vendredi 3 mars 2017

La légende de Korra - Livre 1 : Air

La légende de Korra - Livre 1 : Air

Couverture DVD américaine
 
Crée aussi par Michael Dante Di Martino et Bryan Konietzko, produit par Nickelodeon, La Légende de Korra est la suite de Avatar : Le dernier Maître de l'air, se passant 60 ans après. Cette première saison a été diffusé aux Etats-Unis du 12 avril 2012 au 23 juin. La saison se compose de 12 épisodes de 23 minutes et a pris le parti d'une trame par saison contrairement à son prédécesseur. Comme Avatar, La Légende de Korra a été diffusée en France. Toutefois, la série n'a pas rencontré le succès escompté et les autres saisons sont seulement disponibles en anglais.
 
 
Synopsis : Le lotus blanc découvre le nouvel Avatar, il s'agit de Korra, une petite fille de la tribu de l'eau du pôle sud, pouvant déjà utiliser trois des quatre éléments. Arrivée à l'adolescence, maîtrisant la terre, l'eau et le feu, Korra est confiée à la garde de Tenzin, fils de Aang et seul maître de l'air, afin de maîtriser ce dernier élément. Confinée au pôle sud, Korra entend bien de suivre Tenzin jusqu'à Republic City. Loin de ses rêves, elle y découvre une capitale troublée, pauvre, sujette à la mafia et avec un mécontentement montant envers les maîtres. Sûre d'elle, Korra se rendra compte que Amon et les anti-maîtres sont plus dangereux qu'elle ne le pense : Amon a le pouvoir de priver de la maîtrise. Arrivera-t-elle à l'empêcher de nuire sans perdre la maîtrise de ses éléments ? 


Episodes :
  1. Bienvenue à Républic City
  2. Une feuille dans le vent
  3. Révélation
  4. Une voix dans la nuit
  5. L'esprit de compétition
  6. Et le gagnant est ...
  7. Conséquences
  8. Quand les extrêmes se rencontrent
  9. En dehors du passé
  10. Retournement de situation
  11. Les squelettes dans le placard
  12. Dénouements

Casting :
Korra : Janet Varney/ Lutèce Ragueneau
Mako : David Faustino / Olivier Martret
Bolin : P J Byrne / Alexandre Nguyen
Asami Sato : Seychelle Gabriel / Jessica Monceau
Tenzin : J. K. Simmons / Guy Chapelier
Lin Beifong : Mindy Sterling / Sophie Riffont


Marion 

L'avis de Marion : Je suis excitée et je jubile littéralement en me mettant devant la série. Voyons voir ce que valent les héritiers de Aang.
     La première chose qui me frappe, c'est l'évolution des graphismes. La statue de Aang à Republic City est impressionnante, peut-être même avec des effets de 3D tellement elle ressort. Les combats sont au-dessus de tout. Le travail était déjà plus que bien à l'époque du Dernier Maître de l'air, ici, on prend une toute autre dimension. Les combats sont spectaculaires, l'animation est fluide, riche, les maîtres manipulent plusieurs choses à la fois - ce qui faisait parfois un peu défaut dans le Dernier Maître de l'air - il y en a de tous les côtés, des plans larges avec de l'action partout, pas que des plans serrés pour plus de simplicité. Même les personnages sont un peu plus riches mais c'est vraiment dans leur déplacement que cela se voit. Notamment lors des jeux de maîtres, un sport fabuleux.
     Niveau scénario/ ambiance, c'est tout bon. L'histoire se passe une bonne cinquantaine - si ce n'est soixantaine - d'années après l'arrestation du seigneur du feu. Depuis, Aang est mort et s'est réincarné en Korra, jeune maître de l'eau de la tribu du sud. Entre temps, il a fondé une ville avec ses amis, révolutionné une chose ou deux, et des évolutions technologiques ont eu lieu, comme l'invention des voitures. La série se montre comme une prolongation mais aussi avec son propre héros. Pour centrer sur cela, il n'y a que très peu de personnages de l'ancienne série. On doit voir Katara deux fois dans la saison et c'est la seule. Avec des petits calculs, on sait que on peut potentiellement espérer voir l'ancien groupe si Katara est vivante mais la série reste ferme là dessus : Korra et ses amis sont les nouveaux héros, pas de retour en arrière. Toutefois, la place de prolongation se prend car on voit les enfants (qui ont entre 40 et 50 ans) de Aang ou Toph et des références à la série antérieure. Le déroulement des épisodes est bien fait. Comme Korra, on découvre Republic City et comment se passent les choses dans cette ville. Le quotidien de Tenzin et sa petite famille, les événements mafieux de la ville, la pauvreté, les conflits, le sport, la révolte qui gronde. Si on peut trouver les premiers épisodes lents, c'est pourtant nécessaire pour planter le décor. Personnellement, j'ai trouvé cela bien fait pour que l'on s'habitue en douceur. L'angle d'attaque est celui de Amon, un fanatique qui pousse à l'insurrection populaire contre les maîtres. Je trouve cela plutôt intéressant. Avec l'évolution et donc la construction d'une ville au sens moderne, la différence entre maître et simple humain doit se faire plus injuste et criante. En tout cas, le dessin animé le rend comme tel.
     Les personnages enfin. Korra est évidemment au centre de l'attention. Et pour bien faire une héroïne à part, les créateurs ont misé sur un personnage aux antipodes de Aang. Colérique, instinctive, sûre d'elle, râleuse, pas très concentrée, Korra est un personnage beaucoup moins modéré que son prédécesseur. Elle n'hésite pas à entrer dans l'action, c'est une tête brulée, elle est drôle, promet de belles évolutions dans ses relations avec Tenzin, elle a la joie de vivre, se mêle de tout, bref, je l'aime.
    Si les frères Bolin et Mako sont ceux qui sont destinés à accompagner Korra, j'avoue ne pas être plus emballée que cela pour eux. Bolin est drôle, léger, pas très crédible, on sent l'homme en permanence dans la friendzone. Mako est typiquement l'homme à midinette. Beau brun ténébreux, maître du feu, il est l'atout charme de son duo avec son frère. Mais je trouve finalement le personnage un peu plat. Il souhaite s'en sortir, certes, c'est bien, mais ça ne fait pas un personnage. Le trio marche bien sur le ring avec Korra mais seul le duo manque de charisme et de présence. Asami est un peu dans le même sac pour le moment car peu présente.
     Mon gros coup de coeur, c'est Tenzin, très professeur, attaché à son devoir, héritier de Aang, l'homme est très solennel et sérieux jusqu'à ce que les trois petits monstres qui lui servent d'enfants débarquent. Les enfants de Tenzin sont trop bien. Ils montrent une facette du personnage adorable, l'homme sévère qui reprend Korra se transforme en papa poule désespéré qui essaye de canaliser les trois boules d'énergie maître de l'air qu'il a mis au monde. L'alchimie de sa petite famille passe très bien avec Korra et nous offrent généralement les scènes les plus belles.

    En somme, la série a fait un retour en fanfare, avec pour ma part que du mieux par rapport à son prédécesseur. J'attends et j'espère toujours, plus d'informations dans les saisons à venir sur les anciens personnages. Il faut se lancer dedans sans hésiter !
    

vendredi 24 février 2017

Avatar : le dernier maître de l'air - Livre III : Le Feu

Avatar : le dernier maître de l'air

Livre III : Le Feu

Couverture de l'intégrale III

Avatar : Le dernier maître de l'air est un dessin animé américain qui a vu le jour en 2005 sous le commandement de Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko. La série est achevée depuis 2007 et compte trois saisons, appelées Livre, nommées : Eau, Terre et Feu. Les épisodes sont dans un format court de 24 minutes et en compte vingt par livre à l'exception du livre 3 qui en possède vingt et un. La série a été diffusée en France à partir du 27 août 2005 et est depuis longtemps terminée. Cette saison a été adaptée en film par Night Shyamalan en 2010 mais il fut un échec retentissant tant au point de vue des critiques que des recettes.

Synopsis : Déclaré mort dans le monde entier après son combat contre Azula, Aang se réveille, perdu, déboussolé, sur un bateau de la nation du feu avec à son bord des soldats. Mais il s'avère que ce sont ses amis, protégeant son anonymat et se frayant un chemin grâce au navire volé vers l'empire du feu. De son côté, Zuko est retourné chez lui en héros, son honneur retrouvé grâce au mensonge d'Azula qui attribué la mort de l'Avatar à son frère. De nouveau à sa place légitime, Zuko ne se sent pas mieux pour autant. Avec l'approche de la lune noire, la bataille ultime pour la liberté approche.

