vendredi 21 mars 2014

Les épées de Haven

Les épées de Haven

Editions Bragelonne 10 ans, 504 pages, traduction de I. Troin, C. Perdereau, illustration de Shutterstock


Les épées de Haven est un cycle écrit par Simon R. Green entre 1990 et 1991. Cette édition 10 ans de Bragelonne, sortie en mai 2013, regroupe les tomes 2, 3 et 4 des aventures de Hawk et Fisher. Bragelonne a publié entre 2004 et 2008 les neufs tomes que comportent la série sous le nom de Hawk et Fisher tandis que Milady les a publiés en 2010 et 2011 sous le nom de Darkwood. Le dixième tome n'est pas encore sorti en France.

Hawk et Fisher sont deux capitaines de la Garde mais aussi mari et femme. Dans une ville de noirceur et de corruption, ils sont réputés pour être les seuls honnêtes et incorruptibles. C'est pour cela qu'on fait appelle à leur service pour protéger le Conseiller Blackstone, un réformateur, dont l'une des lois innovatrices ne plait pas à tout le monde. Seulement, celui-ci est assassiné sous leur garde. Afin de trouver le tueur, Hawk et Fisher s'enferment magiquement dans le manoir en compagnie des invités. Car parmi eux, un tuer rode. 
Prix : Bragelonne 10 ans: 10 €

Marion
L'avis de Marion : Un livre sympathique mais sans plus. Il manque sérieusement de dimension personnelle mais surtout d'un effort d'écriture.
   Comme je le disais, ce livre en contient en fait trois, cependant, il manque sérieusement de matière pour que je le coupe en trois comme je l'aurais fait pour n'importe quelle autre oeuvre.
   Niveau scénario, nous avons trois enquêtes qu'Hawk et Fisher doivent résoudre. Bien sûr, que des affaires sensibles pour que l'incorruptibilité des deux gardes soit mise à rude épreuve. La première affaire est sympa avec un huis-clos bien mené et se conclut sur une fin prévisible malgré un petit retournement de situation. La seconde enquête est assez linéaire et malgré des scènes de violences, c'est très plat. Surtout que le sujet reste le même: la politique. Enfin, la troisième est dernière enquête est ridiculement courte et fonctionne avec une fin semblable à la première enquête. En soi, elles étaient agréables à lire mais trop semblables. 
   L'un de mes gros reproches reste le manque d'intimité - ce que j'ai appelé de dimension personnelle - entre Hawk et Fisher. Hormis quelque "ma belle" et des regards, Hawk et Fisher n'ont aucune relation alors qu'ils sont pourtant mari et femme. Pas une seule fois, on ne les voit simplement ensemble dans un cadre plus intime comme leur propre maison ou que sais-je encore. Du coup, je trouve qu'il est très dur de s'attacher à eux comme couple. On les verrait plutôt comme un partenariat amical du fait de la grande complicité qui les lie.
   Le style d'écriture est plaisant si on ne lit pas tous les tomes à la suite. En effet, on voit directement que les tomes ne sont pas faits pour être lus d'une traite rien que par la description du couple. Elle est identique à travers les trois romans. Pendant une page complète, le lecteur peut lire trois fois la même description quasi au mot prêt dans chacun des tomes. C'est tout de même navrant et très clairement abusé.
  On ne sait que très peu de choses des personnages principaux puisqu'ici, ce n'est pas le premier tome des aventures de Hawk et Fisher. Et pourtant, si l'auteur suivait la même logique - celle de les décrire à chaque fois - il aurait pu fournir un peu plus de détails sur le couple. Tout d'abord Hawk. On ne sait même pas son prénom ! Si lui appelle sa femme Isobel, elle, en revanche, l'appelle toujours Hawk. Ensuite, le duo est très déséquilibré. La majorité des choses sont vues du point de vue de Hawk et cela ne s'arrête pas là. C'est Fisher qui perd l'avantage dans les combats, c'est encore elle qui se fait blesser ou capturer si besoin est. Bref, dès qu'il est questions des aptitudes au combat, Fisher se trouve lésée par rapport à son mari. En revanche, j'apprécie que ce soit elle qui ait le plus sale caractère. Violente, ironique, Isobel Fisher dégaine vite son épée et n'hésite pas à menacer ouvertement ceux qui la dérangent. Hawk aussi mais il est doté d'un peu plus de patience.
  En somme intrigues et personnages sympas mais cela ne dépasse pas ce niveau.

