lundi 30 décembre 2013

One Piece - Saison 3

One Piece - Saison 3


  Diffusé pour la première fois le 26 août 2001 au Japon par Fuji TV, One Piece ne quitte pas les écrans japonais du fait de son succès. En effet la saison 2 s'est tout juste terminé le 19 août 2001, mais Fuji TV enchaine avec la saison 3 seulement une semaine après, un signe qui démontre à quel point One Piece est populaire. La saison 3 est elle aussi très courte car elle ne comporte que 13 épisodes.

Sortie DVD: juillet 2010


Synopsis : Alors que l'équipage de Luffy doit se dépêcher de rejoindre Alabasta, le royaume de Vivi, pour empêcher Crocodile d'exécuter son plan, Nami tombe malade. Sans la navigatrice, c'est la pagaille à bord et les pirates se trouvent incapables de naviguer. Ils sont donc contraints de faire escale sur l'île la plus proche: le royaume de Drum. Cependant, ils croiseront en route Wapol le glouton, un personnage qui pourrait gêner leur progression.

Episodes :

 Arc Royaume de Drum
78. Nami est malade ? Au-delà de la neige qui tombe sur l'océan !
79. Ambuscade ! Le Bliking et Wapol le glouton
80. Une île sans docteur ? Aventure dans une contrée sans nom !
81. Ça va ? Le docteur qui est appelé sorcière !
82. La résolution de Dalton ! Les forces de Wapol débarquent
83. L'île qui vit sous la neige ! L'ascension des Drum Rockies !
84. Le renne au nez bleu ! Le secret de Chopper
85. Le rêve du banni ! Hiluluk le charlatan
86. Les cerisiers d'Hiluluk et l'héritage d'une volonté
87. Le corps d'armée de Wapol ! Les capacités du fruit Baku Baku !
88. Un fruit du démon du type Zoan ! Les sept transformations de Chopper
89. Quand l'autorité du royaume disparait ! Le drapeau de la détermination flotte !
90. Les cerisiers d'Hiluluk ! Miracle sur les Drum Rockies
91. Au revoir, Drum Island ! Je m'en vais en mer !

Casting principal (VO/VF)  :
Monkey D. Luffy : Mayumi Tanaka/ Stephane Excoffier
Roronoa Zoro : Kazuya Nakai/ Patrick Noérie
Nami : Akemi Okamura/ Kelly Marot
Usopp/ Pipo : Kappei Yamaguchi/ Jean-Pierre Denuit
Tony Tony Chopper : Ikue Ootani/ Marie Van Ermengen
Sanji/ Sandy : Hiroaki Hirata/ Olivier Cuvelier
Vivi : Misa Watanabe/  Sophie Landresse, Julie Basecqz

Marion

L'avis de Marion : Autant j'avais beaucoup aimé cet arc en manga mais en anime, je trouve ça juste terriblement lent, beaucoup trop long alors que la saison fait 13 malheureux épisodes. 
     La saison est la réplique exacte, au point de vue du scénario, des tomes 16 et 17 mais faire deux malheureux tomes en 13 épisodes, c'est juste vouloir faire trainer les choses et tirer la corde par les deux bouts. Quand je vois que Blood Lad a adapté six tomes en 10 épisodes, c'est vraiment se moquer du monde que d'en rajouter sur One Piece - surtout quand le manga est prévu pour dépasser un nombre de tome à trois chiffres.
    Les mêmes scènes sont montrés plusieurs fois, et j'ai eu l'impression de voir certains passages en boucle. Parfois, l'anime a plus d'impact que le manga et apporte plus d'émotions notamment lors de discours. Ici, dès qu'il était question du docteur Hiluluk, je craquais et faisais une avance rapide tellement les passages ont été repassé un nombre incalculable de fois et que ses paroles ne véhiculaient aucune émotion. Ce qui est vraiment dommage car c'est un arc que j'apprécie puisqu'on voit pour la première fois le mignon petit Chopper !
      Le personnage est d'ailleurs bien rendu en animation et son doublage tout mignon comme il faut - il faut dire que c'est celle qui double Pikachu qui est en charge !
     Mais un personnage n'est pas suffisant pour rattraper l'ennui profond qui m'a habité pendant ces treize épisodes, d'autant plus que le personnage de Vivi, hautement agaçant, est toujours présent.
     En somme, une saison qui bien que courte m'a semblé durer une éternité et qui ne parvient pas à retrouver l'intensité originale du manga et encore moins l'énergie.