Episodes :
  1. Le Réveil
  2. Le bandeau
  3. La Dame Peinte
  4. Le Maître de Sokka
  5. La plage
  6. L'Avatar et le Seigneur du Feu
  7. La Fugitive
  8. La Marionnettiste
  9. Cauchemars et rêves
  10. Le jour du Soleil Noir - Partie 1 : L'invasion
  11. Le jour du Soleil Noir - Partie 2 : L'éclipse
  12. Le Temple de l'air Occidental
  13. Les maîtres du feu
  14. La Roche Bouillante, partie 1
  15. La Roche Bouillante, partie 2
  16. Les Mercenaires du Sud
  17. Les acteurs de l'île de Braise
  18. La comète de Sozin, partie 1 : Le roi Phoenix
  19. La comète de Sozin, partie 2 : Les vieux maîtres
  20. La comète de Sozin, partie 3 : Dans le brasier
  21. La comète de Sozin, partie 4 : Avatar Aang
 Casting principal (VO/VF):
Aang : Zach Tyler Eisen/ Gwenaël Sommier
Katara : Mae Whitman/ Laura Préjean
Sokka : Jack DeSena / Tony Marot
Zuko : Dante Basco/ Alexis Tomassian
Iroh : Mako / Marc Cassot

 Marion
L'avis de Marion : Un final explosif pour un dessin animé qui m'a conquis depuis bien longtemps.
 Une fois n'est pas coutume, nouvel élément donc nouveau look pou un nouvel empire. Dans les terres du Seigneur du feu, Aang a tellement dormi qu'il a à présent des cheveux ! Les autres héros eux ne changent une fois de plus que vêtements pour s'accorder aux autres habitants de la région. Ce qui me plait dans cette saison, c'est que l'on voit que le Seigneur du feu avant d'imposer sa suprématie au monde, l'a imposé aussi à son pays, tels les grands dictateurs de notre histoire. Et contrairement aux autres saisons, il y a que très peu d'épisodes qui sont présents pour l'ambiance légère. Le scénario prend le temps d'expliquer le passé pour les erreurs du présent et ceux des deux points de vue de l'histoire. Même les quelques épisodes hors du scénario principal sont de plus en plus sombres - tout est relatif hein, ça reste un dessin animé pour enfants - je pense notamment à "La Marionnettiste". Dans l'ambiance plus bonne enfant, on retrouve les tentatives maladroites de Zucko pour approcher l'équipe de l'Avatar et avoir leur confiance. Le scénario se joue même du spectateur avec un petit retournement de situation, un accro dans le plan, et de taille. La fin est surprenante mais aussi à l'image de Aang. Le seul reproche que je ferais à cette fin est les intrigues autour de la mère de Zuko qui finalement ne trouve aucune réponse, l'effet retombe un peu à plat.
     J'avais reproché à la saison précédente une mise en avant un peu trop centrale sur Toph et Aang au détriment de Katara et Sokka. Ici, on retrouve un peu plus d'équilibre à ma grande surprise grâce à Zuko. Tout d'abord, la série corrige le tir avec un malaise présent chez Sokka qu'on ne pouvait que penser : qu'il nous parait bien démuni face à des maîtres lui qui n'en est pas un. Afin de combler ce manque, Sokka prend un peu plus confiance en lui grâce à un maître d'arme qui lui donne de solide base. Mieux, le personnage s'impose de plus en plus comme tacticien et gagne en importance. Katara est remise aussi en avant grâce à des épisodes qui lui sont dédiées (La Marionnettiste et La Dame Peinte) mais aussi, tout comme Sokka, grâce à Zuko. En effet, frère et soeur veulent régler des conflits qui les rongent et abusent de la culpabilité du jeune prince déchu pour avoir son aide. Mais de là, les trois personnages n'en sortent que plus grands.
Avec une certaine nostalgie et un plaisir incontesté, nous retrouvons tous les personnages croisés dans les saisons précédentes, justifiant les aventures qui ne semblaient pas essentielles, pour aider en force les héros, démontrant aussi que la série est bien construite et n'a pas fait tous ces épisodes au hasard.
   En définitif, je suis plus que comblée par la série et j'enchaine même directement avec la suite La Légende de Korra, la suite, quelques 70 ans plus tard.

lundi 20 février 2017

Once Upon A Time - Saison 6

Once Upon A Time - Saison 6

Affiche officielle, ABC

Série  sur le déclin, Once Upon A Time a lancé la diffusion de sa sixième saison, de moins en moins suivie, le dimanche 25 septembre 2016. Cette saison comportera 23 épisodes du fait d'un double épisode final et sera probablement découpée en deux arcs. Les plus impatients et les plus fidèles peuvent retrouver les épisodes chaque lundi -après la diffusion le dimanche et un temps de traduction pour les regarder en VOSTFR - car les épisodes ne seront pas disponible avant un an, un an et demi en France. Cette saison est la plus catastrophique en terme d'audiences. La première saison ne descendait pas en dessous des 8 millions de téléspectateurs, cette sixième ne dépasse pas les 4 millions et a tendance à rester même dans les 3 millions. L'avenir de la série est encore incertain.

Synopsis : Le pays des histoires non racontées s'est écrasé dans la forêt de Storybrooke apportant avec lui son lot de surprises bonnes mais aussi mauvaises ! La méchante reine est toujours vivante mais pire encore elle s'est associée à un autre double maléfique : Mr Hyde. La vie devient plus rude alors à Storybrooke mais surtout une question se pose : comment détruire les doubles maléfiques qui semblent intouchables ? 

Episodes :
  1. The Savior, diffusé le 25 septembre 2016, 4  000 000 téléspectateurs
  2. A Bitter Draught, diffusé le 2 octobre 2016, 3 700 000 téléspectateurs
  3. The Other Shoe, diffusé le 9 octobre 2016, 4 100 000 téléspectateurs
  4. Strange Case, diffusé le 16 octobre 2016, 3 500 000 téléspectateurs
  5. Street Rats, diffusé le 23 octobre 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  6. Dark Waters, diffusé le 30 octobre 2016, 3 100 000 téléspectateurs
  7. Heartless, diffusé le 6 novembre 2016, 3 600 000 téléspectateurs
  8. I'll Be Your Mirror, diffusé le 13 novembre 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  9. Changelings, diffusé le 27 novembre 2016, 3 300 000 téléspectateurs
  10. Wish You Where Here, diffusé le 4 décembre 2016, 3 300 000 téléspectateurs
  11. Thougher Than The Rest, diffusé le 5 mars 2017, 3 000 000 téléspectateurs
  12. Murder Most Foul, diffusé le 12 mars 2017, 3 100 000 téléspectateurs
  13. Ill-Boding Patterns, diffusé le 19 mars 2017, 2 700 000 téléspectateurs
  14. Page 23, diffusé le 26 mars 2017, 2 900 000 téléspectateurs
  15. A Wondrous Place, diffusé le 2 avril 2017, 2 800 000 téléspectateurs
  16. Mother's Little Helper, diffusé le 09 avril 2017, 2 600 000 téléspectateurs
  17. Awake, diffusé le 16 avril 2017, 2 500 000 téléspectateurs
  18. Where Bluebirds Fly, diffusé le 23 avril 2017, 2 700 000 téléspectateurs
  19. The Black Fairy, diffusé le 30 avril 2017, 3 000 000 téléspectateurs
  20. The Song In Your Heart, diffusé le 07 mai 2017, 2 900 000 téléspectateurs
  21. The Final Battle (1), diffusé le 14 mai 2017,
  22. The Finale Battle (2), diffusé le 14 mai 2017, 


Casting principal :
Régina/ La méchante reine : Lana Parrilla
Mary-Margaret/ Blanche-Neige : Ginnifer Goodwin
David/ Charmant : Josh Dallas
Emma : Jennifer Morrison
Henry : Jared Gilmore
Mr Gold/ Tracassin (Rumpelstiskin en VO) : Robert Carlyle
Hook/ Crochet : Colin O'Donoghue
Zelena : Rebecca Mader 

Marion 

L'avis de Marion : Lassée par la série, je ne la regarde malheureusement maintenant seulement plus que par habitude et non plus par intérêt. Je perds même espoir de trouver à nouveau quelque chose de positif à la série.
    Le scénario de cette nouvelle saison tente de revenir au fondamental de la série en faisant revivre le personnage qui avait fait les beaux jours : la méchante Reine. Je suis pas vraiment convaincue, le retour du personnage n'a pas été fait dans la plus grande finesse qui soit mais surtout, le scénario est très hasardeux. Profitant d'une immortalité assez illogique, la Reine s'amuse à répandre le mal de manière assez aléatoire, revendiquant tout de même un plan savamment travaillé, et finalement se trouve assez ridicule avec sa perpétuelle idée de revanche. Il y a des épisodes (celui du Capitaine Némo) qui semble sortir de nul part, bref, tout est décousu. Le scénario tourne en rond, la reine fait des tentatives maladroites par-ci par-là mais les producteurs essayent tout de même d'introduire un second scénario : le destin des sauveurs. Si l'idée est tout de même pas mal trouvée, elle s'embourbe dans des longueurs dans la première moitié de saison. Les personnages ne semblent pas chercher de solution, du moins pas avec conviction, et l'on voit tout de suite que c'est juste une introduction pour la seconde moitié de saison. Le final de cette première moitié me laisse mi-figue mi-raison, d'un côté par quelque chose d'intéressant mais de l'autre par des facilités scénaristiques affligeantes. Reste à voir comment tout cela va tourner en mars.
    Fidèle à elle même, la série a des costumes somptueux, raffinés, travaillés, mais des effets spéciaux désastreux. Je ne suis pas fan non plus toutefois des coiffures dans la forêt enchantée qui sont des rajouts (pour la méchante reine notamment) et cela se voit, les (faux) cheveux sont d'une très mauvaise qualité.
    Malheureusement, je commence aussi à me détacher de tous les personnages. Le triste sort des Charming ne me fait rien, Henry me donne de l'urticaire, Zelena me fait soupirer et regretter son état de trépassée, Rumpelstiskin - qui était pourtant l'un des personnages majeurs - ne fait que répéter les mêmes schémas au fur et à mesure des saisons et devient lassant. Les seuls qui échappent au massacre sont tout de même le trio de tête Régina, Hook et Emma. Les personnages continuent d'évoluer, ensemble mais aussi chacun de leur côté, et sont les dernières petites raisons pour laquelle je regarde la série.