samedi 15 mars 2014

One Piece - Saison 4


 One Piece - Saison 4



Diffusé pour la première fois le 16 décembre 2001 au Japon par Fuji TV, One Piece ne quitte pas les écrans japonais du fait de son succès.  Fuji TV enchaine avec la saison 3 en diffusant la 4 une semaine après, un signe qui démontre à quel point One Piece est populaire. La saison 4 est très longue car parsemée d'épisodes hors séries.

Sortie DVD: juillet 2010


Synopsis : Luffy, Vivi et l'équipage sont enfin arrivés au Royaume d'Alabasta. En voyageant incognito avec la princesse, ils essayent tant bien que mal de rejoindre les rebelles dans leur ville-siège afin d'empêcher la guerre insensée qui se prépare. Luffy est prêt à se battre, à risquer sa propre vie ainsi que celle de ses compagnons afin de sauver le royaume de Vivi.

Arc Alabasta

92. Le héros d'Alabasta et la ballerine sur le navire
93. Arrivée au royaume désertique ! La poudre qui fait tomber la pluie et l'armée rebelle
94. Réunion des puissants ! Son nom est Ace aux Poings Ardents
95. Ace et Luffy ! Souvenirs chaleureux et fraternité
96. Erumalu la ville verte et les Kung-Fu Dugongs !
97. Aventure au pays du sable ! Un monstre vivant dans les terres brûlantes
98. L'apparition d'une flotte de pirates des sables ! Les hommes vivant librement
99. La fierté des imposteurs ! Kamyu, un rebelle de coeur !
100. Kohza, guerrier de l'armée rebelle ! La promesse faite à Vivi !
101. Duel dans la fournaise ! Ace vs Scorpion
102. Ruines et voyageurs égarés ! Vivi, l'amitié et l'état du pays
103. L'élite ennemie se réunit à 8h au Spider's Café
104. Luffy contre Vivi ! Une promesse d'amitié dans les larmes !
105. La guerre d'Alabasta ! Rainbase, la cité des rêves
106. Le piège inéluctable ! Irruption dans Rain Dinner107. L'opération Utopia commence ! Les rebelles sont en marche
108. Les terribles Banana-croco et Mister Prince
109. La clef du revirement et la fuite ! Dolu Dolu Ball !
110. Combat à mort ! Luffy vs Crocodile
111. Une fuite miraculeuse ! Les animaux d'Alabasta !
112. Les rebelles contre l'armée du roi ! La confrontation finale aura lieu à Alubarna !
113. La douleur d'Alubarna ! Le chef d'escadron Kaloo se lance au combat !
114. Le rêve d'un ami ! Duel sur la quatrième avenue de la taupinière !115. La performance du jour ! L'assemblage facial !
116. Il s'est transformé en Nami ?! Bon Clay et son coup de ballet !
117. Avis de tempête ! Le bâton climatique de Nami !
118. Le secret de la famille royale ! Une arme antique : Pluton !
119. Le secret d'un bon sabre ! Le pouvoir de fendre l'acier !
120. Fin du combat ! Le drapeau blanc de Koza !
121. Vivi sans voix ! Le héros tombé du ciel !
122. Le sable du croco contre l'eau de Luffy ! Le second round du duel !
123. Ca sent le croco ! Luffy, cours jusqu'au mausolée royal !
124. A deux doigts du cauchemar ! La base secrète du Clan des sables
125. Les ailes majestueuses ! Je suis Pell, l'ange gardien du royaume !
126. Je te battrai ! Il pleut sur Alabasta !
127. L'adieu aux armes ! Justice et Piraterie !
128. Les pirates font la fête ! Un plan pour fuir Alabasta !
129. Le jour où tout a commencé ! Vivi raconte son aventure !
130. Un parfum de danger ! Nico Robin, le septième compagnon.

