dimanche 7 décembre 2014

Mémoire Marion step by step : La "fantasy" dans le paysage éditorial entre 2000 et 2010

Références pour le mémoire de Marion


J'en profite pour vous présenter plus en profondeur le projet. 

Bon au vu du blog que l'on tient Samantha et moi, je n'ai pas besoin de vous expliquer pourquoi j'ai choisi ce sujet je pense. Ce choix s'est imposé comme une évidence tout d'abord parce que la fantasy est une passion que j'ai eu avant même de savoir que ce mot existait mais aussi parce que je voulais faire un sujet de mémoire original qui sorte du cercle universitaire. Or, la fantasy se fait depuis toujours critiquer et dévaluer dans le milieu universitaire. Donc j'ai voulu choisir un sujet où mon travail montrerait son importance et sa légitimité. C'est assez prétentieux maintenant que j'y pense.

Sur les conseils de mon directeur de recherche, Simon Bréan, j'ai commencé mes recherches par des lectures, dont une absolument essentielle quand on parle de fantasy. Un mot tout d'abord sur Mr Bréan. J'ai choisi de me tourner vers lui parce que c'est une tête mais surtout il a écrit sur la Science-fiction et est très intéressé par les mondes de l'imaginaire. Je vous laisse libre de consulter son CV et palmarès (assez impressionnant) sur internet si vous le souhaitez. 

Étant donné que j'étudie un phénomène économique français, mon directeur de recherche m'a demandé d'avoir un corpus de référence français. Or, peu de gens estime que ce genre est assez noble pour avoir des essais théoriques qui lui sont consacrés. C'est donc l'un des problèmes auquel j'ai été confronté.

Bref, c'est ainsi que j'ai commencé à lire La fantasy de Anne Besson aux éditions Klincksieck. Le livre se présente sous la forme de 50 questions auxquelles l’éminente universitaire et spécialiste de la fantasy, médiéviste et normalienne répond avec une certaine complexité dans le langage mais une précision et des références très pointues qui font de son livre la meilleure référence française sur la fantasy à ce jour.

La fantasy



Par Anne Besson, éditions Klincksieck, collection 50 questions, 208 pages, publié en 2007, prix : 16 euros.

Elle part de trois grandes questions pour orienter sa pensée d'où en découlent 50 questions. Voici le sommaire.  

Introduction 
  1. Pourquoi interroger la fantasy aujourd'hui ?

    I) Un mot anglais, un genre anglophone ?

  2.  Faut-il utiliser un terme anglais ?
  3. Fantastique ou merveilleux ?
  4. Imaginaire, surnaturel ?
  5. Quel âge a la fantasy ?
  6. Comment s'est-elle imposée sur le marché des littératures de genre ?
  7. Un roman de fantasy est il un roman d'aventures ?
  8. Comment distinguer un roman de fantasy d'un roman historique ?
  9. Dans l'autre sens, pourquoi confondre souvent fantasy et science-fiction ?
  10. Comment distinguer fantasy et science-fiction ?
  11. La fantasy relève-t-elle d'un imaginaire spécifiquement anglophone ?
  12. L'expansion du genre traduit-elle la domination culturelle anglo-américaine ?
  13. Peut-il alors se développer des fantasies hors de cette aire linguistique ?
  14. Y a-t-il une spécificité de la fantasy française ?
  15. A quand une alter-fantasy ? 
II) Tolkien, influence indépassable ? 
    16. La fantasy commence-t-elle avec Tolkien ?
    17. Quelles sont les origines de la fantasy ?
    18. La fantasy britannique au tournant du XIXe et du XXe siècles : une éclosion sans suite ?
    19. La fantasy emprunte-t-elle toujours au mythe ?
    20. Comment le conte est-il arrivé en fantasy ?
    21.  La littérature médiévale est-elle une source directe ?
    22. Que retient la fantasy de la littérature du Moyen-Âge ?
    23. Le "météore" Tolkien : comment évaluer son influence ?
    24.  Pourquoi une telle présence de Tolkien dans l'intertexte ?
    25. Le cycle, un apport de Tolkien ?
    26. Quel rôle ont joué les Etats-Unis dans l'histoire du genre ?
    27. L'heroic fantasy, une histoire parallèle ?
    28. Quel est l'héritage des autres "grands anciens" ?
           a) Mervin Peake
    29. Quel est l'héritage des autres "grands anciens" ?
           b) C. S. Lewis.
    30. A quoi ressemble la fantasy aujourd'hui ?
    31.  Les sous-genres de la fantasy : réalité de lecture ou concept marketing ?

III) Des mythes d'hier pour aujourd'hui ?

   32. Comment expliquer le succès contemporain de la fantasy ?
   33. Comment passe-t-on de l'imaginaire à l'image ?
   34. Quels sont les grands films de fantasy ?
   35. Quelles sont les étapes suivies par le développement des jeux ?
   36. Pourquoi une telle présence de la fantasy dans les univers du jeu ?
   37. Quel est l'apport de l'interactivité ?
   38. Dans quel sens parle-t-on de "monde fictionnel" ?
   39. Quel rôle les annexes (cartes et inventaires) remplissent-elles ?
   40. Faut-il parler de "sagas", de "cycles", de "chroniques" ?
   41. Le Moyen-Âge est-il la seule période de référence ?
   42. Comment la fantasy retrouve-t-elle le temps cyclique du mythe ?
   43. Que reste-t-il des mythes en fantasy ?
   44. Que signifie le syncrétisme contemporain ?
   45. Quels sont les visages de la magie en fantasy ?
   46. Le perpétuel retour en arrière implique-t-il une idéologie conservatrice ?
   47. L'opposition entre Bien et Mal est-elle manichéenne ?
   48. Pourquoi tous ces souterrains ?
   49. La fantasy, une enfance éternelle ?

   50. Comment conclure ?


A la lumière de ce sommaire, on voit que le but d'Anne Besson est vraiment de balayer le sujet de manière exhaustive et scientifique (personnellement je ne connaissais pas le sens du mot syncrétisme avant d'ouvrir ce bouquin). C'est d'ailleurs un petit reproche que je peux formuler envers le livre. Son propos est fascinant et très intéressant mais la lecture n'est pas aisée du fait d'une utilisation très poussée de tournures de phrases peu évidentes et d'un vocabulaire spécialisé et pointilleux. Deux questions qui m'ont particulièrement intéressée d'un point de vue éditorial : la 30 et 31.
J'en ai fait un résumé que je vous partage. Si vous voulez plus, n'hésitez pas à me demander.

PDF notes questions 30-31 : http://www.mediafire.com/view/85ub89bz8nbbw4t/Notes_questions_30-31_Besson.pdf

Les Audios

Je m'appuie aussi sur des audios.Pour les utiliser en référence, il faut les retranscrire au mot à mot. Or, les audios que j'ai trouvé font au minimum une heure et parfois 2h voire 3h au maximum. Si c'est pratique, c'est aussi très très long. Le colloque par exemple, que je vous présente dans quelques lignes, m'a pris deux après midi complètes ainsi que deux soirées pour le retranscrire pleinement. C'est difficile, long, il faut aussi savoir faire le tri entre les informations intéressantes et facultatives, bien choisir pour ne pas revenir en arrière ou encore se rendre compte qu'on a passé 2h à écouter quelque chose de mauvais et inutile. 

Le colloque qui correspondait parfaitement à mes attentes (du moins dans le plan) accueillait entre autres Anne Besson, Stéphane Marsan et Alain Névant comme intervenant : La Fantasy en France aujourd’hui. Écrire, éditer, traduire, illustrer.
 
Il a eu lieu le 10 et 11 juin 2009 à l'université Paris 13-Paris Nord Villetaneuse. J'ai pu trouver seulement la partie qui m'intéressait : La fantasy: relais et diffusion. Si l'annonce vend du rêve, j'ai tout de même été assez déçue.

Stéphane Marsan et Alain Névant (co-fondateurs de Bragelonne) prennent absolument toute la place. Si Névant est sympathique, Marsan répond souvent à côté des questions, a en plus une espèce de fausse modestie étrange. Les deux intervenants se perdent très souvent en anecdotes personnelles et ratent le but de la question. Ils se coupent la parole à l'un et l'autre, faisant qu'il est très difficile en audio de s'y retrouver.

En revanche, ils m'ont appris beaucoup de chose intéressantes sur les origines de Bragelonne, sur les marges éditoriales, la diffusion (qui a été que trop brièvement discuté selon moi). La diffusion a donc pu m'apprendre pas mal de choses intéressantes comme le fait que si en théorie avec Harmonia Mundi ils peuvent atteindre 1200 points de ventes (ce qui est ridicule à côté d'Hachette qui est à 22 000 points de ventes) seulement 650 environ accepteront de prendre de la fantasy. Cela montre bien une réalité, si la fantasy a gagné en popularité et en expansion, elle reste une niche que beaucoup encore ont peur d'exploiter.

