la lecture.
      Daenerys est, quant à elle, quasiment totalement de ce tome avec seulement deux chapitres qui lui sont consacrées. Et encore, ceux-ci ne sont pas d'une grande importance et la concerne plus d'un point de vue personnel, ils ne sont en rien indispensables au niveau de son avancée et ses conquêtes. Le moins que l'on puisse dire est que la jeune femme prend son temps: huit tomes qu'elle jure de reprendre son royaume, huit tomes qu'elle est toujours de l'autre côté du détroit.
        Enfin, Jon Snow est de loin le meilleur personnage du tome ! Ses chapitres nous mènent au plus près de la bataille entre les forces de Mance Rayder et la maigre garnison de la Garde de Nuit. Des chapitres fabuleux, les meilleurs depuis bien longtemps, qui font saliver et rêver pour la suite des événements.
     En somme, un tome décisif qui est tout simplement exquis. Une fois de plus, Martin montre que la mort peut tomber à n'importe quel moment. La série est à lire ne serait-ce que pour ce tome.
      

jeudi 10 octobre 2013

Le Cadavre Rieur

Anita Blake

Le Cadavre Rieur

Editions Milady, 384 pages, illustration de A.-C. Payet, traduction de I. Troin


Le Cadavre Rieur est le deuxième volet des aventures de la tueuse de vampire Anita Blake. Publié en 1994, Anita Blake a tout autant de succès dans notre pays et compte bon nombre d'éditions: Pocket en avril 2002, Fleuve noir en septembre 2004, Milady en mars 2009, France Loisirs en novembre 2009 en tome double, et en un intégrale qui regroupe les 3 premiers tomes par Bragelonne en 2011. Ce tome-ci a aussi été adapté en comic book mais la traduction n'est pas encore disponible. Avec ce roman, je considère que la série entière est déconseillée au moins de 14 ans.

    Débarrassée de la psychopathe en puissance qu'était Nikolaos, Anita pense pouvoir enfin respirer mais le très sexy Jean-Claude, devenu maître de la ville, ne cesse de la poursuivre de ses ardeurs. Si ce n'était que cela, un zombie fou et cannibale sème la terreur en dévorant des familles entières. La seule piste viable la mène auprès d'une autre femme très dangereuse: la reine incontestée du vaudou. Si en plus le tout aussi beau et dangereux Edward, tueur de vampire lui aussi, s'en mêle, Anita ne sait plus où donner de la tête.

Prix : Milady : 7, 10 €
France Loisirs T1 & 2 : 11, 50 €
Intégrale I Bragelonne : 19, 80 €

Marion

L'avis de Marion : Toujours plus violent, toujours plus trash, Anita Blake continue sa sanglante progression.
     Après un premier tome consacré aux vampires et aux sueurs froides qu'ils provoquent à l'Exécutrice, l'auteur emmène ses lecteurs sur un terrain plus personnel au personnage en se penchant sur les zombies, créatures lésées dans le premier tome alors que ce sont tout de même le métier de la jeune femme. Orienter son scénario ainsi permet à l'auteur de sortir du cliché vampirique et de plonger un peu plus au coeur du pouvoir d'Anita qu'elle n'explique pas ou très peu. Seulement même si aller dans une histoire de zombie est plus originale que dans le premier tome, l'auteur récidive une erreur qu'elle a faite dans le premier tome : Anita doit une fois de plus se confronter à la personne la plus puissante dans son domaine qu'elle ait rencontré jusqu'ici. Non seulement c'est redondant mais en plus fait figurer tous les autres dangers potentiels qui entourent la jeune femme comme faible. Bref, au lieu de donner un bon effet, cela tue prématurément le livre.
       Mais une fois de plus, ce n'est presque pas pour le scénario qu'on lit le livre mais pour l'univers de l'auteur qui est, au-delà de son style d'écriture au point de vue interne, très original. Pour lire Anita Blake, que le lecteur le sache, il faut avoir le ventre sacrément bien accroché. Scènes sanglantes, de massacre, tripes, restes humains (ou pas), descriptions de scènes de crimes, de blessures, tout ce qui peut heurter la sensibilité du lecteur y passe. Au fur et à mesure de scènes, je me dis que ça ne peut pas être pire. Et bien, si. Un point positif dans la manière d'écrire de Laurell K. Hamilton: l'auteur part du principe que ses livres peuvent être lus séparément, elle réemploie donc tous le temps les mêmes expressions pour introduire des personnages déjà présent comme la manie de Dolph de raccrocher au nez ou encore la peinture du bureau de Bert et son avarice. Un peu agaçant surtout que c'est présent dans les tomes suivants.
     De nouveau, Anita Blake va au-delà du scénario bancal grâce à sa personnalité bien tranchée et affirmée. La jeune femme est forte, indépendante, irrésistiblement attirée par Jean-Claude mais tout en l'évitant. Elle est d'ailleurs aux antipodes de la femme qui recherche l'amour avec le rose qui va avec, ce qui fait que la série convient très bien aux hommes - pour tout vous dire, je les lis grâce à mon père, 46 ans ... donc vraiment un large public. L'humour du personnage principal est sans conteste son point fort. Elle arrive à rire de tout même de ce en quoi elle croit, notamment la religion. Son rapport à la religion est d'ailleurs assez original dans un monde où la chrétienté est de moins en moins pratiquée - attention, je parle ici au sens stricte: ceux qui vont à la messe le dimanche, etc.
    L'univers de l'Exécutrice est peuplé de bon nombre  de personnages secondaires et mon préféré est de loin "la Mort": Edward. Complètement félé mais loyal à sa manière, Anita ne cesse de le répéter si les affaires devaient l'opposer à Edward, celui-ci n'hésiterait pas une seconde à la tuer. Tout l'enjeu de ce personnage est donc de savoir jusqu'où estime-t-il son amitié avec la tueuse.
     Jean-Claude, même s'il doit être le chouchou de ses dames, me laisse de marbre. Je le trouve assez inexistant jusqu'ici alors que c'est le maître de la ville. J'attends de voir si son personnage sera développé.
   En somme, malgré des faiblesses scénaristiques toujours présentes, Anita Blake est une série dont c'est l'univers avant tout qui nous pousse à lire et sans doute aussi une fascination macabre qui nous rapproche d'Anita. 