Casting principal (VO/VF)  :
Monkey D. Luffy : Mayumi Tanaka/ Stephane Excoffier
Roronoa Zoro : Kazuya Nakai/ Patrick Noérie
Nami : Akemi Okamura/ Kelly Marot
Nico Robin : Yuriko Yamaguchi / Céline Melloul
Usopp/ Pipo : Kappei Yamaguchi/ Jean-Pierre Denuit
Tony Tony Chopper : Ikue Ootani/ Marie Van Ermengen
Sanji/ Sandy : Hiroaki Hirata/ Olivier Cuvelier
Vivi : Misa Watanabe/  Sophie Landresse, Julie Basecqz

Marion

L'avis de Marion:   Interminable !!! Misère de misère, c'était trop long.
L'histoire de l'arc est super longue en elle-même, malgré un scénario original très bien pensé, mais en plus, la chaîne a décidé de rajouter des HS. Une dizaine d'épisodes en tout ont été ajoutés à l'arc et ils n'apportent absolument rien à l'histoire. Ils l'enlisent même. Le pire reste cette manie de tout faire trainer en longueur pour gagner du temps et faire plus d'épisodes. Certains épisodes sont un vide scénaristique et même des résumés de la situation sur vingt minutes. Par exemple, le moment où Luffy et ses amis sont en cage dure quelque chose comme un chapitre, ce qui a été fait en cinq épisodes en anime. Ce qui fait donc cinq épisodes où il ne se passe strictement rien hormis des bavardages sur des choses que l'on sait déjà. Quand enfin l'action est présente, elle est cassée par des rappels de paroles illustrées par des flash backs trop longs et qui étouffent l'histoire actuelle. Oui, Eiichiro Oda, l’auteur original, rappelle bien de temps en temps des propos tenus par les personnages mais inutile de remettre toute la scène sous peine de faire un manga de 300 pages. L'anime aurait dû s'en tenir à la même ligne de conduite.
En revanche les dialogues et le doublage sont toujours aussi parfaits – même si répétitifs en raison des flash-backs – avec une fidélité à toute épreuve et un humour fort. Les relations semblent se tisser de plus en plus entre les personnages et leur animosité ou affinités sont de mieux en mieux reproduites – je pense notamment à la relation Zoro/ Sanji.
Globalement, les dessins des personnages sont assez fidèles au manga et très biens réalisés à l'exception d'une poignée d'épisodes ou pour certains personnages. C'est notamment le cas des épisodes à Rain Dinners qui ont un design très approximatif et c'est Miss All Sunday (Nico Robin) qui en fait plus souvent les frais car elle finit complètement déformée lorsqu'elle est en arrière plan.
Le film 8 est consacré à Alabasta, il refait en fait toute la saison quatre en seulement deux heures. Si vous voulez avoir l'essentiel sans perdre votre temps par des détours inutiles, je vous recommande vivement de voir le film plutôt que cette interminable saison. C'est exactement la même chose mais en mieux car plus court. C'est la longueur qui tue la saison car l'histoire en elle-même est toujours aussi bien.

mercredi 12 mars 2014

Les Sables de Dorne

Le Trône de Fer

Les Sables de Dorne

Editions Pygmalion, 338 pages, traduction de J. Sola, illustration de S. Youll


Les Sables de Dorne est le onzième tome de la saga du Trône de fer en France et la deuxième partie du roman original A Fesat for Crows de George R. R. Martin. Édité en 2005 aux Etats-Unis par Bantam Books, le roman fut publiée par Pygmalion en 2006 en France puis fut réédité en 2007 par J'ai lu, en 2010 pour la version intégrale de Pygmalion et de J'ai lu.