Je vous laisse vous faire une idée avec l'audio en lui-même : http://www.mediafire.com/download/d5d1q0gbzmx1sr0/FantasyLemondedulivredefantasyenFrance2.mp3

Ou pour les moins courageux la retranscription que j'en ai faite (au mot à mot) de douze pages en pdf : http://www.mediafire.com/download/wwww18cxtd25hlk/Colloque.pdf

Désolée pour le PDF, j'en ai jamais fait alors c'est assez ... sommaire.

dimanche 9 novembre 2014

Les Tortues Ninjas - Le Film


Les Tortues Ninjas – Le film




Sorti le 12 décembre 1990, Les Tortues Ninjas est une adaptation américano-hong-kongaise du dessin animé du même nom. Réalisé par Steve Barron, ce long métrage quelque peu oublié de nos jours a pourtant bercé toute une génération. Il est remis sur le devant de la scène grâce à son reboot de 2014, lui faisant ainsi bénéficier d'une sortie en Blu-ray. Le film a tout de même couté la modique somme de 13 500 000 $ à l'époque. Une somme largement remboursée par les bénéfices, avec presque 1 200 000 entrées en France, le film a rapporté la bagatelle de 201 965 915 $ grâce aux recettes mondiales.
Sortie Blu-ray : 1er octobre 2014.

Casting principal :
Raphael : Lee Josh Pais
Leonardo: David Forman
Michaelangelo : Michelan Sisti
Donatello : Lief Tilden
April O'Neil : Judith Hoag
Casey Jones : Elias Koteas
Shredder : James Saito

Alors que le terrible clan des Foot fait parler de lui par les multiples vols qu'il commet en ville, la journaliste April O'Neil est persuadée qu'il y a bien plus qu'une histoire de vol derrière tout cela. Lorsqu'elle se fait agresser par le clan, elle est sauvée in extremis par de mystérieux combattants hors pair. Son seul indice pour les retrouver est un saï oublié à ses côtés. Dans les égouts de New-York se cache la réponse : des tortues ninjas adolescentes veillent sur la ville. Raphaël, Léonardo, Michaelangelo et Donatello sont déterminés à connaître le monde extérieur qu'ils n'ont que peu côtoyé mais surtout à venir en aide aux humains qui sont menacés par un danger plus grand qu'ils ne le pensaient.

Marion

L'avis de Marion : Trop jeune pour avoir grandie avec les Tortues Ninjas, elle n'en reste pas moins un symbole emblématique que je voulais connaître – surtout avec la sortie du nouveau film. Ainsi donc, me préparant mentalement à un choc visuel vieillissant, j'ai regardé le film. Surprise ! Le film a admirablement bien vieilli et se regarde très bien.

L'histoire, même si on a pas regardé les Tortues Ninjas enfant, on la connait tous : April O'Neil, amie des héros, les aide à combattre le crime et plus particulièrement Shredder. Il était évident que ces personnages emblématiques allaient se trouver dans le film mais restait à voir l'histoire qui allait être brodée autour. Je ne sais pas si le clan des Foot existe dans le dessin animé mais c'est l'histoire qui sert de base ici. Que les choses soient claires, on ne regarde pas le film pour le scénario très limitée et basique. L'univers est assez bon enfant du fait que les tortues elles même ne sont que des adolescents. Au vue donc du public visé, le scénario ne pouvait pas être très élaborée. C'est l'univers et l'ambiance du film qui ont été privilégiés.

Ici, on y trouve notre compte. Bien qu'il se soit passé près de 24 ans depuis la sortie de ce film, l'humour y reste intact. J'ai bien ri devant les frasques des quatre frangins à écailles, les multiples références à une culture que je connais encore un peu et à l'ambiance générale du film. Parfois, un humour involontaire se met en place. Il s'agit bien évidemment des moments assez kitschs ou rétros qui font rire ou sourire par une certaine nostalgie peut-être. Une complicité mais aussi des tensions sont mises en place entre les frères qui donnent une crédibilité à leur relation.

On en vient au point le plus important : les costumes et effets spéciaux. Dans ce film, il m'est impossible de déterminer ce qui a été fait avec l'un ou l'autre. J'ai tendance à dire qu'il y a peu d'effets spéciaux mais le budget du film tend à me détromper. Toujours est-il que le réalisateur a opté pour une apparence très fidèle au dessin animé en ce qui concerne aussi bien les tortues que Shredder. J'ignore comment elles ont été faites mais je suis assez bluffée du résultat qui ne détonne pas et, mieux encore, ne m'a donné à aucun moment un effet plastique ou marionnette. Je trouve assez incroyable la manière dont les tortues ont été faites mais plus encore qu'à l'heure du numérique et des possibilités qui en résultent qu'elles puissent encore être crédibles de nos jours.

En somme, le film est une agréable surprise et un très bon moment de détente. Mieux, se plaçant comme une œuvre emblématique et fondatrice des Tortues Ninjas, le voir permet de comprendre des clins d'oeil qui ont été glissés dans Ninja Turtles, film sorti cette année.

jeudi 6 novembre 2014

La Trilogie des elfes

La Trilogie des elfes

Editions Pocket - Collection Pocket Fantasy

La Trilogie des elfes est l'intégrale de trois romans du français Jean-Louis Fetjaine. Cette trilogie est composée du Crépuscule des elfes (1998), La Nuit des elfes (1999) et L'Heure des elfes (2000). Avec ces romans, l'auteur se place dans les plus grands noms de la fantasy française. Diplômé d'histoire médiévale, il mélange ses connaissances à son talent pour donner naissance à de la fantasy arthurienne. 

Le monde est divisé entre quatre tribus de la Déesse Dana : les hommes, les elfes, les nains et les monstres. À chaque peuple a été attribué un talisman qui lui garantit la survie de son espèce. Cependant, quand l'épée des Nains est volée, tout bascule. D'autant plus qu'il s'agit d'Excalibur. Une communauté composée de chaque représentant des peuples (hormis les monstres) est alors envoyée à la recherche de l'épée, avec le jeune chevalier Uther. 

Samantha

L'avis de Samantha:
Je ne vais pas faire un résumé tome par tome car ce ne serait pas judicieux par rapport à l’agencement matériel du livre qui ne prête pas à ce genre de commentaire. 
Il me semble que c'est la première fois que je lis de la fantasy arthurienne et je ne suis pas du tout déçue ! À tel point que j'ai décidé d'en faire mon sujet de mémoire de première année de master. 
Ce livre est un subtil mélange entre un univers tolkenien et un monde celtico-médiéval. On suit principalement les aventures d'Uther, futur Pendragon. Ces livres se prétendent volontiers comme préhistoire de la légende arthurienne. On retrouve donc les personnages de Morgane, Ygraine, Uther ou encore Merlin. À côté de tout cela, nous avons des nains, des elfes, des monstres. On sent alors bien l'influence de Tolkien à ce niveau, même si, pour les elfes par exemple, Fetjaine a essayé de se démarquer avec une Lliane brune plutôt que blonde (archétype de l'elfe chez Tolkien).
Le point fort de l'auteur est sa recherche encyclopédique. En effet, on ressent dans cet ouvrage un véritable travail concernant le Moyen-Âge. Cela est d'autant plus important que Fetjaine nous donne la bibliographie sur laquelle il s'est appuyé pour écrire ses romans. 
Le gros point faible que je retiens est la fin. Après trois tomes de quête, je m'attendais à une bataille digne de ce nom. Mais malheureusement non ... Le pouvoir du maître des monstres est terrifiant mais je suis restée sur ma faim. Le combat est quasi inexistant et l'introduction du personnage de Lancelot de cette manière est assez décevante. 
En définitive, cette trilogie se dévore malgré une fin décevante. Mais le mélange de deux univers assez différents est très intelligent et prend tout son sens grâce aux connaissances érudites de l'auteur. 

samedi 18 octobre 2014

Horns


Horns


Réalisé par Alexandre Aja, spécialiste de l'horreur, Horns est sorti sur les écrans français le 1er octobre 2014. Ce long métrage de deux heures est une adaptation du roman, du même nom, de Joe Hills. Du fait de sa noirceur et de certaines scènes, le film est interdit au moins de douze ans. Sorti depuis deux semaines seulement, le film ne semble pas trouver son public et totalise à ce jour, en France, seulement 175 967 entrées. Aucune date de sortie Blu-ray/DVD n'a été annoncée à ce jour.