Vampire Diaries - Saison 1

Vampire Diaries - Saison 1

Cover du DVD intégrale saison 1


Diffusé pour la première fois le jeudi 10 octobre 2009 aux Etats-Unis par The CW, Vampire Diaries a très vite conquis un public atteignant les jeunes adultes, adolescents et bien sûr les fans de L. J. Smith. Constituée de 22 épisodes d'environ quarante cinq minutes, la saison 1 a attiré environ 3, 7 millions de téléspectateurs par épisode, le meilleur score sur les quatre saisons diffusées à ce jour - en attente des chiffres pour la saison 5. Elle fut diffusé sur les écrans français pour la première fois le 8 janvier 2011 sur TF1 mais la chaîne n'a jamais fait suite. Canal + Family a aussi diffusé la saison 1, de même que NT1 qui a ensuite diffusé les saisons suivantes.

Sortie DVD/ Blu-Ray: 1er avril 2011

Synopsis : Elena Gilbert tente de redonner un sens à sa vie depuis que ses parents sont morts dans un accident de voiture. Une nouvelle année scolaire commence et Elena est bien décidée à en profiter avec ses amis Matt, Bonnie et Caroline. A l'arrivée d'un nouvel élève, Stefan, Elena tombe tout de suite sous le charme malgré les mystères qui l'entourent lui et son ténébreux frère Damon. Très vite, Elena perce le secret des deux frères, ce sont des vampires. Et les ennuis ne cessent de s'accumuler depuis.
 
Episodes :
  1. Mystic Falls, diffusé le 10 septembre 2009, 4 910 000 téléspectateurs
  2. La nuit de la comète, diffusé le 17 septembre 2009, 3 780 000 téléspectateurs
  3. La fièvre du vendredi soir, diffusé le 24 septembre 2009, 3 800 000 téléspectateurs
  4. Les frères Salvatore, diffusé le 1er octobre 2009, 3 530 000 téléspectateurs
  5. Qui es-tu ?, diffusé le 8 octobre 2009, 3 520 000 téléspectateurs
  6. Origines, diffusé le 15 octobre 2009, 3 880 000 téléspectateurs
  7. Soif de sang, diffusé le 29 octobre 2009, 4 200 000 téléspectateurs
  8. 162 bougies, diffusé le 5 novembre 2009, 4 100 000 téléspectateurs
  9. Le cristal de la discorde, diffusé le 12 novembre 2009, 4 100 000 téléspectateurs
  10. Le point de non retour, diffusé le 19 novembre 2009, 3 570 000 téléspectateurs
  11. Temps mort, diffusé le 21 janvier 2010, 3 680 000 téléspectateurs
  12. Une petite ville pas si tranquille, diffusé le 28 janvier 2010, 3 710 000 téléspectateurs
  13. La première trahison, diffusé le 4 février 2010, 4 000 000 téléspectateurs
  14. Pour Katherine, diffusé le 11 février 2010, 3 500 000 téléspectateur
  15. Toutes les vérités, diffusé le 25 mars 2010, 3 300 000 téléspectateurs
  16. Conflits de voisinage, diffusé le 1er avril 2010, 2 800 000 téléspectateurs
  17. L'alliance temporaire, diffusé le 8 avril 2010, 3 500 000 téléspectateurs
  18. Sous contrôle, diffusé le 15 avril 2010, 3 150 000 téléspectateurs
  19. Miss Mystic Falls, diffusé le 22 avril 2010, 3 300 000 téléspectateurs
  20. Frère de sang, diffusé le 29 avril 2010, 3 400 000 téléspectateurs
  21. Isobel, diffusé le 6 mai 2010, 3 300 000 téléspectateurs
  22. Le jour des fondateurs, diffusé le 13 mai 2010, 3 470 000 téléspectateurs
 Casting principal :
Elena Gilbert : Nina Dobrev
Stefan Salvatore : Paul Wesley
Damon Salvatore : Ian Somerhalder
Caroline Forbes : Candice Accola
Bonnie Bennett : Katerina Graham
Jeremy Gilbert : Steven R. McQueen
Matt Donovan : Zach Roerig
Tyler Lockwood : Michael Trevino  
Jenna Sommers : Sara Canning
Alaric Saltzman : Matthew Davis