Espérons que la série se terminera sur cette saison et avec un final qui fera honneur aux premières saisons.

mardi 14 février 2017

Avatar : le dernier maître de l'air - Livre II

Avatar : le dernier maître de l'air

Livre II : La Terre


Couverture de l'intégrale II


Avatar : Le dernier maître de l'air est un dessin animé américain qui a vu le jour en 2005 sous le commandement de Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko. La série est achevée depuis 2007 et compte trois saisons, appelées Livre, nommées : Eau, Terre et Feu. Les épisodes sont dans un format court de 24 minutes et en compte vingt par livre à l'exception du livre 3 qui en possède vingt et un. La série a été diffusée en France à partir du 27 août 2005 et est depuis longtemps terminée. Cette saison a été adaptée en film par Night Shyamalan en 2010 mais il fut un échec retentissant tant au point de vue des critiques que des recettes.


Synopsis : Après avoir quitté le pôle nord, Aang et ses compagnons se rendent au royaume de la Terre afin d'être escortés jusqu'à Omashu, pour que Aang puisse apprendre la maîtrise de la Terre auprès du Bumi. Mais leur périple devient de plus en plus compliqué à cause de la nation du feu. Zuko de son côté se remet en question après son échec au pôle nord, hésitant entre son devoir et ce que son coeur et son oncle lui dictent.

Episodes :
  1. L'Etat d'Avatar
  2. La grotte des amoureux
  3. Retour à Omashu
  4. Le Marais
  5. La fête de l'Avatar
  6. La fripouille aveugle
  7. Zuko, seul
  8.  Pris en chasse
  9. Un apprentissage difficile
  10. La bibliothèque
  11. Le Désert
  12. Le passage du Serpent
  13. La Foreuse
  14. Une cité de muraille et de secrets
  15. Les Contes de Ba Sing Se
  16. Les Jours perdus d'Appa
  17. Le Lac Laogai
  18. Le Roi de la Terre
  19. Le Gourou
  20.  Les Carrefours du Destin
 Casting principal (VO/VF):
Aang : Zach Tyler Eisen/ Gwenaël Sommier
Katara : Mae Whitman/ Laura Préjean
Sokka : Jack DeSena / Tony Marot
Zuko : Dante Basco/ Alexis Tomassian
Iroh : Mako / Marc Cassot

 Marion

L'avis de Marion : Comme pour la saison 1, ce second volet des aventures de Aang et ses amis m'ont régalées.
     Les premiers épisodes sont dans la même ambiance que la première saison : ils sont légers, d'un humour percutant et pourraient  sembler sans réel lien entre eux. Pourtant, au fur et à mesure, une tonalité plus sérieuse s'affiche dans cette deuxième saison. Après avoir réussi à contrôler l'eau, Aang doit s'inquiéter des éléments suivants et choisit la terre. Diamétralement opposé à son élément de base, le jeune Avatar connait bien des difficultés dans cette discipline. L'évolution se fait progressivement de manière assez subtile, tout d'abord par l'arrivée d'un nouveau membre dans leur groupe : Toph, maître de la Terre ayant acquis aussi la maîtrise du métal. Toph n'étant pas Katara, l'apprentissage est plus brute, et Aang prend une conscience plus élevée de son rôle. Le contexte mondial de guerre est aussi plus présent. Alors qu'il fallait attendre la fin de la première saison pour être confronté à des batailles, la deuxième saison se montre plus agressive en mettant en scène l'invasion d'une nation entière mais en plus en faisant des épisodes du point de vue des civils subissant la guerre. De plus, un réel plan se dessine afin de vaincre le Seigneur du feu. La dernière partie de la saison est particulièrement dans cette veine.
    Le changement de pays permet de montrer une nouvelle culture, de nouvelles façons de vivre aux héros qui se doivent de s'y plier pour ne pas se démarquer. Mais aussi de constater de plus en plus durement la réalité de la guerre. L'architecture du Royaume de la terre est sublime et astucieuse, il est intéressant de constater comme chaque cité a été construite de manière à sublimer les maîtrises et rendre pratique la vie quotidienne grâce à cela. Graphiquement, pour l'époque, le dessin animé est vraiment plaisant à voir, l'animation des bâtiments ou même des combats sont superbes.
    Mais ce qui me plait avant tout dans cette série se sont les personnages. Fidèles à eux-même, ils évoluent tout de même d'un point de vue caractère et affinité. Les oppositions entre Toph et Katara sont très drôles. Même si Toph est la plus jeune, elle est sans nul doute la plus débrouillarde et celle avec le caractère le plus forgé. Je l'ai aussitôt adoptée. Les blagues notamment sur sa cécité ne sont pas de trop, montrant bien les gestes mécaniques et dénués de sens que l'on peut avoir envers les aveugles.
    Celui qui a le moins évolué à mon sens est Sokka. Le jeune homme est plutôt mis de côté, toujours l'élément blagueur du trio mais sans réelles évolutions. Il marque un petit point stratégie dans l'épisode de la bibliothèque mais cela reste bien trop superficiel à mon goût. Aang prend un peu plus conscience de son rôle d'Avatar mais aussi des conflits qu'il y a de part et d'autre sur l'opinion qu'ont les gens de lui ou des ses réincarnations. Un autre changement majeur se voit lors de la disparition d'Appa, mettant une note particulièrement maussade au jeune garçon d'habitude si vif. 
     Zuko est le personnage le plus torturé et mon petit préféré de l'animé. Un peu grognon mais se remettant en question, guidé par le sage Iroh, il ne sait plus quoi faire ou penser dans cette guerre. Torturé aussi psychologiquement par les pièges de sa soeur, pris de remords en constatant les choses affreuses qu'il a faites au nom de son honneur perdu pour chasser l'avatar, le jeune homme ne sait plus où est sa place. Clairement le personnage à suivre pour ma part.
     Avec une telle évolution du cadre et des personnages, la deuxième saison s'affirme comme une transition vers une nouvelle ère, la conclusion de la guerre pour libérer les pays du joug du Seigneur du feu. Autant vous dire que j'ai poursuivi aussitôt mon visionnage.
    

lundi 13 février 2017

The Flash - Saison 3

The Flash - Saison 3

Affiche de la saison 3 par CW

Amené lors d'une apparition du scientifique Barry Allen dans Arrow, le jeune homme est vite parti pour avoir sa propre série en octobre 2014. Crée par Greg Berlanti et Andrew Kreisberg, diffusé par CW, la série connait un succès similaire à Arrow, dirigé par les mêmes personnes. Un crossover sur quatre épisodes est désormais fait avec les autres séries de CW : Legends of Tomorrow, Arrow et Supergirl. Peu après le mid-season, une quatrième saison a été annoncée.
Synopsis :  Dévasté par la mort de son père, Barry a commis l'irréparable : il a altéré le cours du temps. Empêchant la mort de sa mère en remontant dans le temps, il vit dans une réalité parallèle, appelée Flashpoint. Réalisant très vite son erreur, il rétablit le cours des choses, revenant à la vie telle qu'il la connaissait. Mais horrifié, Barry va comprendre très vite les conséquences de son geste en constatant des différences entre le monde tel qu'il le connaissait et ce qu'il en a fait. À commencer par l'apparition de nouveaux Méta-humains. Qui est Alchemy ? Comment connait-il Flashpoint

Episodes :
  1. Flashpoint, diffusé le 04 octobre 2016, 3 200 000 téléspectateurs
  2. Paradox, diffusé le 11 octobre 2016, 2 800 000 téléspectateurs
  3. Magenta, diffusé le 18 octobre 2016, 2 700 000 téléspectateurs
  4. The New Rogues, diffusé le 25 octobre 2016, 2 800 000 téléspectateurs
  5. Monster, diffusé le 1er novembre 2016, 2 800 000 téléspectateurs
  6. Shade, diffusé le 15 novembre 2016, 3 000 000 téléspectateurs
  7. Killer Frost, diffusé le 22 novembre 2016, 3 000 000 téléspectateurs
  8. Invasions !, diffusé le 29 novembre 2016, 4 200 000 téléspectateurs
  9. The Present, diffusé le 06 décembre 2016, 3 100 000 téléspectateurs
  10. Borrowing Problems From The Future, diffusé le 24 janvier 2017, 2 700 000 téléspectateurs
  11. Dead Or Alive, diffusé le 31 janvier 2017, 3 100 000 téléspectateurs,
  12. Untouchable, diffusé le 07 février 2017, 2 900 000 téléspectateurs, 
  13. Attack on Gorilla City, diffusé le 21 février 2017, 2 800 000 téléspectateurs
  14. Attack On Central City, diffusé le 28 février 2017, 2 900 000 téléspectateurs
  15. The Wrath of Savitar, diffusé le 07 mars 2017, 2 500 000 téléspectateurs
  16. Into The Speed Force, diffusé le 14 mars 2017, 2 400 000 téléspectateurs
  17. Duet, diffusé le 21 mars 2017, 2 700 000 téléspectateurs
  18. Abra Kadabra, diffusé le 28 mars 2017, 2 400 000 téléspectateurs
  19. The Once And Future Flash, diffusé le 25 avril 2017, 2 700 000 téléspectateurs
  20. I Know Who You Are, diffusé le 02 mai 2017, 2 700 000 téléspectateurs
  21. Cause and Effect, diffusé le 09 mai 2017, 2 700 téléspectateurs
  22. Infantino Street, diffusé le 16 mai 2017,
  23. Finish Line, diffusé le 23 mai 2017,

