dimanche 9 novembre 2014

Les Tortues Ninjas - Le Film


Les Tortues Ninjas – Le film




Sorti le 12 décembre 1990, Les Tortues Ninjas est une adaptation américano-hong-kongaise du dessin animé du même nom. Réalisé par Steve Barron, ce long métrage quelque peu oublié de nos jours a pourtant bercé toute une génération. Il est remis sur le devant de la scène grâce à son reboot de 2014, lui faisant ainsi bénéficier d'une sortie en Blu-ray. Le film a tout de même couté la modique somme de 13 500 000 $ à l'époque. Une somme largement remboursée par les bénéfices, avec presque 1 200 000 entrées en France, le film a rapporté la bagatelle de 201 965 915 $ grâce aux recettes mondiales.
Sortie Blu-ray : 1er octobre 2014.

Casting principal :
Raphael : Lee Josh Pais
Leonardo: David Forman
Michaelangelo : Michelan Sisti
Donatello : Lief Tilden
April O'Neil : Judith Hoag
Casey Jones : Elias Koteas
Shredder : James Saito

Alors que le terrible clan des Foot fait parler de lui par les multiples vols qu'il commet en ville, la journaliste April O'Neil est persuadée qu'il y a bien plus qu'une histoire de vol derrière tout cela. Lorsqu'elle se fait agresser par le clan, elle est sauvée in extremis par de mystérieux combattants hors pair. Son seul indice pour les retrouver est un saï oublié à ses côtés. Dans les égouts de New-York se cache la réponse : des tortues ninjas adolescentes veillent sur la ville. Raphaël, Léonardo, Michaelangelo et Donatello sont déterminés à connaître le monde extérieur qu'ils n'ont que peu côtoyé mais surtout à venir en aide aux humains qui sont menacés par un danger plus grand qu'ils ne le pensaient.

Marion

L'avis de Marion : Trop jeune pour avoir grandie avec les Tortues Ninjas, elle n'en reste pas moins un symbole emblématique que je voulais connaître – surtout avec la sortie du nouveau film. Ainsi donc, me préparant mentalement à un choc visuel vieillissant, j'ai regardé le film. Surprise ! Le film a admirablement bien vieilli et se regarde très bien.

L'histoire, même si on a pas regardé les Tortues Ninjas enfant, on la connait tous : April O'Neil, amie des héros, les aide à combattre le crime et plus particulièrement Shredder. Il était évident que ces personnages emblématiques allaient se trouver dans le film mais restait à voir l'histoire qui allait être brodée autour. Je ne sais pas si le clan des Foot existe dans le dessin animé mais c'est l'histoire qui sert de base ici. Que les choses soient claires, on ne regarde pas le film pour le scénario très limitée et basique. L'univers est assez bon enfant du fait que les tortues elles même ne sont que des adolescents. Au vue donc du public visé, le scénario ne pouvait pas être très élaborée. C'est l'univers et l'ambiance du film qui ont été privilégiés.

Ici, on y trouve notre compte. Bien qu'il se soit passé près de 24 ans depuis la sortie de ce film, l'humour y reste intact. J'ai bien ri devant les frasques des quatre frangins à écailles, les multiples références à une culture que je connais encore un peu et à l'ambiance générale du film. Parfois, un humour involontaire se met en place. Il s'agit bien évidemment des moments assez kitschs ou rétros qui font rire ou sourire par une certaine nostalgie peut-être. Une complicité mais aussi des tensions sont mises en place entre les frères qui donnent une crédibilité à leur relation.

On en vient au point le plus important : les costumes et effets spéciaux. Dans ce film, il m'est impossible de déterminer ce qui a été fait avec l'un ou l'autre. J'ai tendance à dire qu'il y a peu d'effets spéciaux mais le budget du film tend à me détromper. Toujours est-il que le réalisateur a opté pour une apparence très fidèle au dessin animé en ce qui concerne aussi bien les tortues que Shredder. J'ignore comment elles ont été faites mais je suis assez bluffée du résultat qui ne détonne pas et, mieux encore, ne m'a donné à aucun moment un effet plastique ou marionnette. Je trouve assez incroyable la manière dont les tortues ont été faites mais plus encore qu'à l'heure du numérique et des possibilités qui en résultent qu'elles puissent encore être crédibles de nos jours.

En somme, le film est une agréable surprise et un très bon moment de détente. Mieux, se plaçant comme une œuvre emblématique et fondatrice des Tortues Ninjas, le voir permet de comprendre des clins d'oeil qui ont été glissés dans Ninja Turtles, film sorti cette année.

jeudi 6 novembre 2014

La Trilogie des elfes

La Trilogie des elfes

Editions Pocket - Collection Pocket Fantasy

La Trilogie des elfes est l'intégrale de trois romans du français Jean-Louis Fetjaine. Cette trilogie est composée du Crépuscule des elfes (1998), La Nuit des elfes (1999) et L'Heure des elfes (2000). Avec ces romans, l'auteur se place dans les plus grands noms de la fantasy française. Diplômé d'histoire médiévale, il mélange ses connaissances à son talent pour donner naissance à de la fantasy arthurienne. 

Le monde est divisé entre quatre tribus de la Déesse Dana : les hommes, les elfes, les nains et les monstres. À chaque peuple a été attribué un talisman qui lui garantit la survie de son espèce. Cependant, quand l'épée des Nains est volée, tout bascule. D'autant plus qu'il s'agit d'Excalibur. Une communauté composée de chaque représentant des peuples (hormis les monstres) est alors envoyée à la recherche de l'épée, avec le jeune chevalier Uther. 

Samantha

L'avis de Samantha:
Je ne vais pas faire un résumé tome par tome car ce ne serait pas judicieux par rapport à l’agencement matériel du livre qui ne prête pas à ce genre de commentaire. 
Il me semble que c'est la première fois que je lis de la fantasy arthurienne et je ne suis pas du tout déçue ! À tel point que j'ai décidé d'en faire mon sujet de mémoire de première année de master. 
Ce livre est un subtil mélange entre un univers tolkenien et un monde celtico-médiéval. On suit principalement les aventures d'Uther, futur Pendragon. Ces livres se prétendent volontiers comme préhistoire de la légende arthurienne. On retrouve donc les personnages de Morgane, Ygraine, Uther ou encore Merlin. À côté de tout cela, nous avons des nains, des elfes, des monstres. On sent alors bien l'influence de Tolkien à ce niveau, même si, pour les elfes par exemple, Fetjaine a essayé de se démarquer avec une Lliane brune plutôt que blonde (archétype de l'elfe chez Tolkien).
Le point fort de l'auteur est sa recherche encyclopédique. En effet, on ressent dans cet ouvrage un véritable travail concernant le Moyen-Âge. Cela est d'autant plus important que Fetjaine nous donne la bibliographie sur laquelle il s'est appuyé pour écrire ses romans. 
Le gros point faible que je retiens est la fin. Après trois tomes de quête, je m'attendais à une bataille digne de ce nom. Mais malheureusement non ... Le pouvoir du maître des monstres est terrifiant mais je suis restée sur ma faim. Le combat est quasi inexistant et l'introduction du personnage de Lancelot de cette manière est assez décevante. 
En définitive, cette trilogie se dévore malgré une fin décevante. Mais le mélange de deux univers assez différents est très intelligent et prend tout son sens grâce aux connaissances érudites de l'auteur.