Once Upon A Time - saison 3

Once Upon A Time 

 Saison 3


Affiche promotionnelle pour la saison 3


Série à succès, Once Upon A Time a lancé la diffusion de sa troisième saison, tant attendue par les fans, le dimanche 29 septembre 2013 dernier. Cette saison comportera 22 épisodes comme les deux précédentes. Les plus impatients et les plus fidèles peuvent retrouver les épisodes chaque lundi -après la diffusion le dimanche et un temps de traduction pour les regarder en VOSTFR - car les épisodes ne seront pas disponible avant un an, un an et demi en France, puisque la saison 2 passera cet hiver seulement sur M6.



Synopsis : Henry, enlevé par Tamara et son fiancé, se retrouve propulsé au pays imaginaire. Bien que cela ne soit pas le monde d'origine de sa famille, le jeune garçon croit dur comme fer que ses deux mères et ses grands parents viendront coûte que coûte le chercher. Un fait vrai puisque Emma, Régina, Hook, Blanche Neige, Charmant et Rumpelstiskin. Mais les jeux de Peter Pan sont bien sournois et le pays imaginaire bien hostile pour les petits comme les grands. Neal, quant à lui, essaye vaille que vaille de retrouver sa famille en essayant de passer de la Forêt enchantée, lieu où il a atterri, au pays imaginaire pour retrouver son fils et celle qu'il aime. Arriveront-ils finalement à réunir leur famille ?



Episodes (traduction personnelle) :
  1. Le coeur du véritable croyant, diffusé le 29 septembre 2013, 8 520 000 téléspectateurs
  2. Fille perdue, diffusé le 06 octobre 2013, 8 000 000 téléspectateurs
  3. Une fée plutôt quelconque, diffusé le 13 octobre 2013, 7 530 000 téléspectateurs
  4. Mauvaises habitudes, diffusé le 20 octobre 2013, 7 050 000 téléspectateurs 
  5. Bonne forme, diffusé le 27 octobre 2013, 7 000 000 téléspectateurs
  6. Ariel, diffusé le 3 novembre 2013, 7 500 000 téléspectateurs
  7. Cavité sombre, diffusé le 10 novembre 2013, 6 710 000 téléspectateurs
  8. Pensées heureuses, diffusé le 17 novembre 2013, 6 600 000 téléspectateurs
  9. Sauver Henry, diffusé le 1er décembre 2013, 6 600 000 téléspectateurs
  10. Le nouveau pays imaginaire, diffusé le 8 décembre 2013, 6 940 000 téléspectateurs
  11. Rentrer à la maison, diffusé le 15 décembre 2013, 6 400 000 téléspectateurs
  12. La sérénade de New York City, diffusé le 09 mars 2013, 7 700 000 téléspectateurs
  13. La chasse aux sorcières, diffusé le 16 mars, 7 800 000 téléspectateurs
  14. La tour, diffusé le 23 mars, 6 900 000 téléspectateurs
  15. Esprits silencieux, diffusé le 30 mars, 6 600 000 téléspectateurs
  16. Il n'est pas facile d'être verte, diffusé le 6 avril, 7 300 000 téléspectateurs
  17. Le Jolly Roger, diffusé le 13 avril, 6 500 000 téléspectateurs
  18. Saigner de part en part, diffusé le 20 avril, 5 950 000 téléspectateurs
  19. Une chose curieuse,  diffusé le 27 avril, 7 340 000 téléspectateurs
  20. Kansas, diffusé le 04 mai, 6 900 000 téléspectateurs
  21. Snow dérive / Dérives de neige, diffusé le 11 mai, 6 640 000 téléspectateurs
  22. Season Final, diffusé le 11 mai, 6 370 000 téléspectateurs