 Casting principal :
Barry Allen / Flash : Grant Gustin
Caitlin Snow : Danielle Panabaker
Dr Harrison Wells : Tom Cavanagh
Cisco Ramon : Carlos Valdes
Joe West : Jesse L. Martin
Iris West : Candice Patton
Wally West : Keiynan Lonsdale
Julian Albert : Tom Felton


Marion

L'avis de Marion : Ce n'est pas par passion mais plutôt par habitude que j'ai repris les aventures de Barry Allen.
     Avec une fin de deuxième saison bien en dessous de mes espérances, je ne m'attendais à absolument rien de cette saison, hormis l'annonce d'un nouvel arrivant en la personne de Tom Felton, je n'avais aucune envie de regarder la saison. Le fait d'altérer le cours du temps n'a finalement servi absolument à rien. Cela n'a aucun intérêt scénaristique, pire, c'est une revue de la saison 2. Faire revenir les méta-humains présent dans Flashpoint pour tuer le Flash au nom de Alchemy. Quelque chose de bien trop similaire à envoyer des méta-humains d'une autre Terre pour tuer le Flash au nom d'un autre super-méchant. L'épisode sur Killer Frost est sympathique mais ne suffit pas à accrocher. Comme l'indique la courbe des audiences, tout le monde retrouve un peu d'intérêt lors de l'épisode 8, celui du cross-over, et moi la première. Toutefois, je dois reconnaitre que la série a trouvé comment se relancer de manière plutôt convaincante. Si l'intrigue autour d'Alchemy est sans surprise, l'arrivée de Savitar et la promesse de la mort d'un personnage sont plus stimulants que les 8 premiers épisodes qu'on nous a offert. Le personnage de Julian Albert est délicieusement insupportable. Il fait rire, il est grognon, maladroit, bref, différent de toute la bande de bisounours à Barry et ça fait du bien. Ce qui plaisait aussi dans Flahs était toutes les petites références geeks, notamment celle à Harry Potter. La présence des films comme des livres était évoquée, et tout cela a disparu maintenant avec l'apparition de Felton. Une ironie assez drôle faisant dériver sur d'autres références.
Graphiquement, la série reste toujours satisfaisante, c'est vraiment au niveau du scénario où cela pèche. Tout est trop facile à anticiper.


J'attends la fin de cette dernière partie de saison pour livrer mon avis final

jeudi 9 février 2017

Harry Potter - La Galerie des Portraits

Harry Potter - La Galerie des Portraits

Editions Huginn & Muninn, 208 pages, couverture française : Nicolas Cardeilhac

Livre écrit en 2011 par Jody Revenson et traduit en octobre 2015 par Huginn & Muninn, le livre explique en détail les démarches pour chaque personnage de l'univers de J. K. Rowling. Passant par les costumes, les baguettes, les choix des couleurs de vêtements aux anecdotes de tournages, c'est un complément aux autres livres de la collection. L'ouvrage se découpe par catégorie comme le personnel enseignant de Poudlard, les Dursleys, les élèves, l'Ordre, etc.
Prix : 39, 95 €

Marion

L'avis de Marion : Ce n'est plus un secret pour personne, Harry Potter, c'est mon univers. Alors autant vous dire que les livres de Huginn & Muninn me font plaisir.
     Une fois de plus, la maquette fait de l'effet. Couverture en dur cartonnée, des dorures dans les reliefs, un petit effet livre ancien, rien que de le tenir ça vous fait quelque chose, et cela justifie une partie du prix. La qualité du papier, le nombre d'illustrations et les petits cadeaux mis sous enveloppe en fin de livre sont les derniers critères qui achèvent de convaincre le prix du livre. Le livre est d'une très grande qualité pour un prix très abordable.
      Pourtant, ma première impression quand j'ai ouvert le livre a été la grimace. Sueurs froides et peurs, le livre ne serait-il qu'une refonte du gros volume que je possède déjà pour amortir l'investissement ? En partie oui, pour toute la partie graphique, car l'éditeur anglais n'a normalement pas dû repayer l'exploitation des photos (c'est tout le principe d'une réédition). Toutefois, l'appréhension de s'être fait avoir passe très vite quand on lit le livre. Alors oui, fatalement, certaines informations se recoupent, je pense notamment à celles sur les costumes, mais les anecdotes en revanche des acteurs sont différentes, certaines explications sur les accessoires aussi.  Le plus supplémentaire, c'est les baguettes ! Toutes les baguettes disponibles à l'achat sont recensés sur le livre est détaillé pour le personnage avec des anecdotes sur la construction mais aussi les acteurs avec la fameuse. Le livre est donc un vrai complément à Des romans à l'écran, rappelant des éléments du livre pour aussi en apporter des nouveaux. 
     Comme il s'agit d'un focus sur les personnages, l'oeuvre se permet d'être plus détaillé sur le tout à chacun et de manière plus ordonné. Si avant Des romans à l'écran était par livre, ici, c'est par "faction" si je puis dire. Ainsi, on se penche même sur les éléments qui n'ont pas été exploités dans les films alors qu'ils ont été réfléchi en production mais abandonnés par faute de temps ou de moyen. 
     Petit plaisir supplémentaire, il y a des dépliants dans le livre ! On trouve par exemple la lettre que reçoit Harry pour sa rentrée, les pubs Weasley & Weasley, etc. Une interactivité qui n'était pas présent dans le précédent volume à l'exception de deux pages pour la galerie des masques de Mangemorts. On la retrouve ici en plus petit, dans un dépliant tout aussi appréciable. Le recueil d'informations de l'auteur est à saluer et remercier pour la qualité aussi satisfaisante que son prédécesseur McCabe.
    En somme, le livre est moins complet que Des romans à l'écran mais il est normal de ne pas en attendre autant car ici il se focalise sur tous les personnages. C'est un complément de qualité qui confirme que toute la collection est à envisager.

mardi 7 février 2017

Robert E. Howard

Robert E. Howard

Portrait de l'auteur


Robert Ervin Howard est né à Peaster au Tewas, le 22 janvier 1906. Né du mariage de Isaac Mordecai Howard et Hester Jane Ervin, un physicien et une femme au foyer, il passe ses jeunes années à déménager et changer de villes presque tous les ans.

Il fait son entrée à l'école à 8 ans et développe très rapidement un intérêt pour la lecture et l'apprentissage en général. Toutefois, il trouve très vite l'école étouffante et ne supporte pas d'avoir une quelconque autorité sur lui. Confronté à l'expérience de brimades à l'école, Howard est mis face à une évidence cruelle : l'omniprésence de la violence et de la présence d'ennemi dans le monde, lui apprenant aussi la valeur de la force physique. Etant le fils du médecin local, Howard est fréquemment exposé à des visions de blessures et de violence, dus à des accidents à la ferme et l'exploitation de l'huile, combiné à la hausse de la criminalité venue avec le "boom de l'huile".


Dans le domaine sportif, le futur auteur se passionne aussi et surtout pour la boxe. La boxe était à l'époque le sport le plus populaire avec une culture de la violence bien plus accentuée que de nos jours. Howard grandit donc dans un contexte de violence, inspiré par des boxeurs d'ultra violence appelés les Iron Men, il s'entraîne avec des amis et se renseigne le plus possible sur le sujet grâce à des magasines ou livres.

Lecteur vorace, avec un talent naturel pour la prose, porté par ses professeurs, Howard commence à penser à faire de l'écriture son métier (il n'a alors pas treize ans). Il commence même à écrire dès l'âge de neuf ans, des fictions historiques centrés sur les Vikings, les Arabes, le champ de bataille et les rencontres sanglantes. Petit à petit, il découvre aussi les auteurs qui l'inspireront comme Jack London (mythique auteur de Croc Blanc), Rudyard Kipling (Le livre de la jungle) ou encore Thomas Bulfinch.