Marion
 
L'avis de Marion : J'ai commencé à regarder Vampire Diaries lors de sa diffusion par TF1 et finalement, deux ans plus tard, j'ai enfin terminé la première saison.
      Pour ma part, la saison se divise en deux parties, les onze premiers épisodes, qui sont niais à mourir et bourrés d'intrigues secondaires qui n'ont rien à voir l'une entre elles, et les onze derniers qui donnent enfin une bonne ambiance à la série et qui a enfin une trame sérieuse. Je l'avoue, à la première visualisation, je trouvais la série chouette. Mais deux ans après, les premiers épisodes manquent sérieusement de crédibilité. Tout d'abord,  les couples. Certes Elena et Stefan sont destinés à être ensemble mais tout de même, plier ça en trois épisodes c'est un peu léger pour moi. Et le trio Vicki, Jeremy et Tyler est juste exaspérant par le manque de crédibilité de l'actrice qui fait Vicki.
Bref, le scénario est totalement creux dans la première partie de la saison en posant Damon comme le grand méchant qui va faire régner la terreur sur Mystic Falls. J'aurais dit pourquoi pas si l'idée avait tenu une saison complète mais finalement une myriade de méchants de substitution débarque faisant des premiers épisodes un gros bazar pour tester l'audience.
Heureusement, la série se rattrape bien avec la seconde partie de la saison. Oui, il y a une foule de méchants hypothétiques mais finalement, les scénaristes se rattrapent bien en donnant un sens et une direction à toutes les manigances. C'est l'entremêlement entre passé et présent qui donne tout l'intérêt de la deuxième partie de la saison et qui rattrape le début bancal.
    Niveau décor et costume, rien d'extraordinaire à noter puisque tout se passe dans un environnement moderne. Des efforts sont faits pour les flash-backs où il est effectivement agréable de voir des tenues d'époque. Sinon, pas de besoin particulier dans la série.
     Les effets spéciaux et autres maquillages me ravissent et redonnent un peu de crédibilité aux vampires. Ici quand un vampire mord quelqu'un, le sang coule en grande quantité et les morsures ne sont pas deux trous ridicules dans le corps mais bien une marque de mâchoire comme il se le doit. Il a été ajouté les déformations au niveau des yeux pour signifier la faim des vampires, ce n'est pas une mauvaise idée mais elle est contraignante et du coup parfois oubliée lors de passages clés. Les pouvoirs des vampires sont aussi très crédibles au niveau visuel mais les bruitages me gênent personnellement car très clichés et exagérés.
     Le casting choisi est bien interprété par le trio de tête Nina Dobrev, Paul Wesley et Ian Somerhalder. Nina Dobrev réussit à ne pas rendre trop naïve son personnage et, à ma grande surprise, Elena n'est pas un personnage qu'on a envie de secouer, elle parvient à échapper (légèrement) au stéréotype de la fille qui sait rien faire sans ses deux copains. Même si, un gros travail reste à faire sur ce point là.
      Paul Wesley est parfait dans le petit ami aimant et terriblement exaspérant qui tombe dans la névrose du vampire. Son évolution au fil des épisodes est crédible, ce qui est bien pour l'acteur et les scénaristes, mais il est malheureusement un personnage que je ne peux vraiment pas supporter.
        Ian Somerhalder est brillant dans le rôle du frère démoniaque - ce qui change radicalement du petit frère tout mignon dans Lost. Il faut dire qu'il a le rôle le plus intéressant et le plus complexe (même si n'exagérons rien, ça reste une série popcorn).
     En somme, malgré des débuts difficiles, la série peut convaincre par la suite avec une crédibilité dans ce qu'elle propose avec un ensemble d'acteur bon et surtout une fin à suspense bien orchestrée. 

dimanche 29 décembre 2013

Tim Burton : Entretiens avec Mark Salisbury

Tim Burton : Entretiens avec Mark Salisbury
 
Editions Points, 400 pages, traduction de B. Achour, illustration d'après un dessin de Tim Burton
 
 
 
Paru en novembre 2012, ce livre retrace le parcours de Tim Burton vu par le cinéaste lui-même et expliqué par Mark Salisbury. Accompagné d'une double préface de Johnny Depp, pour chaque film se place des dessins du réalisateur, il y a au total 100 dessins dans le livre.
 
 
 Le livre se divise en un chapitre pour chaque film dans la carrière du réalisateur (avec un consacré à son enfance). Bien évidemment, il ne contient pas Alice au pays des merveilles, Dark Shadows et Frankenweenie (2013) les films étant trop récents. 
Voici la table des matières :
  • L'enfance à Burbank 
  • Disney & Vincent
  •  Hansel et Gretel, Frankenweenie, Aladdin et la lampe magique
  • Pee-Wee Big Adventure
  • Beetlejuice
  • Batman
  • Edward aux mains d'argent
  • Batman, le défi
  • L'étrange noël de Mr Jack
  • Ed Wood
  • Mars Attacks !, Superman lives et La triste fin du petit enfant huître
  • Sleepy Hollow
  • La planète des singes
  • Big Fish
  • Charlie et la chocolaterie
  • Les Noces funèbres
  • Sweeney Todd   
 
