mardi 18 février 2014

Le Hobbit : La Désolation de Smaug

Le Hobbit

La Désolation de Smaug

Réalisation de Peter Jackson, production de Zane Weiner, Peter Jackson, Frances Walsh et Carolynne Cunningham


Le Hobbit : La désolation de Smaug est un film réalisé par l'australo-américain Peter Jackson, célèbre réalisateur de la trilogie du Seigneur des Anneaux, sortie en salle le 11 décembre 2013. Comme Le Seigneur des Anneaux, Le Hobbit est un film qui porte bien son nom de long métrage puisqu'il fait deux heures et quarante et une minutes. Bien que le scénario ait été retravaillé, il est inspiré de la fameuse œuvre de J.R. R. Tolkien : Bilbo le Hobbit. Le film est donc empreint de toutes les légendes et créatures qu'à créer de ses mains l'auteur alliant des langues inventées à toutes ces créatures fantastiques que sont elfes, trolls, hobbit, nains, gobelins, orcs et compagnie.
The Hobbit : The Desolation of Smaug a été distribué par Warner Bros, il représente déjà 5 nominations ( 3 aux oscars (Meilleur montage sonore, Meilleur mixage sonore et Meilleurs effets visuels) et deux nominations au BAFTA pour le Meilleurs maquillages et Meilleurs effets visuels) et 4 millions 500 milles entrées au box office français.
Le film sera disponible en DVD et Blu-Ray le 16 avril 2014.
Casting principal :
Bilbon : Martin Freeman
Gandalf : Ian McKellen
Thorïn : Richard Armitage
Legolas : Orlando Bloom
Tauriel : Evangeline Lily
Bard : Luke Evans
Balin : Ken Stott
Dwalin : Graham McTavish
Bifur : William Kircher
Bofur : James Nesbitt
Bombur : Stephen Hunter
Oïn : John Callen II
Gloïn : Peter Hambleton
Fili : Dean O'Gorman
Kili : Aidan Turner
Nori : Jed Brophy
Dori : Mark Hadlow
Ori : Adam Brown
Bilbo et la compagnie des douze nains poursuivent leur périple dans les Terres du Milieu pour reconquérir la terre antique de Thorïn Ecu-de-Chêne et éliminer le dragon Smaug. La compagnie touche au but et ne doit plus que traverser une forêt pour atteindre leur terre sacrée. Mais celle-ci est dite maudite et les aventuriers ne sont pas au bout de leur peine dans cette épreuve qu'ils doivent affronter sans Gandalf, bien occupé de son côté à retarder l'éveil des forces du mal.

Marion

L'avis de Marion : Après avoir vu Un voyage inattendu, je savais à quoi m'attendre pour ce second volet et pourtant, j'ai été surprise mais pas que dans le bon sens.
Rien que les premières minutes du film m'ont laissée perplexe. Le premier film se finit sur Thorïn en sang et la compagnie qui s'est fait malmener par les orcs puis sauver par des aigles géants et La Désolation de Smaug reprend comme si de rien n'était par un flash back dans un pub. Pas de temps de guérison ou d'adieu pour les nains ? C'est un détail mais qui m'a gâché les premières minutes du film. Je reprochais au premier film un manque de fidélité à l'esprit du roman, ici c'est un manque de fidélité globale que je reproche. Il y a plus de scènes ajoutées que de scènes du roman, pire, certains passages du livre sont coupés au profit de scènes ajoutées. Je pense particulièrement à la scène de la forêt ou encore à celle avec Beorn. La double intrigue mise en place avec Gandalf n'a aucun sens selon moi. Elle prépare à celle du Seigneur des anneaux mais cela voudrait dire que Gandalf, alors qu'il savait le danger qui planait à propos de l'anneau et de Sauron mais aurait mis 60 ans - temps qu'il y a entre Bilbo et Le Seigneur des anneaux - avant de réagir ! De toute façon, je n'allais pas le voir pour le respect du livre mais pour les effets spéciaux et la musique.
  Deux points qui m'ont d'ailleurs grandement satisfaits. La musique est proche du Seigneur de Anneaux puisqu'elle a été composée par le même artiste, Howard Shore. L'ambiance est donc là ainsi que le frisson lors des premières notes.
Les effets spéciaux sont bluffants et m'ont totalement séduite. J'attendais particulièrement les elfes suite à la bande annonce qui m'avait donné envie et je n'ai pas été déçue. Par comparaison avec la première trilogie, on voit clairement l'amélioration technique. Les elfes, dans les films précédents, ne se distinguaient que par des oreilles pointues. Ce n'est plus du tout le cas avec ce volet du Hobbit où ils se déplacent avec une grâce, une élégance, une agilité et une rapidité surréaliste. La scène des tonneaux est particulièrement significative. La différence entre humain et elfe est de fait bien marquée par les effets spéciaux. Bon, je suis toujours choquée par ses nains pas si petits que ça mais je m'y suis déjà attardé pour le film précédent. Attaquons nous plutôt à Smaug. Le dragon le moins terrifiant de l'histoire du cinéma. La faute n'en est pas aux effets spéciaux - Smaug est une créature numérique magnifique, surtout quand il est doré - mais au choix de Jackson sur le caractère et les apparitions du dragon.
Tout d'abord, pour qu'un dragon soit impressionnant et vraiment terrorisant, il faut qu'il en impose. Ici, Smaug parait réduit et tient plutôt du lézard que du dragon. On ne voit que très rarement ses ailes et ne fait pas créature massivement et imposante. Je veux dire, Bilbo est un hobbit, il est donc plus petit qu'un homme, et même qu'un nain, mais pourtant, il parait pas ridiculement misérable à côté de Smaug. De plus, Jackson, en ajoutant une scène de combat, ridiculise le dragon par les pitreries des nains. En revanche, la voix de Benedict Cumbertatch était tout simplement parfaite avec un gros plus pour la réplique finale "I am fire, I am death".
Les acteurs sont toujours aussi bons mais ils ne m'ont pas transportée de ravissement. J'ai particulièrement apprécié le retour de Legolas qui permet de le voir sous un nouveau jour : raciste et plus violent que dans Le Seigneur des Anneaux. Mais aussi le personnage de Bard qui est très bien interprété et resituer dans son village.
Bien que ce soit les héros, les nains et Bilbo me laissent indifférentes. Je ne m'attache absolument pas à eux - hormis à Fili et Kili - et ne saurais vraiment parler d'eux tellement, je les trouve presque négligeables.
En somme, Le Hobbit : La désolation de Smaug est un grand spectacle pour les yeux mais n'a rien de plus à m'offrir. On voit clairement que Jackson s'est fait plaisir en faisant du Hobbit une fresque tolkienne qui n'a finalement plus grand chose à voir avec l'oeuvre d'origine.

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