Casting principal :
Ig Parrish : Daniel Radcliffe
Merrin Williams : Juno Temple
Terry Parrish : Joe Anderson
Lee Tourneau : Max Minghella

Ig Parrish voit sa vie devenir un enfer quand sa petite amie, Merrin, est assassinée. Poursuivi pour un meurtre qu'il jure ne pas avoir commis, toute la ville condamne le jeune homme, harcelé par les habitants, poursuivi par les médias, il trouve un repos partiel seulement auprès de sa famille et son meilleur ami, également son avocat, qui le soutiennent. Un matin de désespoir comme un autre, Ig se réveille et constate que des cornes lui ont poussé sur le front. D'abord effrayé, il ne tardera pas à découvrir qu'elles ont un pouvoir : ses interlocuteurs ne peuvent s'empêcher de lui dire la vérité et tout ce qu'ils pensent. Usant de ce nouveau pouvoir, le jeune homme part dans une quête vengeresse pour trouver qui a tué Merrin.


Marion

L'avis de Marion : Très emballée par le concept de base, désirant lire le livre, j'étais pressée d'aller voir Horns pour le sujet, l'ambiance sombre et prometteuse du trailer mais aussi, je dois l'avouer, Daniel Radcliffe. La déception est énorme car le film a un réel potentiel non exploité.
       
       Commençons par l'affiche. Froid, distant mais avec une certaine tristesse dans le regard, Daniel Radcliffe incarne bien son personnage d'homme épleuré mais animé d'une volonté vengeresse. Le fond brumeux d'une forêt correspond bien à l'ambiance très gothique sudiste qui a été intégrée. Bref, l'affiche trouve grâce à mes yeux jusqu'à ce que je lise la petite phrase commerciale agaçante : « le livre culte de Joe Hill ». Autant, l'oeuvre est effectivement culte en Amérique, ce n'est en revanche pas le cas en France où le roman a été si peu édité qu'il n'était plus disponible jusqu'à sa réédition en janvier 2014 pour le film justement.
         Petit commentaire à présent sur le sous-titrage. Comme toujours, je suis assez dépitée de la perte d'expression ou d'humour qu'il y a dans la traduction, des parties étant parfois carrément modifiées. Toutefois, c'est bien la première fois que je vois des erreurs impardonnables de français dans les sous-titres : « à été », ça pique les yeux tout de même.

     Niveau scénario, le film est prometteur et annonce très clairement du lourd : ambiance angoissante, psychologique, tendue, remplie de mystère dans une quête vengeresse. La première moitié du film tient ses promesses et se déploie même dans une optique assez humoristique du fait de l'incongruité des situations. Dans une ambiance oppressante et intimiste, on suit avec angoisse l'enquête de Ig découvrant peu à peu des pans insoupçonnés de la victime. Un reproche toutefois à cette première partie : le flashback sur l'enfance des protagonistes est incroyablement long et n'apporte pas grand chose selon moi. Il aurait pu être raccourci sans problème. Les choses se gâtent avec la seconde partie du film. En effet, elle décline dans l'absurde, la surenchère, les déploiements scénaristiques farfelues et ridicules. Une ambiance sordide et surtout sexuelle non nécessaire est installée, gâchant le film tant c'est agaçant. Chaque manifestation des pouvoirs de Ig donne prétexte à des propos très orientés ou à du sexe. C'est à cause de cette seconde partie que je ressors du film, déçue, un mot s'imposant à moi : daube.
      Il n'est pas aidé par les effets spéciaux qui sont massivement présents dans cette seconde partie justement. Les serpents, qui marquent une transition dans le film et le moment où j'ai cessé de l'apprécier, sont faits en image de synthèse et ça se voit. Sur les plans larges, l'animation est belle, fluide, les reptiles ne choquent pas l'oeil. En revanche, dès que la caméra resserre son point de vue sur l'un d'eux, c'est la catastrophe. Les bêtes font plastique, pendant parfois même misérablement avec des mouvements caractéristiques pathétiques. Le comble reste l'usage répété de la même séquence pendant la même scène. En effet, pendant l'un des interrogatoires, plusieurs plans serrés ont été effectués sur Daniel Radcliffe qui porte à ce moment là l'un des serpents autour du cou. Celui-ci fait tout le temps les même mouvements à chaque apparition, montrant que les monteurs ont fait un copié collé tout simple de l'animation.

       Pourtant, le film est convainquant sur bien d'autres aspects comme le jeu des acteurs. On note bien la différence de comportement des gens qui se font interroger par Ig. En effet, il y a ce petit flottement normal, quand les interlocuteurs pensent encore par eux-même, puis vient ce moment clé alors qu'ils dévoilent tous leurs plus noirs secrets et deviennent complètement hors de contrôle. Deux exemples sont frappants dans le film : Terry Parrish et Mr-Mme Parrish. Les deux scènes avec ces protagonistes sont horribles psychologiquement parlant, d'un poids écrasant mais remarquablement bien jouées. Mme Parrish semble complètement fascinée par les cornes de son fils et lui débite horreurs sur horreurs avec le sourire. Fabuleux travail des acteurs, vraiment. Qu'en est-il de Daniel Radcliffe ? Convaincant. Même très bien au vu des aberrations scénaristiques qu'on lui a fait jouer. Le jeune anglais s'en tire avec les honneurs, autant convaincant dans sa peine que dans la douleur ou encore dans les digressions haineuses.
         Deux autres points forts indéniables du film sont l'OST et la réalisation. En effet, la musique est tout simplement bien choisie et géniale. Des musiques d'ambiance douces à celles angoissantes mais d'une beauté fascinante avec l'intégration de musique connue comme Personnal Jesus, reprise de Marilyn Manson, ou encore If I Had A Heart de Fever Ray, marque les moments clés du film avec une élégance et subtilité qui rehaussent la réalisation. Celle-ci est d'ailleurs vraiment bonne. La nature joue un rôle assez important et est filmée avec soin par des plans larges qui, de façon naturelle et douce, se resserrent pour passer de nouveau sur les acteurs. Mon manque de connaissance technique ne me permet pas de commenter plus en profondeur mais je ressors convaincue que les plans, les fondus, bref la réalisation n'est pas à blâmer dans l'échec du film.

     Au final, c'est une amère déception qui n'est à imputer seulement au scénario complètement déstructuré et anarchique de la seconde partie qui parvient presque à nous en gâcher la première partie plaisante. Cela en est tel que je déconseille d'aller voir ce film qui n'est pourtant pas dénué d'intérêt et de possibilités. Dommage.

vendredi 10 octobre 2014

L'Art des Super-Héros Marvel


Exposition Musée des Arts Ludiques : L'art des super-héros Marvel





Du 22 mars au 31 aout 2014 s'est déroulé une exposition unique au monde : la présentation de planches, illustrations et objets de production Marvel. Ce sont 300 planches d'exceptions et de véritables accessoires utilisés pour les films qui y ont été exposés pour la première fois dans le monde. L'exposition avait-elle un réel intérêt ? Pour ma part oui.




L'exposition s'organise selon une logique somme toute étrange et discutable mais plus ou moins repérable. Chaque salle ou mur est consacré à un super-héros ou une équipe. Chaque changement est spécifié par une plaque sur le mur qui explique le principe général du héros et sous la plume et le crayon de qui il est né.






Les panonceaux explicatifs à côté de chaque planche ou objet sont les gros points forts de l'exposition. On peut y voir ainsi clairement par qui, pour quoi et comment ont été réalisées les pièces exposées. Crayons, encre de chine, numérique, acrylique, toutes les techniques sont utilisées et les dessinateurs Marvel semblent n'avoir aucune limite.

L'une de mes appréhensions en entrant était de trouver seulement des dessins récents pour les films – car c'est ce qui avait été mis en avant dans les affiches promotionnelles – mais on retrouve aussi un nombre impressionnant de planches traditionnelles réalisées par les plus grands : John Romita Sr et Jr, John Buscema, Saul Buscema, Tim Sale, Don Heck, Alex Ross, John Byrne, Jim Steranko, Gene Colan, Frank Miller, Neal Adams, Aleksi Briclot, Olivier Coipel, Bill Sienkiewicz. Les dessins sont assez impressionnants, on y voit parfois encore les traits bleus des esquisses préparatoires et une force du détail soufflante en fonction des dessinateurs. Généralement, l'encreur est aussi spécifié car il est rare qu'un dessinateur ait aussi le temps d'encrer son dessin. Il fut très intéressant de voir l'évolution des personnages au fur et à mesure qu'ils passaient sous le crayon d'un nouveau dessinateur.