Ce n'est qu'à ses 13 ans que la famille se fixe à Cross Plain au Texas où ils vivront jusqu'à la fin de leur vie. Toutefois la relation entre ses parents est au plus bas. Les Howard ont des problèmes financiers du fait de mauvais placement du père et les disputes entre les parents ne cessent de se multiplier jusqu'à ce que Hesther Jane refuse même tout contact entre son fils et le père. Hesther a une relation profonde et très particulière avec son fils. C'est elle qui a eu une grande influence sur les intérêts de son fils, notamment la littérature et la poésie. Connue comme étant une femme sensible, elle aidait dans sa jeunesse les malades, contractant la tuberculose de ce fait. Alors qu'il accompagnait ses parents dans une librairie, il tombe sur un livre concernant les Pictes. L'image de ses guerriers couverts de peintures enflamme l'imagination du jeune Howard et confirme son amour des guerriers barbares, incompris, vivant la vie dure, mais dotés d'une grande liberté.

Vers ses quinze ans, il continue de se renseigner dans des magazines, notamment Adventures. Ces inspirations le poussent à créer les années suivantes ces premiers héros comme El Borak (un croisement texan entre Rambo et T. E Lawrence),  The Sonora Kid, un cow-boy, le dernier roi Picte, Bran Mak Morn, et enfin le plus connu d'entre eux, Solomon Kane, le vengeur puritain. Howard tente même de proposer ses nouvelles aux magazines mais se fait refuser sans aucune explication. Déterminé, l'auteur se fait autodidacte, étudiant méticuleusement pour apprendre toujours plus.


Au lycée, il se fait des amis qui partagent sa passion pour l'écriture et la poésie. Ensemble, ils écrivent en tant qu'amateurs et échangent de longues lettres sur leurs idées, s'encourageant mutuellement. C'est par le bien de l'un d'eux, Vinson, que Howard réussit à être introduit au Tattler. Il y publiera deux nouvelles en Décembre 1922, recevant le premier prix pour "'Golden Hope' Christmas" et l'argent pour "West is West". Diplômé en mai 1923, il rentre à Cross Plain, se préparant un programme d'entrainement autant pour la prose que pour la boxe, déterminé à quitter son apparence d'adolescent maigrichon.



À défaut de ne pouvoir continuer ses études dans la littérature comme il le souhaitait - suite au refus de son père - il s'oriente dans des études de sténographie qui ne le passionnent pas. En 1926, après des années de rejets, il réussit à vendre sa première nouvelle, pour la modique somme de 16$, l'introduisant aux lecteurs du magazine Weird Tales. Sa carrière d'auteur lancée, même de manière minime, il abandonne ses études. Il fait bien car il apprend que The Hyena, une de ses nouvelles, est acceptée aussi par Weird Tales. Dans la même période, il s'essaye au roman autobiographique mais n'a jamais réussi à le faire publier.

À vingt ans, il réussit à devenir l'un des auteurs réguliers de Weird Tales, et peut quitter son travail de sténographe pour devenir auteur à plein temps. Sa carrière explose en 1928 avec la publications des nouvelles de Solomon Kane et de ventes auprès d'autres magasines. Son talent se fait véritablement
connaître dans les années 30 où il livre des nouvelles dans un style sombre et cinglant, non sans rappeler Conan. Il entame dans la même période une correspondance avec H P Lovecraft qui ne s'achèvera qu'avec la mort d'Howard. En 1932, il fait naître le personnage qui forgera sa légende : Conan. Des rumeurs disent qu'il a écrit les nouvelles de Conan dans un état second et d'une traite, mais comme bon nombres de légendes tournant autour de l'auteur, c'est faux, des milliers de brouillons ayant été retrouvés, prouvant une fois de plus le côté travailleur et studieux de l'auteur.
Weird Tales, Aout 1932.

La santé de sa mère, Hester Jane, se dégrade quand la carrière de l'auteur décolle. Très proche de sa mère, il s'occupe d'elle jusqu'à mettre sa relation amoureuse à terme en 1936. Ayant déjà des envies suicidaires depuis au minimum 1923, quand on lui annonce que sa mère ne sortira pas du coma, le 11 juin 1936, Robert E. Howard se suicide d'une balle dans la tête à l'âge de 30 ans. La théorie la plus probable est que n'ayant plus personne de qui s'occuper, qui ne comptait plus sur lui, Howard a pu mettre un terme à sa vie comme il le souhaitait depuis un moment.


Bibliographie indicative : 
(Les titres sont des compilations de nouvelles et non des romans)
  • Agnès de Chastillon, titre original Sword Woman (1977), Néo, 1983
  • Agnès la Noire, compilations de nouvelles, Bragelonne 2014
  •  Almuric, compilations de nouvelles, Bragelonne, 2015
  • Bran Mak Morn - L'intégrale, compilations de nouvelles, Bragelonne, 2009
  •  Chants de guerre et de mort, recueil de poèmes, Néo, 1988
  • Le Chien de la Mort, recueil de nouvelles, Néo, 1986
  • Conan, recueil de nouvelles, Bragelonne, 2011
  • Conan, recueil de nouvelles par plusieurs auteurs, Néo, 1998
  • Conan, recueil de nouvelles, J-C Lattès, 1972 
  • Conan - Les Clous rouges. Troisième volume : 1934 - 1935, Bragelonne, 2008
  • Conan - L'heure du dragon. Deuxième volume : 1934, Bragelonne, 2008
  • Conan : La fin de l'Atlantide, recueil de nouvelles (1966), J-C Lattès, 1972
  • Conan : la naissance du monde, recueil de nouvelles (1966), J-C Lattès, 1972
  • Conan l'aventurier, titre original Conan The Adventurer, 1966, J-C Lattès, 1972
  • Conan Le Cimmérien, titre original Conan of Cimmeria, 1969, J-C Lattès, 1982 
  • Conan Le Cimmérien, Premier Volume 1932 - 1933, 2007, Bragelonne, 2007
  • Conan le Conquérant, titre original Conan The Conqueror, 1967, J-C Lattès, 1980 
  • Conan le flibustier, titre original Conan The Freeboter, 1967, J-C Lattès, 1982
  • Cormac Fitzgeoffrey, titre original Hawks of Outremer, 1979, Néo, 1984
  • Cormac McArt, titre original Tigers of the Sea, 1974, Néo, 1983
  • Dennis Morgan, titre original The Incredible adventures of Dennis Morgan, 1974, Néo, 1987
  • Les dieux de Bal-Sagoth, recueil de nouvelles, Bragelonne, 2010
  • El-Borak l'intégrale, titre originale El-Borak and Other Dersert Adventures, 2010, Bragelonne, 2010
  • La Flamme de la vengeance, recueil de nouvelles, Néo, 1988
  • Fureur noire, recueil de nouvelles, Néo, 1981
  • Les Habitants des tombes, recueil de nouvelles, Néo, 1985
  • L'homme noir, titre original The Dar Man, 1963, Néo, 1976
  • Kull le Roi Atalante, titre original King Kull, 1967, Bragelonne, 2010 
  • Le Seigneur de Samarcande, recueil de nouvelles, Bragelonne, 2009
  • Solomon Kane L'Intégrale, titre originale The Savage Tales of Solomon Kane, 1998, Bragelonne, 2008
  • Sonya La Rouge, titre original The Sowers of Thunders, 1979, Néo, 1985

samedi 4 février 2017

Sonya La Rouge

Sonya La Rouge

Couverture par Knack/Néo/Nicollet
 
Sonya la rouge est une nouvelle de Robert E. Howard, considéré comme l'un des pères fondateurs de l'héroic fantasy (aux côtés de Tolkien). Parue en 1934 sous le titre original The Shadow of The Vulture, la nouvelle n'est arrivée en France qu'en 1985. Bien qu'elle n'apparaisse seulement dans cette unique nouvelle du romancier, son personnage a marqué les esprits et est entré dans la légende grâce à sa reprise en comics sous la plume de Roy Thomas et Barry Windsor-Smith où elle côtoie fréquemment Conan. Edité en 1985 par les Nouvelles Editions Oswald (Néo), le livre regroupe trois nouvelles : Sonya La Rouge, Le Lion de Tiberiade, Les Cavaliers de l'Armaguedon. Le livre fut réédité en 1992 par Fleuve Noir, avec le même traducteur, François Truchaud.
Il n'est aujourd'hui disponible que d'occasion et n'a pas été réédité depuis.

Synospis : Assiégé par Soliman Le Grand, les Viennois résistent aux folles envies de grandeur du Sultan. Parmi eux, Gottfried, cible d'une vengeance, et une femme aux cheveux de feu, jurant comme un homme, répandant la mort de son cimeterre aiguisé. Sonya La Rouge, enivrante, implacable, la diablesse à l'épée. Plongez dans les origines de la légende.
 