Les Sept Royaumes son sous le contrôle de Cersei bien décidée à asseoir son pouvoir et à ne pas laisser Margeary Tyrell lui voler son bien aimé fils, Tommen. De même, il ne se passe pas un jour sans qu'elle rêve de voir la tête de Tyrion rouler à ses pieds. De son côté, Brienne cherche toujours aussi désespérément Sansa Stark pour honorer sa parole faite auprès de Catelyn Stark. Pendant ce temps, les îles de fer sont toujours en attente d'un nouveau roi tandis que celui de Dorne essaye tant bien que mal de contenir les Aspics des Sables et sa fille pour ne pas déclencher une autre guerre contre Westeros.
Prix : Pygmalion : 21, 90 €
Pygmalion intégrale : 22, 90 €
  J'ai lu intégrale : 15, 90 €

Marion

L'avis de Marion: Si le tome précédent m'avait bien plu, celui-ci m'a laissé complètement indifférente.
Le scénario se déploie beaucoup trop lentement dans cette section qu'a choisi l'édition française. Le roman n'est qu'un résumé de ce qui s'est passé dans le tome précédent à deux ou trois événements près. Certes, le reste du livre est toujours aussi bon (personnage, ambiance, etc.) mais si j'ai l'impression de relire le même bouquin que précédemment, cela ne suffit pas à satisfaire ma lecture.
    Arya et Sansa refont légèrement surface mais comme précédemment, la parole est majoritairement cédée à Cersei, Brienne ou Samwell. Daenerys est toujours portée disparue.
  La situation des Fers-Nés est la plus intéressante et celle qui évolue le plus dans ce roman. Malgré tout, des longueurs s'installent sur la fin du roman.
     De nouveau, j'ai le plaisir de retrouver Jaime en même temps Brienne et Cersei. C'est intéressant de voir en simultané les impressions de Jaime sur Cersei et vice versa. Difficile d'en dire plus sur ce roman tellement il me laisse perplexe quant à son utilité. L'édition française a fait un choix terriblement mauvais et laid qui rend cette partie inintéressante alors qu'elle serait très bien passé en raccord avec le reste. C'est ce qui fait que je conseille vivement de lire les éditions intégrales ne serait-ce que pour éviter de se retrouver avec un tome presque vide.
      En somme, le livre est très moyen et n'apporte quasiment rien de nouveau dans l'intrigue.

jeudi 6 mars 2014

Jack le chasseur de géants

Jack  le chasseur de géants

 

Jack le chasseur de géants est un long métrage réalisé par Bryan Singer, connu notamment pour les deux premiers X-men et celui à venir, sorti le 27 mars 2013. Le film s'appuie sur le conte anglais Jack et le haricot magique dont on ignore précisément les origines et encore moins le premier auteur. On attribue l'histoire à Benjamin Tabart, étant l'auteur de la version la plus populaire. Le film est un flop total qui a couté 295 millions de dollars (195 millions de production, 100 millions de marketing) mais n'en a rapporté même pas 200 millions (197 millions pour être exacte). Il n'a d'ailleurs fait que 564 120 entrées en France.
 Sortie DVD/Blu-Ray : 31 juillet 2013

 Casting principal:

Jack : Nicholas Hoult
Isabelle : Eleanor Tomlinson
Rodrigue : Stanley Tucci
Le Roi : Ian McShane
Elmont : Ewan McGregor


Jack rêve depuis qu'il est tout petit de devenir un garde royal pour protéger le royaume des mythiques créatures des contes que l'on lui lisait le soir. Les années ont passé et Jack n'est qu'un simple paysan tellement pauvre qu'il en est réduit à vendre charrette et cheval. Pourtant, cette vente va changer sa vie. Non seulement il rencontre la princesse Isabelle mais en plus, il reçoit des haricots magiques qui seraient ceux de son conte préféré. Quelle est donc sa surprise quand, dans la même nuit, la princesse lui rend visite et qu'une tige d'haricot géant pousse dans sa chaumière, la propulsant avec la princesse dans les nuages. Accompagnés des hommes du roi, il doit sauver Isabelle mais aussi le royaume de la menace légendaire.