Prix : 9 €
 
Marion 
 
 
L'avis de Marion : Acheté suite à l'exposition sur Tim Burton l'année dernière, je me suis enfin décidée à le lire. Je ne regrette absolument pas mon achat.
     J'ai choisi de poster ce livre ici au vu de l'importance du fantastique dans l'oeuvre de Tim Burton et ce qui devient donc aussi le centre du livre.
      Tout d'abord, si vous êtes fan de Burton, ce livre est pour vous. L'entretien (qui n'est absolument pas sous la forme de question réponse, il s'agit plus d'une introduction de Salisbury - en gras - puis d'un développement de Burton) parle autant du travail professionnel que de la dimension privée de Tim Burton en tant que personne et de ce qu'il met de privé dans ses oeuvres. Le livre est donc très intimiste et révèle des milliers de détails sur son état d'esprit lorsqu'il fait un film, lorsqu'il a fini le film, lorsqu'il pense un film, etc. 
   Tim Burton est souvent qualifié d'extraverti ou dit comme fou mais étonnamment le livre dévoile quelqu'un de très rationnel et logique qui finalement donne juste une vision différente au scénario qu'on lui donne. Je ne minimise absolument pas son travail - que j'adore énormément - mais je tiens seulement à souligner qu'il n'est pas juste l'excentrique que tout le monde voit.
     Au delà de l'homme en lui-même, il y a une foule de détails sur chacun des films. Il explique comment il a travaillé ou choisi les acteurs, ses choix artistiques (notamment sa fascination pour l'image par image), ses modèles, ses inspirations. Bien entendu, sa relation avec Johnny Depp et Helena Bonham Carter est évoquée mais aussi celle avec pleins d'autres acteurs qui parcourent plus d'une fois ses films mais qu'on retient moins souvent. J'ai adoré savoir les détails de la réalisation - notamment savoir quel décor avait été réalisé ou mis sur fond vert.
      Le plus du livre est de retrouvée les illustrations de Burton qu'il a faites lors des préparations de ses films ou bien avant - quand une idée lui trottait dans la tête. On y voit son style particulier et retrouve ce sentiment d'étrangeté du personnage. Mais surtout, on peut voir les premières idées et leur application à l'écran.
    Le livre se lit d'une traite et est passionnant comme je l'ai rarement vu. Neuf euros est une somme bien misérable pour le plaisir qu'il m'a procuré. A lire absolument.

Vampire Diaries

Vampire Diaries

Logo de la série


Vampire Diaries est l'une des séries devenues cultes que diffusent The CW depuis sa création en 2009 par Julie Plec et Kevin Williamson. La série compte à son actif cinq saisons diffusées chaque année depuis 2009 en septembre ou octobre. La cinquième saison est actuellement diffusé le jeudi depuis le 3 octobre. Inspirée de la série de roman à succès, The Vampire Diaries de L. J. Smith, la série reprend la relation du trio Damon/ Stefan et Elena.
La série a été importée en France depuis le 29 août 2010 sur Canal + Family (saison 1 et 2), TF1 a diffusé la saison 1 en janvier 2011, c'est finalement NT1 qui les diffuse intégralement depuis le 23 avril 2011. La série est néanmoins interdite au moins de 10 ans.

Synopsis : Elena Gilbert tente de redonner un sens à sa vie depuis que ses parents sont morts dans un accident de voiture. Une nouvelle année scolaire commence et Elena est bien décidée à en profiter avec ses amis Matt, Bonnie et Caroline. A l'arrivée d'un nouvel élève, Stefan, Elena tombe tout de suite sous le charme malgré les mystères qui l'entourent lui et son ténébreux frère Damon. Très vite, Elena perce le secret des deux frères, ce sont des vampires. Et les ennuis ne cessent de s'accumuler depuis.


http://www.la-gazette-fantastique.blogspot.fr/2013/12/vampire-diaries-saison-1.html

















Saison 2













Saison 3











Saison 4












Saison 5







Marion

vendredi 20 décembre 2013

Vincent

Vincent

Affiche non officielle

Sortie en 1982, Vincent est le tout premier court métrage de Tim Burton, jeune concepteur graphique qui venait tout juste d'intégrer les studios Disney. Le mini film dure un peu moins de 6 min et a seulement diffusé en test sur un panel. Jugé trop noir, il ne sortira jamais sur grand écran même si la possibilité de le mettre en première partie de L'étrange Noël de Mr Jack a été évoquée. Aujourd'hui, il est méconnu du grand public mais est facilement visionnable sur internet.