Marion

L'avis de Marion :
Sur Sonya La Rouge
    Totale novice en matière de Robert E. Howard, bien qu'au fait de la légende du monsieur, j'avais pas mal d'idées reçues sur son style et suis tombée de haut dès les premières pages.
     Pour une raison que je n'explique pas, je pensais que le style d'écriture de Howard était comme son personnage Conan : haché, sans finesse, brutal, de l'action pour de l'action. Si il y a bien quelque chose sur lequel je ne me suis pas trompée c'est bien l'action. Dans cette nouvelle d'à peine 70 pages, l'action s'enchaîne sans cesse, dans un dynamisme surprenant. Le tour de force de Howard est d'autant plus fort qu'il n'en oublie pas pour autant les descriptions. C'est là toute la finesse de l'auteur, il réussit à allier les deux, un mélange surprenant, détonnant, qui m'a très fortement surprise. Le début de la nouvelle est extrêmement compliquée à lire. J'ai été propulsée dans un univers que je ne connaissais pas, avec des précisions historiques faisant presque croire que cela se passe réellement dans une temps ayant existé. Howard rend crédible son univers alors que tous les autres éléments démontrent bien l'impossibilité de la chose. Il détaille avec une précision rigoureuse certaines choses, comme les rangs de l'armée turque, mais passe rapidement sur d'autres, prouvant qu'il maitrise à merveille le rythme si particulier de la nouvelle. La mise en avant de Sonya La Rouge par le titre français est toutefois très trompeur. Le titre original met l'accent sur le mercenaire qui poursuit Gottfried (le "Vaultur") et fait comprendre que celui-ci est le héros tentant d'échapper à une sombre menace. Sonya n'est en réalité qu'un personnage secondaire qui interpelle le héros et tarde même à apparaitre. Le premier quart de la nouvelle se déroule sans elle, ce qui interpelle quand on pense qu'elle est l’héroïne du fait du titre français. Les deux personnages ne déçoivent pas, ils sont aussi violents et fiers que l'image que l'on prête à Conan, et dévoilent pas mal d'eux-même malgré le format court. Il est d'ailleurs étonnant de voir la quantité de personnages qu'à déployer Howard dans cette nouvelle. 
    En somme, malgré quelques effets prévisibles, Howard m'a surpris grâce à cette nouvelle, me montrant le talent qui a fait sa renommée et me donnant ainsi envie de me plonger un peu plus dans son travail.

Mes avis sur les deux autres nouvelles sont à venir :) 

vendredi 3 février 2017

Miss Pérégrine et les enfants particuliers - T1

Miss Pérégrine et les enfants particuliers - T1

Photo de couverture par Yefim Tovbis
Miss Pérégrine et les enfants particuliers est le premier livre de Ransom Riggs et le premier tome d'une trilogie. Le roman est inspiré des photos disposées dans le livre, des montages d'époques. Le roman a connu une grosse popularité à sa sortie aux Etats-Unis en 2011, le faisant atteindre la première place de la liste des best-seller du New York Times, il est resté dans la liste pendant 63 semaines. Le livre connait un second succès grâce à l'adaptation de Tim Burton, nommée elle aussi Miss Pérégrine et les enfants particuliers. Le roman a été édité en 2012 en France mais a été réimprimé avec l'affiche du film en 2016.

Synopsis : Jacob, lycéen moyen, pas très populaire, s'ennuie à mourir dans le centre commercial dans lequel il travaille. Sa vie prend soudain un tournant tragique quand son grand-père, délirant, l'appelle. Aux portes de la mort, celui-ci lui chuchote des mots incompréhensibles. Tourmenté par la mort du seul membre de sa famille qui le comprenait, Jacob repense aux histoires fabuleuses que lui avait raconté son grand père, plus petit, à propos d'enfants particuliers avec lesquels il avait grandi. Décidé à en avoir le cœur net, Jacob entreprend le voyage. Cela le mènera-t-il à des vérités ou à sa perte
Prix : Livre de poche : 7, 90 €
Bayard : 15, 90 €
 Marion
L'avis de Marion : Séduite par l'univers qu'a présenté Tim Burton, je me suis penchée sur l’œuvre originale.
     Propulsé sur le devant de la scène près de quatre ans après sa publication, Miss Pérégrine attire mais doit aussi diviser. Dans la même longueur que le film, le scénario se déplie avec minutie, nous laissant même le loisir de découvrir les enfants avec photographie à l'appui. Le parallèle avec Jacob n'en est que plus fort. Chaque détail laisse place à une curiosité, qui pousse le lecteur à se demander où l'auteur veut nous emmener. Toutefois, les éléments m'ont paru se mettre en place un peu plus rapidement que dans le film, permettant de ne pas s'ennuyer dans la lecture. De plus, les photos apportent vraiment un plus, rendant la maquette du livre vraiment agréable. Rien que pour cela je recommande le livre en grand format. Pour moi qui ait lu le livre après avoir vu le film, la première partie du livre a été une lecture surtout comparative. Les différences sont majoritairement mineures à l’exception d'un changement que je ne comprends pas vraiment : le scénariste du film a inversé les pouvoirs d'Olive et Emma, modifiant aussi radicalement leur personnalité. La deuxième partie du livre n'a aussi absolument rien avoir avec le film. C'est donc une lecture neuve, sans comparaison que j'ai faite, tellement les deux œuvres divergent. Le roman se fait plus sombre, l'ambiance est plus pesante, le poids de la seconde guerre mondiale est beaucoup plus présent. Les sépulcreux n'ont pas la touche d'horreur qu'a instauré Burton mais n'en reste pas moins extrêmement flippant du point de vue de Jacob et je ne peux que le comprendre.
     Sur le plan du style de l'auteur, il parait un peu quelconque au premier abord mais pourtant, ce n'est pas le cas. Il réussit à faire un livre jeunesse, traitant de la seconde guerre mondiale, d'enfants persécutés et poursuivis par des monstres qui veulent les manger, dans une ambiance très étouffante, légèrement flippante, mais dont on ressort satisfait tout de même. Je nuancerai tout de même l'aspect jeunesse et conseillerai la lecture tout de même à des adolescents plutôt aguerris et gros lecteurs.
     Ce que j'ai aimé dans les personnages du roman sont les différences de caractère. Miss Pérégrine est un peu plus souple dans le roman et n'a pas le charisme de Eva Green, ainsi le fait qu'elle soit encore plus effacée ne dérange pas, elle est la protectrice des enfants mais clairement, ce sont eux les héros mis en avant. Emma est particulièrement plaisante. En permanence énervée, elle est très méfiante et n'hésite pas à attaquer Jacob lors de leur première rencontre. La violence du personnage montre à quel point les particuliers ont souffert et ont conscience du danger qui les guette en permanence, mais surtout, combien ils sont prêts à défendre leur vie. Cet aspect est complètement effacé dans le film pour mettre plus en avant Jacob qui leur donne ce courage. Ici, pas besoin, Emma n'hésite pas à menacer à coup de boule de feu quiconque oserait trop s'approcher de son pensionnat. Olive quant à elle semble être une jeune fille insouciante, on ne pourrait pas croire qu'elle ait jamais connu le danger, ne pensant qu'à flotter et faire des blagues. Il n'est pas étonnant de ne pas la trouver dans les événements finaux du roman. Celui-ci se finit d'ailleurs sur un moment particulièrement intense et laisse le lecteur pantois, le faisant chercher s'il n'y a pas une petite page supplémentaire pour mettre fin au suspens. Mais non. 
    En somme, une très bonne lecture, intrigante, oppressante, aux antipodes de l'ambiance du film, mais tout aussi agréable.
       

lundi 23 janvier 2017

Miss Pérégrine et les enfants particuliers

Miss Peregrine et les enfants particuliers

Affiche française officielle
Miss Pérégrine et les enfants particuliers est un long métrage de 2h03 min, sorti le 05 octobre 2016, et réalisé par Tim Burton. Le livre est une adaptation du roman, du même nom, de Ransom Riggs, ayant deux suites, publié en 2011 aux Etats-Unis. Le film a comptabilisé plus de deux millions six cent mille entrées, un score plus qu'honorable. Le film a couté la coquette somme de 110 millions de dollars mais n'a toutefois rapporté que 285 millions de dollars, une rentabilité faible par rapport à certains blockbusters mais assez pour parler d'un succès.
Sortie DVD/ Blu-ray : 08 février 2017 

 Casting principal :
Jacob : Asa Butterfield
Miss Pérégrine : Eva Green
Barron : Samuel L. Jackson
Emma : Ella Purnell
Enoch : Finlay McMillan
Olive : Lauren McCrostie 

Synopsis : Jacob, lycéen moyen, pas très populaire, s'ennuie à mourir dans le centre commercial dans lequel il travaille. Sa vie prend soudain un tournant tragique quand son grand-père, délirant, l'appelle. Aux portes de la mort, celui-ci lui chuchote des mots incompréhensibles. Tourmenté par la mort du seul membre de sa famille qui le comprenait, Jacob repense aux histoires fabuleuses que lui avait raconté son grand père, plus petit, à propos d'enfants particuliers avec lesquels il avait grandi. Décidé à en avoir le coeur net, Jacob entreprend le voyage. Cela le mènera-t-il à des vérités ou à sa perte ?