L'agréable surprise – du moins pour moi – de l'exposition est bien sûr les maquettes et accessoires issus des tournages. Cela a quelque chose de complètement surréaliste de voir le mythique bouclier du Captain juste en face de soi, de pouvoir s'extasier sur Mjolnir ou encore admirer l'incroyable structure du premier casque de Iron Man. C'est d'autant plus plaisant qu'ils sont accompagnés de plaques détaillant leur création ou encore des anecdotes de tournage.




L'exposition est grande et très longue, agrémentée de vidéos interview de Stan Lee ou encore de dessinateurs – comme le français Olivier Coipel – pour expliquer les premiers concepts, les premiers dessins, les premières idées qui se cachent derrière les super-héros. A la fin, le musée des Arts Ludiques vous propose une photo souvenir gratuite de votre passage à l'exposition en posant sur un fond vert qui s'avère être en fait une affiche géante L'art des super-héros Marvel.

J'ai passé deux heures et quart dans l'exposition et je n'ai absolument pas l'impression d'avoir perdu mon temps. J'y ai retrouvé, fascinée, des dessinateurs que je connais et admire, découvrant avec stupéfaction parfois leur méthode de dessins et, toujours, admirant leur talent. L'exposition peut risquer de décevoir si l'on ne connait pas ou n'aime pas les planches de base – qui sont très présentes – pour ma part, j'y ai passé un excellent moment.



Galerie photos plus fournie ici

vendredi 6 juin 2014

Mulan

Mulan



Disney emblématique de l'âge d'or de la firme aux grandes oreilles, Mulan est sorti sur les écrans en le 25 novembre 1998. Il a été une grosse réussite à l'époque avec 5 765 643 entrées au box office français et 304 320 254 $ de recettes mondiales. Le film s'inspire avec beaucoup de liberté de la légende de Mulan, une guerrière chinoise qui a fait la guerre en tant qu'homme pendant une dizaine d'année. L'histoire est un poème à la base. Le dvd a été réédité il y a peu dans la collection Les Méchants, mettant à l'honneur Shan Yu sur la jaquette.

Casting principal(VO/VF) :
Mulan : Ming Na-Wen/ Valérie Karsenti
Mushu : Eddie Murphy/ José Garcia
Shang : B. D. Wong/ Renaud Marx
Shan-Yu : Miguel Ferrer / Richard Darbois

La Chine subit les assauts des Huns, menés par le cruel Shan-Yu. L'empereur ordonne donc à tous les hommes disponibles de se battre, ce qui inclue Fa Zhu, le père blessé de Fa Mulan. Celle-ci décide alors de se travestir en homme afin de prendre la place de son père et d'honorer ses ancêtres. Pour cela, elle est accompagnée de Mushu, le dragon gardien de ses ancêtres, et Criquet veinard mais la route est longue pour devenir un vrai guerrier sous les ordres du général Shang.

Marion

L'avis de Marion : Un des meilleurs Disney selon moi : jolis dessins épurés, très bonnes musiques, une morale féministe et une héroïne qui assure.
   L'histoire d'une guerrière d'exception vue par le prisme d'une jeune femme qui ne trouve pas sa voie, sur fond de fantastique avec un dragon raté comme conseiller. Voilà les éléments qui plantent le décor de Mulan et qui me font rêver depuis des années. La jeune femme se sent mal dans le rôle que la société lui donne (celle d'une femme qui n'existera que par rapport à son époux) et voit avec la guerre l'occasion de sauver son père et de réaliser ce qu'elle est vraiment. Plus petite, j'adorais ce côté travestissement pour se battre, aujourd'hui, j'aime l'idéal féministe que renvoie la légende et l'humour qu'ils ont mis dans le film. 
   L'ambiance est tout simplement géniale grâce à Mushu, l'humour et les chansons ! Les chansons Disney sont un monument, un moment à ne pas gâcher, on les attend au tournant à chaque fois. Les chansons de Mulan sont parfaites ! Elles contiennent joie (Une belle fille à aimer), humour (Comme un homme), solennité (Réflexion) et restent toujours en tête. Comme un homme est particulièrement réussie - grâce à Patrick Fiori qui l'interprète - mêlant une chanson guerrière avec des moments d'entrainements impressionnants mais aussi drôles. L'OST en lui même, sans compter les chansons chantées, est une merveille aux influences asiatiques dotée d'une modernité. Pour moi, le film n'a pas pris une ride malgré ses seize bougies.
Comme je le disais, Mushu joue un rôle important dans l'atmosphère du film. Il est la touche humour et tendresse aussi dans sa relation avec Mulan. Il est à l'origine des répliques ou actions cultes ("Qui-êtes vous ? – Ton pire cauchemar.") qui font mourir de rire et fait qu'on prend toujours autant de plaisir à regarder le film. Il fait un duo d'exception avec Criquet.
  Mulan est l'héroïne Disney la plus classe pour ma part. Elle ne se laisse pas abattre, n'attend pas que son prince charmant vienne, sait se battre, tue même le grand méchant, reste humble mais tout en gardant aussi sa grande maladresse et restant peu sûre d'elle même. 
 Bref, vous l'aurez compris, Mulan restera le Disney numéro 1 dans mon coeur et il serait impensable, un manque même à la culture, de ne pas l'avoir vu. Si c'est votre cas, courez vite devant votre télé ou ordinateur pour réparer cet affront.

X-Men : Days of Future Past

X-Men : Days of Future Past



Réalisé par Bryan Singer, X-Men : Days of Future Past est sans conteste le film le plus attendu de cette année. Sorti le 21 mai dernier, le long métrage est un succès immédiat, il cumule déjà plus de 2 millions d'entrée en France et se classe d'ores et déjà comme le plus gros succès de la saga en amassant à ce jour plus de 500 millions de dollar de recettes au niveau international soit plus que X-Men l'affrontement final en fin de carrière qui était pourtant le plus rentable des X-Men (un peu plus de 4 millions et demi). Il a totalisé plus de 3 200 000 entrées au terme de son exploitation.
Sortie DVD/ Blu-Ray : 1er décembre 2014

Casting principal :
Wolverine : Hugh Jackman
Raven Darkholme/ Mystique : Jennifer Lawrence
Professeur Charles Xavier jeune : James McAvoy
Professeur Charles Xavier vieux : Patrick Stewart
Eric Lenhsherr/ Magneto jeune : Michael Fassbender
Eric Lenhsherr/ Magneto vieux : Ian McKellen
Hank McCoy/ Le fauve : Nicholas Hoult


Dans un futur sombre et déchiré où mutants comme humains sont décimés par les sentinelles, un groupe de mutants mené par le professeur et Magneto tentent de résister à cette menace grâce aux pouvoir de Kitty Pride alias Shadow Cat. Celle-ci peut transférer un esprit dans le passé empêchant ainsi son groupe de se faire attraper et massacrer. Mais acculés, ils ne voient plus qu'une seule option, envoyer Wolverine dans le passé afin d'empêcher que ce futur se réalise. Pour cela, il devra réunir deux vieux amis devenus ennemis.

Marion

L'avis de Marion : Impatiente quant à la sortie de ce nouvel opus, j'ai eu un sentiment de frustration à la sortie de la salle, je n'ai pu que penser "c'est tout ?".
   Le concept du film était pourtant prometteur : retourner dans le passé pour sauver le futur. Cela permettait de voir les acteurs de la première trilogie ainsi que ceux du film précédent dans des allers retours entre passé et futur. Mais le grand risque d'un tel scénario, ce sont les incohérences. En effet, avec six films derrière, il faut être vigilant à ne pas contredire ce qui a été montré précédemment tout en restant fidèle aux comics. C'était demander l'impossible. Dès le départ, ça commence mal avec Logan qui est aux Etats-Unis en 1973 alors que dans Origins il est en train de faire la guerre du Vietnam sous les ordres de Stryker (l'homme qui change le plus de visage dans la saga !). Mais ce qui me dérange le plus reste sans conteste la résurrection miracle non expliquée de Xavier. Mais oui, rappelez vous, il avait été réduit à l'état de confettis par Jean Grey (en mode Phoenix) dans l'Affrontement final
   Au delà des incohérences - j'en avais bien plus à dire mais je m'arrête là pour ne pas m'enflammer - c'est le rythme du film qui fait qu'il perd en charme. J'aurais préféré plus d'aller retour entre passé et futur ou quelque chose de plus important à modifier pour éviter ce sentiment à la fin que tout cela s'est fait pour rien. J'ai apprécié les notes d'humour, les combats mais au final, j'en suis ressortie insatisfaite.
  Sans doute à cause de la présence de Wolverine. C'est le personnage vendeur, le monstre sacré de la série alors forcément, c'est lui qui doit aller dans le passé. Le film aurait pu s'appeler "Les aventures de Mystique et Wolverine" tellement il est centré sur eux. C'est aussi un des aspects que je n'ai pas aimé. Jennifer Lawrence et Hugh Jackman sont deux acteurs "bankable", qui rapportent gros, et donc ils ont été mis en avant au détriment des autres (notamment Fassbender et McAvoy). Il y a eu d'ailleurs surenchère avec l'introduction de Warpath et Blink alors qu'ils n'étaient absolument pas indispensables. Même si j'ai aimé les voir, soyons honnêtes, ils ne servent à rien. 
   En revanche niveau effets spéciaux, rien à redire, le film est parfait et époustouflant de qualité graphique. Les sentinelles, le stade, la cuisine, les pouvoirs (notamment ceux de Blink) ...  La qualité visuelle est au rendez-vous mais je ne suis pas persuadée que le voir en 3D soit indispensable. La musique ne m'a pas marqué outre mesure sur le coup alors quelques jours après, je ne m'en souviens déjà plus.
   Je ne m'attarderai pas sur le jeu des acteurs qui a été à la hauteur de mes attentes mais pas non plus transcendant. J'attendais une présence plus forte, une fois de plus, de Fassbender et McAvoy, comme dans Le Commencement. La petite scène à la fin du générique ne sert qu'à donner un visuel à ce qu'on sait déjà sur le film suivant : Apocalypse.
   En somme, j'attendais beaucoup mieux du film qui s'est révélé trop mou, lent et bien trop centré sur deux personnalités.