   Vincent Malloy, sept ans, ne vit pas une vie ordinaire mais celle de Vincent Price, son idole, qu'il pense être.



Casting:
Narrateur : Vincent Price

Marion

L'avis de Marion: Fascinée et fan de Tim Burton, je me suis immergée dans ses toutes premières oeuvres.
    Intriguée par ce que pouvait être son premier métrage, j'ai regardé Vincent en me préparant à voir du kitsch. Curieusement, alors que le court-métrage a trente et un ans, je le trouve très actuel et absolument pas vieillot. L'animation rappelle L'étrange Noël de Mr Jack ou encore Les Noces funèbres et n'en semble donc pas si éloigné que cela par le temps.
   Le fait que ce soit Vincent Price qui narre l'histoire est très ironique est bien pensée par Burton. Mais au-delà de ce petit jeu, ce qui m'a surtout surprise est la musicalité et la poésie dans le texte. Pendant six minutes, on entend des rimes croisées qui semblent totalement naturelles à l'oreille et que je n'ai remarqué seulement à la fin en me concentrant.
    Bien entendu, j'ai retrouvé les dessins que j'avais vu lors de l'exposition Tim Burton, et c'est sans doute ce qui m'a semblé si naturel dans cette animation. 
    L'idée initiale parait assez simpliste mais c'est réalisé avec l'originalité et la patte de Tim Burton ce qui rend le concept plus intéressant et surtout plus personnel. Je veux dire, qui n'a jamais rêvé d'être son idole ou héros ?
    Bref, ce court-métrage permet de voir les premiers jets du réalisateur incontournable qu'est devenu Burton et n'est en aucun cas une perte de temps (surtout que six minutes de votre vie, c'est très peu !).

Le Chaos

Le Trône de Fer

Le Chaos

Editions Pygmalion, 341 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll

Le Chaos est le dixième tome de la saga du Trône de fer en France mais est le premier tiers du roman original A Feast for Crows de George R. R. Martin. Édité en 2005 aux Etats-Unis par Bantam Books, cette première partie du roman fut publiée par Pygmalion en 2006 en France puis fut réédité en 2007 par J'ai lu, en 2010 pour la version intégrale de Pygmalion et de J'ai lu.


   Le chaos règne depuis que Tywin Lannister est mort et que son fils Tyrion, accusé du meurtre ainsi que de celui de Joffrey, est en fuite à travers les 7 couronnes. Cersei essaye tant bien que mal de conserver le pouvoir et d'éloigner les Tyrell mais c'est une chose malaisée quand même les lions sont contre elle. Heureusement pour Cersei, elle n'aura pas à se méfier du nord sous l'emprise des Greyjoy puisque les Îles de Fer sont eux-même au bord de la guerre civile pour des questions de successions. Tout juste libérée par Jaime, Brienne court les routes à la recherche de Sansa, fidèle à sa promesse, et abandonne Arya, la croyant morte, alors que cette dernière va à Braavos pour rentrer au service du dieu multiface
Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
  J'ai lu intégrale : 15, 90 €
Marion