Marion

L'avis de Marion : Prometteur par son envergure mais vivement déconseillé par mes amis, dont Sam, je me suis tout de même lancée dans Jack Chasseur de Géants. J'ai perdu deux heures.
    Rien que l'affiche annonce la couleur. 
    Le scénario, basé sur le conte, aurait pu être bien retravaillé, par l'ajout de la couronne et de la légende du roi Erik, mais le film s'enlise dans tous les clichés du cinéma. Tout d'abord, le héros pauvre qui s'entiche de la princesse. Ensuite, cette même princesse, promise à un vieil ami de son père, qui veut vivre son aventure. Avec la double intrigue sur le vieil ami du roi. Tous les plus vieux clichés du conte et du cinéma sont réunis en un film. Le scénario aurait pu s'en tirer si ces fameux clichés auraient eu une issue étonnante mais malheureusement chacun d'eux est mené comme je m'y attendais. De fait, l'histoire est plate et sans aucun suspense, ce qui fait que l'on s'ennuie légèrement. Si seulement le pire était passé.
    Je m'attaque maintenant aux effets spéciaux qui se résument en un mot : minable. La direction des effets spéciaux décident de matérialiser le conte de Jack en une animation entre le jeu vidéo et le dessin animé. Déjà bancal pour moi mais certes pourquoi pas. Puis vient la vue aérienne du château. Celui-ci ressemble à s'y méprendre à une reproduction documentaire – du genre reconstitution de Pompéi avant le volcan ou autre. Les acteurs ont tournés sur fond vert (ou bleu) et ça se voit. Les rares décors qui semblent vrais sont ceux en plan serré focalisés sur les acteurs, et encore, certaines scènes d'actions sont ruinées par le manque d'esthétisme des effets.
    Mais le summum de l'horreur vient avec les géants. Ce sont de purs horreurs graphiques d'un point de vue cinématographique. On les croirait issus des Sims. On ne croit pas une seule seconde qu'ils puissent être réels. Est-ce un choix esthétique ou des effets ratés ? Dans les deux cas, ça ne me convaincs pas et m'empêche de voir quoique ce soit d'autres tellement je suis estomaquée par ces créatures virtuelles.
    Enfin, les effets spéciaux ont un peu trop forcés sur les effets 3D. On se croyait dans l'attraction Chérie j'ai rétréci le public. Le géant qui te colle le nez contre l'écran, glissade dans le haricot, abeilles énervés sur le devant de l'écran. La 3D est outrancière et du coup complètement ridicule lorsque l'on voit le film en numérique. Ce qui pose problème pour le DVD.
   L'incompréhension est d'autant plus forte qu'il s'agit tout de même d'un film gros budget, porté par un réalisateur connu (X-men, Wolverine, etc.) et par une poignée d'acteurs en vogue ou reconnus (Nicholas Hoult est l'acteur montant du moment et les autres des vétérans qu'on a plus besoin de présenter) à l'exception de la princesse. Et pourtant rien ne marche dans ce film. Les personnages sont creux et niais malgré tous les efforts des acteurs.
    Jack, malgré qu'il soit le héros, ne crève pas l'écran – bien que je ne pense pas que ce soit la faute de Nicholas Hoult – par un manque de parole et pas aidé par des répliques … pas très réfléchies. Malgré tous les efforts de l'acteur pour lui donner un peu de consistance, Jack n'est qu'un de ses héros qui ne parvient pas à se distinguer dont on oublie même très vite qu'il est le héros.
    Isabelle détient sans conteste le prix de la princesse la plus cruche, niaise et inutile de l'histoire du cinéma du XXIème siècle. Hormis crier « Jack » avec une petite moue désespérer ou courir, Isabelle ne sert à rien. Elle prétend vouloir vivre son aventure mais ne parvient à rien si ce n'est se faire capturer, à s'écorcher sur des rondins de bois pour en plus faire la demoiselle en détresse pour une malheureuse égratignure. A croire même qu'elle est dénuée de bon sens quand on voit comment elle agit. Exaspérante vraiment.
   Stanley Tucci s'en tire bien dans le rôle du méchant mais une fois de plus, c'est le rôle en lui même qui est mauvais. Prévisible à des kilomètres à la ronde, Rodrigue ne fait finalement peur à personne et rate même toutes ses tentatives d'humour. Pour un homme d'arme et d'importance, il n'est pas bien résistant et ne sait pas faire grand chose par lui même.
    Le seul personnage correct est Elmont. Drôle, homme d'épée et de courage, il est simple et du coup étonnant dans sa simplicité. Je m'attendais à un personnage haut en couleur et assez exagérateur mais finalement il est dans la juste mesure et même assez drôle.
    En somme, le film est, avec un scénario de block-buster trop léger, un échec plombé par des effets spéciaux outranciers, horribles pour nos yeux, et des personnages fades et sans intérêt.