mardi 13 mai 2014

Interview de Nikolaj Coster-Waldau

Interview de Nikolaj Coster-Waldau, interprète de Jaime Lannister, par HBO le 11 Mai 2014.


ATTENTION  SPOILERS si vous n'avez pas vu la saison 4

"Ce n'est pas un procès, c'est une farce," allègue Jaime Lannister cette semaine dans 'Game of Thrones.' Comprenant que son frère est condamné, Jaime offre à Tywin ce qu'il veut depuis si longtemps – un héritier Lannister. Dans l'interview ci-dessous, l'acteur  Nikolaj Coster-Waldau nous parle de l'accord entre Jaime et son père, le changement dans sa relation avec Cersei et ce que ça fait de porter une main en or.

HBO: Cersei a planifié chacun des petits détails du procès de Tyrion. Quelle est la réaction de Jaime ?
Nikolaj Coster-Waldau : Je ne pense pas qu'il soit surpris. Il est horrifié qu'elle aille jusqu'à cet extrême, mais Cersei veut la mort de Tyrion et Jaime le sait. Elle veut sa vengeance pour tout le chagrin qu'elle a enduré à cause de la mort de Joffrey et Tyrion est devenu le symbole de sa haine.

HBO: Jaime demande à Tyrion s'il a tué Joffrey dans l' Episode 4. Jaime pense-t-il vraiment qu'il l'a fait ?
Nikolaj Coster-Waldau : Jaime sait que Tyrion hait Joffrey au point de penser à la vengeance. Je ne pense pas que Jaime pense vraiment que Tyrion l'ait fait, mais il se devait de lui demander. Tyrion réponds tout simplement, "Vas-tu me tuer ?". Je ne pense pas que Tyrion croit vraiment que Jaime le ferait, mais c'est presque comme dire, "Vas tu me dire que tu m'aimes ? Je sais que c'est le cas,  mais dis moi que tu m'aimes."

HBO: Pourquoi Jaime décide-t-il de conclure un accord avec Tywin?
Nikolaj Coster-Waldau : Il voit que Cersei est clairement en train de gagner, et il connait assez bien son père pour savoir que Tywin est en train de sacrifier Tyrion. Jaime ne veut pas quitter la Garde Royale, mais il aime vraiment Tyrion. Donc si sauver Tyrion signifie abandonner sa propre liberté, alors bien sûr qu'il le fera.

HBO: Jaime a-t-il ce même genre d'amour pour son père ?
Nikolaj Coster-Waldau : Non. Mais il a vraiment du respect pour son père et l'honore. L'amour est hors de propos avec Tywin. Tout tourne autour de la politique et du pouvoir. Jaime est plus émotionnel. Il ne se moque pas de tout ça ; il veut juste faire ce qui est juste dans ce monde. Je pense que sa rencontre avec Brienne l'a fait revenir sur cette part de lui même.

HBO: Que signifie pour Jaime le fait d'offrir à Brienne l'épée Féale (Oathkeeper en VO) ?
Nikolaj Coster-Waldau : C'est très symbolique car l'épée a été forgée à partir de celle de Ned Stark, mais Jaime veut aussi équiper Brienne aussi bien qu'il le peut parce qu'il ne peut pas se joindre à elle. Il veut être sûr qu'elle ait le meilleur équipement que l'argent puisse acheter. Je pense qu'il a vraiment des sentiments forts pour elle. J'ai lu quelque part que Brienne est presque la soeur qu'il n'a jamais eu. Cersei, malheureusement, est la soeur dont il est amoureux. Ne serait-ce pas super si c'était dans l'autre sens ? 


image.jpgHBO: Penses-tu que Brienne est amoureuse de Jaime?
Nikolaj Coster-Waldau : Je pense oui, mais je ne sais pas si elle en a conscience et je ne pense pas que Jaime le réalise. Jaime a partagé ses secrets les plus inavouables avec cette femme. Ils ont traversé l'enfer ensemble et ça, c'est quelque chose qu'ils auront toujours.

HBO: Son voyage avec Brienne l'a définitivement changé.
Nikolaj Coster-Waldau : Ouais. A vrai dire, on peut le voir dans cette scène avec Charles [Dance, qui joue Tywin]. Avec Tyrion, bien que Jaime soit différent, leur relation à ce point est la même. Bien sûr, les choses ont changé en revanche avec Cersei.
La vie entière de Jaime a été planifiée pour qu'il soit proche de Cersei. Maintenant il en vient à comprendre que l'amour qu'il pensait avoir n'existe pas. Cela ne veut pas dire qu'il peut juste faire taire ses propres sentiments – parce qu'il ne peut pas –  mais Jaime devient l'homme qu'il est censé être. C'est un combat perpétuel pour lui, mais il essaye d'apprendre qui il est. Il sait qu'il ne peut pas continuer à vivre sa vie en fonction de ce que Cersei veut ou son père veut.

HBO: Les deux dernières saisons tu as été soit un otage soit sur les routes ; qu'est-ce que ça fait d'être de nouveau à Port-Réal ?
Nikolaj Coster-Waldau : C'est juste super. J'ai passé des moments merveilleux à chaque saison, et ces scènes avec Brienne me manquent parce qu'elles étaient incroyablement drôles à tourner et brillamment écrites. Peter [Dinklage], Lena [Headey] et Charles sont des acteurs brillants, et des personnes tout simplement merveilleuses. Être de nouveau avec eux est tout aussi géniale.

HBO: A quel point aimes-tu la nouvelle main de Jaime ?
Nikolaj Coster-Waldau : Je suis très bien avec ma main dorée. C'est plus facile que d'avoir le moignon et les différentes prothèses. C'était un challenge de dissimuler mon bras. Maintenant ce magnifique travail d'orfèvre cache ma propre main, qui en devient toute transpirante et dégoutante. C'est un super obstacle ennuyant à avoir.

HBO: Comment c'est de se battre à l'épée avec sa main gauche ?
Nikolaj Coster-Waldau : C'est délicat parce que je suis moi-même droitier. Jaime deviendra meilleur et meilleur au fur du temps, donc en tant qu'acteur, je dois devenir moi-même meilleur. C'est un super challenge.

HBO: Tu es invité à un mariage de Game of Thrones : tu acceptes ou déclines ?
Nikolaj Coster-Waldau : Je refuse à coup sur. Les mariages se finissent en larmes là-bas.



Traduction de Marion, lien de l'interview en anglais ici

vendredi 2 mai 2014

Un festin pour les corbeaux

Le Trône de fer

Un festin pour les corbeaux

Editions Pygmalion, 331 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll

Un festin pour les corbeaux est le douzième tome de la saga du Trône de fer en France et le dernier tiers du roman original A Feast for Crows de George R. R. Martin, quatrième de tome de la saga A Song of Ice and Fire. Édité en 2005 aux Etats-Unis par Bantam Books, ce dernier tiers du roman fut publié par Pygmalion en 2007 en France puis fut réédité en 2008 par J'ai lu, en 2010 pour la version intégrale de Pygmalion et de J'ai lu.