L'avis de Marion: L'auteur fait fort et je me suis plongée avec délectation dans la nouvelle orientation que prend le Trône de fer.
     Ce qui est sans cesse surprenant avec l'auteur est qu'il ose sans soucis apparent se séparer de n'importe quel personnage mais en plus des plus importants qu'aucun autre auteur n'aurait tué. Il a tout de même tué quasiment toutes les personnes qui se prétendaient roi et a fait le tri aussi dans les personnes de puissance qui sont aussi dans les personnages "principaux" si l'on peut utiliser ce terme avec Martin. C'est un tour de force assez impressionnant et si l'on fait les comptes, on se rend compte qu'il reste très peu de personnes vivantes parmi ceux présentés dans les premiers tomes. Complètement hallucinant et du jamais vu pour ma part.
      Du coup, l'auteur introduit pas mal de nouveaux point de vues mais ceux-ci ne sont pas très clairs. Je pense que c'est voulu puisqu'ils apparaissent sous des noms codés (Le capitaine de la garde, le chevalier souillé, le Prophète). Si pour certains il est facile de comprendre qui se cache sous le pseudonyme, pour d'autres, j'ai trouvé que c'était de trop et pas forcément nécessaire. Je n'aime pas trop de devoir réfléchir pour savoir où me placer du point de vue spatio-temporel.
      En plus de tuer la majorité de ses premiers personnages, Martin délaisse complètement ou presque les rares survivants. En effet, Arya et Sansa n'ont la parole qu'une fois et le reste n'est dédié qu'à Cersei, Brienne  ou Samwell. Une nouveauté pour Cersei qui est un personnage récurrent mais aussi pour Brienne l'un des derniers personnages à côtoyer Jaime au fil des tomes. Daenerys n'apparait plus du tout dans ce tome, et la princesse aux dragons avait déjà dû se contenter d'un misérable chapitre le tome précédent. Cette alternance des personnages peut plaire à beaucoup mais peut surtout lasser les fans inconditionnels d'un personnage (ici Daenerys ou encore Jon qui n'apparait pas dans ce roman du moins pas par son point de vue, idem pour Tyrion).
   Personnellement, cela ne me dérange pas et me fascine même complètement. Bien sûr, j'ai mes personnages favoris mais je suis avant tout intéressée par l'univers et la trame générale qui se joue dans Westeros. Je me fais donc un plaisir de découvrir ce qui se passe du côté des Fers-Nés qui, bien qu'occupant une place importante depuis quelques tomes, n'avaient pas le privilège d'avoir leur propre point de vue et on n'en savait donc que très peu sur leur situation.
     Ensuite, le lecteur passe du point de vue de Jaime pour celui de Brienne et Cersei. C'est très intéressant je trouve puisque précédemment nous avions celui de Jaime qui ne cessait de donner son avis sur les deux femmes. Enfin, nous savons ce que pense réciproquement les deux femmes sur le Régicide. Cersei est exactement comme je m'y attendais et n'est pas le personnage le plus intéressant du livre, loin de là. Elle représente tout ce que je déteste: la femme arriviste qui pense qu'avec son physique et la renommée de sa maison elle parviendra à tout.
   Brienne est très chevaleresque et représente un peu l'idéal masculin que j'avais lorsque je lisais des romans de chevalerie (et surtout des contes) dans ma prime jeunesse. Pourtant habituée à ce que l'on se moque d'elle, j'attendais un caractère un peu moins naïf mais cependant il est aussi logique que Brienne soit ainsi. Je ne suis donc pas déçue.
    En somme, le roman surprend par la direction qu'il donne à la série et, comme souvent après beaucoup d'action, permet de se poser un peu pour faire un tour d'horizon des situations respectives. Encore un bon roman dans la série du Trône de fer

mercredi 11 décembre 2013

Les sorties du mois de décembre

Voici comme tous les mois les sorties fantasy et fantastiques des éditeurs. Cette liste est toutefois exhaustive et peut comporter des erreurs ou encore des changements en fonction des éditeurs.
 

Atalante

02/12
Chronique de Tramorée (T5) – Pratès : Le cœur de Tramorée II de Javier Negrete – ebook

09/12
Les annales du Disque-Monde (T34) – Coup de tabac de Terry Pratchett – ebook



 
Black Library

04/12
The Horus Heresy FélonDu sang pour le Dieu du Sang de Aaron Dembsky-Bowden
Le fléau de Malekith de William King
06/12
Tyrion et Teclis (T2) – L'épée de Caledor de William King
Le traqueur des abîmes de Aaron Dembsky-Bowden




 
Bragelonne

06/12
Les Elfes – Intégrale de Bernhard Hennen
La Revanche des Orcs – L'intégrale de Stan Nicholls
Le Destins des Nains – L'intégrale de Markus Heitz
Le Cycle des LoupsLa Moira (Intégrale) de Henri Loevenbruck
Le Cycle des Loups (T2) – Gallica (Intégrale) de Henri Loevenbruck
Solomon Kane – L'intégrale de Robert E. Howard


Milady

06/12
Les Gardiens de l'éternité (T10) – Santiago de Alexandra Ivy
Anges déchus (T4) – Extase de J. R. Ward
Psi Changeling (T8) – Lié par l'honneur de Nalini Singh
Queen Betsy (T11) – Vampire et désaxée de Mary Janice Davidson
La Guerre des Mages – L'intégrale de Mercedes Lackey
Neverwinter (T4) – Le dernier seuil de R. A. Salvatore
Neverwinter (T1) – Gauntlgrym de R. A. Salvatore




 

Sharon Kena

17/12
Immortel (T3) – Sacrifice de Claire Wallaert
Le Clan de la nuit (T2) – Louve brisée de J. A. Curtol
Alice Royale (T2) – Le Chat du Cheshire de Céline Mancellon




Marion

Lune Bleue

Anita Blake

Lune Bleue

Editions Milady, 608 pages, illustration de A-C. Payet, traduction de I. Troin

Huitième tome de la série Anita Blake, Blue Moon est sorti en 1998 aux Etats-Unis. Très populaire aussi en France, Lune Bleue est sorti une première fois chez Fleuve Noir en 2005, puis chez Milady en 2009 et enfin chez France Loisirs en 2011. Une fois de plus, cela est déconseillé pour les plus jeunes (contenus explicites de tortures, agressions sexuelles et autres atrocités sanglantes).