mardi 4 mars 2014

Raiponce

Raiponce

Réalisé par Byron Howard et Nathan Greno, produit par Walt Disney Studios

Raiponce est un long métrage des studios Disney sorti le 1er décembre 2010. Le film a été réalisé avec un budget de 260 millions de dollars mais a séduit tellement de spectateurs dans le monde qu'il a engrangé en retour 591 794 936 dollars de recettes avec notamment un peu plus de quatre millions d'entrée en France.
Date de sortie : DVD : 1er avril 2011
Blu-Ray : 25 avril 2012

Casting principal (VO/VF) :
Raiponce : Mandy Moore/ Maeva Méline
Flynn Rider : Zachary Levi/ Romain Duris
Mère Gothel : Donna Murphi/ Isabelle Adjani
Frères Stabbington : Ron Perlman/ Pierre Margot/ Serge Biavan

Dans un paisible royaume, le roi et la reine eurent une adorable petite fille aux cheveux dorés magiques, Raiponce. Gothel, une vieille femme aigrie, voulant bénéficier pour elle seule de leur pouvoir, kidnappa le bébé et l'éleva comme sa propre fille dans une tour où la jeune fille passe ses journées sans avoir le droit d'en sortir. Mais tous les ans, elle admire les lumières dans le ciel en rêvant d'aller les admirer de plus près. C'est alors que Flynn Rider, voleur et escroc notoire, débarque dans sa tour. Raiponce, bien que méfiante, voit une occasion d'enfin réaliser son rêve mais pourra-t-elle trahir celle qu'elle croit être sa mère ?

Marion

L'avis de Marion : A l'époque de sa sortie, je n'avais même pas entendu parlé du film. Et pourtant lors de sa sortie en DVD, ce fut une rencontre et un coup de coeur inoubliable.
   Cela faisait bien longtemps qu'un Disney (sans compter les coproductions Pixar) n'avait pas attiré mon attention, en fait depuis 2003 avec Frère des Ours, et j'avais alors 12 ans. Fâchée avec les récents Disney dont je préférais les classiques, je m'étais tournée vers Pixar et Dreamworks, mais me suis laissée tout de même convaincre de regarder Raiponce. Et là, ce fut la révélation. Une nouvelle histoire de princesse tordante d'humour, sincère, touchante et rythmée.
   Le scénario revient aux fondamentaux Disney tout en renouvelant le genre. Tout d'abord le prince n'est pas un prince, ensuite la méchante n'est pas une sale et horrible sorcière mais une méchante plus perverse qui se cache dans la figure maternelle, ce qui complique les choses sur le point de vue relationnel. Et la princesse a pas besoin d'être sauvée par son prince justement. La belle Raiponce se débrouille d'elle-même pour affronter le monde extérieur, sans compter sur Flynn Rider qui est entouré de gens "qui ne l'aiment pas". Même si pour certains le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, pour ma part, il m'a plu, séduite et même surprise plus d'une fois par ses retournements de situation, sa tendresse et surtout son humour.
    L'humour est le gros point fort du film et donne des scènes cultes - pourvus de répliques devenues toutes aussi célèbres - grâce notamment une poêle et un cheval. La scène de l'auberge est surprenante mais aussi à s'en tenir les côtes et les personnages sont remplis d'auto-dérision et d'un humour qui ne peut pas laisser de marbre.
    J'ai complètement craqué surtout sur les dessins dans un style très moderne et résolument manga avec de grands yeux et une attention particulière pour les cheveux. Il y a un soin tout particulier sur les détails des vêtements et des décors qui est apporté c'est tout simplement magnifique. L'animation est fluide, belle, en somme époustouflante.
    Avec Raiponce, je renoue avec la tradition musicale des Dinsey grâce à des chansons entraînantes, mignonnes comme toutes et qui restent dans la tête ("J'ai un rêêêêêve !!!!").
   En somme, je suis totalement sous le charme de ce film d'animation que je ne me laisse pas de regarder encore et encore. Je suis donc ravie de pouvoir retrouver le même style de dessin dans La Reine des neiges.