Marion

L'avis de Marion : Tim Burton fait son grand retour dans le style fantastique, il ne m'en faut pas plus pour courir au cinéma. Un film enchanteur.
    Les premières images du film font sourire quand on connait le cinéaste et son horreur des petits quartiers comme celui qu'habite Jacob et tout de suite, on est plongé dans l'univers du réalisateur. Avec une lenteur voulue, le scénario se dévoile difficilement à nos yeux. La première moitié du film est très longue mais finalement, très ressemblante à ce que vit Jacob et que l'on vit à travers lui. Pour ma part, ce ne m'a pas paru long, ce n'est qu'après, en réfléchissant et parlant du film, que j'ai réalisé à quel point ça l'était. C'est plutôt compréhensible pour montrer la douleur de l'adolescent, comment il n'arrive pas à faire son deuil tant qu'il ne comprend pas ce qu'a dit son grand-père, mais aussi son évolution à partir du moment où il a mis les pieds sur l'île, l'ambiance même de cette île et enfin l'ancien orphelinat de Miss Pérégrine avant et après. Cette étape notamment est cruciale puisqu'elle contient toutes les explications sur les particularités. Si une individuelle n'est pas compliqué à saisir, celle de Miss Pérégrine combiné à tout le contexte autour rend la tâche plus ardue. Tout comme Pérégrine ne souhaite pas brusquer Jacob afin qu'il comprenne pleinement le nouvel univers qu'il découvre, Burton semble veiller à ce que les spectateurs ne soient pas perdus. La deuxième partie du film, plus dynamique, mêle tendresse, cruauté, action et espièglerie. Elle permet d'entrer dans le vif du sujet et d'illustrer tout ce qui n'avait été que théorie jusqu'à présent. Les combats de fin sont drôles mais néanmoins intéressants, habile mélange qui satisfera autant les adultes que les enfants. C'est ça toute la force du film, malgré des choix de scénario vraiment dégoutant et des méchants assez terrorisant, une certaine ironie et un humour désamorcent la peur qu'on pourrait en avoir.
   Généralement, je place le scénario comme essentiel à un bon film, ce qui est le cas ici, mais d'avantage que l'histoire en elle-même, c'est l'ensemble, l'harmonie du film qui m'a faite rêver et retomber en enfance. C'est enchanteur de découvrir en même temps que Jacob tous ces personnages aux particularités, on attend avec gourmandise la démonstration de chacun, on veut avec délectation en savoir toujours plus. Comme dans les cauchemars d'enfant, les méchants font frissonner d'horreur et Burton sait une fois de plus trouver le juste équilibre entre magie et horreur.
     Ainsi, la photographie, l'esthétique du film est très importante. On retrouve la touche gothique de Burton dans les enfants particuliers et leur professeur. Les chaussures d'Emma par exemple, les petites créatures aussi de Enoch, tant d'indices qui font comprendre pourquoi le cinéaste a accepté de faire le film. Les vêtements de Miss Pérégrine aussi sont révélateurs et ceux-ci sont particulièrement adapté. La femme ne s'est pas encore révélé que déjà des signes ne sont pas trompeurs. Toute de noir vêtue, elle ne comporte que des reflets irisés bleu. Sa coupe de cheveux extravagante s'assortit à ses ongles qui font penser à des serres tellement ses doigts semblent noueux sur certains plans. Emma et Olive ont toutes deux des particularités opposées, l'une le feu, l'autre l'air, et à ce titre, leurs tenues ont été soigneusement choisi pour correspondre. Le travail des costumiers est remarquable pour différencier les époques, de même que les responsables décors ou les accessoiristes. Les effets pour les Estres notamment sont assez bien faits et écoeurants à souhait. D'autant que Burton a ajouté sa petite touche personnelle. La scène toutefois qui m'a complètement séduite est celle du bateau, emprunte de magie et de poésie.
      Pour une fois, je ne parlerai que peu des acteurs. Les enfants ne m'ont pas épatés ou peu, et ils se font clairement voler la vedette par les deux grosses stars du film : Eva Green et Samuel L. Jackson. Eva Green est ensorcelante et j'étais déçue de ne pas la voir finalement tant que ça à l'écran. Elle incarne avec aisance la directrice de pensionnat stricte mais maternelle et m'a émue aux larmes dans le film. Samuel L. Jackson est carrément flippant et dérangeant en Barron. Je ne le connaissais que dans des rôles calmes généralement et le changement est vraiment pour le moins perturbant. Un personnage drôle mais aussi horrifiant.
    Toutefois attention, si vous avez lu les livres, je ne vous recommande pas de voir le film, vous serez fortement déçu. En effet, le livre appelle à une suite. Hors, le scénariste du film fait plutôt une véritable fin et pour cela il a changé presque une bonne moitié du livre. Les deux fins n'ont absolument rien à voir. C'est une critique récurrente pour ceux qui ont lu le livre avant le livre et je peux le comprendre. N'ayant lu le livre qu'après par envie de prolonger cette univers, j'ai été assez étonnée de tout ce qui a été changé. Emma et Olive sont inversées et vraiment rien n'est pareil à partir du moment où Jacob pose des questions à Miss Pérégrine.
    En somme, le film est une sucrerie d'enfant, qui nous émerveille, et prouve qu'une fois de plus, Burton n'a pas fini de me (nous) faire rêver. 

samedi 21 janvier 2017

Doctor Strange

Doctor Strange

L'une des nombreuses affiches promotionnelles

Doctor Strange est un long métrage de 1h55 min réalisé par Scott Derickson, sorti en salle le 26 octobre 2016. Le film se base sur le comics crée par Steve Ditko et Stan Lee. Distribué en France par Walt Disney Compagny France, le film a engrangé près de 2 millions d'entrées en France. Le film a couté 165 millions de dollar à produire et réaliser mais a rapporté plus de 650 millions de dollars, un franc succès donc. La présence du Doctor a été confirmé pour Thor 3 : Ragnarok.
DVD & Blu-ray : 15 mars 2016 

Casting principal :

Dr Stephen Strange : Benedict Cumberbatch
Mordo : Chiwetel Ejiofor
L'Ancienne : Tilda Swinton
Christine Palmer : Rachel McAdams
Kaecillius : Mads Mikkelsen

Synopsis : Chirurgien de génie et surdoué, le Doctor Strange est aussi une personne très arrogante et imbue de lui-même, n'acceptant que des cas exceptionnels comme patient. La situation tourne à sa défaveur quand il perd l'usage de ses mains dans un accident de voiture. Les mains tremblantes, il ne pourra plus jamais opérer. Prêt à tout pour guérir, il s'enfonce dans les arts mystiques et défit les lois de la métaphysique pour apprendre des choses qui le dépassent et mettre de côté son égo. Deviendra-t-il le sorcier dont le monde a besoin ?

Marion

L'avis de Marion : Fan de Marvel mais peu connaissance du sorcier suprême des mondes, je suis allée voir le Doctor Strange avec une certaine curiosité et aucune attente. Une expérience rafraichissante.
   Ce qui frappe tout de suite dans le film, c'est la qualité des effets spéciaux. Les images sont impressionnantes, j'aime particulièrement les cercles de magie qui apparaissent aux mains des pratiquants, léger, esthétique. Alors en plus, ils peuvent se battre avec ! La manière dont cette lumière magique jaune brillante est utilisée, comment cela semble si naturel, me laisse sans voix d'admiration. Et ça, ce n'était que la mise en bouche. Le meilleur arrive quand les sorciers distordent la réalité pour la bouger, mettant le tout Londres à l'envers, imbriquant des immeubles dans d'autres, la rendant malléable comme bon leur semble pour perturber leurs adversaires. Les scènes de combat prennent une toute autre tournure avec cette élément, nous faisant tourner la tête. À cela s'ajoute les costumes superbes. Les tenues de l'Ancienne, de Kaecillius et du Doctor sont d'un esthétisme pur qui cadrent parfaitement avec leur discipline. Leur art martial si particulier fait que je ne les voyais pas porter des tenues modernes et bien restés dans ces sortes de kimonos à l'ancienne. Celui de l'Ancienne marque son statut, c'est celui qui semble le plus travaillé, le plus noble. Ceux des disciples tels que Mordo, Stephen ou Kaecillius, sont plus élimés, on voit qu'ils ne sont probablement pas les premiers à les porter, c'est plus rustique. Toutefois, on voit la volonté de Kaecillius à se mettre au niveau de l'ancienne par une tunique de couleur semblable là où les autres disciples ont des couleurs ternes. Mon étonnement est de voir à quel point celle de Strange fait classique et se métamorphose à partir du moment où il endosse la cape. On ne réalise pas qu'il s'agit de la même tenue mais juste avec un accessoire supplémentaire. Il m'a semblé voir quelques faux raccords sur les doubles anneaux qui disparaissaient et réapparaissaient quand ça arrangeait. Les décors sont tout aussi somptueux et je ne fais pas la différence entre les effets spéciaux ou les scènes en extérieur réellement. L'intérieur du quartier générale de Londres notamment est sublime, tout en bois, véhiculant quelque chose de noble.
    Niveau scénario, le film est scindé en deux : dans une première partie, la découverte des arts mystiques et l'entrainement du Dr Strange avec en filigrane, en fond, subtil, les éléments qui font la seconde partie. Et quelle partie ! Combattre l'ascension de Kaecillius mais aussi comprendre les éléments de magie qui lui font défaut contre Kaecillius. La première partie du film ne parait pas longue grâce au fait que j'étais autant dans le flou que Strange. L'effet est-il moins saisissant quand on connait mieux que moi l'univers ? Je pourrais en témoigner en deuxième lecture du film. En tout cas, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Gageur Marvel, on retrouve l'humour malgré le sérieux relatif du film et c'est toujours aussi bon.
     Si cela se passe aussi bien, c'est grâce aux acteurs qui sont assez exceptionnels. Benedict Cumberbatch était fait pour être Dr Strange. Son visage, sa stature, tout était fait pour qu'il incarne le sorcier suprême. Il réussit l'exploit d'être cette personne détestable en cinq minutes de film et ensuite un être humain que l'on prend en pitié, que l'on comprend. Le voyage interne du Dr est énorme et on l'en ressent grâce au travail d'acteur de Cumberbatch.
       La présence de Rachel McAdams n'est pas superflue mais n'apporte pas non plus quelque chose d'essentiel. Elle est certes la part d'humanité restante du docteur mais sans plus. Elle fait bien pâle figure à côté de Tilda Swinton. On ne l'a même pas vu encore dans la première scène qu'elle en impose déjà. Elle est calme, un puits de science mais aussi semble caché quelque chose. C'est typiquement la personne trop parfaite qui doit forcément cacher quelque chose. En revanche, Mads Mikkelsen en Kaecillius, lui il est évident qu'il n'a rien à cacher, c'est le méchant, et l'acteur a démontré tout son charisme et sa présence est magnétique. Ce qui est fort, c'est qu'on ne peut pas forcément lui en vouloir, il y a une certaine logique dans son raisonnement. Il impressionne quand on le voit entrer en scène, rien que cela démontre qu'il a réussi son job.
     En somme, Dr Strange est un film en deux mouvements. Le premier peut sembler lent mais avec un peu de curiosité et la touche Marvel qui nous emporte, le deuxième mouvement se révèle comme parfait. À voir pour la beauté et le travail des acteurs.
      