     En plein milieu de la nuit, Daniel, le petit frère de Richard, appelle à l'aide Anita. Richard est accusé de viol par une jeune femme et a été mis en prison. Il faut à tout prix que le loup-garou sorte de prison avant les prochains jours car une lune bleue, une seconde pleine lune dans le même mois, approche et Richard risquerai donc de se transformer dans sa cellule, exposant son secret et ce qui lui ferait perdre son boulot. Ni une, ni deux, Anita prépare sa valise, annule son rendez-vous avec Jean-Claude et part aider son ex-fiancé alors même que Colin, le Maître de la Ville où est Richard, considèrera comme une déclaration de guerre toute entrée sur son territoire par Anita ou toutes personnes relatives à Jean-Claude.

Prix : Milady : 7, 10 €
France Loisirs T7 & 8 : 11, 50 €

Marion

L'avis de Marion: Après un tome convaincant, je retombe dans la déception. Si le scénario tient la route, la série tombe dans une extravagance sexuelle ridicule et une abondance de personnage.
      Deux intrigues sont ici mises en parallèle mais cela ne m'a pas dérangée contrairement aux fois précédentes car, hors erreur de ma part, elles n'ont aucun lien entre elles. Cependant le scénario plaisant est gâché par l'abondance de nom. En effet, entre les gens de Colin, les policiers, les tueurs, les accompagnateurs d'Anita, la meute locale et les petites amies de Richard qui surgissent tel un lapin du chapeau du magicien, il y a de quoi se taper la tête sur les murs. Trop c'est trop, j'arrive plus à suivre. De plus, il n'y a aucune précision temporelle donc plusieurs choses me sont apparus comme illogique. Je pense notamment à Asher, ancien amant de Jean-Claude, à moitié défiguré par l'eau bénite, qui voulait le tuer dans le tome précédent. Voici maintenant qu'il est devenu le bras droit de Jean-Claude, prêt à mourir pour lui et doté de tendres sentiments pour son vampire français. Alors forcément, je l'ai trouvé un peu instable mentalement (encore plus qu'il ne l'est habituellement, s'entend) et très mielleux.
   Pour ce qui est de la sexualité, cela prend des proportions vraiment démesurées. Je veux dire que Anita ne peut pas faire un pas sans que la moindre créature masculine à trente kilomètres à la ronde tente de coucher avec elle. Oubliée la puritaine qui rebute à toucher des hommes ou autres, Anita se dévergonde et se sent des affinités et du désir pour tous les mâles de son entourage. Non mais stop quoi.
     Une fois de plus, on retrouve cette alternance entre Jean-Claude et Richard. Jean-Claude était au centre de Offrande Brûlée avec une faible présence de Richard. Pour ce tome-ci, le pauvre Jean-Claude n'a qu'une apparition et n'est que cité pour toute la suite du roman. Et bien sûr, la relation Richard/ Anita est véritablement trop facile à anticiper. C'est navrant et même pas réjouissant. D'ailleurs la scène de course poursuite qui se finit dans le chalet en compagnie de Richard est complètement surréaliste et invraisemblable. D'ailleurs, elle n'est même pas expliquée. C'est vraiment hallucinant.
      Je suis encore et toujours exaspérée par l'augmentation ridiculement exagérée des pouvoirs d'Anita. Parce que oui, ils ont encore augmenté par rapport au volume précédent où je le reprochais déjà.
    Je remarque qu'Edward, l'un de mes personnages préférés, est inexistant depuis Mortelle Séduction au profit de Jason qui prend de plus en plus de poids dans la série et auprès d'Anita. Ce qui n'est pas plus mal puisque c'est un personnage assez agréable et fidèle à lui-même.
    En définitif, la saga plonge de nouveau dans un aberration littéraire qui détruit complètement un scénario qui aurait pu être bon s'il n'était pas desservi par une opulence de personnage et des scènes invraisemblables.