La fin de la guerre approche mais c'est une guerre plus personnelle que mène Cersei pour se débarrasser de sa belle-fille Margaery Tyrell ainsi que de ses vieux démons. Pendant ce temps, Brienne continue de courir le pays à la recherche de Sansa mais avec des nouvelles de Arya. Le doute s'empare d'elle, que doit-elle faire ? De son côté Jaime aussi est en prise avec sa conscience puisqu'il doit faire céder Vivesaigues malgré son serment de ne plus prendre les armes contre les Stark ou les Tully. Démontrera-t-il une fois de plus que le Régicide n'a aucun honneur ?

Marion

L'avis de Marion : George Martin dit dans son livre qu'il a eu beaucoup de mal à écrire son livre et cela s'en ressent puisque j'ai moi-même eu du mal à apprécier A Feast for Crows (regroupant donc Le Chaos, Les Sables de Dorne et Un festin pour les corbeaux)
    C'est très répétitif, les plans, actions et manipulations des personnages - tous autant qu'ils sont - n'avancent que très lentement et il est du coup difficile de se rappeler de tout et de s'accrocher pour finir la lecture. Le scénario stagne et le pire arrive à la fin du livre où l'auteur prévient qu'il a coupé en deux chronologiquement parlant son livre pour donner le tome 4 et 5. Donc les trois autres livres (dans l'édition française) se passent au même moment que celui-ci mais avec des personnages qu'on avait pas vu depuis longtemps (Daenerys, Jon Snow, Tyrion, Theon, etc.). Donc, on ne va pas avancer d'un pouce dans l'histoire. Très peu de chapitres sont vraiment passionnants car Cersei - que je n'aime pas du tout - prends une place trop massive selon moi dans le livre.
   Si le style d'écriture est toujours appréciable, ce sont les choix d'écriture de Martin que je blâme. J'aurais préféré qu'il mêle les chapitres de A Feast For Crows et de A Dance with Dragons pour avancer chronologiquement parlant d'un seul pas plutôt que de me refaire le même temps chronologique mais d'un autre point de vue. Cela n'accentue que la répétition. Il est tout de même rare que je lise plus de 300 pages en ayant l'impression de ne pas avancer dans l'histoire.
   Cersei est, comme je le disais, le personnage qui prend le plus de place. Et de ce fait, elle est simplement haïssable. C'est une gamine pourrie gâtée de 40 ans qui, comme une enfant, veut détruire ce qui lui fait peur et, comme une enfant capricieuse, refuse que la réalité soit autre que telle qu'elle l'a imaginée. J'en peux plus d'elle.
   Jaime est toujours sur une voie de rédemption qui me fait apprécier le personnage à chaque ligne. Il voit au-delà des apparences et veut reprendre sa vie en main, c'est l'un des meilleurs personnages de la saga et de loin.
   Brienne est touchante mais n'avance pas très vite dans sa quête désespérée, ce qui est logique. Le personnage réussit à nous la faire admirer pour sa force, son courage, ses aptitudes guerrières mais aussi à la plaindre pour sa vie de femme ratée, ses naïvetés et sa quête interminable.
   En somme, un livre trop lent ponctué seulement de quelques coups d'éclats qui ravivent que trop maigrement mon intérêt.

mardi 29 avril 2014

Noé

Noé

Affiche française

Noé est le sixième film de Darren Aronofsky, sorti le 9 avril 2014. Le réalisateur s'appuie sur les récits bibliques du déluge ainsi que de l'histoire d'Adam, Eve, Caïn et Abel pour son film bien qu'assez éloigné de La Bible. Le film totalise 1 318 800 entrées en France, ce qui est plutôt un bon score.
Sortie DVD : 12 août 2014
Blu-ray: 1er février 2015

Casting principal
Noé : Russell Crowe
Neemah : Jennifer Connelly
Descendant de Caïn : Ray Winstone
Ilah : Emma Watson
Shem : Douglas Booth
Nam : Logan Lerman

Noé, descendant d'Adam, vit dans l'antique voie de façon à honorer le créateur, loin du monde des hommes qui ont détruit la terre. Une nuit, il a une vision de mort, d'apocalypse. Il en est persuadé, le créateur va laver le monde des humains et faire revivre la terre. Pour cela, il lui a confié une mission : construire une arche pour sauver les animaux de ce monde ainsi que sa propre famille. Noé va devoir lutter contre lui-même mais aussi contre les hommes, désespérés, qui ne veulent pas mourir et entendent bien avoir une place sur cette arche.

Marion

L'avis de Marion : Très enthousiaste à l'idée de le voir, je me suis ruée au cinéma à sa sortie. Je ne suis pas déçue du tout.
    La critique le qualifie très souvent de blockbuster qui a voulu seulement faire du grand spectacle et reproche aussi une trop grande distance avec la Bible. Si je ne peux pas en juger pour ce dernier critère, je trouve justement que Aronofsky a su éviter de faire dans la surenchère d'effets spéciaux pour se concentrer sur une vraie histoire pleine de sens avec une portée morale et psychologique lourde. Certes, le film est lent à s'installer mais c'est une nécessité pour instaurer le cadre familial ainsi que pour construire l'arche - elle s'est pas faite en deux jours quoi. Bien au contraire, le film s'éloigne du blockbuster pour créer un huis clos familial et horrifiant où le sens moral est mis à rude épreuve. En tant qu'athée, j'ai vu une lourde critique de la foi chrétienne par la démonstration du fanatisme religieux, toutefois, il doit être possible d'en avoir une toute autre vision si l'on est croyant à mon contraire. Il était primordial pour le réalisateur de jouer là dessus puisque l'on connait tous plus ou moins l'histoire de Noé. A ma grande surprise, le film m'a aussi émue et bouleversée, je n'ai pas pu m'empêcher de verser une petite larme.
   Au niveau des effets spéciaux, décors et costumes, les deux premiers se confondent très souvent et on ne fait que rarement la différence entre les deux. Les effets numériques ne sont pas agressifs lorsqu'il s'agit des décors. A ma grande surprise, ce sont les animaux qui sont de mauvaises réalisations graphiques. Ils ne font absolument pas naturels et brillent trop avec leurs poils soyeux. C'était vraiment étrange. Les costumes sont biens faits dans le sens où l'on voit clairement la différence entre les descendants de Caïn et la famille de Noé.
   Les personnages sont fabuleux. Nous avons le père torturé, la fille sacrifiée, le fils envieux, le second fils protecteur et la mère ... insipide. Le personnage de Jennifer Connelly est le seul dans lequel je n'ai trouvé aucun intérêt ou quoi que ce soit d'autre. Elle et Emma Watson ont une scène quasi identique mais elle n'a pas su m'émouvoir au contraire d'Emma Watson. La jeune femme joue d'ailleurs remarquablement bien l'un des rôles clés du film. Attention toutefois à voir le film en anglais car la voix française pour Emma Watson n'est pas celle habituelle et les reproches ne cessent de pleuvoir sur son doublage.
    Grosse surprise du film, Logan Lerman. Le jeune acteur a un rôle complexe et pas très récurrent à l'écran mais qui marque les esprits et qui est, après Russell Crowe, le personnage le plus intéressant.
   Sans surprise, Russell Crowe est parfait dans son rôle très intense, torturé et complexe. On le voit passer par tous les stades et le spectateur en ressent l'émotion, pour lui aussi passer par tous les ressentis : admiration, colère, stupéfaction, fascination.
  Pour ma part, Noé est un excellent film que je recommande si l'on est capable de voir au delà du blockbuster.

L'avis de Samantha: Tout comme Marion, je voulais absolument voir ce film. Cependant, ma réaction n'est pas aussi enthousiaste que la sienne. J'ai aimé le film mais je suis tout de même un peu déçue.
Je commence par les points négatifs: j'ai trouvé le film beaucoup trop long! Il dure 2h20 ce qui m'a paru une éternité. Certes, l'histoire qu'a voulu conter Aronofsky n'est pas des moindres mais elle est également très libre d'interprétations puisqu'elle n'occupe pas beaucoup de lignes dans la Bible. Outre la durée du film, les effets spéciaux concernant les animaux sont de mauvaises qualités. Le passage des animaux est un moment phare de cet épisode biblique, je m'attendais donc à ce que cet élément soit un des plus travaillés graphiquement. C'est donc une déception à ce niveau là.
   Cependant, le film mérite tout de même une bonne critique. En effet, j'ai beaucoup aimé le mélange entre l'univers biblique et le fantastique avec l'arrivée de ces géants de pierre, ces anges déchus. L'interprétation du réalisateur est très intéressante et cela redonne un peu d'action au film, surtout lors de la fameuse bataille entre les hommes et les géants qu'on pourrait croire tirée de l'univers de Tolkien.
   J'ai également beaucoup aimé le travail sur l'obsession religieuse qui est développée avec le personnage de Noé. Russel Crowe interprète à merveille cet homme tiraillé entre sa volonté et celle de Dieu. Cela nous donne des scènes très poignantes à l'instar de celle du choix concernant le bébé d'Ila. Par ailleurs, le personnage de Ham, interprété par Logan Lerman, est de loin celui que j'ai préféré. Il est le personnage instable du film, qui se sent rejeté et qui ne se sent pas à sa place. On ressent beaucoup d'empathie pour lui. Un des points forts du film est qu'il nous montre ce qui se passe pour les survivants après le déluge, ce qui donne une conclusion logique avec le départ de Ham. L'état final de Noé est assez déconcertant en revanche. Isolé de tous, il ne prend plus part à la vie collective. Peut-être est-ce le résultat de cette obsession qui finit par le détruire...
   Pour conclure, ce film aurait été super s'il avait été moins long. Le passage pour rejoindre l'endroit de construction de l'arche aurait pu être largement raccourci ou même enlevé ! Mais Noé reste un bon film à voir.
 