Casting principal :
Régina/ La méchante reine : Lana Parrilla
Mary-Margaret/ Blanche-Neige : Ginnifer Goodwin
David/ Charmant : Josh Dallas
Emma : Jennifer Morrison
Henry : Jared Gilmore
Mr Gold/ Tracassin (Rumpelstiskin en VO) : Robert Carlyle
Hook/ Crochet : Colin O'Donoghue
Peter Pan : Robbie Kay


Marion

L'avis de Marion :  Pour cette saison, ABC a fait le choix de séparer en deux le scénario sur les 22 épisodes afin de pouvoir caser deux méchants : Peter Pan et la Sorcière de l'Ouest.
Niveau scénario, la saison 3A offre clairement un spectacle plus convainquant. Tout d'abord, c'est dans cette partie que les personnages évoluent le plus. Chacun se remet en question et évolue de manière surprenante mais aussi énormément souhaitée par les fans. Ce qui me fait plus pencher pour cette partie reste le méchant : Peter Pan. Gamin machiavélique, diabolique, il est méchant non pas pour le pouvoir, la revanche ou l'envie de prouver qu'il est le meilleur, non c'est bien mieux, il est méchant juste parce que ça l'amuse ! Bien sûr, son comportement est un peu plus développé au fur et à mesure des épisodes mais il reste tout de même un méchant avec de la classe et de la prestance, malgré son jeune âge, sublimement bien interprété par Robbie Kay. Une critique toutefois sur le choix de scénario : un retour d'abus sur les flashbacks. Plus d'un épisode est finalement devenu ennuyeux à mourir à cause de cela (je pense notamment à Ariel ou La Tour). Le reproche que je fais à ces deux flashbacks particuliers est de ne rien apporter à l'histoire mais d'être en plus concentré sur un couple que j'ai de plus en plus en horreur : les Charming.
     La seconde moitié de saison est aussi bien faite notamment parce qu'elle promet un affrontement de choc avec le retour de Régina sur la grande scène mais je reproche une facilité dans le scénario : les méchants sont concentrés sur les mêmes personnes. Dans la première saison, Régina est la méchante (avec parfois Rumplestiskin quand l'envie lui chante); dans la seconde, Cora, la mère de Régina donc, occupe ce rôle. Dans la saison 3, les deux méchants ont des liens avec ces deux mêmes méchants de la première saison (une facilité et un thème récurrent que l'on retrouve dans la saison 4A). La tentative d'exploiter le Magicien d'Oz était sympa mais ne m'a pas convaincue outre mesure car je ne connais pas du tout cet univers, j'ai donc été moins transportée.
      Comme toujours, Once Upon A Time est une grosse grosse déception sur les effets spéciaux. Je ne comprends pas qu'une chaine aussi importante qu'ABC n'investisse pas plus ou fasse des effets plus soignés comme dans Agents of SHIELD. Ce sont des horreurs visuelles, des insultes aux moyens modernes. Quand ce sont des détails, d'accord, c'est tolérable, mais des plans séquences entiers, des décors entiers ou un personnage important, ça pique les yeux et pas qu'un peu. Pour rattraper ce fiasco numérique, il y a fort heureusement les costumiers. Comme d'habitude, les tenues sont époustouflantes (pour Régina ou la Sorcière de l'Ouest) ou crédibles et miteuses à souhait pour les garçons perdus notamment.
     Le point d'orgue de la série a sans aucun doute était le final de milieu de saison. Ces trois épisodes avant la coupure hivernale étaient les meilleures de la série depuis un bon moment, ce qui explique sans doute ma déception pour la suite de la saison. Celle-ci se clôture d'ailleurs sur l'apparition d'Elsa. ABC profite du succès mondial du Disney pour en faire sa propre version. Pari risqué mais à voir.