Offrande brûlée

Anita Blake

Offrande brûlée

Editions Milady, 576 pages, illustration de A-C. Payet, traduction de I. Troin


Burnt offerings est le septième tome de la série Anita Blake, sortie en 1998 crée par Laurell K. Hamilton. Offrande brûlée est paru en 2004 chez Fleuve noir puis a été édité en juillet 2009 par Milady et enfin par France Loisirs en 2011. Une fois de plus, cela est déconseillé pour les plus jeunes (contenus explicites de tortures, agressions sexuelles et autres atrocités sanglantes.)

Prix : Milady : 7, 10 €
France Loisirs T7 & 8 : 11, 50 €


    Débarrassée de Séraphina, Olivier, Marcus et autres monstres surpuissants qui veulent la tuer, Anita pense enfin pouvoir se reposer et profiter de son petit ami, Jean-Claude. Mais une fois n'est pas coutume, ce n'est pas aujourd'hui qu'Anita Blake coulera des jours tranquilles puisque Jean-Claude, son personnel, ses loups-garous et les léopards-garous en relation avec le couple, viennent d'être pris d'assaut et en otage par les membres du Conseil. Autorité suprême des vampires, ces derniers soupçonnent Jean-Claude de vouloir se rebeller contre eux et viennent pour le soumettre ou le détruire. Deux options qui ne plaisent guère à l'Exécutrice qui compte bien leur faire savoir.


Marion

L'avis de Marion : La série commence à devenir vraiment vraiment lassante mais ce septième tome redonne un petit coup de fouet et de crédibilité à la saga qui en avait bien besoin.
   Avec ce septième tome, c'est enfin une autorité supérieure qui s'inquiète des agissements d'Anita et Jeanc-Claude, qui jusqu'ici agissaient impunément. C'était ce qui manquait à la série depuis un moment et faisait passer l'autorité (humaine comme vampirique) pour négligeable et peu considérable. On retrouve aussi les descriptions horrifiques qui font la spécialité d'Anita Blake et l'on franchit même un cap dans la morale et les pires bassesses qui peuvent se faire. Ainsi, pour une fois, Anita devra agir avec une certaine finesse et diplomatie pour éviter à ses amis de se faire trucider, ainsi que pour survivre mais surtout pour ne pas déclencher une véritable guère entre les membres du Conseil, elle-même et Jean-Claude. Une dure tâche pour la jeune femme qui est plus flingueuse que diplomate. Le roman m'a paru très long (et à juste titre puisqu'en ebook il fait plus de 1000 pages) mais est pourtant bien dosé car l'ambiance pesante et austère est très bien rendue. Cependant, une fois de plus, l'intrigue secondaire n'était pas nécessaire. Les vers luisants ne font qu'une brève apparition et n'apporte absolument rien tout comme l'effondrement de l'église même si celle-ci est plus légitime. Cette intrigue secondaire m'a plus embrouillée l'esprit qu'autre chose et égarée du Conseil plutôt qu'autre chose.
     Les défauts d'écriture sont plus du point de vue scénaristique que stylistique comme je l'ai souligné précédemment. Sur le point de vue stylistique, la plume est toujours aussi vive, ironique et noire. Le tout étant écrit du point de vue interne, on sent l'évolution du personnage principal qui gagne en maturité et parvient à se contenir de mieux en mieux.
     Car oui, Anita Blake arrive maintenant à ne plus flinguer tout ce qui bouge. C'est ici qu'on voit le poids de l'amitié pour Anita, elle est prête à prendre sur elle-même et à tenter des actions désespérées (même pour elle) pour sortir ses amis (et même des inconnus) du guêpier dans lequel ils sont. Toutefois, je suis toujours déçue par le nouveau pouvoir qui a été mis à Anita depuis le tome précédent je crois, le munin. En plus d'être une nécromancienne très puissante, il faut qu'elle tire tout d'abord encore plus de pouvoir de son triumvirat mais qu'en plus elle ait un nouveau pouvoir en elle grâce à la meute. C'est abusé. Anita est certes l'héroïne mais trop, c'est trop.
      Le grand absent du tome est Richard ce qui est totalement logique au vu de la tragique manière dont s'est fini sa relation avec Anita. Toutefois, il fait son apparition dans le dernier quart du livre qui me fait une fois de plus penser qu'il est, pardonnez moi l'expression, "trop bon, trop con".
       Jean-Claude est LE personnage que je n'arrive pas à cerner. Est-il vraiment si faible qu'il n'en parait, à devoir toujours appuyer son pouvoir sur Anita ? Où cache-t-il bien son jeu autant au lecteur qu'à Anita. A approfondir donc.
    En somme, le livre est plutôt bon par rapport à ses prédécesseurs et aborde enfin un point que j'attendais même si Anita, au contraire des autres, s'en sort trop indemne à mon goût.