mardi 15 avril 2014

La Reine des neiges

La Reine des neiges



La Reine des neiges est la dernière production des studio Disney réalisé par Chris Buck et Jennifer Lee sortie le 4 décembre 2013. Il a rencontré le succès autour du globe avec notamment 4 806 383 entrées en France et 5 prix remportés (Oscar de la meilleure chanson, Oscar du meilleur film d'animation, Golden Globes du meilleur film d'animation, BAFTA du meilleur film d'animation et PGA du meilleur film d'animation). Il est désormais disponible en DVD et Blu-ray depuis avril dernier.
Sortie DVD/ Blu-ray : 4 avril 2014

Casting principal (VO/VF) :
Anna : Kristen Bell / Emmylou Homs
Elsa : Idina Menzel / Anaïs Delva
Kristoff : Jonathan Groff / Donald Reignoux
Olaf : Josh Gad / Dany Boon

Anna et Elsa sont soeurs et princesses d'Arendelle. L'aînée, Elsa, a des pouvoirs qui lui permettent de créer neige et glace, pour le plus grand plaisir de sa petite sœur qui veut sans cesse jouer avec elle dans la neige jusqu'au jour où Elsa blesse accidentellement Anna. Depuis, Elsa vit seule enfermée dans sa chambre afin que personne ne découvre son don mais le pire finit par arriver lors de son couronnement : soumise à de trop grandes émotions, elle plonge Arendelle dans un hiver sans fin et s'enfuit. Anna, aidée par Kristoff, Sven et Olaf, part à la poursuite de sa sœur pour inverser le sort qu'elle a jeté.


Marion

L'avis de Marion : Une amie, ultra fan du film, m'a conseillée de regarder La Reine des neiges, jurant tous les grands dieux que c'est le meilleur Disney. Elle m'a sans doute trop bien vendu le film puisque j'ai du coup été déçue par le produit final même si je l'ai beaucoup aimé.
   Le scénario est original. Nous n'avons pas une mais deux héroïnes, une princesse solitaire et une qui en a bien trop marre d'être seule, ainsi que deux "princes" pour la même princesse mais surtout pas vraiment de méchant symbolique. De plus, les deux retournements de situation finaux font une fois de plus dans l'originalité et placent très clairement La Reine des Neiges comme un Disney à part. Ce qui me chiffonne alors est que, malgré une heure quarante deux de film, j'ai trouvé que tout allait trop vite. Les péripéties des héros vont bien trop vites donnant une série de petites scènes courtes, j'aurais aimé que cela soit plus développé ou plus long. C'est d'ailleurs le seul reproche (ou presque) que je fais au film.
  Les graphismes sont d'une merveille sans nom, les effets de la neige ou de la glace sur le château d'Elsa, le château en lui-même, les cheveux - avec pour Elsa, le détail des cristaux dedans - je retrouve la même beauté graphique de Raiponce qui m'avait plu. Elsa est le personnage le plus beau graphiquement grâce à ses pouvoirs, sa robe et ses cheveux. On voit la prouesse technique à chacune de ses apparitions.
   Les chansons sont quelques choses d'importantes dans un Disney. La Reine des neiges a fait fort avec sa chanson phare que tout le monde a entendu au moins une fois dans sa vie : Libérée, Délivrée. La chanson a tout pour plaire, elle entre bien dans la tête, accompagne le moment le plus magnifique du film, est chantée par Elsa, très bien interprétée et a gagné un oscar. Mais qu'en est-il des autres ? Forcément, elles sont moins marquantes mais j'ai bien aimé celle sur Kristoff et ai eu un énorme coup de coeur pour celle d'introduction : Coeur de Glace. Je reproche au film une trop grosse tendance à pousser la chansonnette et tout spécialement au début lorsque les princesses sont enfants ou quand la fête du couronnement se prépare. Une mention spéciale pour la confrontation entre Anna et Elsa dans le palais de glace qui est le plus mauvais moment du film, et de loin, justement à cause de cette tendance à trop chanter, le passage ne ressemble plus à rien.
     En revanche, rien à redire au niveau des personnages. Anna est drôle, simpliste et déterminée. Elsa est sûre d'elle mais à la fois effrayée, mon personnage préférée. Kristoff est complètement fou de son renne mais adorable et drôle à ses dépends grâce à des dialogues fins, pertinents et bien pensés. Mais la palme du personnage le plus drôle revient sans conteste à Olaf, le bonhomme de neige ... qui rêve de vivre en été. Le doublage de Dany Boon est parfait, hilarant grâce, une fois de plus, à des dialogues très bons.
  En somme, si La Reine des neiges n'est pas mon coup de coeur comme ma chère amie Kennit, il n'en reste pas moins un très très bon Disney que l'on se doit devoir si l'on est fan des studios aux grandes oreilles.

L'avis de Samantha:
Plusieurs personnes n’arrêtaient pas de me répéter : "Mais tu n'as pas vu La Reine des neiges? Il faut absolument que tu vois ce dessin animé!!". Je me suis donc décidé à le voir. Et tout comme Marion, j'ai ressenti une pointe de déception par rapport à l'éloge qui m'avait été fait même si ce film d'animation est très bien.
Le plus gros défaut est, je pense, la bande son. Le titre principal "Libérée, Délivrée" est celui qui rattrape tous les autres. Aucune surprise de ce côté d'ailleurs avec l'obtention de l'Oscar de la meilleure chanson originale. D'habitude, les musiques des Disney ne me posent aucun problème, au contraire, elles font parties des caractéristiques principales du studio. Cependant, ici, elles n'ont rien d'extraordinaire, sont très mal situées et n'ont pas vraiment d'intérêt. Celle de la préparation du couronnement est pour moi la pire.
Mis à part ce très gros défaut, ce dessin animé est d'une beauté graphique exceptionnelle! Les paysages, le château de glace d'Elsa ou encore les flocons de neige sont de pures merveilles graphiques. J'ai eu la chance de voir La Reine des neiges en qualité Bluray donc je pense que la qualité était encore meilleure. Les personnages ressemblent énormément en revanche à ceux de Raiponce, on reconnait bien la marque des studios Disney. Ce n'est pas un reproche car Elsa est sublime. Sa longue chevelure blonde platine, sa robe bleue et ses pouvoirs font d'elle le personnage le plus réussi je pense. Concernant les autres personnages, très grosse surprise pour celui d'Olaf. Je n'aime pas du tout les personnages un peu loufoques d'habitude. Mais là, Olaf est très attachant. Son rêve, qui est de vivre au soleil, est des plus improbables mais pourtant, il s'y accroche et finit, en quelque sorte, par le réaliser.
Mais pour moi, le gros point fort de ce dessin animé, et je pense que c'est ce qui a fait son succès est le fait que l'amour le plus fort n'est pas toujours celui entre "amoureux". Ici, l'amour fraternel est mis à l'épreuve. Le retournement de situation en fin de film est très inattendu, d'autant plus pour un Disney! Je pense que c'est la première fois qu'on peut entendre une phrase du type "On ne se marie pas avec quelqu'un qu'on vient juste de rencontrer" dans un film de ce studio. De même, la découverte du "méchant" est très bien préparée car personnellement, je ne m'attendais pas à cela.
Pour résumer, ce film d'animation est à voir. Ma déception vient principalement des musiques et d'une attente très grande après de nombreuses recommandations. Mais les points forts l'emportent pour cette histoire entre deux sœurs très spéciales.

Le cauchemar de Dracula

Le cauchemar de Dracula

Affiche pour la reprise du 25 octobre 2006

Le Cauchemar de Dracula est un film réalisé par Terrence Fisher et sorti en 1958. Le film, qui dure 1h22 minutes, est une adaptation libre du fameux roman Dracula de Bram Stoker. Il a couté à l'époque 81 000 £ et a fait 781 761 entrées au box office français, un bon succès donc. 
Sortie DVD : 20 novembre 2002.