vendredi 20 janvier 2017

The Flash - Saison 2

The Flash - Saison 2

Affiche officielle

Amené lors d'une apparition du scientifique Barry Allen dans Arrow, le jeune homme est vite parti pour avoir sa propre série en octobre 2014. Crée par Greg Berlanti et Andrew Kreisberg, diffusé par CW, la série connait un succès similaire à Arrow, dirigé par les mêmes personnes. Un crossover sur deux épisodes est installé obligeant à regarder les deux séries de front pour comprendre. Au terme des 22 épisodes, une troisième saison a été annoncée.
Synopsis : Avoir vaincu le Reverse Flash a eu bien des conséquences néfastes. Ronnie, le fiancé de Caitlin, est mort dans la manoeuvre, laissant la scientifique déboussolée, et des brèches temporelles se sont ouvertes à Central City. Depuis, une invasion de méta-humain sévit sur la ville. Mais plus étrange, chacun d'entre eux semble avoir un objectif bien précis : tuer Flash. Mais qui est donc ce Zoom, qui les envoie et semble tous les terroriser

Episodes :
  1. L'homme qui a sauvé Central City, diffusé le 06 octobre 2015, 3 600 000 téléspectateurs
  2. L'autre monde, diffusé le 13 octobre 2015, 3 300 000 téléspectateurs
  3. Pression familiale, diffusé le 20 octobre 2015, 3 500 000 téléspectateurs
  4. Le nouveau candidat, diffusé le 27 octobre 2015, 3 400 000 téléspectateurs
  5. Un retour inattendu, diffusé le 03 novembre 2015, 3 900 000 téléspectateurs
  6. Le face-à-face, diffusé le 10 novembre 2015, 3 600 000 téléspectateurs
  7. Gare au gorille, diffusé le 17 novembre 2015, 3 500 000 téléspectateurs
  8. Les légendes d'aujourd'hui, diffusé le 1er décembre 2015, 3 900 000 téléspectateurs 
  9. Encore plus fort, diffusé le 8 décembre 2015, 3 600 000 téléspectateurs
  10. Course au ralenti, diffusé le 19 janvier 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  11. Un seul et unique, diffusé le 26 janvier 2016, 3 700 000 téléspectateurs
  12. Les pleins pouvoirs, diffusé le 2 février 2016, 3 700 000 téléspectateurs
  13. Bienvenue sur Terre-2, diffusé le 9 février 2016, 4 000 000 téléspectateurs
  14. La dernière brèche, diffusé le 16 février 2016, 3 900 000 téléspectateurs
  15. King Shark, diffusé le 23 février 2016, 3 800 000 téléspectateurs
  16. L'éclair bleu, diffusé le 22 mars 2016, 3 000 000 téléspectateurs
  17. Flash-back, diffusé le 29 mars 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  18. L'affrontement, diffusé le 19 avril 2016, 3 000 000 téléspectateurs
  19. Un héros ordinaire, diffusé le 26 avril 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  20. Rupture, diffusé le 03 mai 2016, 3 300 000 téléspectateurs
  21. La vitesse pure, diffusé le 10 mai 2016, 3 500 000 téléspectateurs
  22. Invincible, diffusé le 17 mai 2016, 3 400 000 téléspectateurs
  23. Le Duel, diffusé le 24 mai 2016, 3 400 000 téléspectateurs

 Casting principal :
Barry Allen / Flash : Grant Gustin
Caitlin Snow : Danielle Panabaker
Dr Harrison Wells : Tom Cavanagh
Cisco Ramon : Carlos Valdes
Joe West : Jesse L. Martin
Iris West : Candice Patton


 Marion

L'avis de Marion : Après une première saison sympathique mais sans plus, j'attendais une vraie lancée pour Flash. Résultat, mon avis est très paradoxal. Je m'explique
     Petit infime changement de look pour The Flash, maintenant, le logo a un fond blanc. Ce petit détail n'est qu'anecdotique mais fais plaisir quand même pour la ressemblance encore avec le Flash du comics. En revanche, je suis clairement déçue du costume de Zoom. Ils ont fait le choix de changer son costume (qui est plutôt celui du Reverse Flash) et de le faire proche d'une version inconnue que l'on peut trouver dans certains comics - que je ne connais pas. Toutefois, le résultat me déçoit car finalement, ce n'est que le même costume que Flash mais en noir et avec un genre de masque en muscle fondu sur la bouche. Les lignes sur le masque, les éclairs sur le côté du casque, ceux sur le pantalon, tout est identique au costume de Flash à l'exception de la teinture noire. En revanche, j'ai été plus que séduite par les personnages de la Terre-2, à l'exception de Laurel, mais ça, c'est physique. Les costumes de cette Terre sont plutôt cools et donnent une idée de ce que pourrait être aussi la réalité de Barry. La comparaison était drôle à faire, un élément scénaristique classique mais efficace.
     Le scénario donc. Globalement, j'ai été plutôt satisfaite par le scénario et la direction choisie par la série. Bien sûr tout n'est pas parfait. Par exemple l'épisode 4 est assez inutile à mon goût et m'a lassée. J'aime que les personnages morts le restent. C'est pourtant pas sorcier comme demande. L'arrivée d'un troisième protagoniste pour chambouler l'absence de vie amoureuse de Barry est sympathique, cela permet de raviver un peu le personnage qui ne se cantonnait qu'à sa vie de super-héros. Toutefois, le scénario est beaucoup beaucoup beaucoup trop long à se dérouler. Je me lasse au fur et à mesure des épisodes et j'attends avec morosité la fin de saison. Le scénario en lui-même n'est pas mauvais mais il est beaucoup trop lent et tourne un peu en rond à la fin. Et justement, la fin en question m'a exaspéré. Cette fin de saison m'a donné envie d'abandonner la série car finalement, j'ai eu le sentiment qu'il mettait à la poubelle deux saisons. 
     Les personnages maintenant. J'ai l'impression qu'il n'évolue pas trop. Je ne me rends pas compte du temps qui est censé s'être écoulé mais j'ai l'impression que les personnages stagnent. Caitlin, en deuil au début de la série, surmonte ça un peu trop rapidement à mon goût pour revenir simplement à ce qu'elle était dans la saison 1. Il en est de même pour Cisco. Il reste très drôle, très intelligent, mais de fait, le même que dans la saison précédente. C'est un peu plus compréhensible étant donné que c'est l'un des personnages les moins travaillés je trouve dans sa vie personnelle. En revanche, le personnage que j'aime le moins est celui que je trouve le plus abouti dans cette saison : Iris. Iris était vraiment fade dans la saison 1 mais depuis la perte de son cher et tendre, elle a muri et évolué. Elle se remet en question et se rend compte des blocages qu'a causé la perte de Eddie. En revanche la petite intrigue autour de sa famille m'a blasée, c'était assez prévisible, mais bon, le personnage de Wally est agréable donc passons. Barry fait partie des personnages qui n'évoluent pas. Je le trouve linéaire, parfois très ado, qui demande des conseils, les renvoie pour finalement les appliquer, c'est un peu le bazar dans sa tête. Le seul point donc sur lequel je lui accorde une petite évolution, c'est le plan amoureux. Il essaye enfin de se détacher de Iris.
   En somme, une saison avec un scénario intéressant mais finalement trop long et plat sur la durée, des personnages qui n'évoluent pas et un final qui m'exaspère. La saison 3 s'annonce pas très bien pour moi. Du moins jusqu'à ce qu'on m'annonce un certain Tom Felton.