Casting principal:
Dracula : Christopher Lee
Dr Van Helsing : Peter Cushing
Arthur Holmwood : Michael Gough
Mina Holmwood : Melissa Stribling
Jonathan Harker : John Van Eyssen

Jonathan Harker, érudit homme de lettre, se fait engager en tant que bibliothécaire dans la demeure du Comte Dracula. Mais très vite les intentions de l'homme sont dévoilées: il souhaite trouver le caveau du comte, qui est en réalité un vampire, pour le détruire à jamais et débarrasser le monde de ce fléau. Malheureusement pour lui, une morsure inversera la tendance.

Marion

L'avis de Marion : Je ne saurais dire si j'ai aimé ou pas le film mais disons que je l'ai trouvé intéressant.
   N'ayant pas encore lu Dracula, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en regardant le film. J'ai été assez perplexe au début, me demandant quel était son but. Il met donc un bon moment à se mettre en place pour finalement avoir la dernière heure de très sympa même si très cliché. Il faut dire que c'est plus ou moins le film qui fonda le cliché. Je disais donc que le scénario m'a laissée perplexe parce qu'il est loin d'être commun. Les deux hommes que l'on nous présente comme étant les personnages principaux n'apparaissent que très peu et finalement ceux que l'on pensait secondaires occupent la place première. J'ai donc été totalement surprise par le scénario. Il faut dire qu'un Dracula où on ne voit Dracula en tout et pour tout 15 minutes et avec 2 lignes de dialogue, ça surprend.
   Les décors sont en carton et ça se voit, le film a très mal vieilli sur ce point là d'autant plus qu'on a l'horrible impression - et ce n'est sans doute pas une impression - que le film a été tourné en noir et blanc puis colorisé en post production, ce qui rend des couleurs assez douteuses par moment, notamment dans le château de Dracula. Les costumes ne m'ont pas choquée outre mesure mais ne m'ont pas semblé d'une justesse particulière. Les effets spéciaux ont - à ma surprise - pas trop mal vieilli.
 Vieux films riment avec jeu d'acteur exagéré dans mon esprit mais une fois de plus, le film réserve une agréable surprise avec peu d'acteurs qui en font trop. C'est clairement le rôle de Jonathan Harker et de la vampiresse qui sont surjoués de manière flagrante mais il faut dire qu'ils ne sont pas aidés par des dialogues peu flatteurs. C'est d'ailleurs l'une des choses drôles du film : les dialogues. En anglais en tout cas, les dialogues sont très drôles à leur insu car d'un kitch et d'une idiotie parfois ... inimaginable - je pense notamment aux deux lignes de Dracula lorsqu'il accueille Jonathan Harker. Tout le monde vante d'ailleurs Christopher Lee dans ce rôle mais il ne me fait ni chaud ni froid.
   En somme, le film est sympa mais ne me laissera pas un souvenir impérissable, toutefois, étant court, cela vaut tout de même la peine de voir ce grand classique du cinéma.

mardi 8 avril 2014

Avatar - Livre I : Eau

Avatar : le dernier maître de l'air

Livre I : L'eau

Couverture de l'intégrale I


Avatar : Le dernier maître de l'air est un dessin animé américain qui a vu le jour en 2005 sous le commandement de Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko. La série est achevée depuis 2007 et compte trois saisons, appelées Livre, nommées : Eau, Terre et Feu. Les épisodes sont dans un format court de 24 minutes et en compte vingt par livre à l'exception du livre 3 qui en possède vingt et un. La série a été diffusée en France à partir du 27 août 2005 et est depuis longtemps terminée. Cette saison a été adaptée en film par Night Shyamalan en 2010 mais il fut un échec retentissant tant au point de vue des critiques que des recettes.


Synopsis : L'Avatar, personne veillant sur l'équilibre du monde et maîtrisant les quatre éléments, a disparu il y a de cela cent ans. Profitant de sa disparition, la nation du Feu a rompu l'équilibre qui existait entre le Royaume de la Terre, les nomades de l'air et la tribu de l'eau, et cela fait cent ans qu'elle mène une guerre de conquête contre le monde. C'est dans ce contexte sanglant que Katara et Sokka, deux adolescents de la tribu de l'eau, trouvent un jeune moine et un bison géant dans un iceberg. Doté d'une maîtrise de l'air incroyable, Aang est le nouvel avatar destiné à sauver le monde de la Nation du feu. 

Episodes :
  1. Le garçon bloqué dans l'iceberg (1/2)
  2. Avatar, le retour (2/2)
  3. Le temple de l'air austral
  4. Les Guerriers de Kyoshi
  5. Le Roi d'Omashu
  6. Emprisonnée
  7. Solstice d'hiver: Le monde spirituel (1/2)
  8.  Solstice d'hiver : L'avatar Roku (2/2)
  9. Le manuscrit de la maîtrise de l'eau
  10. Jet
  11. Le Grand Canyon
  12. La Tempête
  13. L'esprit bleu
  14. La diseuse de bonne aventure
  15. Bato de la tribu de l'eau
  16. Le déserteur
  17. Le temple de l'air boréal
  18. Le Grand maître de l'eau
  19. Le Siège du nord (1/2)
  20.  Le Siège du nord (2/2)
 Casting principal (VO/VF):
Aang : Zach Tyler Eisen/ Gwenaël Sommier
Katara : Mae Whitman/ Laura Préjean
Sokka : Jack DeSena / Tony Marot
Zuko : Dante Basco/ Alexis Tomassian
Iroh : Mako / Marc Cassot

Marion 
L'avis de Marion : Me rappelant à quel point j'avais aimé plus jeune, j'ai décidé de commencer sérieusement les aventures de Aang et ses amis. Je ne suis pas déçue du voyage !
     La série a l'avantage de présenter un scénario original et complètement séduisant. Des hommes avec des pouvoirs en lien avec les éléments qui exécutent des mouvements pour les manipuler. Cela donne un aspect poétique et artistique ne serait-ce que par leurs mouvements. On suit les aventures donc de Aang qui cherche désespérément un maître de l'eau capable de lui enseigner cette maîtrise qui lui fait défaut. On peut croire d'abord que les épisodes n'ont pas vraiment de lien entre eux et que peu ont d'importance puisque les premiers sont des scènes d'amusement de Aang ou encore la confrontation avec le monde qu'il a quitté. Pourtant, on se laisse emporter par chacun de ses épisodes bon enfant et les enchaine avec un plaisir chaque fois renouvelé. Ici la série se place dans une optique de découvertes puisqu'il s'agit du premier Livre. On apprend en même temps que Aang le passé et le présent de l'univers qui l'entoure.
   L'univers, dans lequel les personnages évoluent, est fabuleux. Très fantasy et médiéval, cela est l'occasion de découvrir des architectures de tout styles, des coutumes, des us, des moeurs et des façons de penser différentes en fonction des endroits que visitent les héros. Les paysages sont très jolis, et nous avons aussi des costumes très différents d'autres séries. L'ensemble de l'univers est caractérisé par une ambiance asiatique - visible ne serait-ce que dans le dessin - qui pourrait nous faire croire que c'est une production japonaise issue d'un manga. 
    Le tout est agrémenté d'une touche d'humour à toute épreuve qui fait que l'on rit ou tout du moins que l'on sourit en toute circonstance. Le tour de force de la série qui m'impressionne vraiment est le fait qu'elle me plaise toujours autant presque dix ans après. Que j'ai 11 ans ou 21 ans, je suis séduite par le concept, l'ambiance et les personnages bien que ceux-là aient entre 12 et 16 ans - du moins pour les héros. Il y a certes des gamineries mais celles-ci passent dans l'humour et fait que l'on ressent pas plus que cela que la série est censée être pour des enfants.
    Les personnages sont débordants de vitalité et attachants. On a bien entendu un trio de tête assez classique composé donc du héros qui réussit tout, Aang, du second garçon caché dans son ombre mais somme toute très drôle, Sokka, et la jeune fille sérieuse et débrouillarde, Katara. Les personnages que je trouve les plus intéressants sont, forcément, les méchants incarnés par le prince Zuko et son hilarant oncle Iroh - le fait qu'il ait la voix française de Dumbledore n'est pas pour arranger mon hilarité. J'étais en effet plus curieuse de connaitre l'histoire et le passé de Zuko que celui de Aang, même si je voulais savoir la suite de ses aventures bien sûr. L'effet de chasse à l'homme croisée est bien rendu et les personnages se croisent et s'affrontent souvent pour notre plus grand plaisir.
   En somme j'ai adoré cette série qui, bien que faite pour les petits, continuent d'enchanter et émerveiller les plus grands ! A voir !